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En Australie, c'est l'Homme qui a fait disparaître la mégafaune

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Apollyôn
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En Australie, c'est l'Homme qui a fait disparaître la mégafaune

Message par Apollyôn le Sam 24 Mar - 11:03

Qui de l'Homme ou du climat a eu raison de la mégafaune australienne, il y a environ 40.000 ans ? Les scientifiques ont du mal à s'accorder mais c'est la thèse de l'Homme, chasseur de ces animaux, qui tient désormais la corde. La présence, dans les carottages, de Sporormiella, un champignon vivant dans les excréments d'herbivores, a permis de remettre les événements dans l'ordre.
Il n’est jamais facile de reconstruire le passé lointain et de remettre les événements dans le bon ordre. Concernant l’extinction de la mégafaune en Australie, les scientifiques essaient de comprendre qui, de l’Homme ou du climat, est responsable. En retraçant la chronologie des événements, des chercheurs australiens sont parvenus à déterminer les causes et les conséquences.

Leurs conclusions, exposées dans Science, sont claires : l’arrivée de l’Homme en Australie est antérieure à la disparition de grands animaux, datée d'il y a environ 40.000 ans, et ces deux étapes ont eu lieu avant un profond changement du paysage. Les Hommes ont donc bien chassé les grands herbivores et sont responsables de leur disparition. Ceci confirme partiellement une étude de 2010 qui reposait sur la datation d'outils et de fossiles d'os.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques se sont attardés principalement sur une caractéristique : la présence de Sporormiella dans les carottages. C’est un champignon coprophile : il passe au moins une partie de sa vie à l'intérieur des excréments de grands herbivores. Si on ne trouve pas de trace de Sporormiella dans les carottes, c’est que la mégafaune était absente. Or, justement, il y a environ 41.000 ans, la teneur en Sporormiella a drastiquement chuté. Signe que c’est précisément à cette date que les populations de grands herbivores ont sérieusement décliné.

Qu’est-ce qui peut en être la cause ? Le climat ou l’Homme. Ce dernier est arrivé en Australie il y a environ 45.000 ans. Il fait donc un bon candidat. Quant au changement climatique, on n’en trouve pas de trace. Les chercheurs ont pourtant observé une forte modification de la structure du paysage : les forêts mixtes se sont en effet transformées en forêts sclérophylles (arbustes et buissons). Mais cette étape est postérieure à la disparition des herbivores.

Selon les chercheurs, cette modification est due à une cascade d’événements dont la première cause est bien l’arrivée de l’Homme. À la suite de l’extinction des herbivores, la végétation – pas entretenue par le pâturage – a été davantage exposée aux incendies et c’est à ce moment-là que le changement de paysage s’est produit. Encore plus probable : les humains ont sans doute déclenché de nombreux incendies dans le but de chasser le gibier. La forte teneur en charbon de bois dans les couches de l’époque atteste la recrudescence de ces feux. Tout rentre donc dans l’ordre.

Pourtant, il y a deux semaines, une étude publiée dans Pnas indiquait que l’action combinée de l’Homme et du climat était responsable de l’extinction de la mégafaune sur l’ensemble du Globe, au cours des 100.000 dernières années environ. Les auteurs indiquaient alors qu’il était plus pertinent de prendre le problème dans son ensemble, sur une large échelle géographique. Néanmoins, selon les auteurs de la nouvelle étude, aucun changement climatique notable n’a eu lieu au moment de l’extinction de la mégafaune en Australie. Ces divergences confirment en tout cas qu’il est bien difficile de reconstruire les événements du passé.
source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/en-australie-cest-lhomme-qui-a-fait-disparaitre-la-megafaune_37571/

Chez Homo sapiens, l'excès de prédation est peut-être un travers qui remonte loin. Et, précisément, à la toute première colonisation d'un vaste territoire précédemment vierge de toute humanité. Selon des travaux publiés vendredi 23 mars dans la revue Science, l'arrivée de l'homme moderne en Australie, il y a quelque 45 000 à 50 000 ans, s'est en effet soldée par l'éradication complète - en quelques millénaires tout de même - de la méga-faune qui peuplait l'île-continent au pléistocène.


Ce sujet soulève des discussions animées : d'autres hypothèses sont bien souvent mises en avant, qui exonèrent l'homme dans la survenue brutale de ces extinctions en cascade. Un changement climatique local, par exemple, aurait pu rendre les conditions de sécheresse favorables à de grands incendies, ayant eux-mêmes entraîné des changements à grande échelle sur la végétation. Et, en retour, sur l'ensemble des écosystèmes... S'ils sont confirmés, les travaux menés par Susan Rule (The Australian National University, à Canberra) et ses coauteurs scelleront ainsi un débat vieux de plus de quarante ans, montrant qu'avec un peu de temps devant eux des petits groupes d'hommes armés de pierres taillées peuvent imprimer à un vaste territoire de radicales transformations.

Les chercheurs australiens ont analysé deux grandes carottes sédimentaires prélevées dans le cratère de Lynch, dans le Nord-Est australien. Ils ont pu y détecter un certain nombre de changements intervenus au cours des derniers 130 000 ans : quantité et type de pollens, évolution de la quantité de charbons issus des feux de forêt et de broussailles... Surtout, ils ont pu suivre les variations au cours du temps de l'abondance de petits champignons coprophiles du genre Sporormiella.

Pourquoi eux ? Ces derniers présentent le grand intérêt d'être inféodés aux grands herbivores, dans les déjections desquels ils prospèrent quasi exclusivement. L'abondance des Sporormiella dans les relevés sédimentaires reflète ainsi la quantité de déjections présentes dans l'environnement, donc la prospérité de leurs auteurs - c'est-à-dire une cinquantaine d'espèces de marsupiaux géants, de monotrèmes (ordre auquel appartient notamment l'ornithorynque) de belle taille, etc.

En analysant les enregistrements sédimentaires, les chercheurs ont remarqué une chute abrupte des Sporormiella il y a 41 000 ans. Jusqu'à une quasi-disparition de ces champignons, indiquant celle des grands herbivores. Au cours de la même période, les auteurs notent une augmentation suspecte des taux de charbons dans leur enregistrement sédimentaire. Plus de charbons, donc plus d'incendies.

Or, à cette époque, l'Australie n'est pas touchée par un changement climatique naturel pouvant expliquer une transition à des conditions plus sèches, favorables aux feux de forêt. Les résultats de Susan Rule suggèrent donc fortement que l'excès de charbons découverts dans les sédiments est le fait d'une technique de chasse des premiers sapiens d'Australie, consistant à déclencher des incendies - sans doute pour rabattre leurs proies.

La suite de l'histoire est logique. L'évolution des types de pollens présents dans les sédiments montre que la fin des grands herbivores a été suivie de profonds changements du couvert végétal et de la qualité des sols. Il y a 41 000 ans, la forêt humide commence son recul, en faveur de prairies sèches et de forêts d'eucalyptus, plus clairsemées : les incendies sont en effet moins efficaces que les grands herbivores pour entretenir la fertilité des sols. C'est le début d'un processus dont l'issue se constate aujourd'hui dans l'âpreté de certains paysages australiens.

Les résultats de ces nouveaux travaux participeront de toute évidence à faire avancer le débat, plus général, sur les causes de la disparition de la quasi-totalité de la méga-faune du pléistocène. En Amérique et en Eurasie notamment, de grands animaux comme le mammouth laineux, le rhinocéros, le paresseux géant ont disparu il y a un peu plus de 10 000 ans, sans que les raisons de ces extinctions soient clairement élucidées.

Le réchauffement lié à la fin de la dernière ère glaciaire n'y est sans doute pas étranger, mais les tenants d'une explication humaine sortent renforcés par ces nouveaux résultats. Ces derniers, estime Matt McGlone (Landcare Research, Lincoln, Nouvelle-Zélande), dans un commentaire publié par Science, "montrent clairement que la chasse seule, à une échelle continentale, à une période de faibles changements climatiques et de variations ténues de la végétation, a été suffisante pour éliminer les méga-herbivores".
source : http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/03/23/les-premiers-exces-de-la-chasse-il-y-a-45-000-ans_1674269_1650684.html


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



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Macha
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AUSTRALIE: LA MÉGAFAUNE AURAIT DISPARU À CAUSE DES CHASSEURS ET NON PAS DU CLIMAT

Message par Macha le Jeu 12 Avr - 7:32

AUSTRALIE: LA MÉGAFAUNE AURAIT DISPARU À CAUSE DES CHASSEURS ET NON PAS DU CLIMAT


Le Diprotodon optatum, un marsupial mega-herbivore connu aussi sous le nom de Géant de Wombat ou
Rhinoceros Wombat, était long de trois mètres et haut de deux mètres. Ses parents survivant les plus proches
sont le Wombat et le Koala. (dessin: Peter Murray)

Une équipe de scientifiques provenant de six universités déclare avoir mis un terme au débat de longue date concernant la cause de la disparition soudaine de vertébrés géants de l'écosystème australien, et le changement radical du paysage qui a suivi.

Peu de temps après la disparition de cette mégafaune, il y a eu une évolution rapide de la végétation à travers l'Australie. Alors que le territoire était recouvert de forêts séparées par des zones de prairies ouvertes, elles auraient été rapidement étouffées par les forêts d'eucalyptus.

Le changement aurait été causé par une diminution de la consommation de cette matière végétale par les grands herbivores, ce qui a permis a la forêt de se propager, en outre, cela a également entraîné une accumulation de combustibles sec favorisant les feux de brousse.

Dans les 100.000 dernières années, bon nombre des plus grands animaux de la Terre se sont éteints. Les raisons restent sujettes à controverse.


Les spores de champignons à la base de la théorie.

Ces dernières années, certains scientifiques ont fait valoir que la perte d'habitat par le biais du changement climatique ou le feu avait été un coup fatal. Mais le dernier article, publié dans Science, réfute cette théorie. Le leader de cette étude Chris Johnson, de l'école de zoologie de l'Université de Tasmanie, a déclaré avoir résolu avec son équipe le mystère de la disparition de la mégafaune de l'Australie. Ils ont utilisé une méthode de suivi des grands herbivores dans le temps en comptant les spores de champignons dans leurs excréments.

Le Professeur Johnson a déclaré que les plus grands herbivores - "comme les Diprotodons, marsupiaux ressemblant à un Wombat et de la taille d'un rhinocéros, les kangourous géants, des Goanna plus grands que les dragons de Komodo actuels, une oie géante faisant deux fois la taille de l'émeu et beaucoup d'autres..." - ont produit de vastes quantités de fumier, habités par des champignons spéciaux.

"Les spores de ces champignons peuvent être conservés dans les sédiments dans les marais et les lacs", explique le professeur Johnson. "Comme ces sédiments s'accumulent au fil du temps, ils fournissent des données historiques concernant l'importance de l'abondance des herbivores dans l'environnement. Les particules de pollen et de charbon sont piégés dans les sédiments mêmes, de sorte qu'il est possible de faire correspondre l'histoire de l'abondance de grands herbivores avec des changements dans la végétation et avec le feu. Ensuite, la datation au radiocarbone peut être utilisée."

Le professeur Johnson précise que la recherche a porté en grande partie sur un marécage appelé cratère de Lynch dans le nord du Queensland, où l'enregistrement des sédiments remonte jusqu'à 130.000 ans. "Cela a montré que l'abondance des grands mammifères a été stable jusqu'à il y a 40.000 ans, quand leur nombre a soudainement chuté. Le changement climatique comme cause d'extinction est donc exclu: il y a eu plusieurs périodes de sécheresse avant l'extinction et cela n'a eu aucun effet sur leur abondance. Et quand les animaux ont disparu, le climat était stable.

Le changement d'habitat n'aurait pas pu être responsable de la perte des grands marsupiaux, parce que les forêts herbeuses se sont étendues uniquement après que les spores aient brusquement diminué. Par contre, ces extinctions sont survenues très peu de temps après que des hommes soient arrivés dans la région; ils seraient donc à l'origine de leur brusque diminution. Notre étude n'a pas abordé directement la façon dont les gens ont causé l'extinction, mais le mécanisme le plus probable est la chasse.
"

Les résultats montrent également que les extinctions ont été rapidement suivie par des changements écologiques massifs.

Gavin Prideaux, maître de conférence en paléontologie des vertébrés à l'École des sciences biologiques à l'Université Flinders, pense que cette recherche est une contribution importante à la compréhension de ce qui s'est passé. La théorie désignant le changement climatique comme responsable de la disparition de cette mégafaune se trouverait invalidée.

D'après John Alroy, futur membre du département des sciences biologiques à la Faculté des sciences de l'Université Macquarie, cette nouvelle étude devrait clore le débat: "Les données clés sont les nouveaux spores, et en combinaison avec le charbon de bois et la forêt tropicale, les données polliniques racontent toute l'histoire. Il n'y a tout simplement aucun moyen raisonnable de discuter avec les conclusions des auteurs."


La théorie sujette à controverse

Cependant Judith Field, chercheur à la School of Biological, Earth and Environmental Sciences à l'Université de New South Wales, a déclaré que l'argument était caduque pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, l'affirmation des auteurs selon laquelle le climat était stable pendant la période en question: "le contraire est généralement admis", dit-elle.

De plus, l'hypothèse non prouvée que la mégafaune étaient si abondante que leur disparition aurait déclenché un changement radical dans végétation: "Les faits montrent que la plupart de la mégafaune était éteinte près de 100.000 ans avant l'arrivée de l'homme et il n'y a aucune preuve pour quelque période que ce soir d'extinctions animales significatives."
Field a ajouté qu'il n'y avait aucune preuve provenant de sites archéologiques montrant que des êtres humains avaient chassé la mégafaune. En outre, le plus ancien témoignage de l'occupation humaine dans le nord du Queensland suggère que leurs populations étaient très restreintes.

Finalement, une chose est certaine: la controverse n'est pour l'heure pas en voie d'extinction...

Source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/
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casseron
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Re: En Australie, c'est l'Homme qui a fait disparaître la mégafaune

Message par casseron le Jeu 12 Avr - 8:32


Une équipe de scientifiques provenant de six universités déclare avoir mis un terme au débat de longue date

Ils ne manquent pas de modestie ces jeunes couillons ! Pas une semaine où une "équipe de scientifiques" n'aient définitivement solutionné une énigme.
C'est une catastrophe intellectuelle.

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Re: En Australie, c'est l'Homme qui a fait disparaître la mégafaune

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