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Des empreintes de 7 millions d’années racontent les éléphants d'autrefois

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Macha
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Des empreintes de 7 millions d’années racontent les éléphants d'autrefois

Message par Macha le Ven 24 Fév - 12:25

Des empreintes de 7 millions d’années racontent les éléphants d'autrefois
Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

Des empreintes d'éléphants, vieilles de 7 millions d’années, révèlent la vie sociale des pachydermes de l’époque. Les troupeaux étaient menés par des femelles dominantes tandis que les mâles erraient en solitaire. Le matriarcat était donc déjà en place et sa persistance à l’heure actuelle prouve son efficacité.

Il existe actuellement trois espèces d’éléphant. Deux d’entre elles s’observent en Afrique (l’éléphant de savane, Loxodonta africana, et l’éléphant de forêt, Loxodonta cyclotis) tandis que la troisième vit en Asie (Elephas maximus). Si elles peuvent différer sur bien des critères morphologiques ou génétiques, elles partagent néanmoins un point commun : leurs sociétés sont basées sur le matriarcat. Ce caractère pourrait donc être observé chez un ancêtre commun.

Une découverte récente vient étayer cette hypothèse. Bien que connu depuis longtemps par des bédouins, un site exceptionnel situé en plein désert d’Abu Dhabi a attiré la curiosité des scientifiques à partir de 2001. Il abrite des empreintes fossiles d’éléphants vieilles de 7 millions d’années. En laissant leurs traces dans la boue, les pachydermes préhistoriques fournissent de précieuses informations sur leur vie sociale de l’époque. Ils vivaient déjà en troupeaux, dirigés par une femelle dominante. Les mâles menaient une vie solitaire.

Ces résultats ont été publiés par Faysal Bibi dans la revue Biology Letters. Un institut français de l’université de Poitier, l’IPHEP, est impliqué dans les recherches.



Photographie aérienne du site de Mleisa 1 réalisée à partir d'un cerf-volant. Les empreintes d'éléphant vieilles
de 7 millions d'années ont été colorées en bleu et en vert (la barre d'échelle en bas à droite représente 5 m).
Les trajectoires parallèles ont été laissées par la horde. Treize d'entre elles ne se croisent jamais, laissant croire
qu'au moins treize pachydermes marchaient ensemble. Le tracé du mâle solitaire traverse l'image en diagonale.
© Bibi et al. 2012

Une harde d'éléphants de 13 jeunes et femelles, 1 mâle solitaire

Le site de la découverte, Mleisa 1, est exceptionnel à plus d’un titre. Il abrite des empreintes de pachydermes sur une surface de 5 hectares. Des photographies aériennes ont été réalisées à partir d’un cerf-volant, révélant des trajectoires parallèles de plus de 190 mètres de long, espacées sur une largeur d’environ 30 mètres. Les pistes fossiles dépassent rarement quelques dizaines de mètres.

Suite de l'article : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/des-empreintes-de-7-millions-dannees-racontent-les-elephants-dautrefois_36965/
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Macha
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Les éléphants préhistoriques aussi sociables que leurs congénères actuels

Message par Macha le Mer 29 Fév - 9:35

Les éléphants préhistoriques aussi sociables que leurs congénères actuels



© Mauricio Antón
Une reconstruction de la harde de Mleisa 1 (l'éléphant représenté est
Stegotetrabelodon, la forme fossile la plus fréquente dans la formation de Baynunah).

Si les éléphants sont des animaux sociables, leurs ancêtres préhistoriques l'étaient aussi. C'est ce que révèle un site exceptionnel d'empreintes d'éléphants vieilles de sept millions d'années dans le désert d'Arabie. Les pistes tracées sont les plus longues jamais révélées pour des mammifères et constituent le plus ancien indice d'interaction sociale chez les éléphants préhistoriques. Tels sont les résultats d'une équipe internationale dans laquelle sont impliqués des chercheurs de l'IPHEP1 (CNRS/Université de Poitiers). Cette étude fait l'objet d'une publication dans Biology Letters du 22 février 2012.
Il y a sept millions d'années, la péninsule arabique était traversée d'un système de rivières qui débouchait au niveau de ce qui est aujourd'hui Abu Dhabi.
C'est là, sur le site de Mleisa 1, qu'une équipe internationale dans laquelle sont impliqués des chercheurs de l'IPHEP (CNRS/Université de Poitiers) a découvert, sur une surface de cinq hectares, des empreintes fossilisées d'éléphants datées de cette même époque. Dégagées par l'érosion récente, des pistes tracées, extraordinairement2 longues, mesurent, pour certaines, plus de 250 mètres. Au nombre de treize, ces pistes ont été laissées par une harde3 d'éléphants préhistoriques de tailles et de poids divers, mêlant jeunes et adultes.

Tout comme leurs congénères actuels, les éléphants préhistoriques avaient donc un comportement grégaire. Chez l'actuel, les femelles adultes s'assemblent en hardes incluant les jeunes, tandis que les mâles s'éloignent des groupes à la puberté pour ne revenir qu'aux périodes de reproduction. La présence à Mleisa 1 d'une piste isolée de 260 mètres formée de pas et d'empreintes de grande taille fait supposer un comportement solitaire des mâles, comme actuellement.

Cette étude est d'autant plus intéressante qu'elle permet de mettre en évidence des comportements impossibles à révéler à partir des os et des dents fossilisés.

L'étude et l'interprétation des différentes pistes dans leur totalité comme dans les moindres détails ont été effectuées grâce à la reconstitution virtuelle du site. Par cette méthode, il a été révélé l'ampleur des pistes ainsi que l'importance paléontologique du site.

Cette étude fait partie du programme de recherche Baynunah Paleontology Project. L'analyse des empreintes, des os et des dents fossilisés trouvés non loin du site contribueront à la reconstruction de l'évolution environnementale de la péninsule arabique. A cette période, la péninsule faisait partie intégrante du continent africain et le "rameau humain" y effectuait ses premiers pas.

Ces recherches font l'objet de financements d'Abu Dhabi Authority for Tourism and Culture, de la National Science Foundation (États-Unis), de l'institut international de paléoprimatologie, paléontologie humaine : évolution et paléoenvironnements (CNRS/Université de Poitiers) et de l'Université de Yale.

Notes :
1 Institut international de paléoprimatologie, paléontologie humaine : évolution et paléoenvironnements
2 Les pistes de mammifères, jusqu'à présent découvertes, dépassent rarement les dizaines de mètres.
3 Troupeau d'ongulés sauvages

Références :
Early evidence for complex social structure in Proboscidea from a late Miocene trackway site in the United Arab Emirates, Bibi F., Kraatz B., Craig N., Beech M., Schuster M., and Hill A. Biology Letters, 2012, doi: 10.1098/rsbl.2011.1185.

Source : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2485.htm
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