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La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

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Macha
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La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

Message par Macha le Mar 1 Mai - 9:11

La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

Introduction

La Chasse aux sorcières est un phénomène intriguant et posant quantité de questions. Elle se prépare lentement, puis se déclenche mystérieusement juste avant les Lumières. Certains éléments semblent anachroniques. Le milieu universitaire s’y intéresse et réévalue ce phénomène depuis que les archives des pays de l’Est se sont ouvertes. C’est l’occasion d’ajouter des nuances à l’analyse anticléricale du XIXe siècle.

La sorcellerie de premier type (XIe au XIIe siècle)

[justify]La Grande Chasse aux Sorcières se prépare au cours des XIe et XIIe siècles, car la répression des minorités se développe. Les minorités juives, les homosexuelles et les sectes sont persécutées pour hérésie par les pouvoirs religieux. Ces persécutions installent un climat de terreur. L’explication en est double : d’abord, les hérésies se multiplient à l’aube du second millénaire et une forte tendance à la persécution apparaît. Cette évolution implique certains changements de comportement qui seront favorables à la Chasse.


Source : http://fr.wikibooks.org/wiki/La_Grande_Chasse_aux_sorci%C3%A8res,_du_Moyen_%C3%82ge_aux_Temps_modernes/La_sorcellerie_de_premier_type_(XIe_au_XIIe_si%C3%A8cle)


Dernière édition par Macha le Lun 2 Sep - 7:32, édité 1 fois
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Macha
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Re: La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

Message par Macha le Mar 8 Mai - 7:42

[quote]La sorcellerie de second type (XIIIe au XVIe siècle)

Fabrication du mythe de la sorcière diabolique et du Sabbat

On peut situer la fabrication du « portrait-robot » de la sorcière du second type vers 1400. Les sorcières qui pratiquent le maléfice de façon marginale deviennent ainsi des envoyées du Diable.

Le portrait-robot est principalement une accumulation d’éléments : le premier est le portrait de la sorcière de premier type dérivée du jeteur de sort antique, le second est le nécromant qui entretient un rapport avec les esprits, le troisième est typiquement le pactionnaire (signant un pacte avec le Diable), enfin on y ajoute la femme volante (strige) de l'Antiquité. Une fois achevé, le portrait reste assez constant.

Le Sabbat, lui, a du mal à s’imposer comme une réalité. D'abord, l’Église émet de sérieux doutes quant à sa réalisation. Bien que beaucoup en parlent, peu y croient au départ. L’Occident finit par y croire sous l’effet de la peur.

L’image que l’on se fait du sabbat est, comme le portrait-robot de la sorcière, le résultat d’une accumulation. Étonnamment, elle est le fait de la classe instruite. Le sabbat est vu comme le rassemblement de sorcières autour du Diable toujours présent au moins symboliquement, de danses de sorcières nues autour d’un feu, de banquet parfois de chair humaine.

Cette mise en place de l’iconographie est très importante, c’est à ce moment que se met en place la “dramaturgie des procès” d’après Guy Bechtel.


Un bûcher en 1513.

[justify]Le rôle de l’Église

Contrairement à l’image qu’en ont donnée les historiens du XIXe siècle, le Moyen Âge n’a pas persécuté massivement les sorcières. Cela est en partie dû à la position de l’Église qui a affiché un scepticisme marqué quant à leurs pouvoirs. L'Église a joué un rôle modérateur.

La position de l’Église devient ambiguë avec le Canon Episcopi, qui dit que le vol de nuit, le sabbat et le fait de provoquer des tempêtes ne sont qu’illusions du Diable et que les personnes les subissant ne sont pas totalement innocentes. Il n’exclut donc pas l'existence du Diable et affirme qu’il trouble l’esprit de certaines femmes.


Source : http://fr.wikibooks.org/wiki/La_Grande_Chasse_aux_sorci%C3%A8res,_du_Moyen_%C3%82ge_aux_Temps_modernes/La_sorcellerie_de_second_type_(XIIIe_au_XVIe_si%C3%A8cle)


Dernière édition par Macha le Lun 2 Sep - 7:34, édité 1 fois
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Fissoul
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Re: La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

Message par Fissoul le Mar 8 Mai - 18:31

merci interressant,

j'aimerai savoir si les certains savants occidentaux ont réussi à connaitre l'origine de la magie , ou et quand ?
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Macha
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La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux Temps modernes La Renaissance où s’affrontent magies savante et populaire

Message par Macha le Mar 5 Juin - 22:19

La Renaissance où s’affrontent magies savante et populaire


Nouveaux courants de pensée

Certains humanistes portent une responsabilité indirecte dans le déclenchement de la Chasse. La Renaissance, en chamboulant les structures de pensée médiévale rationnelle, installe une période désordonnée de magisme et d’intolérance.

La pensée a besoin de se libérer de la scolastique. Quelques humanistes réinventent le platonisme, citons Pic de la Mirandole, Trithième et Paracelse. Cette révolution néoplatonicienne est moins une redécouverte de Platon qu’une réinvention basée sur les détails les plus ésotériques. Ils construisent une magie savante. Pour eux le monde est peuplé de démons qui sont les intermédiaires entre le mage et l’invisible. Il créent une philosophie de la vie et de l’amour. Ils sont en conflit ouvert avec les aristotéliciens et l’Église.

L’Église est exaspérée par ces philosophies nouvelles. Certains ecclésiastiques pensent que ces savants veulent revenir au paganisme. Appuyant l’idée de prédestination, l’astrologie qu’ils utilisent irrite l’Église. Peu à peu, certaines formes d’astrologie sont tolérées, car elles précisent que les astres influencent mais ne régissent pas la vie des hommes. L’existence de ces démons intermédiaires entre les mages et l’invisible fait croire à l’Église qu’elle est dépossédée de son rôle.
Cette magie savante enrichit la sorcellerie de premier type et les nouvelles pratiques sont ensuite compilées et diffusées au travers de « grimoires ». L’Église s’inquiète de voir la magie essaimée dans la population. Notons cependant que les mages servent de paratonnerre ; pendant que l’Église les réprime, elle laisse les sorcières italiennes tranquilles.

L’influence de la Réforme sur la répression

La Réforme et la Contre-Réforme laissent de moins en moins de place à la tolérance. Malgré cette volonté de libertés spirituelles et sexuelles, les freins moraux se font de plus en plus nombreux. La Renaissance encourage les sorcières et les réprime ensuite. La Réforme et le durcissement des lois à l’égard des mages-sorciers et des petits maléficieurs font éclore la Grande Chasse. La Réforme appelle notamment à un retour aux textes bibliques et rejette les bulles pontificales comme le Canon Episcopi. La Bible, même si elle n’évoque pas ces questions très longuement, est beaucoup plus dure que le canon. Dorénavant, les protestants condamnent magiciens et sorciers sans pitié. De plus, la Bible exhorte les chrétiens à user de la force pour convertir ou ramener dans le droit chemin les égarés.

Martin Luther, instigateur de la Réforme, ne consacre pas une part importante de son œuvre aux sorcières, mais réaffirme la nécessité de les tuer. Il craint Satan qu’il voit presque partout. Il dit même l’avoir combattu. Diffusant largement la peur du Diable dans ses ouvrages, il attise encore la haine et la suspicion. Les premiers réformateurs installent un climat de sévérité qui est préjudiciable à tous les persécutés (sorcières, malades, homosexuels, prostituées…). Ils veulent restaurer l’ordre perverti.

Les catholiques partagent avec les protestants cette volonté de rétablir l’ordre. Le Concile de Trente témoigne d’une nouvelle disposition mentale des élites. Le Clergé est rappelé à l’ordre et la doctrine catholique est réaffirmée. Le mysticisme catholique n’a jamais été plus marqué qu’entre 1620 et 1640 pendant le pic de la Grande Chasse. Le Concile entend vraiment combattre la magie et la sorcellerie, du moins dans ses formes non catholiques. Cette volonté est toujours réaffirmée dans les conciles suivants. En 1584, le Concile de Bourges affirme que les magiciens doivent être tués et leurs clients exécutes. La Compagnie de Jésus prend le contrôle de l'Inquisition. Le caractère élitiste de la compagnie se traduit par une efficacité accrue des méthodes inquisitoriales.

http://fr.wikibooks.org/wiki/La_Grande_Chasse_aux_sorci%C3%A8res,_du_Moyen_%C3%82ge_aux_Temps_modernes/La_Renaissance_o%C3%B9_s%E2%80%99affrontent_magies_savante_et_populaire
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Macha
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Re: La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

Message par Macha le Mar 5 Juin - 22:43

@Fissoul a écrit:merci interressant,

j'aimerai savoir si les certains savants occidentaux ont réussi à connaitre l'origine de la magie , ou et quand ?

Pour répondre à ta question, voilà ce que j'ai pu récolter là-dessus. Cet article me semble répondre synthétiquement à ta question.

D'un côté ethnologique, on peut dire que la magie est née avec l'homme et l'amorce d'une société hiérarchisée. Les sorciers, devins etc... ont toujours eu une emprise sur les membres d'un clan, d'une tribu, de par la "spécificité de leur art", au même titre qu'un chef de clan. C'est encore le cas dans certains pays ou des structures sociales similaires fonctionnent encore ainsi.

Plus anciennement, la "magie", la "sorcellerie" étaient fortement liées au force de la nature. Les rituels ou rites étaient en quelque sorte des rituels de protection, ou de demande de clémence, face à l'incompréhension des éléments comme la foudre, les tremblements de terre, les inondations, les sécheresse, qui avaient un impact important quant à la survie du clan par exemple. L'homme depuis son origine observe le monde tel qu'il le voit et le ressent. Avec l'apparition de sociétés hiérarchisées, ces observations ont favorisé la naissance de divinités tutélaires qui ont permis justement d'utiliser la "nature" en parallèle avec la maîtrise de l'agriculture, de la chasse et de la pêche. L'intermédiaire privilégié avec ces divinités tutélaires étaient bien évidemment les "sorciers", et leur rôle était important pour souder les membres d'une tribu, d'un clan. Après bien sûr tout dépendait de l'organisation interne de ces sociétés.

Petite histoire de la magie

La magie est née de l’intelligence.

Face à l’étonnant spectacle de la nature, face aux innombrables mystères qui peuplaient leurs vies et sur lesquels leur intelligence croissante les faisait s’interroger, les premiers hommes n’eurent tout d’abord qu’une réponse : c’est magique !

Pour apaiser les forces supérieures et invisibles qui semblaient diriger l’univers, nos primitifs ancêtres inventèrent alors des rites pour lesquels un officiant s’avéra nécessaire. Ce fut le sorcier. Le sorcier était le seul des humains capable d’égaler la nature, voire de lutter contre. Le sorcier connaissait « les trucs ».
Il semblerait que le plus ancien texte relatant un spectacle de magie ouvertement simulé est un papyrus égyptien, conservé au British Museum. Mais les miracles truqués et présentés comme des manifestations surnaturelles furent bien évidemment innombrables

Cependant, de ces premiers illusionnistes, ceux qui nous semblent les plus proches par l’esprit et la pratique des artistes ce sont les escamoteurs du Moyen Age, eux qui risquaient le bûcher de l’Inquisition à vouloir distraire les foules par leurs tours de passe-passe. En même temps que se développaient ces rudiments de l’art de l’illusionnisme, apparurent les premiers livres.
C’est ainsi qu’au XIXème siècle, Charles Morton ouvrit le premier café-concert et lança ainsi une mode qui allait déferler sur l’Angleterre puis les Etats-Unis et le monde entier.

La Magie en France

En France, à la même époque, Jean-Eugène Robert-Houdin sortait la prestidigitation du Moyen Age pour créer, en 1845, son célèbre théâtre et ses « soirées fantastiques ».
Loin des baraques foraines, des costumes bariolés et des chapeaux pointus, du gros matériel en ferraille et des plaisanteries triviales, Robert-Houdin posait les jalons de la prestidigitation moderne, celle qui évoque irrésistiblement l’univers du rêve.

La magie n’allait dès lors jamais cesser de progresser. Quelques décennies plus tard viendrait l’heure des Kellar, Leroy, Okito, Devant, Carter, Houdini des grandes mises en scène puis des shows musicaux. Parallèlement, la prestidigitation en petit comité – que l’on appelle aujourd’hui le close-up – a toujours existé, s’orientant ces dernières années vers des techniques psychologiques.
Enfin, une nouvelle scène – autre que le théâtre, le cirque ou le cabaret – est apparue en cette seconde moitié du XXème siècle : la télévision.

Source : http://www.talents-productions.com/histoiremagie.htm
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Re: La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

Message par casseron le Mer 6 Juin - 7:27

Pourquoi confondre volontairement magie et illusionnisme ?
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Macha
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Re: La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

Message par Macha le Mer 6 Juin - 7:40

Il n'y a pas confusion volontaire entre magie et illusionnisme. La source de l'illusionnisme est bien la "magie" et plus loin encore la "sorcellerie" telle qu'elle se pratiquait dans des temps lointains et jusqu'à nos jours par ailleurs mais sous des noms différents, comme les sourciers, les devins, les passeurs de feu, magnétiseurs, etc... L'illusionnisme est le nom "moderne" de la magie. Mais tout est explicité dans l'article même s'il s'agit d'une synthèse.
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Re: La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

Message par casseron le Mer 6 Juin - 7:48

Quand on écrit "les sorciers avaient des trucs", cela laisse supposer qu'ils n'avaient que des trucs. Ensuite sont cités uniquement des illusionnistes. Quid de la magie ? Nada...

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Re: La Grande Chasse aux sorcières, du Moyen Âge aux temps modernes

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