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Le lazaret de Marseillle

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Apollyôn
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Le lazaret de Marseillle

Message par Apollyôn le Ven 2 Mar - 15:42

Les fouilles sur le chantier de Néo-Med city de Bouygues immobilier à Arenc ont mis à jour les vestiges de l’ancien lazaret de Marseille. Au XVIIe siècle, ce site servait à la mise en quarantaine.



Il y a toujours une émotion particulière a fouler du pied une allée de pavés qui mène tout droit à un lazaret du XVIIe siècle. Depuis janvier, le chantier d’un programme de Bouygues immobilier, baptisé Néo-Med city, est à l’arrêt. « Situé au cœur de la future cité sanitaire », juste à côté du futur hôpital Desbief, le programme est sis à l’exact endroit d’un autre équipement sanitaire du XVIIe siècle. Installé en 1663, ce lazaret a accueilli durant 150 ans les marchandises et les hommes pour la quarantaine obligatoire destinée à éviter la propagation des maladies contagieuses dans la ville. Cela n’a pas empêché la Grande peste de 1720 de se répandre à Marseille avant de se propager à toute la Provence. C’est là, sous les pieds du maire venu en cortège visiter le chantier de fouilles, hier, qu’ont été entreposées les marchandises du Grand Saint-Antoine avant qu’elles n’entrent dans la ville et y répandent leurs puces infestées. « D’après les textes, nous savions que le lazaret de Marseille se situait dans ce secteur, explique Valérie Diez, la présidente de Chronoterre, la société qui réalise les fouilles préventives. L’Inrap [Institut national de recherches en archéologie préventive, Ndlr] a réalisé un premier diagnostic. Les deux sondages qu’ils ont effectués ont confirmé que le lazaret se situait en partie sous cette emprise. Les fouilles que nous avons entreprises depuis janvier nous ont permis de mettre à jour ces vestiges. »

A l’écart des pestilences
A l’époque, suivant l’exemple de Venise, les grandes places portuaires s’équipent de lazarets qui permettent de recevoir marchandises et hommes d’équipages durant les périodes de quarantaine. Les archéologues ont mis à jour la pente douce d’une allée empierrée de galets et les bases de vastes piliers. « Ici se trouvait un des quatre hangars qui accueillaient les marchandises mises en quarantaine, détaille Charlie Newman, l’archéologue gallois qui supervise l’équipe de fouilles. A l’emplacement du boulevard actuel se trouvait un aqueduc. L’ensemble du site était entouré d’un épais et haut mur d’enceinte qui devait éviter que les pestilences ne se répandent dans la ville. »
Les navires accostaient au port de l’enclos tout proche afin d’y décharger leurs marchandises. Les navires eux-mêmes restaient en quarantaine sur l’archipel du Frioul ou près de l’île de la Jarre.
A Arenc, il s’agissait essentiellement de lieux de stockage. « Ce type de site administratif ne laisse pas place à beaucoup de surprises : le sol chaulé est très propre. On perçoit la volonté hygiéniste mais les objets sont rares, constate Charlie Newman. Cette campagne de fouilles nous ouvre une intéressante fenêtre sur le passé. » Cette fenêtre se refermera à la mi-avril.
source : http://www.lamarseillaise.fr/societe-quartiers/sous-nos-pieds-les-traces-de-la-grande-peste-25954.html

Quelques vestiges du troisième lazaret de Marseille, hôpital de quarantaine du XVIIe siècle construit entre 1663 et 1668, ont été mis au jour sur le chantier de NéoMed mené par la société Bouygues Immobilier, dans le périmètre d'Euroméditérannée (2e). « D'après les documents historiques, nous savions que le lazaret se trouvait par ici mais les vestiges n'ont jamais été retrouvés jusqu'à maintenant, explique Valérie Diez, la directrice de Chronoterre archéologie, qui gère les fouilles sur le chantier. Deux sondages ont été effectués à 6 et 8 mètres : ils ont permis de constater des niveaux de murs et de sols ».

Le hangar du lazaret
Depuis cette découverte, les archéologues s'activent pour construire un plan de lieux. « Nous avons atteint le deuxième niveau de sol, nous sommes en train de vérifier son état pour faire une typographie », précise Philippe, archéologue. Le sol actuellement mis à jour est celui du hangar du lazaret, en service jusqu'en 1850. Les cargaisons des bateaux soupçonnés d'apporter des maladies étaient stockées dans ce hangar. Il accueillit le navire « Le grand Saint-Antoine », à l'origine de la grande épidémie de peste de 1720, ayant décimé la moitié de la population phocéenne. « Dès que l'on creuse à Marseille, on a des chances de trouver des vestiges, réagit Jean-Claude Gaudin (UMP), le maire de la ville, en visite jeudi sur le chantier. Si vous pouviez conserver les traces sur place, nous préférons, ajoute-t-il s'adressant au représentant de Bouygues. Mais si vous ne pouvez pas, on fera comme on fait ailleurs, on construira ». Bouygues l'assure : le projet immobilier aura bien lieu mais les vestiges intégreront le jardin intérieur.
source : http://www.20minutes.fr/article/890181/vestiges-lazaret-phoceen-mis-jour


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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