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Un nouveau médicament qui éradiquerait le VIH une fois pour toutes ?

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Apollyôn
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Un nouveau médicament qui éradiquerait le VIH une fois pour toutes ?

Message par Apollyôn le Ven 27 Sep - 20:49

L’arrêt des traitements antiviraux contre le virus du Sida entraîne presque toujours sa réapparition. Des chercheurs viennent d’identifier un nouveau médicament qui empêcherait le virus de se multiplier et de se cacher dans certaines cellules. Ces résultats pourraient constituer le point de départ de la mise en place d’un traitement définitif contre cette maladie mortelle.

Depuis sa découverte il y a plus de 30 ans, le VIH, le virus responsable du Sida, a fait plus de 25 millions de victimes dans le monde. Son taux de mutation, inégalé, et sa grande capacité d’adaptation en font un agent infectieux redoutable qui ne cesse de donner du fil à retordre aux scientifiques.

Si les recherches sur le Sida n’ont pas encore permis l’éradication de la maladie, elles s’en approchent de plus en plus. Les malades peuvent aujourd’hui vivre aussi longtemps que les personnes non atteintes, mais ils sont très souvent contraints de suivre leur traitement à vie. Seuls quelques rares patients ne semblent plus avoir besoin de médicaments. Deux études ont par exemple rapporté les cas d’une petite fille et de 14 Français en guérison fonctionnelle, qui vivent depuis plusieurs années avec le VIH sans prendre leur traitement. Ces patients ont eu la chance d’être diagnostiqués et pris en charge très rapidement.

Les traitements antirétroviraux ciblent des molécules clés du VIH. Ils permettent de contrôler la charge virale et d’élever la population de lymphocytes T4, les cellules immunitaires ciblées par le virus. Cependant, l’interruption des thérapies entraîne presque toujours la réapparition très rapide du virus. Le VIH reste en effet toujours dans un état de latence dans l’organisme.

Le mécanisme par lequel le VIH persiste au sein de ses réservoirs viraux est encore mystérieux. Il serait en partie dû à sa capacité d'empêcher certaines cellules infectées de mourir par apoptose. Par ce biais, le virus resterait silencieux, prêt à ressurgir dès l’arrêt des médicaments. Cependant, cela pourrait bientôt changer. Une équipe de la New Jersey Medical School aux États-Unis vient de mettre en évidence un nouveau médicament capable de tuer le VIH de manière permanente. Cette étude, publiée dans la revue Plos One, pourrait radicalement changer la vie des malades du Sida.



La molécule en question, appelée ciclopirox, est déjà sur le marché et utilisée pour traiter certaines infections dues à des champignons microscopiques. En étudiant son mécanisme d’action, les chercheurs ont remarqué qu’elle était également capable d’inhiber l’expression des gènes du VIH et d’empêcher sa multiplication dans les cellules.

Mais ce n’est pas tout. Le ciclopirox agirait également sur les cellules infectées par le virus et enclencherait leur mort cellulaire. En d’autres termes, contrairement aux autres antiviraux, ce médicament empêcherait le VIH de se cacher dans les cellules et de former des réservoirs ! En effet, après traitement au ciclopirox, les cellules en culture continuent de se multiplier et aucun élément viral ne ressurgit.

Ce médicament prometteur pourrait révolutionner les thérapies anti-Sida. Des essais cliniques sont désormais nécessaires pour vérifier son efficacité chez l’Homme. Le ciclopirox a déjà été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) dans le traitement contre les mycoses : les chercheurs sont donc assez optimistes quant à son absence de toxicité chez l’Homme. Reste maintenant à savoir s’il est capable d’éradiquer définitivement le Sida in vivo…
source : http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-nouveau-medicament-eradiquerait-vih-fois-toutes-49224/


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Apollyôn
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Re: Un nouveau médicament qui éradiquerait le VIH une fois pour toutes ?

Message par Apollyôn le Dim 29 Sep - 10:05

Ah, ben non en fait...

À en croire les chercheurs de l’école médicale du New Jersey, une nouvelle arme contre le sida se cacherait peut-être dans deux molécules. Le deferiprone, une molécule pour éliminer la surcharge en fer et le ciclopirox, prisé pour ses propriétés antifongiques.

Se basant sur de précédentes études montrant que ces molécules pouvaient certains mécanismes génétiques du VIH, cette équipe internationale de chercheurs a décidé de tester leurs effets in vitro sur des cellules souches embryonnaires H9, ainsi que des cellules sanguines. Leur article publié dans la revue Plos One, semble montrer que ces molécules ont une double action. Non seulement elles empêchent la multiplication des virions dans les cellules infectées, mais en plus, elles se révèlent capables de remettre en branle les mécanismes d’autodestruction des cellules infectées par le VIH.

Normalement, lorsqu’une cellule est infectée par un virus, celle-ci déclenche un processus d’auto destruction appelé apoptose. En se « suicidant » ainsi, la cellule tue par la même occasion l’agent pathogène avant qu’il n’ait eu le temps de se multiplier et de se répandre. Ce phénomène est connu par les biologistes sous le nom de "mécanismes altruiste de défense".

L’hypothèse de départ est que le VIH en infectant la cellule cible (le macrophage ou le lymphocyte T CD4), active un de ses gènes dont la fonction est de bloquer ce processus d’auto destruction. Cela permettrait ainsi de demeurer longtemps caché dans les cellules dans lesquelles il survit à l'état silencieux.

Ce qui expliquerait que les traitements actuels contre le VIH qui permettent de maintenir le virus sous contrôle, n’arrivent pas à l’éradiquer complètement ; et si le malade interrompt son traitement (prescrit à vie), la maladie ressurgit aussitôt. C'est pourquoi, de nombreuses études aujourd’hui visent à éradiquer ce réservoir résiduel en cherchant à réactiver ce virus, et à l’éliminer.

Aussi, les chercheurs de l’école médicale du New Jersey expliquent qu'il suffirait de restaurer cette fonction d'apoptose cellulaire pour éradiquer complètement le virus. Et d'après leur étude, les deux molécules auraient la capacité de réactiver ce processus d'auto destruction des cellules infectées. Résultat : « Aucune réémergence virale n’a été observée 12 semaines après le traitement, ce qui laisse supposer que le réservoir viral a été totalement éliminé » assurent les chercheurs dans la publication.

Difficile dans ce cas de ne pas voir dans ces deux molécules que sont le deferiprone et le ciclopirox, des adjuvants idéals pour compléter l'action des tritérapies et éradiquer définitivement le virus du sida de l'organisme.

"L'ennui, c'est que le postulat de départ de cette étude peu apparaître quelque peu paradoxal dans la mesure où le Sida est en réalité associé à... une exacerbation de ces processus d’apoptose. Une telle stratégie pourrait aggraver la pathologie plutôt que de la prévenir objecte Jérôme Estaquier directeur de recherche à l'Inserm et professeur à l'Université Laval à Québec. A les en croire, le VIH diminue la mortalité des cellules qu'il infecte alors que c'est l'inverse : il les tue en s'y multipliant" précise le chercheur.

Certes, certaines de ces cellules infectées survivent et deviennent des réservoirs, "mais elles représentent moins de 1% des lymphocytes T CD4 infectés" chiffre Jérome Estaquier. "De ce fait, une thérapie qui vise avant tout à augmenter la mortalité des cellules immunitaires n'est peut-être pas la plus pertinente pour lutter contre cette maladie qui, justement, s'attaque... aux cellules immunitaires" avance le chercheur.

"Car certes, bien que les chercheurs de l’école médicale du New Jersey soulignent dans leur publication que seules les cellules infectées par le VIH meurent, les courbes de test in vitro montrent clairement un effet toxique des deux molécules" souligne le Dr Estaquier.

Cette toxicité (en ordonnées dans les courbes ci-dessous) est reflétée par une atteinte d’un organite essentiel à la vie, la mitochondrie, qui fournit l’énergie nécessaire à la cellule.


Tableau extrait de la publication. Les courbes en rouge indiquent la mortalité des cellules infectées par le virus du sida (HIV+) et en bleu, celles de la mortalité des cellules saines (HIV-). La figuer de gauche montre l'effet de la molécule ciclopirox (CPX) et celle de droite les effets du deferiprone (DEF)

Certes, cet effet toxique est plus important sur les cellules transformées infectées par le VIH que sur les cellules non infectées, mais on ne peut pas pour autant parler d'innocuité.

"La question de la toxicité de ces molécules par rapport à des cellules primaires, en particulier de lymphocytes T CD4, n’a pas été réellement posé par les auteurs" s'insurge Jérome Estaquier. Or, c'est une question essentielle pour des molécules thérapeutiques contre le sida. En effet "le virus est tapis dans des tissus lymphoïdes profonds qui nécessitent une pénétration profonde de ces drogues pour atteindre ces sanctuaires" rappelle le professeur.

Par conséquent, d'autres recherches sont donc plus que nécessaires pour juger de la pertinence de l'utilisation de ces molécules en matière de lutte contre le sida. Car ce n'est pas à la lumière de cette seule publication que le deferiprone et le ciclopirox verront s'ouvrir devant eux de nouveaux marchés. Une triste nouvelle, en particulier pour trois des 20 auteurs de cette étude qui ont déclaré au chapitre des conflits d'intérêt, être des employés des laboratoires ApoPharma qui fabriquent un médicament appelé Ferriprox, à base de... deferiprone.
source : http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sante/20130927.OBS8795/lutter-contre-le-vih-a-l-aide-d-une-creme-contre-les-champignons-ou-pas.html


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