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Nos ancêtres d'Ouessant vénéraient-ils la bernique ?

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Apollyôn
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Nos ancêtres d'Ouessant vénéraient-ils la bernique ?

Message par Apollyôn le Sam 18 Aoû - 12:49

À Ouessant, des archéologues ont découvert les vestiges d'un village et d'un sanctuaire. Mais qui étaient donc ces Ouessantins, grands architectes vouant un culte à la bernique ?

Arrivé à bon port, celui d'Ouessant, il faut marcher quelques centaines de mètres avant de trouver un petit chemin sur la droite. On passe alors à côté de la colline Saint-Michel sans voir, à ses pieds, la terre retournée et les cailloux d'une autre époque.

Des cailloux ? Pas pour le maître des lieux, Jean-Paul Le Bihan, qui d'un oeil expert aperçoit plutôt des trésors : « Là, il y avait un village de l'âge du Bronze, puis de l'âge du Fer. Ici, une zone d'activités sacrées, un sanctuaire utilisé par les Ouessantins et les marins de tous horizons. Le voyage s'accompagne toujours de superstitions et de croyances. »

Cela fait vingt-cinq ans que l'archéologue passe ses étés les mains dans la terre ouessantine. Ses hivers, il les partage entre recherches et publications. Et il y a du boulot. Au grand plaisir du passionné qui, sourire dissimulé derrière une épaisse barbe blanche, vous en parlerait pendant des heures. Car, sur le site de Mez Notariou, on trouve de tout, du néolithique à l'époque gallo-romaine.

Ouessant était, probablement, un haut lieu de la culture païenne. Dès l'âge du Bronze, on trouve des traces d'une activité religieuse à Mez Notariou. « Ce qui est unique, c'est que ce lieu soit resté un sanctuaire pendant 2 000 ans », commente Jean-Paul Le Bihan, d'une voix enthousiaste.



L'équipe de fouilleurs a mis au jour un drôle de cimetière. Près de 300 000 coquilles de berniques ont été retrouvées au même endroit. Et il ne s'agit pas d'une poubelle. Disséminées parmi les coquillages, des bracelets en or, des poteries et autres offrandes. « On a trouvé une bernique moulée en bronze », raconte le responsable des fouilles. Puis il ajoute : « Un peu comme le scarabée est un animal sacré en Égypte, il se peut que la bernique ait joué un rôle religieux. » Un culte à la créature de la marée ? Peut-être.

Autre découverte aux abords du sanctuaire : « Des milliers d'ossements d'animaux et, dans 70 % des cas, des os d'épaules droites. » Là aussi, des offrandes entre les dépouilles. « Et sur un morceau de vase, le seul peint, on voit l'épaule droite d'un cheval ou d'un cerf. C'est quand même bizarre, non ? », s'interroge le passionné, les yeux plein de malice. Bizarre. Surtout quand on sait que ce rituel se pratiquait aussi... en Chine. Repliée sur elle-même l'île d'Ouessant ? Pas si sûr.

Ce qui est clair en revanche, c'est que le centre de l'île a été habité entre 1 500 avant Jésus-Christ et le Ve siècle de notre ère. Et par plusieurs centaines de personnes, « une vraie agglomération pour l'époque ». Pendant des siècles, des maisons ont été construites, détruites et rebâties aux mêmes emplacements. « Sur le même point, on trouve jusqu'à neufs bâtiments utilisant six techniques de construction différentes. C'est très rare. » Et le jeune homme de 68 ans ajoute, l'air railleur : « On s'est même demandé si ce n'était pas un centre de formation pour architectes. »

Mais trêve de plaisanteries. Les questions, les vraies, il y en a à la truelle. Et notamment, pourquoi ne trouve-t-on pas de traces du village entre 1 200 et 800 avant J.-C. ? Qu'est-il arrivé à nos ancêtres ouessantins ? « On peut tout, mais alors tout, imaginer... »

Même question plus d'un millier d'années plus tard. Les derniers vestiges retrouvés datent du Ve siècle. Après ? Il semblerait qu'il n'y ait plus eu de village. Plusieurs hypothèses sont possibles. La christianisation de la Bretagne y est sûrement pour quelque chose.

Les réponses sont là, quelque part, enfouies sous la terre. Mais, quand on est archéologue, « résoudre trois questions, c'est s'en poser dix de plus ». La terre de l'île n'a pas fini de parler.

source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Nos-ancetres-d-Ouessant-veneraient-ils-la-bernique-_3639-2104866_actu.Htm

La visite commence, pluie oblige, par le musée des Phares et Balises qui consacre une exposition à Mez-Notariou.

Jean-Paul Le Bihan, le directeur du Centre de recherches archéologiques du Finistère (Craf) et directeur des fouilles, qui a promis le retour du soleil, mène la visite en passionné.

Seconde étape, direction le site où l'équipe de bénévoles, composée de professionnels, d'amateurs et d'étudiants, donne ses derniers coups de truelles. Les fouilles ont commencé en 1988 mais Mez-Notariou est loin d'avoir livré tous ses secrets.

« L'obstination, l'observation et la générosité », sontpour Jean-Paul Le Bihan, les trois qualités essentielles d'un archéologue. Sans compter le goût de l'effort. Tant mieux, le travail ne manque pas sur le site de fouilles, aussi complexe que passionnant. « C'est de la folie », reconnaît-il.

Il faut un peu d'imagination pour visualiser les bâtiments en place 750 ans avant notre ère car le site ne comporte que des « trous de calage », que les habitants de l'époque utilisaient pour leurs fondations, à savoir des poteaux de bois.

Un vrai casse-tête : deux villages de l'Âge du Fer et de l'Âge du Bronze se superposent, « avec neuf bâtiments et cinq ou six techniques différentes ». Cette année, l'équipe a fait une découverte de taille, un nouveau type de bâtiment.

Trois ans pour étudier deux ou trois structures, au lieu d'un an pour six maisons : au fil des fouilles, l'archéologue a fait le choix de la minutie pour ne pas passer à côté de détails importants.

Les techniques de fouilles se sont aussi affinées grâce à la photographie verticale et la 3D. « Il a fallu adapter les méthodes, c'est une excellente école de formation pour les futurs archéologues. »

Loin de l'image que l'on peut en avoir, l'île n'avait rien d'un lieu isolé et était une escale technique dès l'Âge du Bronze, dans le cadre du trafic maritime. Dans les zones de mer dangereuses, les marins désorientés faisaient parfois appel à des pilotes, des marins des îles pour les guider.

« L'archéologie, c'est 10 % de fouille et le reste est de l'analyse, du nettoyage, de l'étiquetage et de l'écriture. Fouiller pour son propre plaisir n'a pas de sens, il faut publier le résultat de ses recherches », commente Jean-Paul Le Bihan.

Étant donné la richesse du site, les vestiges datent du Néolithique à l'époque gallo-romaine, il a fallu faire appel à des spécialistes. Des chercheurs de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ou du CNRS ont donc participé aux recherches.

Parmi les bénévoles, Marie Karapetz, enseignante à l'Université fédérale du sud Russie, « ce site est une vraie énigme, c'est émouvant d'imaginer les gens qui vivaient là, il y a 2 000 ans. C'est la deuxième fois que je participe et je reviendrai sans hésiter. »
source : http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-Ouessant-abrite-un-site-archeologique-unique_fil-2198515_actu.Htm


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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