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Guerre en Syrie [sujet unique]

bolcheleo
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Guerre en Syrie [sujet unique] - Page 8 Empty Re: Guerre en Syrie [sujet unique]

Message par bolcheleo le Lun 30 Sep - 20:57

Note c'est un début la smirnoff tant qu'il s'arrête aux étiquettes:geek:
Schattenjäger
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Guerre en Syrie [sujet unique] - Page 8 Empty Re: Guerre en Syrie [sujet unique]

Message par Schattenjäger le Mer 2 Oct - 15:03

Guerre en Syrie [sujet unique] - Page 8 Safe_image

Plus le temps passe, plus l’Occident se trahi. Leurs protégés, en pleine déroute en Syrie deviennent de plus en plus imprudent et trahissent leurs chefs. Franchement, ça se passe de commentaires…

C’est bien parce que ce sont les médias américains eux même qui dénonce ça. Dans la vidéo, il s’agit du chef d’al-Qaïda en Syrie, qui se laisse filmer sous une tente de l’USAID. On sait qui l’Occident soutient en Syrie…

La suite - http://allainjules.com/2013/10/01/video-syrie-quand-les-terroristes-se-filment-sous-pavillon-americain-de-lusaid/
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Message par Schattenjäger le Sam 19 Oct - 10:42

Syrie : une journaliste menacée de mort pour avoir révélé le projet génocidaire des prétendus rebelles
Guerre en Syrie [sujet unique] - Page 8 Sevra-baklaci

Sevra Baklaci est une journaliste travaillant en Syrie depuis trois ans. L’an dernier, les rebelles ont lancé un avis de recherche à son encontre. Ils veulent sa peau au motif qu’elle a présenté le journal télévisé de la chaîne officielle syrienne et dénoncé leurs crimes.

Actuellement, Sevra recueille, au péril de sa vie, les témoignages de Syriens victimes des groupes armés. Ses recherches confirment le projet génocidaire de la prétendue “rébellion” syrienne.

Sevra, 25 ans, est originaire d’Antioche en Turquie, une ville à la frontière syrienne majoritairement arabophone où cohabitent harmonieusement Arabes, Turkmènes, Kurdes, Arméniens, sunnites, alaouites, chrétiens et juifs.
 
Après avoir décroché un diplome en sciences sociales à l’Université de Gaziantep (sud de la Turquie), Sevra décide de s’installer en Syrie pour parfaire son arabe.
 
C’était quelque mois à peine avant le début du soi-disant « printemps syrien ». La Syrie était alors un pays relativement paisible. Sevra ne s’imaginait pas un seul instant que ce pays allait subitement basculer dans l’horreur.
 
Face à l’escalade de la violence, sa famille la supplia de rentrer en Turquie.
 
Mais elle refusa, préférant appuyer la résistance du peuple syrien contre l’impérialisme et ses mercenaires qui sèment la terreur dans le pays.
 
Sevra servit d’abord d’interprète en turc pour l’agence syrienne d’information SANA.
 
Puis, du jour au lendemain, elle se retrouva sous le feu des projecteurs en tant que présentatrice du journal télévisé syrien en langue turque.
 
Depuis quelques mois, elle écrit des articles pour Sol (La gauche), le journal du Parti communiste de Turquie (TKP).
 
Dans son dernier billet, Sevra révèle que l’extermination silencieuse des alaouites par les groupes takfiris porte un nouveau nom de code: « bidon d’huile »
 
Elle y explique que « bidon d’huile » (galounet zeyt en arabe) est un surnom utilisé par les djihadistes syriens pour désigner les alaouites.
 
Aux check-points tenus par la rébellion, les chauffeurs de bus qui sont de mèche avec les terroristes communiqueraient à ces derniers le nombre de « bidons d’huile » se trouvant à bord de leur véhicule.
 
Les alaouites identifiés comme tels seraient alors arrêtés et fusillés.
 
Certaines victimes ne seraient cependant pas massacrées sur-le-champ.
 
Sevra nous a en effet confiés que plusieurs milliers d’alaouites sont d’abord utilisés comme esclaves sur le front.
 
Les alaouites faits prisonniers seraient forcés de creuser des tunnels servant à acheminer des combattants, des armes et des vivres aux groupes terroristes.
 
D’après plusieurs témoignages recueillis par Sevra, une fois le travail accompli, les esclaves seraient éliminés.
 
Les dizaines de kilomètres de galeries découvertes par l’armée syrienne en divers endroits du pays s’expliqueraient ainsi par la mobilisation massive de prisonniers par les groupes djihadistes dans les travaux de creusement.
 
Sevra reproche certaines ONG internationales de minimiser voire de nier le projet génocidaire des groupes djihadistes actifs en Syrie.
 
Espérons que le monde entende sa voix avant que les terroristes ne la fasse taire à jamais.

kusabaka
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Message par kusabaka le Lun 21 Oct - 23:55

Ca m'étonne même pas... merci les US Israel
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Message par Robot U&P le Ven 1 Nov - 11:07

Guerre en Syrie [sujet unique] - Page 8 Article_lattaquie



Une source officielle de l'administration Obama l'a affirmé jeudi à CNN...

Des avions militaires israéliens auraient bombardé une base militaire près du port de Lattaquié jeudi, a indiqué le membre de l’administration Obama à la chaine américaine CNN..

L’explosion d’un entrepôt de missiles avait été rapportée plus tôt dans la journée par la presse israélienne. Mais le gouvernement israélien, lui, n'a toujours pas confirmé cette attaque.

Hezbollah dans le viseur

Selon cette source officielle américaine, Israël craignait que ces missiles soient transmis au Hezbollah.

Israël a déjà été soupçonné de mener de telles frappes aériennes en Syrie, notamment en janvier. Selon des sources officielles américaines, un convoi syrien suspecté d'acheminer des armes au Hezbollah aurait alors été visé.

http://www.20minutes.fr/monde/syrie/1244547-20131031-syrie-israel-frappe-base-militaire-pres-damas
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Guerre en Syrie [sujet unique] - Page 8 Empty Re: Guerre en Syrie [sujet unique]

Message par Robot U&P le Mar 5 Nov - 18:22

La Syrie a changé
par Thierry Meyssan

 
La couverture médiatique de la guerre en Syrie ne porte que sur les actions militaires, humanitaires et diplomatiques. Elle laisse de côté la profonde transformation du pays. Pourtant, on ne survit pas à cet océan de violence sans changer profondément. De Damas, où il vit depuis deux ans, Thierry Meyssan décrit cette évolution.

Guerre en Syrie [sujet unique] - Page 8 Damas_2013-3abc6
Damas, la plus vieille ville habitée du monde

De passage à Damas, l’envoyé spécial des secrétaires généraux de la Ligue arabe et de l’Onu, Lakhdar Brahimi, a présenté « son » projet de conférence de paix, Genève 2. Une conférence dont l’objectif serait de mettre fin à la « guerre civile ». Cette terminologie reprend l’analyse d’un camp contre un autre, de ceux qui affirment que ce conflit est une suite logique du « printemps arabe », contre ceux qui soutiennent qu’il a été fabriqué, alimenté et manipulé de l’extérieur.

La guerre selon l’opposition armée

Pour les Occidentaux et la majorité de la Coalition nationale, la Syrie vit une révolution. Son peuple s’est soulevé contre une dictature et aspire à vivre dans une démocratie comme aux États-Unis. Cependant cette vision des choses est démentie par le Conseil de coopération du Golfe, le Conseil national syrien et l’Armée syrienne libre. Pour eux, le problème n’est pas celui de la liberté, mais de la personnalité de Bachar el-Assad. Ils se contenteraient de conserver les mêmes institutions si le président acceptait de laisser sa place à un de ses vice-présidents. Toutefois, cette version est à son tour démentie par les combattants sur le terrain, pour qui le problème n’est pas la personnalité du président, mais la tolérance qu’il incarne. Leur but est d’instaurer un régime de type wahhabite où les minorités religieuses seraient soit soumises, soit détruites, et où la Constitution serait remplacée par la Charia.

La liberté d’expression

Au début, lorsque des snipers tuaient des gens, on disait que c’était des tireurs du régime qui cherchaient à imposer la peur. Lorsque des voitures explosaient, on disait que c’était une attaque perpétrée par les services secrets sous faux drapeau. Lorsque un gigantesque attentat a tué les membres du Conseil de sécurité, on accusait Bachar el-Assad d’avoir éliminé ses rivaux. Aujourd’hui, plus personne n’a de doute : ces crimes étaient l’œuvre des jihadistes et ils ne cessent d’en commettre.
Au début, il y avait la loi d’urgence. Depuis 1963, les manifestations étaient interdites. Les journalistes étrangers ne pouvaient entrer qu’au compte-goutte et leurs activités étaient étroitement surveillées. Aujourd’hui, la loi d’urgence a été levée. Il n’y a toujours que peu de manifestations parce qu’on craint des attentats terroristes. Les journalistes étrangers sont nombreux à Damas. Ils évoluent librement sans aucune surveillance. La plupart continuent pourtant à raconter que le pays est une horrible dictature. On les laisse faire en espérant qu’ils se lasseront de mentir lorsque leurs gouvernements cesseront de prêcher le « renversement du régime ».
Au début, les Syriens ne regardaient pas les chaînes de télévision nationales. Ils les considéraient comme de la propagande et leur préféraient Al-Jazeera. Ils suivaient ainsi en direct les exploits des « révolutionnaires » et les crimes de la « dictature ». Mais avec le temps, ils se sont trouvés confrontés directement aux événements. Ils ont vu par eux-mêmes les atrocités des peudos-révolutionnaires et, souvent, ils n’ont dû leur salut qu’à l’armée nationale. Aujourd’hui, les gens regardent beaucoup plus les télévisions nationales, qui sont plus nombreuses, et surtout une chaîne libano-irakienne, Al-Mayadeen, qui a récupéré l’auditoire d’Al-Jazeera dans l’ensemble du monde arabe et qui développe un point de vue nationaliste ouvert.

La liberté de conscience

Au début, l’opposition armée se disait pluri-confessionnelle. Des personnes issues de minorités religieuses la soutenaient. Puis, il y eut les tribunaux islamiques qui condamnèrent à mort et égorgèrent les « mauvais » sunnites, « traîtres » à leur communauté ; les alaouites et les chiites, torturés en public ; et les chrétiens expulsés de leurs maisons. Aujourd’hui, chacun à compris que l’on est toujours hérétique lorsque l’on est jugé par des « purs », des takfiristes.
Alors que des intellectuels affirment que la Syrie a été détruite et qu’il faut la redéfinir, les gens savent ce qu’elle est et sont souvent prêts à mourir pour elle. Il y a dix ans, chaque famille avait un adolescent qu’elle tentait de faire échapper au service militaire. Seuls les pauvres envisageaient de faire carrière sous les drapeaux. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes s’engagent dans l’armée et leurs aînés dans les milices populaires. Tous défendent la Syrie éternelle où se côtoient différentes communautés religieuses, ils vénèrent ensemble le même Dieu lorsqu’ils en ont un.
Au cours du conflit, beaucoup de Syriens ont eux-mêmes évolué. Au début, ils observaient majoritairement les événements en se tenant à l’écart, la plupart affirmant ne se reconnaître dans aucun camp. Après deux ans et demi de terribles souffrances, chacun de ceux qui sont restés dans le pays a dû choisir pour survivre. La guerre n’est plus qu’une tentative des puissances coloniales de souffler sur les braises de l’obscurantisme pour brûler la civilisation.

La liberté politique

Pour moi, qui connait la Syrie depuis une dizaine d’années et vit à Damas depuis deux ans, je mesure à quel point le pays a changé. Il y a dix ans, chacun racontait à voix basse les problèmes qu’il avait rencontré avec les mukhabarats, qui se mêlaient de tout et de n’importe quoi. Dans ce pays, dont le Golan est occupé par Israël, les services secrets avaient en effet acquis un pouvoir extravagant. Pourtant, ils n’ont rien vu et rien su de la préparation de la guerre, des tunnels que l’on creusait et des armes que l’on importait. Aujourd’hui, un grand nombre d’officiers corrompus s’est enfui à l’étranger, les mukhabaratsse sont recentrés sur leur mission de défense de la patrie et seuls les jihadistes ont à s’en plaindre.
Il y a dix ans, le parti Baas était constitutionnellement le leader de la nation. Il était seul autorisé à présenter des candidats aux élections, mais il n’était déjà plus un parti de masse. Les institutions s’éloignaient progressivement des citoyens. Aujourd’hui, on a du mal à suivre la naissance des partis politiques tant ils sont nombreux. Chacun peut se présenter aux élections et les gagner. Seule l’opposition « démocratique » a, depuis Paris et Istanbul, décidé de les boycotter plutôt que de les perdre.
Il y a dix ans, on ne parlait pas de politique dans les cafés, seulement à la maison avec les gens que l’on connaissait. Aujourd’hui, tout le monde parle politique, partout, dans les zones contrôlées par le gouvernement et jamais dans celles contrôlées par l’opposition armée.
Où est la dictature ? Où est la démocratie ?

Réactions de classe

La guerre, c’est aussi un conflit de classe. Les riches, qui disposent d’avoirs à l’étranger, sont partis lorsque Damas a été attaqué. Ils aimaient leur pays, mais surtout protégeaient leurs vies et leurs biens. 
Les bourgeois étaient terrorisés. Ils payaient l’impôt « révolutionnaire » lorsqu’on les insurgés l’exigeaient, et affirmaient soutenir l’État lorsque l’armée les questionnait. Inquiets, ils attendaient le départ du président El-Assad qu’Al-Jazeera annonçait comme imminent. Ils ne sont sortis de leur angoisse que lorsque les États-Unis ont renoncé à bombarder le pays. Aujourd’hui, ils ne songent qu’à se racheter en finançant les associations des familles de martyrs. 
Le petit peuple savait lui, depuis le départ, ce qu’il en était. Il y avait ceux qui voyaient dans la guerre un moyen de se venger de leurs conditions économiques, et ceux qui voulaient défendre la liberté de conscience et la gratuité des services publics.
Les États-Unis et Israël, la France et le Royaume-Uni, la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite, qui ont livré cette guerre secrète et qui l’ont perdue, n’anticipaient pas ce résultat : pour survivre, la Syrie a libéré ses énergies et a retrouvé sa liberté.
Si la conférence de Genève 2 se tient, les grandes puissances ne pourront rien y décider. Le prochain gouvernement ne sera pas le fruit d’un arrangement diplomatique. Le seul pouvoir de la conférence sera de proposer une solution qui ne pourra être appliquée qu’après avoir été ratifiée par un référendum populaire.
Cette guerre a saigné la Syrie, dont la moitié des villes et des infrastructures ont été détruites pour satisfaire les appétits et les fantasmes des puissances occidentales et du Golfe. Si quelque chose de positif devait surgir de Genève 2, ce serait le financement de la reconstruction par ceux qui ont fait souffrir le pays.



Source 
Al-Watan (Syrie)
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Guerre en Syrie [sujet unique] - Page 8 Empty Re: Guerre en Syrie [sujet unique]

Message par Schattenjäger le Lun 16 Déc - 13:43

A la veille de la conférence de Genève 2, les organisateurs états-uniens n’ont plus aucune marionnette pour jouer le rôle des révolutionnaires syriens. La disparition soudaine de l’Armée syrienne libre montre à ceux qui y croyaient qu’elle n’était qu’une fiction. Il n’y a jamais eu de révolution populaire en Syrie, juste une agression étrangère à coup de mercenaires et de milliards de dollars.

Guerre en Syrie [sujet unique] - Page 8 1-4112-5f235

Le 29 novembre 2011, une délégation de l’Armée syrienne libre fait allégeance à une délégation du Conseil national syrien. En théorie, l’opposition dispose désormais d’une branche militaire et d’une branche politique. En réalité, l’Armée syrienne libre comme le Conseil national syrien sont deux fictions créées par l’Otan. Tous deux sont exclusivement composés de mercenaires et n’ont guère de réalité par eux-mêmes sur le terrain.
Les organisateurs de la conférence de paix de Genève recherchent d’urgence un représentant pour l’opposition syrienne armée. En effet, selon les Occidentaux, le conflit oppose une abominable dictature à son propre peuple. Cependant, les groupes armés qui détruisent la Syrie —du Front islamique à Al-Qaïda— font officiellement appel à des combattants étrangers, même si le premier prétend être composé principalement de Syriens. Les inviter serait admettre qu’il n’y a jamais eu de révolution en Syrie, mais une agression étrangère.

En effet, l’Armée syrienne libre, dont on nous disait il y a quelques semaines qu’elle comprenait 40 000 hommes, a disparu. Après que son quartier général a été attaqué par d’autres mercenaires et que ses arsenaux ont été pillés, son chef historique, le général Selim Idriss, s’est enfui par la Turquie et a trouvé refuge au Qatar, tandis que le colonel Riad el-Assad a trouvé asile aux Pays-Bas.

Lors de sa formation, le 29 juillet 2011, l’ASL s’était fixé un unique objectif : le renversement du président Bachar el-Assad. Jamais l’ASL n’a précisé si elle se battait pour un régime laïque ou un régime islamique. Jamais, elle n’a pris de position politique en matière de Justice, d’Education, de Culture, d’Economie, de Travail, d’Environnement, etc. Jamais elle n’a formulé la moindre ébauche de programme politique.

Elle était, nous disait-on, formée de soldats de l’Armée arabe syrienne ayant fait défection. Il y eu effectivement des défections durant le second semestre 2011, mais leur nombre total n’a jamais excédé les 4 %, ce qui est négligeable à l’échelle d’un pays.

Non : l’ASL n’avait pas besoin de programme politique car elle avait un drapeau, celui de la colonisation française. En vigueur durant le mandat de la France sur la Syrie et maintenu durant les premières années de prétendue indépendance, il symbolisait l’Accord Sykes-Picot : la Syrie était largement amputée et divisée en États ethnico-confessionnels. Ses trois étoiles symbolisent un État druze, un État alaouite et un État chrétien. Tous les Syriens connaissent ce funeste drapeau, ne serait-ce que par sa présence dans le bureau du collaborateur syrien de l’occupant français dans un célèbre feuilleton télévisé.

Son premier leader, le colonel Riad el-Assad, a disparu aux oubliettes de l’histoire. Il avait été sélectionné pour son nom, qui s’écrit différemment en arabe mais se prononce identiquement dans les langues européennes avec celui du président Bachar el-Assad. La seule différence entre les deux hommes, d’un point de vue des monarchies du Golfe, était que le premier était sunnite et le second alaouite.

En réalité, l’Armée syrienne libre est une création franco-britannique comme l’étaient les « révolutionnaires de Benghazi » en Libye (lesquels avaient « choisi » comme drapeau celui du roi Idriss Ier, collaborateur des occupants anglais).

Bras armé de l’Otan, destiné à prendre le palais présidentiel lorsque l’Alliance atlantique aurait bombardé le pays, l’ASL a été ballottée par les plans successifs et les échecs successifs des Occidentaux et du Conseil de coopération du Golfe. Présentée dans un second temps comme le bras armé d’un Conseil politique en exil, elle ne lui reconnaissait aucune autorité et n’obéissait qu’à ses employeurs, les Franco-Britanniques. Elle était en fait le bras armé de leurs services secrets dont la Coalition nationale syrienne était le bras politique. En définitive, l’ASL n’a pu accumuler de succès qu’avec l’aide directe de l’Otan, en l’occurrence de l’Armée turque qui l’hébergeait dans ses propres bases.

Créée dans le cadre d’une guerre de 4ème génération, l’ASL n’a pas réussi à s’adapter à la seconde guerre de Syrie, celle de type nicaraguayen. La première guerre (de la réunion Otan au Caire en février 2011 à la conférence de Genève en juin 2012) était une mise en scène médiatique visant à délégitimer le pouvoir afin qu’il tombe comme un fruit mur dans les mains de l’Otan. Les actions militaires étaient perpétrées par des groupuscules distincts, recevant leurs ordres directement de l’Alliance. Il s’agissait avant tout de créditer les mensonges médiatiques et donner l’illusion d’une révolte généralisée. Conformément aux théories de William Lind et de Martin Van Creveld, l’ASL n’était qu’un label pour désigner tous ces groupes, mais ne disposait pas de structure hiérarchique propre. Au contraire, la seconde guerre (de la réunion des « Amis de la Syrie » à Paris en juillet 2012 à la Conférence de Genève 2 en janvier 2014) est une guerre d’usure visant à « saigner » le pays jusqu’à sa reddition. Pour jouer son rôle, l’ASL aurait dû se transformer en une véritable armée, avec une hiérarchie et une discipline, ce qu’elle n’a jamais été capable de faire.

Sentant sa fin proche, depuis le rapprochement turco-iranien, l’ASL avait annoncé sa possible participation à Genève 2 en posant d’irréalistes conditions. Mais il était déjà trop tard. Les mercenaires payés par l’Arabie saoudite ont eu raison de cette fiction de l’Otan. Chacun peut désormais voir la vérité toute nue : il n’y a jamais eu de révolution en Syrie.

http://www.voltairenet.org/article181497.html

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