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Affaire Snowden [topic Unique]

Apollyôn
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Affaire Snowden [topic Unique] Empty Affaire Snowden [topic Unique]

Message par Apollyôn le Ven 7 Juin - 14:28

Le scandale Verizon, qui a éclaté après les révélations du Guardian sur la saisie automatique des centaines de millions de données téléphoniques de citoyens américains, pourrait bien constituer la première étape d'une série de révélations sur les pratiques d'espionnage des communications opérées dans le plus grand secret par l'Etat américain. Le quotidien britannique affirme, en effet, dans son édition de vendredi 7 juin, que l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) et le FBI ont ainsi accès aux serveurs de neuf géants américains de l'Internet, dont Microsoft, Yahoo!, Google et Facebook, pour y surveiller les activités d'étrangers.
Le quotidien américain The Washington Post publie des documents sur ce programme secret, fournis par un ancien employé du renseignement. Ces documents, dont une présentation PowerPoint, expliquent le partenariat entre l'agence d'espionnage NSA et les sociétés Internet. Le programme secret, au nom de code "Prism", est en place depuis 2007 et permet à la NSA de se connecter aux serveurs des entreprises, via un portail, pour consulter des informations sur des utilisateurs dont il existerait des éléments permettant de penser "raisonnablement" qu'ils sont à l'étranger, le tout sans ordonnance de justice. La loi américaine protège ses citoyens d'une surveillance faite sans ordonnance, mais les personnes hors du territoire ne bénéficient pas de cette protection et peuvent être espionnées en toute légalité.

Selon le journal, "les analystes qui utilisent le système sur un portail Internet à Fort Meade doivent entrer des 'sélecteurs', ou mots-clé de recherche, de façon à ce que la probabilité que la cible soit étrangère dépasse 51 %". Skype, AOL, Youtube, Apple et Paltalk participeraient également au système, et la plateforme d'hébergement de fichiers Dropbox devrait être ajoutée prochainement.

Selon le Guardian, la NSA peut consulter "les courriers électroniques, les chats vidéo et audio, les vidéos, les photos, les chats comme Skype, les transferts de fichiers, les détails des réseaux sociaux, et plus". Les communications par Skype peuvent être espionnées en direct. Il s'agit de "l'un des accès les plus riches (...) pour la NSA", selon le Guardian. Plus de 77 000 rapports de renseignements ont ainsi cité PRISM.

Dans un communiqué adressé aux deux quotidiens, Google a démenti l'existence de liens directs entre ses serveurs et les services de renseignement américains. "Nous ne divulguons de données à l'Etat fédéral qu'en accord avec la loi, et nous examinons ces demandes avec attention. Des personnes affirment que nous avons créé une 'porte d'entrée cachée' pour l'Etat dans nos systèmes, mais Google n'a pas de 'porte d'entrée cachée' pour que l'Etat accède à des données privées d'utilisateurs".

Le responsable de la sécurité de Facebook, Joe Sullivan, a également publié un communiqué employant des termes similaires. Apple a, lui aussi, nié avoir connaissance de ce programme, par la voix de so porte-parole, Steve Dowling : "Nous ne fournissons aucun accès direct à nos serveurs à des agences gouvernementales, et toute agence de ce type recherchant des données sur un client doit obtenir un mandat judiciaire".

Mais ces révélations ont concrétisé les pires craintes des défenseurs des libertés individuelles, qui tentent depuis des années de faire la lumière sur l'utilisation par le gouvernement du Patriot Act, la loi votée après le 11-Septembre. "Cela va au-delà d'Orwell", a dénoncé Jameel Jaffer, de l'ONG American Civil Liberties Union (ACLU), en référence au livre futuriste de George Orwell, 1984.

Une poignée d'élus, démocrates comme républicains, a dénoncé une atteinte à la vie privée "indéfendable et inacceptable", selon les mots du sénateur Bernie Sanders. "La saisie et la surveillance par la NSA de quasiment tous les clients de Verizon est une attaque stupéfiante contre la Constitution", a dénoncé le républicain Rand Paul.

De son côté, la Maison Blanche a démenti espionner les citoyens américains ou les personnes vivant aux Etats-Unis. Des parlementaires ont ensuite confirmé que le programme existait sous cette forme systématique depuis 2007, mais ne concernait que les "métadonnées" telles que le numéro appelé et la durée d'appel, et non le contenu des conversations. Sans confirmer formellement l'existence de ce programme, la Maison Blanche a assuré qu'il était indispensable à la lutte antiterroriste.

"La priorité numéro un du président est la sécurité nationale des Etats-Unis. Nous devons avoir les outils nécessaires pour faire face aux menaces posées par les terroristes", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest. Le système a permis d'éviter "un attentat terroriste important" aux Etats-Unis "ces dernières années", a même assuré le président républicain de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Mike Rogers.

Le directeur du renseignement américain, James Clapper, a estimé, pour sa part, que ces fuites menaçaient la sécurité nationale. Dans un communiqué, M. Clapper a indiqué que "la divulgation non autorisée d'une ordonnance de justice secrète [forçant l'opérateur américain Verizon à livrer à l'Agence nationale de sécurité la totalité des données téléphoniques de ses abonnés] pose une menace potentielle à notre capacité à identifier et à répondre aux risques auxquels est confronté notre pays".

En 2006, le quotidien USA Today avait provoqué la stupeur en révélant que la NSA récoltait secrètement les données de communications d'Américains auprès des grands opérateurs. Le programme ne concernait alors que les communications entre un interlocuteur situé aux Etats-Unis et un autre à l'étranger. Il avait ensuite été transféré sous l'autorité d'une cour secrète de 11 juges chargés d'approuver toute écoute. Verizon s'est contenté de relever dans un communiqué que la compagnie était légalement obligée d'obéir à une telle ordonnance.

"Une expérience directe de ces systèmes et un sentiment d'horreur face à ses possibilités a poussé un officier du renseignement à fournir la présentation PowerPoint sur Prism et d'autres documents au Washington Post pour révéler ce qu'il estime être une intrusion choquante dans la vie privée", écrit le Washington Post. "Ils peuvent vraiment voir vos idées se former au fur et à mesure que vous les tapez", a confié cet officier au journal.
source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/07/le-fbi-a-acces-aux-serveurs-des-geants-d-internet_3425810_3222.html
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Affaire Snowden [topic Unique] Empty Re: Affaire Snowden [topic Unique]

Message par Schattenjäger le Dim 9 Juin - 11:15

Ecoutes sur Internet : la NSA américaine veut une enquête sur l’origine des fuites

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La National Security Agency (NSA), l’une des principales agences de renseignement américaines, a demandé samedi au ministre de la Justice, Eric Holder, une enquête pénale sur l’origine des fuites qui ont conduit à la divulgation dans la presse d’un programme de surveillance hautement confidentiel baptisé PRISM.

Cette requête survient dans un contexte politique chargé pour l’attorney general, justement en butte depuis plusieurs semaines à des accusations d’empiètement sur la liberté de la presse et à des appels à la démission. Selon plusieurs médias, Eric Holder a approuvé des écoutes téléphoniques et la surveillance de messageries électroniques de la chaîne Fox News après des fuites relatives à la Corée du Nord. Il est également mis en cause dans les écoutes menées auprès de journalistes de l’agence Associated Press après une fuite sur un complot déjoué par la CIA au Yémen.

Le président Barack Obama lui a ordonné le mois dernier de réexaminer les procédures du département de la Justice dans les affaires de médias et lui-même s’est empressé jeudi de rassurer les organes de presse en déclarant qu’il ne comptait pas empêcher les journalistes de faire leur travail . «Ce sera une bonne occasion de voir si le département de la Justice a appris la leçon», déclare Gregg Leslie, juriste pour le comité des journalistes pour la liberté de la presse.

Eric Holder a toutefois l’appui de la Maison Blanche et, pour Carrie Cordero, ex-juriste au département de la Justice, le ministère est «par tradition politiquement protégé lorsqu’il conduit une enquête et je ne vois pas pourquoi cela changerait aujourd’hui, même si ce n’est peut-être pas populaire».

Des «divulgations imprudentes», selon le directeur de la NSA
La décision de la NSA a été annoncée par la Direction du renseignement national, qui chapeaute les agences de renseignement.
Son directeur, James Clapper, s’est livré à une défense vigoureuse du programme de surveillance PRISM dont le Guardian et le Washington Post ont révélé l’existence et de nombreux détails cette semaine . James Clapper a dénoncé dans un communiqué des «divulgations imprudentes» et souligné que le programme était légal, qu’il ne visait pas les ressortissants américains et qu’il avait permis d’éloigner des menaces contre les Etats-Unis.

Reconnaissant que les agences de renseignement comme la NSA obtenaient des données auprès des opérateurs téléphoniques et d’Internet, il a insisté sur le fait que cela était fait avec l’aval de la justice. «Le gouvernement des Etats-Unis n’obtient pas unilatéralement des informations en provenance des serveurs des fournisseurs américains de services de communication électronique. Toutes ces informations sont obtenues avec l’approbation du FISA et le fournisseur est informé», a-t-il dit, en référence au Foreign Intelligence Surveillance Act, loi sur la surveillance des renseignements extérieurs.

Le directeur du renseignement national a ajouté que le gouvernement ne ciblait un individu sur Internet que «s’il existe un intérêt approprié et documenté». Citant, parmi ces intérêts, le terrorisme, la prolifération nucléaire et les menaces informatiques.

Source Reuters
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Affaire Snowden [topic Unique] Empty Pourquoi les grandes démocraties vous surveillent

Message par Macha le Lun 10 Juin - 21:17

Les méthodes d'espionnage des individus par les États-Unis ont choqué. Mais des lois similaires se multiplient dans tous les pays occidentaux.

La trouille. C'est le levier universel, celui qui permet aux démocraties d'imposer des mesures impopulaires ou secrètes. La peur du terroriste est, depuis le 11 septembre 2001, l'excuse ultime pour les grandes démocraties occidentales, qui ont adopté des législations extrêmement intrusives au nom de la sécurité. Les plus célèbres sont le Patriot Act et le Homeland Security Act aux États-Unis, parce que ces textes sont couplés avec l'arsenal informatique le plus puissant du monde, celui de l'agence nationale de sécurité (NSA), récemment mise en cause par des révélations du Guardian et duWashington Post. Grâce à l'informatique, la surveillance est mise en application à une échelle jamais atteinte dans l'histoire.

Des textes restreignant les libertés fondamentales ont aussi été adoptés dans presque toutes les grandes démocraties occidentales : Canada, Grande-Bretagne, Belgique, Autriche, Australie, Finlande, Danemark, Italie, Grèce, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Suède et, bien sûr, France. Les nouvelles législations autorisent en général les autorités à surveiller les communications des individus (citoyens ou non), dans des conditions floues, voire sans contrôle du juge. Des dérives qui ont poussé le contrôleur européen des données personnelles à demander des comptes lundi, tout comme Reporters sans frontières (RSF).

Consensus droite-gauche

Les autorités françaises disposent d'un arsenal de surveillance qui n'a pas à rougir devant les autres, avec comme fer de lance le plan Vigipirate renforcé. Cet état d'exception à la Constitution, qui devait à l'origine durer quelques mois, a été régulièrement renforcé depuis la création de sa version moderne en 1996. Il n'a cessé de donner plus de pouvoirs à l'exécutif et donc aux forces de l'ordre, au détriment du pilier judiciaire et des libertés fondamentales : contrôles d'identité, surveillance des communications, restrictions à la libre circulation, etc. Le plan Vigipirate est appuyé par plusieurs lois successives, dont la loi "Sarkozy" sur la sécurité quotidienne (LSQ), la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) ou encore les lois d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 1 et 2). Un de leurs buts est d'adapter les moyens de surveillance aux technologies numériques, dont Internet.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'adaptation à l'ère "Internet" a été l'occasion d'un grand retour en arrière côté libertés. Même la Suède, célèbre pour être un havre de liberté, a récemment adopté des lois liberticides au nom de la lutte contre le terrorisme. Les justifications avancées par Stockholm illustrent bien celles des autres grandes démocraties. Interrogé par Le Point.fr en mai dernier, le ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt reconnaissait "de mauvaises orientations" après le 11 septembre, mais affirmait avoir trouvé depuis "un système plus acceptable" : une surveillance des citoyens "discrète", qui permettrait selon lui de surveiller les individus sans restreindre leurs libertés.

Une belle pirouette, que l'on retrouve en France. Alors que le secret des correspondances était sacré depuis que Richelieu avait abusé des ouvertures de courrier, l'on considère que les télécommunications peuvent être espionnées dans des proportions beaucoup plus larges qu'au XXe siècle, avec la complicité forcée des opérateurs et des fournisseurs de service web, comme Orange, SFR, Google ou Facebook. Imaginons un instant que La Poste soit obligée de surveiller le contenu de tous les courriers et colis qu'elle transporte ! En dehors de l'aspect technique difficilement réalisable, sur le fond, ne serions-nous pas choqués ? Évidemment que oui. Mais si c'est sur Internet, ça passe... Seul pays où les lois antiterroristes sont plus mesurées : l'Allemagne. Traumatisé par des décennies de dictature (nazie, puis communiste pour l'ex-RDA), le Parlement a en horreur tout ce qui touche au fichage des citoyens et a même forcé Facebook a créer une version adoucie de ses conditions d'utilisation pour les résidents de l'État fédéral : une exclusivité mondiale !

Le terrorisme fait plier les législateurs

Le pire dans cette perpétuelle course au risque zéro est que les gouvernements de droite comme de gauche font preuve d'un consensus certain pour valider des textes en contradiction partielle avec les définitions philosophiques de la démocratie, dont l'indépendance et la séparation des pouvoirs, la transparence ou encore le libre exercice des libertés fondamentales. François Hollande a par exemple signé des décrets d'application de la loi Loppsi 2, qu'il avait vertement critiquée durant sa campagne. Il est inutile, pour un citoyen soucieux de ses libertés sur Internet, de chercher un parti qui les lui rendra : il n'y en a pas, ou pas encore. En Suède et en Allemagne, le Parti pirate a propulsé ces thématiques dans les débats politiques, sans réel succès, à l'exception d'un siège au Parlement européen dont l'occupant est largement critiqué par ses troupes. En France, ce même parti sort d'années de déchirements internes, et attend impatiemment les prochaines municipales pour essayer de se faire un nom.

Le terrorisme a pour but premier non pas l'assassinat, mais la mise en place d'un "climat d'insécurité" et "l'intimidation d'une population", selon les définitions communément acceptées par l'ONU et l'Union européenne. Comme le rappellent de nombreuses ONG, dont Reporters sans frontières lundi, nous sommes en train de renoncer à certaines libertés fondamentales à cause du terrorisme. Alors... qui a gagné ?

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/pourquoi-les-grandes-democraties-vous-surveillent-10-06-2013-1679257_506.php
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Affaire Snowden [topic Unique] Empty Re: Affaire Snowden [topic Unique]

Message par Achim le Mar 11 Juin - 0:53


Alors... qui a gagné ? Les terroristes, bien sûr, ou plutôt ceux qui les manipulent...
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Affaire Snowden [topic Unique] Empty Ecoutes téléphoniques US : la «taupe» Edward Snowden toujours en fuite

Message par Schattenjäger le Mar 11 Juin - 13:12

Ecoutes téléphoniques US : la «taupe» Edward Snowden toujours en fuite

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Un employé d'un sous-traitant de l'Agence de sécurité nationale (NSA), Edward Snowden, a révélé dimanche depuis Hong Kong, où il s'est réfugié, être à l'origine des fuites sur le programme américain de surveillance des communications. Ce qui lui a valu la réclamation de son extradition vers les Etats-Unis par un président de commission du Sénat. | Capture écran / The Guardian 3 réactionsRéagir La pression est montée d'un cran aux Etats-Unis sur l'ancien espion qui a révélé l'existence d'un vaste système d'espionnage des communications, Edward Snowden, en fuite depuis qu'il a quitté son hôtel de Hong Kong lundi.

Surveillance informatique aux Etats-Unis : l'auteur des fuites se dévoile Etats-Unis: fuites "irresponsables" des médias pour le chef du renseignement Etats-Unis : les géants d'internet accusés de renseigner le FBI Assange dénonce un "effondrement calamiteux du droit" américain Les réseaux sociaux, un trésor pour l'espionnage américain La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, présidente de la commission du renseignement et poids-lourd du Congrès, a parlé «d'un acte de trahison» et souhaite qu'il soit extradé de Hong Kong aussi vite que possible. «Tous les ministères s'activent vivement» en ce sens, a-t-elle déclaré, car Edward Snowden fait toujours l'objet d'une enquête du ministère la justice. Le sénateur démocrate Bill Nelson a lui aussi appelé à son extradition. «Nous ne pouvons pas garantir la sécurité nationale si les secrets sur nos méthodes de renseignement ne sont pas gardés», a-t-il déclaré.

Une éventuelle extradition, si elle est demandée par Washington, pourrait se heurter au veto de Pékin. Mais l'accord d'extradition entre Washington et Hong Kong «est encore en vigueur et nous l'avons utilisé activement au fil des ans», a rappelé la porte-parole du département d'Etat. De son côté, la Russie se déclare prête à examiner une demande d'asile: «Si une telle demande nous parvient, elle sera examinée», a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin au quotidien Kommersant. Par contre, la Russie se dit prête à examiner une demande d'asile d'Edward Snowden.

Des informations confidentielles livrées par le fugitif

L'ancien consultant du renseignement américain, âgé de 29 ans, a quitté son hôtel de l'ancienne colonie britannique, selon le New York Times. Il s'y était réfugié après avoir donné au quotidien britannique The Guardian et au Washington Post des informations confidentielles sur des pans entiers du programme de surveillance de l'Agence nationale de sécurité (NSA). Le fugitif est sorti de l'ombre dimanche dans un entretien vidéo publié par le Guardian. «Mon unique objectif est d'informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux», a-t-il expliqué.

Selon un sondage du Washington Post et de l'institut Pew publié lundi, 56% des Américains interrogés pensent que le programme fédéral de surveillance téléphonique est un moyen «acceptable» d'enquêter sur la menace «terroriste», quitte à empiéter sur la vie privée. Le représentant républicain Pete King, traitant Snowden de «transfuge», a aussi rappelé sur CNN que révéler des informations classifiées pouvait coûter 15 à 20 ans de prison.

Des supporters et une pétition

La jeune «taupe», qui a dit sacrifier sa famille voire risquer sa vie «pour la démocratie», a aussi trouvé des supporteurs, dont Ron Paul, ancien candidat à l'investiture républicaine pour les élections présidentielles de 2012, que Snowden avait soutenu en contribuant financièrement à sa campagne. Celui-ci a estimé que Snowden et le journaliste du Guardian ayant publié en premier l'information, Glenn Greenwald, avaient «rendu un grand service aux Américains en révélant la vérité sur ce que (le) gouvernement fait en secret». Son fils, le sénateur Rand Paul, a annoncé son intention d'intenter une action collective en justice contre l'Etat fédéral, pour laquelle il espère rassembler 10 millions d'Américains.

Depuis l'ambassade équatorienne à Londres, où il est reclus depuis près d'une année, le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a qualifié mardi de «héros» le jeune homme et indiqué qu'il avait été en contact indirect avec son entourage.

L'ancien agent de la CIA, qui a travaillé pour des sous-traitants de la NSA, s'est réfugié à Hong Kong le 20 mai après avoir copié les derniers documents qu'il voulait divulguer, selon le Guardian. Une pétition publiée sur le site de la Maison Blanche pour réclamer son ««pardon» avait été signée lundi après-midi par plus de 25.000 personnes.
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Affaire Snowden [topic Unique] Empty Tous aux côtés d'Edward Snowden ! [Pétition]

Message par Schattenjäger le Jeu 13 Juin - 21:04

Tous aux côtés d'Edward Snowden !

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À seulement 29 ans, ce jeune homme vient de risquer sa vie - sa petite amie, son emploi, sa maison – pour révéler le scandaleux programme PRISM mis en place par le gouvernement américain, qui lit et enregistre nos mails, messages Skype, publications Facebook et appels téléphoniques depuis des années

Auparavant, Bradley Manning avait lui aussi transmis à Wikileaks ce type d’informations. Les États-Unis l’ont alors incarcéré, nu, en cellule de confinement dans des conditions qualifiées par l’ONU de « cruelles, inhumaines et dégradantes ».

Les autorités - et la presse - décident en ce moment même de la manière dont elles vont traiter ce scandale. Si nous sommes des millions à soutenir Edward dans les prochaines 48 heures, nous ferons comprendre aux autorités américaines qu’Edward doit être traité comme le courageux lanceur d’alerte qu’il est et que c’est le programme PRISM qu’il faut éliminer.

La pétition - https://secure.avaaz.org/fr/stop_prism_fr/?dSVnVbb
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Affaire Snowden [topic Unique] Empty Re: Affaire Snowden [topic Unique]

Message par Satan le Jeu 13 Juin - 21:16

"incarcéré, nu, en cellule de confinement"


Qu'il ne se plaigne pas,  en confinement, seul dans sa cellule, il évitera les bagarres et les viols.
On est moins cruel en France en haute sécurité, nous on fournit un slip en papier:panog:

C'est un mauvais citoyen, un mauvais Américain!   Qu'on lui coupe la tête!!!jocolor(mode humour branché of course)

(Il est fort regrettable de comparer Snowden à cet en.... de Manning, qui lui en tant que militaire a révélé des informations sensibles sur l'armée US en Irak dont ont profité largement les terroristes d'Al Qaida et ne mérite pas de pitié)
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Affaire Snowden [topic Unique] Empty Re: Affaire Snowden [topic Unique]

Message par FLAM le Ven 14 Juin - 8:32

:arrow: A voir, le "C dans l'air" (France 5) du jeudi 13 Juin 2013, traitant du sujet :

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/videos/39118
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Affaire Snowden [topic Unique] Empty Sauter l’échelon

Message par Macha le Ven 14 Juin - 10:41

Programme de surveillance « PRISM »



Sans nécessairement en maîtriser toutes les subtilités, nous parlons tous l’anglais . Aussi, lorsque le Guardian  et le Washington Post relaient l’alerte de leur informateur sur «  Prism   », un programme de surveillance massif mis en place aux Etats-Unis par l’Agence nationale de sécurité (NSA) avec l’aide du Federal Bureau of Investigation (FBI), c’est une vaste partie du monde, bien au-delà de l’anglo-saxon, qui se sent concernée.


Après Verizon, un des principaux opérateurs téléphoniques du pays, nous apprenions donc le 6 juin que les services Internet de Paltalk, Dropbox, AOL, Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo et Skype étaient eux aussi amenés à collaborer avec le renseignement militaire américain. Lequel disposerait, même si ces derniers s’en défendent , de portes dérobées (backdoor) dans leurs centres de données, jusqu’à pouvoir piocher à volonté et directement toute information jugée utile (déplacements, conversations, centres d’intérêt, « graphe social » etc.) pour la sécurité nationale. Parfois en temps réel, et sans autre forme de procès, et ce depuis 2007.

Deux questions au moins se posent immédiatement devant cette confirmation d’une surveillance globale : l’absence presque totale de contre-pouvoirs et d’instances de supervision d’une part, absence encore soulignée dans un récent rapport de l’ONU [1 ]. Ce flou juridique international sur le statut des données personnelles profite évidemment aux Etats-Unis, du fait de leur position dominante sur la carte de l’Internet mondial  [2 ].


Son caractère massif, presque exhaustif, d’autre part. Qui, parmi les deux milliards d’internautes que compte aujourd’hui la planète, pourrait prétendre ne jamais fréquenter les services précédemment cités, ou un de leurs sous-services [3 ] ? Sans doute pour une part celles et ceux dont l’alphabet diffère trop du latin. Et encore. Manière de relativiser dans un premier temps un scoop qui n’en est pas vraiment un : l’existence du système Echelon , déjà à l’initiative de la NSA, fut en effet révélée dès la fin des années 1990. Et, depuis les attentats du 11 septembre 2001 et le vote du Patriot Act par le Congrès des Etats-Unis un mois plus tard renforçant les pouvoirs du FBI, l’espionnage de la vie privée de citoyens à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire américain n’a cessé de prendre de l’ampleur [4 ]. Il y a plus d’un an, le magazine Wireddécrivait ainsi la construction sous l’égide de la NSA du plus grand centre de cybersurveillance du monde à Bluffdale, dans le désert de l’Utah, pour le programme « vent stellaire » [5 ]. Les informations de la semaine viennent donc « simplement » confirmer l’immense portée des « grandes oreilles » dont disposent les Etats-Unis.

Dans sa conférence de presse du 7 juin 2013, le commandant en chef des forces armées, après avoir tenté de relativiser le scandale, déclarait : « Je pense qu’il est important de reconnaître que vous ne pouvez pas avoir 100 % de sécurité mais aussi 100 % de respect de la vie privée et zéro inconvénient. Vous savez, nous allons devoir faire des choix de société. » [6 ]

Le président Obama a formulé très clairement l’aporie de la cybersécurité , en contexte de guerre asymétrique contre le terrorisme. Voilà résumée, dans la foulée des attentats de Boston, le dilemme de la raison d’Etat, dilemme qui sert à légitimer une surveillance globale. Sans compter les autres cyberrisques que les agences de sécurité doivent également anticiper — notamment les intrusions informatiques iraniennes et chinoises [7 ] —, qui jouent comme des incitations au panoptique. Ce que le président, en revanche, n’explique pas, c’est ce dernier pourcentage : 100 % des communications espionnées. Quelques « loups solitaires  » justifient-ils le caractère totalisant de ce contrôle des communications ? D’autant que les suspects sont en général bien connus des services, comme a pu l’illustrer en France « l’affaire Merah »  — tout le problème résidant dans la prédiction ultime, celle du passage à l’acte. Alors, pourquoi un tel culte du secret au sein de gouvernements démocratiques ?

Pour lire la suite de l'article : http://blog.mondediplo.net/2013-06-12-Sauter-l-echelon#Dans-Le-Monde-diplomatique
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Message par Schattenjäger le Ven 14 Juin - 12:30

Je suis assez amusé de voir la réaction de nos journalistes (comme dans l'émission "c dans l'air") qui semble surprit de ce programme. Vive le journalisme...!  

Il est aussi amusant de constater que les personnes ayant osé parler de ce programme par le passé n'ont reçu que rire et accusation d'être un théoricien du complot.

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