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Cinquante squelettes retrouvés sous l’église de Corsier

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Apollyôn
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Cinquante squelettes retrouvés sous l’église de Corsier

Message par Apollyôn le Mar 20 Mar - 8:33

Les ruines mises à jour permettent de retracer l’histoire de l’édifice. Des sépultures datent du IVe siècle



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Des squelettes entiers ont refait surface dans la petite église de Corsier. Fouillant sans relâche le moindre millimètre de terre depuis cinq mois, les archéologues ont fait des découvertes fructueuses permettant de remettre en lumière le temps où l’on se faisait enterrer sous les églises. Les nombreuses sépultures trouvées témoignent des changements de traditions funéraires.

Au centre de Corsier, le son de l’orgue a été remplacé par le grattement des truelles depuis le mois de novembre. «La paroisse souhaitait rénover son église et son presbytère, indique Jean Terrier, archéologue cantonal. Nous avons profité de ces travaux pour pratiquer une fouille. La présence connue d’un grand domaine romain à côté de l’église nous permettait de penser que nous trouverions des choses intéressantes. Nous savons également que les églises qui ont des origines médiévales sont souvent construites sur d’anciennes églises, voire sur des mausolées.»

Sur place, un trou a remplacé le sol du bâtiment. Quelques planches permettent aux deux ouvriers et aux archéologues de se mouvoir sans détruire de précieuses preuves: des sépultures reposent sur la terre. Certaines dans des coffres de dalles, d’autres à même le sol ou encore dans un tronc d’arbre évidé.

Aux côtés des ossements, des pierres permettent de reconstituer l’évolution architecturale des lieux. «Les techniques de construction sont similaires à celles des bâtiments du IVe siècle. La présence d’une tombe aménagée dans un tronc évidé permet de penser qu’un petit mausolée est à l’origine des lieux et qu’il remonte à la fin de l’Antiquité, indique l’archéologue Isabelle Plan, en charge des fouilles. Il s’agissait peut-être d’une chambre funéraire appartenant à la famille du riche propriétaire du domaine romain dont la résidence devait se trouver à proximité de l’église actuelle.»

Dès le VIe siècle, un chœur est aménagé. Cette modification atteste désormais la fonction d’église du bâtiment. «C’est ici que se réuniront les descendants de la famille propriétaire du domaine ainsi que la population locale fraîchement convertie au christianisme», précise Jean Terrier. Au XIIIe siècle, un nouveau chœur est construit au-dessus d’une cave permettant de stocker les réserves du curé. Peu après, un clocher est édifié devant la façade, puis une sacristie. Ce n’est qu’en 1827 et suite à un important chantier de transformation que l’église prend sa forme actuelle.

Si les ruines permettent de découvrir la façon dont différents bâtiments se sont superposés, elles mettent également en évidence le lien étroit qui liait les vivants aux morts. «Les gens voulaient être enterrés au plus près du lieu de prière. Ainsi, les inhumations à l’intérieur des églises seront régulièrement pratiquées jusqu’au VIIIe siècle, malgré les interdictions répétées des évêques lors de leurs réunions conciliaires», précise Jean Terrier.

Ce n’est qu’à partir du début du IXe siècle, sous le règne de Charlemagne, que cette interdiction sera réellement appliquée. «Les ensevelissements dans les lieux de culte reprendront de plus belle entre le XIIe et la fin du XVIIIe siècle, avant de disparaître définitivement», ajoute l’archéologue cantonal.

Si le gros des fouilles est terminé, les chercheurs n’excluent pas de découvrir d’autres éléments importants. Afin de partager leurs hypothèses, trois archéologues issus d’autres cantons viendront observer les lieux au début du mois d’avril.

Les fouilles ne manquent pas d’attirer les habitants du village, curieux de découvrir leur passé. Certains écoliers s’arrêtent d’ailleurs régulièrement pour observer l’avancée des travaux, et plus particulièrement les ossements. La première journée portes ouvertes avait fait la joie des Corsiérois. Une deuxième date de visite a d’ores et déjà été fixée au 31 mars à 16 h. L’occasion de découvrir la progression des recherches.

source : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Cinquante-squelettes-retrouves-sous-l-eglise-de-Corsier/story/14842961


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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