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A l'origine de la vampirologie !

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Macha
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A l'origine de la vampirologie !

Message par Macha le Mar 5 Oct - 16:33

A l'origine de la vampirologie !


I - La Vampirologie et le Satanisme font peur

1. La vampirologie pré-classique, 1706-1787 :

Les recherches modernes ont rendu très clair le fait que les peurs concernant le vampire en Europe de l'Est (vers 1672-1772) ont existé indépendamment des peurs concernant le satanisme en Europe de l'Ouest, basées sur le folklore local et les légendes. Le fait que l'on ait entendu, à l'Ouest, parler des incidents de l'Est est une autre histoire. L'historien Michel de Certeau a noté que la peur du satanisme est différente de celle inspirée précédemment par la sorcellerie, c'est typiquement un phénomène moderne. La frayeur largement répandue parmi les Français à la suite des incidents à la cour de Louis XIV [l'Affaire des Poisons] (et les cas de possession antérieurs, au 17ème siècle) ne peut s'expliquer sans tenir compte de l'évolution importante de la presse, particulièrement sous la forme de pamphlets, mais incluant aussi des journaux hebdomadaires, mensuels et des gazettes. La presse alimenta pendant des décennies des incidents qui, avant, auraient été oubliés en quelques années.

C'est dans ce climat, créé par l'énorme quantité de témoignages concernant le premier culte proto-satanique opéré par Madame La Voisin à la cour de Louis XIV, que le livre sur les vampires du 18ème siècle le plus cité arriva en Europe de l'Ouest. Magia Posthuma, de Charles Ferdinand de Schertz, publié en 1706, relatait nombre d'histoires de vampires en provenance de Bohème et de Moravie et, même en écartant toute exagération, les considérait comme croyables. En tant qu'avocat, Schertz conseilla de ne pas déterrer des corps sans, au préalable, un vrai procès devant une cour de justice, impliquant l'avis expert de docteurs et de théologiens. Le fait de brûler ou non des corps suspectés d'être des vampires ne devrait pas être laissé à l'appréciation de paysans ignorants, mais devrait être exécuté par des autorités légitimes agissant en accord avec la décision de la cour de justice.

Ce Schertz était pris très au sérieux dans des pays comme l'Italie, l'Allemagne et la France (et était encore fréquemment cité comme autorité en la matière au 19ème siècle) et ceci est certainement dû au contexte de peur du satanisme créé par l'enquête sur La Voisin et la notoriété qu'elle gagna grâce à la presse. La preuve que les rapports de Schertz étaient incontestés par la majorité, notamment par les spécialistes, peut également être apportée par les réfutations des sceptiques. La plus connue de ces réfutations est peut-être celle trouvée dans le volume 46 de l'énorme Universal-Lexicon publié entre 1732 et 1754 à Leipzig par Johann Heinrich Zedler. Zedler cite les incidents mentionnés par Schertz et d'autres histoires célèbres (comme celle de Peter Plogojovitz) et en conclut que la peur du vampire est due à des épidémies de désordres psychiatriques et sont de pures inventions de la population paysanne. La composition de la terre en certaines régions d'Europe de l'Est explique pourquoi certains corps enterrés sont retrouvés "intacts" après des mois ou des années. Il n'y a rien, à aucun niveau, de mystérieux concernant les vampires, et les psychiatres pourraient facilement analyser ce genre d'histoires. Zedler conclut : "Quand nous trouvons une explication rationnelle à un incident, nous devrions nous contenter de cette explication sans avoir recours aux esprits ou à l'occulte."

Les sceptiques anti-Schertz existaient aussi à l'intérieur de l'Eglise Catholique Romaine. En Italie, mgr Giuseppe Davanzati (1665-1755) archevêque de Trani, écrivit, en 1743, sa Dissertazione sopra i vampiri, niant que les vampires aient jamais existé et contredisant l'opinion du cardinal Schtattembach, évêque d'Olmutz, qui, dans une conversation avec l'archevêque italien, avait avancé les arguments de Schertz. La réfutation de Davanzati circula largement sous la forme d'un manuscript, mais ne fut apparemment pas publié avant 1774. Le plus important est que, en 1743, le travail de Davanzati fut approuvé par une lettre largement publiée du Pape Bénédicte XIV, qui, à cette époque, est considéré comme une autorité en matière de miracles et prodiges, aussi bien divins que diaboliques, dans l'Eglise Catholique. Plus tard, Bénédicte XIV s'intéressa de nouveau à la question des vampires en considérant les évêques d'Europe de l'Est qui croyaient en la réalité du phénomène comme des personnes bien superstitieuses. Il suggéra même, dans une lettre à l'archevêque polonais de Leopolis, qu'il "était possible que certains prêtres pussent encourager la croyance aux vampires dans le but de faire payer aux paysans crédules des exorcismes et des messes".

On prétend communément que cette croyance a été encouragée par la fameuse Dissertation... de l'érudit bénédictin Dom Augustin Calmet (1672-1757). La plupart de ses détracteurs (y compris certains de ses contemporains) n'ont probablement pas lu son livre avec assez d'attention et ont préféré faire confiance aux remarques ironiques de Voltaire, qui, d'un autre côté, avait été l'invité de Dom Calmet dans son abbaye de Sénones et montrait beaucoup de respect pour son érudition prodigieuse en ce qui concerne les sujets historiques et théologiques. Il est vrai que Dom Calmet, dans son livre de 1746, amassa nombre de rapports d'incidents impliquant les vampires des quatre coins de l'Europe de l'Est sans les critiquer, livre qui allait devenir une des sources majeures de la vampirologie moderne. D'un autre côté, des recherches récentes, basées sur sa correspondance avec des spécialistes et des prêtres catholiques, tendraient à prouver que Dom Calmet était bien plus sceptique qu'on ne croit. Certains passages étant ambigüs dans l'édition de 1746, ils furent corrigés dans la seconde édition, en 1751, où Dom Calmet affirme qu'il croit que certains corps peuvent être conservés (peut-être si ils ont été enterrés alors qu'ils n'étaient morts qu'en apparence) mais qu'il ne croit pas aux vampires dans le sens usuel du terme. [...] Mais qu'il ait cru ou non aux vampires ne change rien au fait qu'il paraissait y croire et aida beaucoup de démonologistes, particulièrement du siècle suivant, à affirmer que les vampires existent vraiment.

Au 18ème siècle, la peur des vampires fut enrayée par l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche suite au rapport d'enquête (1753) du médecin de la cour, Gerhard van Swieten (1700-1772). L'enquête (qui considérait la croyance aux vampires comme une simple superstition) fut écrit en français et en allemand en 1755 et publié dans sa version finale à Augsburg en 1768. Van Swieten était un sceptique (dans la lignée des Lumières) mais son travail fut bien reçu par le Vatican et même traduit en italien en 1787, accompagné d'un titre faisant référence explicitement au Magia Posthuma de Schertz. Cette édition approuvée par le Vatican du rapport de van Swieten marque la fin de la vampirologie pré-classique, commencée en 1706 avec le livre de Schertz. Parallèlement, la peur du satanisme générée par les incidents de la fin du 17ème siècle perdit de son importance entre 1750 et 1790. Comme nous l'avons mentionné précédemment, elle fut ravivée par des auteurs catholiques qui voyait dans la Révolution Française une conspiration satanique.


2. La Vampirologie Classique, 1819-1897 :


Donc, la démonologie catholique du 19ème siècle essaya d'expliquer au travers des Satanistes (et à leur tête, le Diable lui-même) deux événements historiques apparemment inexplicables qui avaient pris les catholiques par surprise : la Révolution Française, et la montée du Spiritisme. La plupart des traités de démonologie en France (le pays le plus prolifique dans ce domaine) commencent par une discussion concernant les théories du théologien Allemand Johann von Görres (1776-1848). Görres, professeur protestant à l'université de Munich, s'était converti au catholicisme romain en 1819. Son intérêt pour les vampires fut amorcé par cette conversion, et nous pourrions y attacher le début de la vampirologie classique. Ironiquement (alors que certains auteurs modernes considèrent Görres comme crédule et trop prompt à conclure que des influences démoniaques sont à l'oeuvre), en France tout le long du 19ème siècle, Görres fut largement critiqué pour être trop sceptique. En fait, dans son oeuvre déterminante Die Christliche Mystik, Görres distingue trois types de mysticismes : divin, naturel, et satanique. Pour l'époque, le théologien Allemand n'est pas trop généreux quand il classe les phénomènes entre divins et sataniques : la plupart sont classés comme "naturels", s'aidant, si nécessaire, des théories discutables telles que le magnétisme animal ou le mesmérisme.

La célèbre section consacrée aux vampires du magnum opus de Görres est un bon exemple de ses théories. Le vampirisme y est en effet traité dans le cadre du "mysticisme naturel" (les phénomènes extraordinaires qui ne sont d'origine ni divine, ni satanique). Görres commence avec une discussion à propos des cas de vampirisme les plus célèbres en Europe de l'Est, incluant le cas de Peter Plogojowitz. Bien sûr, il discute longuement le Magia Posthuma de Schertz et les rapports des plus curieuses histoires de Dom Calmet. Son explication de ces incidents est entièrement naturelle, mais (comme à d'autres reprises dans son oeuvre) fait un usage intensif des "pseudo sciences" contemporaines. Dans les corps des soi-disant vampires, l'âme aurait été séparée du corps, et ce dernier ne contient plus aucune "vie humaine" réelle. Il pourrait encore y avoir, cependant, un "principe vital", une "vie végétale" toujours présente dans le sang et prévenant le pourrissement du corps. Cette "vie végétale" suffit à expliquer pourquoi les corps des vampires sont retrouvés gonflés de sang [...]. Un corps conservant une "vie végétale" est, selon Görres, une chose rare ; malheureusement, c'est aussi dangereux. La présence de tels corps, même profondément enterrés, cause un "afflux chez les vivants" dans un périmètre plus ou moins large autour du cimetière. Ceux qui souffrent de cet afflux "perdent leur vie" lentement, développent une maladie "sans fièvre" et meurent. Cette maladie est aussi accompagnée d' "hallucinations" où la victime "croit" être attaquée par quelque chose lui suçant le sang, d'où les histoires de vampires. Quand les victimes du "vampire" (un corps conservant une "vie végétale") meurent, leurs corps à leur tour conservent la "vie végétale" et deviennent des vampires. Le seul remède est de brûler ces corps et "les communes gens, avec leur esprit commun, ont développé une meilleure vue d'ensemble de ce problème que les spécialistes avec leurs esprits sceptiques." Donc Görres ne nie pas que les gens peuvent vraiment mourir à cause des "vampires", mis préfère une explication naturelle (même si celle-ci est basée sur la théorie douteuse de la "vie végétale" sans impliquer le Diable. La démonologie française des années 1850 et des années 1860 (associée, le plus souvent, au spiritisme) discute longuement les théories de Görres mais reprochent généralement au théologien Allemand de ne pas accorder assez de part au Diable.

Les deux plus importants démonologues de ces décennies sont le marquis Jules Eudes de Mirville (1802-1873) et l'ambassadeur Henri-Roger Gougenot des Mousseaux (1805-1876), dont on se souvient surtout aujourd'hui pour ses tirades antisémites mais bien connu comme démonologue en son temps. Leurs théories ont été rapportées par Joseph Bizouard, que nous avons déjà mentionné. Aux Etats-Unis, Orestes Brownson a bien reconnu devoir beaucoup à Mirville en ce qui concerne les questions diaboliques. Mirville parle des vampires dans le volume 4 de l'édition définitive de sa Pneumatologie. Il y examine les cas bien connus des vampires d'Europe de l'Est et critique le docteur Calmeil, un psychiatre qui ne voit dans ces histoires que de simples hallucinations. Mirville note qu'il ne serait pas d'un grand réconfort aux victimes de vampirisme d'entendre cela, car selon ce psychiatre avisé, ils ont été tués par de simples "hallucinations". Sa discussion sur les vampires est, d'une certaine manière, sans conclusion. Mirville n'accepte pas les théories dites "naturelles" mais reste incertain quant à savoir si les corps des vampires sont possédés par les âmes des damnés (peut-être les mêmes âmes qui étaient attachées jadis à leurs corps, selon la croyance populaire de l'Est) ou par le Diable lui-même.

Gougenot des Mousseaux résoud le problème sans hésitation en 1864. Comme d'habitude, il prend la plupart de ses faits chez Schertz, et, comme son ami Mirville, critique la théorie médicale des hallucinations du docteur Calmeil. Il attaque sans relâche Dom Calmet et l'accuse d'être un sceptique déguisé en croyant. Il critique aussi la théorie d'un spirite Français, M. Piérart, qui pense que les vampires sont simplement de pauvres gens enterrés vivants, dans un "état cataleptique", envoyant leur corps astral chercher/suçer le sang dont ils ont besoin pour survivre. Gougenot repousse la théorie de M. Piérart car basée sur l'existence non prouvée du corps astral. En citant des auteurs kabalistiques qu'il connaissait bien en tant que polémiste antisémite, Gougenot donne sa solution. L'Eglise Catholique tient pour un fait bien établi que le corps d'un humain peut être possédé par le Diable. Il n'y a pas de raison de douter que le Diable puisse également posséder le corps d'un mort et "animer un corps". Un corps possédé par un démon devient facilement "homicide" puisque le Diable est de "nature homicide et révolutionnaire". "Du sang, du sang ! C'est leur cri préféré ; tous les diables sont vampiriques, et pourquoi ? Parce qu'ils sont les Esprits Homicides des Abysses".

Après ces théories, il est surprenant que le canular Taxil n'ait pas dévoué plus de quelques pages au vampirisme. Taxil et son co-conspirateur docteur Hacks (alias docteur Bataille) n'étaient pas particulièrement concernés pas les contes de l'Europe de l'Est, mais plus par les personnes vivantes tuant des gens et buvant leur sang sous l'influence de Satan. Dans le second volume de Le Diable au XIXème siècle, nous rencontrons un tel vampire, un "Hindo-Africain des l'île Maurice", prétendument exécuté le 12 Décembre 1892 pour avoir "vampirisé" une jeune fille, suçant son sang à la gorge et causant sa mort. Pour Bataille, cet individu, nommé Dianh, était apparemment "souvent en relation avec Lucifer". D'autres exemples sont donnés et le message est que les vampires, plutôt que des corps animés par le Diable, sont des humains criminels qui boivent le sang et tuent des gens parce qu'ils font partie d'une gigantesque conspiration satanique. Ici, Bataille tient compte d'une nouvelle littérature médicale décrivant le "vampirisme clinique" comme un besoin vital de boire du sang conduisant le patient à attaquer et même tuer d'autres humains. 1892, l'année de la publication de Le Diable au XIXème siècle, est aussi l'année de la traduction anglaise de Psychopathia Sexualis, d'abord publié en allemand par le psychiatre Richard von Krafft-Ebing (1840-1902), qui contient nombre d'histoires de vampirisme clinique. C'est un fait bien établi que l'oeuvre de Krafft-Ebing inspira à Bram Stoker le personnage de Renfield dans son Dracula, publié pour la première fois en 1897. Le Comte lui-même, d'un autre côté, reste (dans le roman de Stoker) un vampire plutôt "catholique", fortement impressionné par les prêtres catholiques et les hosties consacrées. La publication de Dracula en 1897 marque, en même temps, le triomphe et la fin de la vampirologie classique. Le vampirisme clinique, tel qu'étudié par les psychiatres et réduit à un phénomène purement séculier et médicalisé, refera surface dans la peur face au satanisme au XXème siècle.

3. La Vampirologie Moderne, 1897-1980 : La sécularisation du Vampire

L'histoire du vampirisme clinique a été documentée en 1992 par Richard Noll. Le vampirisme clinique a été décrit, à maintes reprises, par nombre de psychiatres du XXème siècle, et Noll propose de le renommer "Syndrome de Renfield" en l'honneur du personnage du Dracula de Bram Stoker. La progression du "syndrome de Renfield" est décrite comme suit par Noll :

Si l'on en croit la légende du vampire, ce n'est vraiment qu'après que la victime du vampire se soit nourrie pour la première fois, qu'elle ait goûté le sang pour la première fois, que cet individu passe de l'autre côté et devient vampire. Ils sont ensuite et pour toujours à la merci de cette folle soif de sang que cette expérience fait naître. Ce passage de l'autre côté, cet effondrement du tabou culturel interdisant de boire du sang, est ce qui marque le début de la maladie du vampirisme, dans la légende aussi bien qu'en réalité. C'est la raison pour laquelle le phénomène moderne appelé "vampirisme clinique" est peut-être plus compréhensible en termes de théorie primitive d'une maladie causée par la violation d'un tabou (voire l'introduction de ce livre). L'excitation ressentie en réalisant un acte interdit ne fait que renforcer le comportement et augmente le plaisir qui sera répété et répété encore.

Herschel Prins (1984), une autorité britannique en ce qui concerne le vampirisme clinique dont les recherches ont permis de définir le syndrome, note que, dans la littérature psychiatrique, le mot "vampirisme" a été utilisé pour couvrir un large spectre de phénomènes. Des activités aussi rares que la nécrophagie (manger la chair des morts), la nécrophilie (sexe et contact avec des corps morts), le cannibalisme, et autres types de lustmord (lust-murder [meurtre avec convoitise]) comme le nécrosadisme (maltraiter des corps) ont été regroupés sous ce terme depuis le 19ème siècle en y ajoutant le sens traditionnel de boire le sang des autres (vampirisme) ou son propre sang (autovampirisme). Tous ces comportements sont étudiés conjointement dans un article sur les "syndromes de pratiques sexuelles anormales", écrit par Rebal, Faguet et Woods (1982).

Il est tout à fait concevable que Bram Stoker soit tombé sur la traduction anglaise de 1892 de "Psychopathia Sexualis" (1886), écrit par le célèbre neurologue et psychiatre allemand Richard van Krafft-Ebing (1840-1902), qui contient beaucoup de comptes-rendus vivants de cas de meurtres avec convoitise impliquant la nécrophagie, la nécrophilie, l'ingestion de sang, et l'excitation sexuelle que certains individus ne peuvent atteindre qu'en voyant le sang frais de leurs partenaires sexuels couler, ou en se l'imaginant couler. Les vampires dans le livre de Stoker commettent des meurtres abjects avec convoitise sur des hommes, des femmes et même sur des enfants, meurtres qui semblent similaires à ceux figurant sur les graphiques du célèbre texte de Krafft-Ebing. L'expert en pathologie sexuelle du 19ème siècle définit "lustmord" comme une "convoitise potentiellement cruelle, une convoitise criminelle s'étendant à la nécrophagie" (Krafft-Ebing, 1892, p.62). Le meurtre ressemblant le plus à celui d'un vampire est celui, cité à plusieurs reprises, d'un viticulteur de 19 ans du nom de Leger :

Cas 19…. D'humeur changeante, silencieux, timide en société depuis sa jeunesse. Il se met en quête d'une situation. Il erre depuis huit jours dans la forêt quand il attrape une fille de douze ans, la viole, mutile ses parties génitales, arrache son cœur, en mange une partie, boit son sang et enterre les restes. (Krafft-Ebing, 1892, pp.63-64)

L'article écrit par Prins dans cette collection inclut son schéma de classification concernant les divers degrés de ce qu'il considère être la meilleure définition du vampirisme. Comme il le remarque lui-même, il est basé sur le travail de Bourguignon (1977 ; 1983). Le modèle du vampirisme clinique proposé ici (et basé sur la lecture de nombreux cas) définit le syndrome en exposant un parcours clair qui peut s'appliquer à tous les cas dans un ou plusieurs de leurs aspects. Il propose également de donner au syndrome du fétichisme sanguin et sexuel appelé vampirisme clinique, un nouveau terme éponyme pour les futurs traitements psychiatriques et de le renommer "syndrome de Renfield" en l'honneur du personnage présent dans le "Dracula" de Bram Stoker qui porte les mêmes signes et symptômes classiques de ce désordre.

Caractéristiques proposées du syndrome de Renfield :

Un événement-pivot est souvent la cause du développement du vampirisme (boire du sang). Il a normalement lieu pendant l'enfance, et le fait de saigner ou de goûter du sang est associé à quelque chose d'excitant. Après la puberté, cette excitation due au sang est utilisée comme un stimulant sexuel.
La progression du syndrome de Renfield suit un parcours typique dans de nombreux cas :

- L'autovampirisme est souvent développé en premier, dans l'enfance, en se faisant des plaies ou des coupures dans la peau pour saigner, lequel est alors avalé. Plus tard, l'enfant apprendra à ouvrir des vaisseaux plus importants (veines, artères) afin de boire un flot de sang chaud plus directement. Le sang peut être alors ingéré au moment de la coupure, ou être gardé dans des bocaux ou autres contenants pour une soif ultérieure, ou pour d'autres raisons. La masturbation accompagne souvent la pratique de l'autovampirisme. -

- La zoophagie (littéralement le fait de manger des créatures vivantes, mais plus spécifiquement de boire leur sang) peut se développer avant l'autovampirisme dans quelques cas, mais c'est généralement la seconde étape. Les personnes souffrant du syndrome de Renfield peuvent, eux-mêmes, attraper et manger ou boire le sang de créatures vivantes comme des insectes, des chats, des chiens, ou des oiseaux. Le sang des autres espèces peut être obtenu dans des lieux comme les boucheries, les marchés et est ensuite ingéré. L'activité sexuelle peut, ou non, accompagner cette pratique.

- Le vampirisme, dans sa vraie forme, est l'étape suivante du développement - se procurer et boire le sang d'êtres humains. Cela peut se faire en volant du sang dans les hôpitaux, dans les laboratoires etc, ou en essayant de le boire directement sur les autres. Normalement, cela implique une sorte de consentement mutuel lors de l'acte sexuel, mais dans le cas des meurtres avec convoitise et des autres crimes violents, l'activité sexuelle et le vampirisme peuvent ne pas être acceptés.

L'obligation de boire du sang est presque toujours associée à une pratique sexuelle forte.

Le sang peut quelquefois prendre une signification quasi mystique en tant que symbole sexualisé de vie et de pouvoir, d'où un sentiment de bien-être et de prise de pouvoir vécu par les malades qui pratiquent ce genre d'activités.

Les personnes souffrant du syndrome de Renfield sont en majorité des hommes.

La caractéristique définissant le syndrome de Renfield est la dépendance, l'obligation de boire du sang. Les autres activités liées comme la nécrophilie et la nécrophagie qui n'ont pas pour but l'ingestion de sang ne sont pas à ranger dans les aspects de ce désordre.

4. La Vampirologie Post-Moderne, 1980-1995

Suite à la publication de Michelle Remembers en 1980, l'intérêt pour les abus rituels a causé la plus grande peur du satanisme de notre siècle. Dans le cadre de cette peur, nous avons été témoins d'un regain d'intérêt pour les vampires, et une nouvelle vampirologie a émergé. Bien que l'intérêt soit encore concentré sur les vampires vivants plutôt que morts-vivants, le vampirisme est de nouveau examiné dans le contexte du rituel et de la magie noire. De petits mouvements religieux basés sur les vampires existent réellement, comme le Temple du Vampire (avec un "i") situé à Lacey, Washington, et l'Ordre du Vampyre (avec un "y") situé au coeur du groupe contemporain le plus large, le Temple de Set de Michael Aquino. Certaines de ces organisations pratiquent seulement un vampirisme métaphorique, alors que dans d'autres, les membres suçent rituellement le sang des autres membres (généralement pas dans le cou - l'exercice pourrait être pratiqué de façon non-dangereuse mais serait douloureux - mais, de façon moins romantique, à partir d'un doigt que l'on perce avec une aiguille chirurgicale). Des survivants ont toutefois raconté des histoires bien plus sauvages aux thérapeutes. Un groupe de survivants a rapporté avoir été attaqué lors d'une cérémonie satanique par des satanistes buvant leur sang à partir du cou. [...]
 

II - La porphyrie

Causes
Il existe plusieurs formes de porphyrie soit la protoporphyrie, la porphyrie intermittente aiguë, la porphyrie mixte, la coproporphyrie héréditaire, la porphyrie cutanée tardive. Cependant, c’est la porphyrie érythropoïétique congénitale qui présente les symptômes s’apparentants le plus aux vampires.

La porphyrie est une maladie sanguine relativement complexe. Le sang humain comporte des milliards de cellules chargées de transporter les gaz respiratoires (oxygène et gaz carbonique) que l’on nomme hématies. Afin de bien accomplir leurs rôles, ces cellules contiennent une molécule appelée hémoglobine. Cette molécule agit comme un aimant et capte l’O2 ou le CO2. L’hémoglobine renferme elle-même un autre type de molécule : l’hème. Finalement, ce sont les porphyrines contenues dans l’hème qui sont à la base de la porphyrie.

En raison d’une enzyme déficiente, l’uroporphyrinogène-isomérase, les porphyrines sont détachées de l’hème et par conséquent, libérées dans le sang. Lorsque le corps des malades est exposé au soleil, la molécule de porphyrine reçoit l’énergie solaire et la convertit en une énergie toxique pour les cellules corporelles. Donc, les parties les plus exposées au soleil, soit la peau, sont les plus vulnérables à ce genre d’attaque.

Symptômes

1. Photodermatite
La photodermatite consiste en une hypersensibilité à la lumière. Si par négligence, un malade reçoit une trop grande quantité de rayons lumineux, il pourra avoir à faire à de sérieux problèmes de peau, dont, principalement, des éruptions cutanées, des cloques ou des ampoules. De plus, la peau a beaucoup de difficulté à se régénérer, et c’est pourquoi les éruptions cutanées laissent souvent des cicatrices permanentes.

Les médecins proposent donc à leurs patients de vivre dans la plus grande obscurité. C’est pour cette raison que les malades sont souvent d’une pâleur cadavérique, et très faibles, en raison de leur carence en vitamine D.

2. Troubles neuropsychiatriques
La porphyrie apporte, dans quelques cas, des troubles neuropsychiatriques. Ceux et celles qui en sont atteints deviennent parfois très violents et irritables. C’est pour cette raison que dans les œuvres traitant des vampires, on dit qu’ils mordent d’innocentes victimes pour leur voler leur sang. Fort heureusement, la porphyrie n’est aucunement transmissible, comparativement à des maladies comme le sida.

3. Pilosité surabondante
Au Québec, une centaine de personnes souffre de porphyrie, et dans plusieurs de ces cas, on remarque des poils plus abondants sur le corps des victimes. À titre d’exemple, le duvet recouvrant le corps ainsi que les sourcils s’épaississent. Il est important de noter qu’il se développe une pilosité anormale dans les cicatrices, causées par une exposition au soleil.

4. Érichrodontie
Dans d’autres cas, les dents des personnes atteintes de porphyrie se déforment, d’où l’on peut remarquer l’origine des canines meurtrières du vampire. On appelle cette déformation érichrodontie. De plus, elles sont colorées d’un rouge brunâtre, et elles fluorescent dans le noir. Ces manifestations peu communes sont dues aux porphyrines qui se promènent dans le corps après l’explosion des cellules, et qui viennent se coller sur certaines parties du corps. Les lèvres et l’urine des malades sont également d’une couleur pourpre.

5. Douleurs abdominales
Les malades endurent, dans la plupart des cas, des douleurs abdominales insupportables dues, principalement à la dilatation de leur rate. La porphyrie est même devenue une conclusion à certains mots de ventres inexpliqués.

Traitements

1. Éviter les facteurs déclencheurs
Les personnes atteintes par la porphyrie doivent éviter certains facteurs qui déclencheraient la maladie. Sur cette longue liste, on écrit la lumière du soleil, l’alcool, les moyens de contraception (comme les anovulants), les médicaments contre la douleur, dont les barbituriques et le méprobramate, ce qui veut dire qu’ils doivent supporter tous leurs maux abdominaux. Sans oublier l’ail, qui, comme le mythe vampirique nous l’indique, occasionnerait des crises.
Il est important de noter que certaines personnes atteintes de porphyrie et évitant les facteurs déclencheurs ont éliminer tous leurs symptômes.

2. Administration de glucose ou de médicaments apparentés à l’hème
Selon d’autres spécialistes des maladies sanguines, on pourrait administrer du glucose, ou des médicaments apparentés à la molécule d’hème, pour atténuer les symptômes de cette maladie.

3. Phlébotomie (saignée veineuse)
De nos jours, la saignée veineuse, aussi appelée phlébotomie, est surtout utilisée dans le domaine de l’hématologie. Dans le cas de la porphyrie, on retire environ un demi-litre de sang par semaines à la personne atteinte de la maladie, et on compense le tout par une transfusion sanguine ; action réduisant le taux de porphyrine dans le sang. Anciennement, les techniques de saignée consistaient à boire du sang animal pour rétablir l’équilibre du système.

4. Thérapie génique
Le principe de la thérapie génique est simple sur papier, mais excessivement complexe à mettre en pratique. Comme nous n’avons pas découvert le gène responsable de la porphyrie, ce projet prometteur reste encore un moyen de guérison pour l’avenir. Par contre, des chercheurs sont sur le point de découvrir ce gène, et nous pourrions bientôt guérir la grande majorité des malades, en injectant le gène au patient. De cette façon, le gène malade serait remplacé par celui qui est en bonne santé.

(sources : http://maugis.vampire.pagesperso-orange.fr/mintrovigne.html et http://pages.infinit.net/marct/porphyri.htm )

Voici donc deux pathologies qui seraient à l'origine du mythe des vampires.

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Re: A l'origine de la vampirologie !

Message par canon le Mar 5 Oct - 17:51

le vampirisme est un fait reel, mais qui n'a rien a voir avec l'idée commune !
les vampires sont des ames ( décédés) qui durant la nuit vont attaquer psychiquement animaux comme humain ( et tres souvent, au debut de leur vie de vampire, attaquent en premier leur enfants ou parents ou cousins).a travers ces agressions; le vampires se remplit d'energie vitale et se retire dans sa tombe ou son corps reste incorruptible et ses membres souples , tiede !
cela est a mettre en rapport avec le mystere de survie des animaux a sang froid !
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Re: A l'origine de la vampirologie !

Message par Jaycee James le Jeu 7 Avr - 12:32

@canon a écrit:
les vampires sont des ames ( décédés) qui durant la nuit vont attaquer psychiquement animaux comme humain

Hi !
C'est pas faux la relation avec le monde des morts.
D'après mes recherches, on pourrait taxer d'être les premiers vampires, les ombres brumeuses qui furent données à Hadès suite à la guerre contre les Titans. Elles se nourrissaient de sang. CF l'odyssée d'Homère.
Il est intéressant de noter que les deux grands mythes de Créatures surnaturelles telles que les loups-garous et les vampires sont nés dans le berceau de la mer noire.

Quant aux Loups-garous, eux aussi ont leur "début" dans la mythologie grecque : Zeus, pour punir le roi Lycaon de lui avoir servi à souper de la viande humaine le transforma en loup, d'où le terme de lycanthropie pour désigner les personnes se transformant en loup-garou, bien que aujourd'hui cela désigne plus une maladie mentale et que la capacité de se métamorphoser en animal est appelé " Thérianthropie".

Je lance un appel si des personnes connaissent des témoignages récents ou anciens, des histoires de vampires ou de loups-garous ^^
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canon
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Re: A l'origine de la vampirologie !

Message par canon le Jeu 7 Avr - 14:06

un bon livre : "le vampirisme " de robert ambelain. collection les portes de l'etrange edition robert laffont.
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Macha
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Re: A l'origine de la vampirologie !

Message par Macha le Jeu 7 Avr - 15:13

Bonjour Jaycie James,

J'ai déjà listé tout ce qui existe comme articles sur le sujet. Je t'envoie les liens ce soir.

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Jaycee James
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Re: A l'origine de la vampirologie !

Message par Jaycee James le Jeu 7 Avr - 16:58

C'est super sympa Macha !
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Re: A l'origine de la vampirologie !

Message par TrustNo1 le Ven 8 Avr - 17:09

@Jaycee James a écrit:C'est super sympa Macha !

Bonjour Jaycee ; peux-tu te présenter dans la partie présentation

http://www.ufologie-paranormal.org/f1-presentation-des-membres

Bienvenue sur u&p ; enjoy !!



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FLAM
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Re: A l'origine de la vampirologie !

Message par FLAM le Sam 9 Avr - 22:56

Trouvé sur le net...


Mythologie chinoise :

Pour les chinois, après la mort, les esprits défectueux ou les personnes suicidées se transforment en vampires, en créatures mangeant les humains, surtout les nourrissons.

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9surrection



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Re: A l'origine de la vampirologie !

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