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Agriculture en Europe

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Apollyôn
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Agriculture en Europe

Message par Apollyôn le Ven 27 Avr - 13:34

Des recherches de l'Université de Cincinnati ont révélé des traces d'agriculture dans une ancienne zone humide. L'UC a collaboré avec la Southern Albania Neolithic Archaeological Project (SANAP) pour mener à bien cette étude.

Susan Allen, professeur au Département d'anthropologie de l'UC et qui co-dirige la SANAP, explique qu'elle et le co-directeur Ilirjan Gjipali, de l'Institut albanais d'archéologie, ont créé le projet afin de combler une lacune non seulement dans l'archéologie albanaise, mais dans l'archéologie en Europe de l'Est dans son ensemble, en concentrant l'attention sur la transition initiale vers l'agriculture dans la région.

"Pour l'Albanie, il y a eu une lacune importante dans la documentation du Néolithique ancien, la première phase de l'agriculture dans la région", explique Allen, "alors que plusieurs sites du Néolithique ancien ont été fouillés en Albanie dans les années 70 et 80, les restes végétaux et animaux (les clés pour explorer les débuts de l'agriculture) n'ont pas été récupérés sur les sites; de plus, ces sites n'ont pas été datés avec les techniques au radiocarbone. A cette époque (sous Enver Hoxha dirigeant communiste), l'Albanie était fermée aux collaborations externes et donc aux nouvelles méthodologies qui se répandaient partout ailleurs en Europe, tels que l'archéologie de l'environnement et la datation au radiocarbone. Le pays a commencé à former des liens plus étroits avec l'Occident après la mort de Hoxha en 1985 et la chute du communisme en 1989. Cela a ouvert la voie à des collaborations internationales telles que la SANAP, qui ont repoussé la chronologie du Néolithique ancien albanais et ont aidé à révéler la façon dont les premiers agriculteurs ont interagi avec le paysage. "

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Les résultats montrent que Vashtëmi, située dans le sud Albanie, a été occupé en 6500 avant JC environ, ce qui en fait l'un des premiers sites agricole en Europe. La localisation des anciens sites tels que Vashtëmi, à proximité des zones humides laisse à penser que les premiers agriculteurs en Europe ont choisi d'établir des villages fermiers près de ressources abondantes.

Au cours de cette première phase de l'agriculture en Europe, celle-ci s'est faite à petite échelle et elle utilisait des plantes et animaux domestiqués du Proche-Orient.
A Vashtëmi, les chercheurs ont constaté que l'agriculture reposait sur les céréales: l'amidonnier, l'engrain et l'orge.
Concernant les animaux, il y avait des porcs, des bovins, des moutons ou des chèvres, des cerfs, des sangliers, des lapins, des tortues et plusieurs espèces de poissons et d'anguilles.

Ce qui semble évident, c'est que les premiers agriculteurs de la région ont ratissé large pour les ressources alimentaires, plutôt que de s'appuyer principalement sur les cultures et les animaux domestiques, comme on le suppose généralement.
source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2012/04/decouverte-du-plus-ancien-site-agricole.html

La génétique raconte l'arrivée en Europe de l'agriculture
Qatre fragments d'ADN humain vieux de 5000 ans prélevés en Europe du Nord lèvent un voile de l'histoire.

Une analyse génétique portant sur de l'ADN vieux de 5000 ans, extrait de restes humains datant de la fin de l'âge de pierre, permet d'éclairer de manière saisissante l'arrivée et le développement de l'agriculture en Europe. L'étude d'archéologie qui vient d'être publiée dans la revue Science, menée par des chercheurs danois et suédois, montre clairement que l'agriculture s'est bien diffusée des pays du Sud vers ceux du Nord à cette époque-là. Mais elle montre également que les sociétés de chasseurs-cueilleurs et celles des premiers agriculteurs se sont côtoyées. Il y a donc eu transfert de culture aussi bien que de populations à cette époque clé de la fin de la préhistoire européenne, la période néolithique, ou âge de la pierre polie. On parle d'ailleurs de «révolution néolithique» tant les changements qui interviennent sont importants et décisifs pour l'avenir des sociétés humaines.

C'est au néolithique, par exemple, qu'apparaissent les céramiques mais aussi les sépultures mégalithiques. Les os étudiés ont été exhumés de deux sites de ce type, l'un situé sur l'île de Gotland, située à 90 kilomètres à l'est de la Suède en mer Baltique, l'autre sur le continent à Gökhem.

Dans le premier site, les chercheurs ont étudié trois squelettes, ceux d'un enfant d'environ 7 ans, d'un homme de 20-25 ans et d'une femme de 40-50 ans. Outre le contexte archéologique et les caractéristiques des os montrant qu'ils étaient adaptés au froid, les études ont montré qu'ils appartenaient à une société de chasseurs-cueilleurs. Les os examinés venant de Gökhem sont ceux d'une femme d'une vingtaine d'années et les traces archéologiques montrent qu'elle appartenait à une société où l'agriculture était présente. Ces ossements datent tous d'à peu près la même période, il y a 4500 à 5000 ans et les deux sites sont distants d'environ 400 kilomètres.

«Les analyses génétiques que nous avons effectuées, avec toute la rigueur possible, et après comparaison avec les données génétiques issues des populations européennes modernes, montrent que les gènes des chasseurs-cueilleurs sont éloignés de ceux des européens modernes, se rapprochant le plus de ceux des Finlandais, mais que ceux des ossements de celle issue d'une société agricole étaient très proches des populations méditerranéennes», explique Pontus Skoglund, de l'université d'Uppsala, l'un des auteurs de l'étude.

Pour le docteur Philippe Charlier, médecin légiste au CHU de Garches et paléopathologiste, «analyser de l'ADN vieux de 5000 ans est, avec l'expérience et les techniques dont on dispose aujourd'hui, tout à fait sérieux. On a même été beaucoup plus loin dans le passé.»

La question dont débattent depuis longtemps les préhistoriens est de savoir s'il y a eu à cette époque, charnière de la préhistoire et de la protohistoire, une «simple» diffusion de savoir-faire agricole, ou s'il y a eu migrations de populations, les chasseurs-cueilleurs étant progressivement remplacés par des agriculteurs.

«Le plus intéressant, et le plus surprenant, dans notre étude est que des chasseurs-cueilleurs et des fermiers de l'âge de pierre aient des profils génétiques si différents et qu'ils ont certainement vécu côte à côte pendant plus de 1000 ans avant de se mélanger», précise Anders Götherström, l'un des autres auteurs de ce travail.

Les spécialistes estiment que les premières techniques agricoles de domestication et de culture des plantes remontent à quelque 11.000 ans et seraient nées au Proche-Orient. Elles vont progressivement essaimer. «Les colons néolithiques venus du Proche-Orient en passant par l'Anatolie pénètrent en Europe par la péninsule balkanique aux alentours de 6500 avant notre ère, estime le Pr Jean-Paul Demoule *, professeur de protohistoire européenne à l'université Paris-I. De là, ils se répandent en deux millénaires sur l'ensemble du continent, jusqu'à l'Atlantique.» On sait donc maintenant qu'ils ont également «colonisé» l'Europe du Nord et les pays nordiques au fur et à mesure que les conditions climatiques (fin de la période glaciaire) étaient moins sévères et que la remontée du niveau des mers s'achevait.
source : http://www.lefigaro.fr/environnement/2012/04/26/01029-20120426ARTFIG00739-la-genetique-raconte-l-arrivee-en-europe-de-l-agriculture.php


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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Macha
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La génétique raconte l'arrivée en Europe de l'agriculture

Message par Macha le Mar 1 Mai - 8:32

La génétique raconte l'arrivée en Europe de l'agriculture


Scène de vie néolithique (6000 ans avant J.-C.) C'est à cette époque que les chasseurs-cueilleurs vont être remplacés
par les agriculteurs. Crédits photo : ROSSI X. (01-01-2001)/GAMMA/Eyedea Presse


Quatre fragments d'ADN humain vieux de 5000 ans prélevés en Europe du Nord lèvent un voile de l'histoire.

Une analyse génétique portant sur de l'ADN vieux de 5000 ans, extrait de restes humains datant de la fin de l'âge de pierre, permet d'éclairer de manière saisissante l'arrivée et le développement de l'agriculture en Europe. L'étude d'archéologie qui vient d'être publiée dans la revue Science, menée par des chercheurs danois et suédois, montre clairement que l'agriculture s'est bien diffusée des pays du Sud vers ceux du Nord à cette époque-là. Mais elle montre également que les sociétés de chasseurs-cueilleurs et celles des premiers agriculteurs se sont côtoyées. Il y a donc eu transfert de culture aussi bien que de populations à cette époque clé de la fin de la préhistoire européenne, la période néolithique, ou âge de la pierre polie. On parle d'ailleurs de «révolution néolithique» tant les changements qui interviennent sont importants et décisifs pour l'avenir des sociétés humaines.

C'est au néolithique, par exemple, qu'apparaissent les céramiques mais aussi les sépultures mégalithiques. Les os étudiés ont été exhumés de deux sites de ce type, l'un situé sur l'île de Gotland, située à 90 kilomètres à l'est de la Suède en mer Baltique, l'autre sur le continent à Gökhem.

Dans le premier site, les chercheurs ont étudié trois squelettes, ceux d'un enfant d'environ 7 ans, d'un homme de 20-25 ans et d'une femme de 40-50 ans. Outre le contexte archéologique et les caractéristiques des os montrant qu'ils étaient adaptés au froid, les études ont montré qu'ils appartenaient à une société de chasseurs-cueilleurs. Les os examinés venant de Gökhem sont ceux d'une femme d'une vingtaine d'années et les traces archéologiques montrent qu'elle appartenait à une société où l'agriculture était présente. Ces ossements datent tous d'à peu près la même période, il y a 4500 à 5000 ans et les deux sites sont distants d'environ 400 kilomètres.

Migrations de populations

«Les analyses génétiques que nous avons effectuées, avec toute la rigueur possible, et après comparaison avec les données génétiques issues des populations européennes modernes, montrent que les gènes des chasseurs-cueilleurs sont éloignés de ceux des européens modernes, se rapprochant le plus de ceux des Finlandais, mais que ceux des ossements de celle issue d'une société agricole étaient très proches des populations méditerranéennes», explique Pontus Skoglund, de l'université d'Uppsala, l'un des auteurs de l'étude.

Pour le docteur Philippe Charlier, médecin légiste au CHU de Garches et paléopathologiste, «analyser de l'ADN vieux de 5000 ans est, avec l'expérience et les techniques dont on dispose aujourd'hui, tout à fait sérieux. On a même été beaucoup plus loin dans le passé.»

La question dont débattent depuis longtemps les préhistoriens est de savoir s'il y a eu à cette époque, charnière de la préhistoire et de la protohistoire, une «simple» diffusion de savoir-faire agricole, ou s'il y a eu migrations de populations, les chasseurs-cueilleurs étant progressivement remplacés par des agriculteurs.

«Le plus intéressant, et le plus surprenant, dans notre étude est que des chasseurs-cueilleurs et des fermiers de l'âge de pierre aient des profils génétiques si différents et qu'ils ont certainement vécu côte à côte pendant plus de 1000 ans avant de se mélanger», précise Anders Götherström, l'un des autres auteurs de ce travail.

Les spécialistes estiment que les premières techniques agricoles de domestication et de culture des plantes remontent à quelque 11.000 ans et seraient nées au Proche-Orient. Elles vont progressivement essaimer. «Les colons néolithiques venus du Proche-Orient en passant par l'Anatolie pénètrent en Europe par la péninsule balkanique aux alentours de 6500 avant notre ère, estime le Pr Jean-Paul Demoule *, professeur de protohistoire européenne à l'université Paris-I. De là, ils se répandent en deux millénaires sur l'ensemble du continent, jusqu'à l'Atlantique.» On sait donc maintenant qu'ils ont également «colonisé» l'Europe du Nord et les pays nordiques au fur et à mesure que les conditions climatiques (fin de la période glaciaire) étaient moins sévères et que la remontée du niveau des mers s'achevait.

* Auteur de «La révolution néolithique» aux éditions Le Pommier.

Par Jean-Luc Nothias

Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/04/26/
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