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Une autre Joconde à Madrid

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Apollyôn
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Une autre Joconde à Madrid

Message par Apollyôn le Mer 1 Fév - 23:34

Le Prado vient d'annoncer qu'il possédait un "double" du portrait de Léonard, réalisé en même temps que le tableau du Louvre.

La Joconde n'est plus seule. Elle a désormais une soeur jumelle, et celle-ci est madrilène. Le musée du Prado, confirmant les révélations du Journal des arts britannique, a annoncé mercredi que ce qu'il pensait être une réplique tardive du tableau de Léonard de Vinci, anonyme et approximativement datée du premier quart du XVIe siècle, provient en réalité de l'atelier même du maître. Et elle aurait été réalisée en même temps que l'oeuvre du Louvre.


C'est la récente restauration du tableau, ainsi que son analyse, qui a permis cette découverte. Jusqu'à présent, la Joconde espagnole intéressait peu les experts : à cause de son fond noir, elle passait pour être l'une des nombreuses copies de Mona Lisa existantes. On supposait qu'elle avait été peinte par un peintre flamand. Or la couche sombre de l'arrière-plan n'aurait été ajoutée qu'au XVIIIe siècle. Nettoyée, l'oeuvre révèle un paysage toscan extrêmement semblable à celui de Léonard.

Plus étonnant encore, les techniques de réflectographie infrarouge récemment utilisées par le Centre de restauration des musées de France pour analyser en détail la Joconde ont été appliquées à sa copie, et montrent que les dessins sous-jacents à la couche picturale sont identiques dans l'un et l'autre cas. Les experts supposent ainsi que le tableau madrilène a été réalisé par un disciple qui suivait pas à pas le travail du maître. Probablement l'un des deux favoris de Léonard : Andrea Salai ou Francesco Melzi.


La découverte est exceptionnelle : selon le Prado, elle devrait permettre de résoudre certaines des énigmes attachées à la Joconde, notamment parce que son état de conservation est bien meilleur. Reste à faire se rencontrer les deux Mona Lisa. L'espagnole pourrait être présentée à Madrid dès la mi-février avant d'être prêtée au Louvre, comme cela était initialement prévu, pour la grande exposition Léonard que prépare le musée en mars. Volera-t-elle la vedette à la Sainte-Anne, dont la récente restauration a provoqué la polémique en France ? Certains des experts jugeaient, en effet, que l'allégement des vernis avait été poussé trop loin. Le cas de la Joconde du Prado pourrait relancer le débat sur la pertinence d'un "nettoyage" des oeuvres anciennes.

source : http://www.lepoint.fr/culture/un-autre-joconde-a-madrid-01-02-2012-1426396_3.php



(avant restauration)

Le musée madrilène du Prado a annoncé mercredi avoir identifié une copie de la Joconde de Léonard de Vinci qu'il présente comme la première connue, exécutée à la même époque que l'original et dans l'atelier du peintre par l'un de ses élèves.

Cette oeuvre, nommée la Mona Lisa du Prado, était connue du musée mais un fond noir occultait le paysage en arrière-plan, très semblable à celui de l'original.

Les spécialistes l'ont découvert en restaurant l'oeuvre, ainsi que d'autres détails qui leur ont permis de mieux dater le tableau.

Sur cette copie, Mona Lisa apparaît plus jeune mais avec le même sourire énigmatique que la Joconde exposée au musée du Louvre à Paris.

Il s'agit probablement de la première copie connue de la Joconde, a affirmé le conservateur de l'Art italien du musée, Miguel Falomir, lors d'une conférence de presse.

Selon lui, les expertises suggèrent que le tableau a été réalisé dans l'atelier du peintre. C'est absolument conforme à la façon de travailler de Léonard de Vinci. Même si, a-t-il ajouté, c'est une oeuvre sur laquelle Leonard n'est pas intervenu.

Pourquoi ne pas l'avoir restauré plus tôt ? Nous avons une collection énorme, nous ne pouvons pas tout restaurer, a-t-il expliqué.

Le tableau était très connu. Il a été durant de nombreuses années exposé en salle. Nous ne savions pas ce qu'il y avait en-dessous la peinture noire, a expliqué pour sa part Gabriele Finaldi, directeur adjoint du Prado chargé de la conservation et des recherches.

Le tableau est étonnamment bien conservé. On ne sait pas pourquoi au 18e siècle, quelqu'un a recouvert l'arrière-plan. C'est peut-être lié aux goûts esthétiques de l'époque, a-t-il ajouté.

C'est très, très proche de ce à quoi la peinture ressemblait en 1505, quand Léonard de Vinci achevait son chef d'oeuvre, a-t-il ajouté.

Outre le paysage, la restauration a permis de révéler d'autres éléments qui mettent en lumière la façon dont les deux portraits ont été élaborés.

Nos collègues du Louvre ont désormais beaucoup plus d'informations qu'ils peuvent utiliser dans leurs recherches sur le tableau, a ajouté M. Finaldi.

Selon lui, si la Mona Lisa du Prado apparaît plus jeune sur la copie, c'est que l'original est très sale. Quand les peintures sont sales, les personnages ont tendance à avoir l'air plus vieux, a-t-il expliqué.

Il a précisé que le tableau prendra place au Louvre dès le 26 mars au côté du chef d'oeuvre original pour une exposition temporaire.

Le portrait de Mona Lisa est une peinture à l'huile réalisée sur un panneau de bois de peuplier entre 1503 et 1506 et représente un buste, probablement celui de la Florentine Mona Lisa del Giocondo. La Joconde est l'un des rares tableaux attribués de façon certaine à Léonard de Vinci.
AFP



Ben je crois bien que je préfére la copie de Madrid moi


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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par Mysan le Jeu 2 Fév - 6:30

moi aussi dailleurs, je me demande meme si la copie ne serait pas plutot l'original ...


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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par FLAM le Jeu 2 Fév - 9:51

Voici à peu près ce que donnait certainement La Joconde à l'époque :


La Joconde restaurée numériquement dans ses couleurs d'origine.


Source de l'image


Vue de cette manière avec ses possibles vraies couleurs, je préfère La Joconde originale plutôt que la copie du disciple... Smile


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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par TrustNo1 le Jeu 2 Fév - 12:31

Elle est magnifique celle de Madrid et les couleurs me paraissent en meilleur état ; il est clair que la ressemblance est assez troublante

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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par Mysan le Jeu 2 Fév - 20:29

Pour une opie je la trouve tres bien realisée
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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par casseron le Jeu 2 Fév - 20:39

D'après ce que j'ai cru comprendre, il ne s'agirait pas d'une copie mais d'un deuxième tableau fait par un élève de Vinci. Il y aurait donc deux vraies Joconde.
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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par TrustNo1 le Ven 3 Fév - 8:34

casseron a écrit:D'après ce que j'ai cru comprendre, il ne s'agirait pas d'une copie mais d'un deuxième tableau fait par un élève de Vinci. Il y aurait donc deux vraies Joconde.

J'atteste j'ai vu l'info sur LCI hier soir c'est bien un deuxième tableau fais par un de ses élèves ; l'élève à presque dépassé le maître au regarde de la qualité de sa toile

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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par FLAM le Ven 3 Fév - 9:50

TrustNo1 a écrit:l'élève à presque dépassé le maître au regarde de la qualité de sa toile
Moi, je ne trouve pas. J'y trouve des défauts déjà dans le dessin : le visage n'a pas l'air d'être pensé et dessiné par rapport à la morphologie d'un crâne. Je dis ça par rapport à l'oeil droit (pour la Joconde posant, son oeil gauche à elle), il me semble un poil trop gros et donne l'impression que la "ligne" des yeux est droite et non courbe.

Puis, au niveau du rendu de l'ombre et de la lumière, le réalisme n'est pas encore ça : observez la séparation entre la tête et le coup ; le contraste est peut-être trop prononcé pour faire réaliste...

Pour les couleurs choisies (et donc créées à la main), je ne dirais rien, elles sont assez subtiles, même si je ne trouve pas une harmonie générale : certaines ont du mal à "vivre" avec les autres.

Pour terminer, je dirais qu'ils ont bel et bien deux styles différents. Le style du "disciple" me fait beaucoup penser au style d'Ingres... (désir d'hyper-réalisme)


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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par TrustNo1 le Ven 3 Fév - 10:32

Je pense un style un peu plus moderne on peut le voir au niveau des couleurs

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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par casseron le Ven 3 Fév - 10:52

Les couleurs sont différentes suite au "nettoyage". Il y a combien de temps que Miss Joconde du Louvre n'a pas été toilettée ?
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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par Schattenjäger le Ven 3 Fév - 10:57

casseron a écrit:Les couleurs sont différentes suite au "nettoyage". Il y a combien de temps que Miss Joconde du Louvre n'a pas été toilettée ?
Excellente intervention. Nous aurons bien des surprises.

Par contre, je fais partie des gens pensant que Léonard de Vinci n'a jamais existé. Je pense comme quelques historiens, qu'il s'agissait plutôt d'un comité d'artiste (une école). Le "Léonard de Vinci" n'était que la signature des oeuvres.

Smile
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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par FLAM le Ven 3 Fév - 11:57

Schattenjägger a écrit:Par contre, je fais partie des gens pensant que Léonard de Vinci n'a jamais existé. Je pense comme quelques historiens, qu'il s'agissait plutôt d'un comité d'artiste (une école). Le "Léonard de Vinci" n'était que la signature des oeuvres.

Smile
Donc, selon cette théorie, le Roi François 1er n'aurait jamais connu de "Léonard de Vinci" ?


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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par Apollyôn le Ven 3 Fév - 13:34



Un gadget sympa pour comparer les deux tableaux : http://cultura.elpais.com/cultura/2012/02/01/actualidad/1328094691_560118.html#comparador

Question drapé, on sent quand même bien la "patte" de Léonard sur les deux tableaux, mais c'est vrai que le visage de la donzelle du Prado est plus lourd, moins harmonieux, un peu de traviole. On sent que le bonhomme s'est appliqué pour faire de son mieux mais qu'il s'est lâché sur le visage... De toutes façons, à l'époque, les ateliers de peintre fonctionnaient de façon un peu curieuse : le maître recevait les commandes, faisait les premières esquisses, dessinait globalement la composition générale et laissait à ses élèves le gros du travail avant de repasser derrière mettre la touche finale et signer, globalement. Ce serait peu étonnant que le dessin de base soit de la main même de Léonard, qu'il se soit fait plaisir sur les détails des drapés (vu ses carnets de dessins, il adorait ça), et qu'il ait laissé le visage au bon soin de son élève.

Pour les couleurs restaurées, elles sont dans l'air du temps, les peintres de la Renaissance aimaient ce genre de couleurs acides et les juxtapositions de couleurs qui piquent les yeux. Beaucoup ressemblent à des lavis à la nicotine à présent à cause du vieillisement des vernis et des pigments organiques.





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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par FLAM le Ven 3 Fév - 15:26

Apollyôn a écrit:Un gadget sympa pour comparer les deux tableaux : http://cultura.elpais.com/cultura/2012/02/01/actualidad/1328094691_560118.html#comparador
Génial, le gadget ! Merci Apollyôn !

Donc, finalement, c'est l'oeil de gauche (du fond) qui est peut-être placé différemment... Mais bon, du croquis à la mise en couleur, on a toujours, finalement des surprises : les erreurs que l'on peut faire lors du tracé ne peut vraiment se voir une fois la couleur, les ombres et les lumières placées (rendues sur le "squelette" du dessin)... Smile


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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par casseron le Ven 3 Fév - 15:48

Les spécialistes commencent à se tirer dans les pattes. Le feuilleton va devenir intéressant. Je ne sais pas si Léonard a existé ou pas, mais je viens de lire qu'on ne savait rien sur son atelier. Mais vu qu'on ne connaît rien, on sait quand même qui étaient ses élèves et comment l'un d'eux a pu "saboter" la Joconde. Donc, plus on ne sait rien, moins on doute.
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Apollyôn
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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par Apollyôn le Mer 28 Mar - 10:06

En parlant de restauration et de couleurs retrouvées

Les visiteurs du Louvre pourront profiter à partir du 29 mars des couleurs rénovées de la Sainte Anne de Léonard de Vinci, résultat de deux ans de restauration. Un défi relevé grâce à des techniques très sophistiquées.

La «sainte Anne» avait piteuse allure. «La couche de vernis sur le tableau s’était oxydée, donnant une teinte très jaune à l’ensemble. Les repeints [couches ajoutées après coup pour masquer les zones où la peinture est écaillée] devenaient plus visibles. Et surtout, le vernis “tirait” sur la couche picturale, causant le soulèvement des peintures, se souvient Vincent Pomarède, conservateur en chef du département des peintures du musée du Louvre. Pour préserver le tableau, il fallait donc alléger ce vernis.»

Au risque de déclencher une vive polémique. Car restaurer La Vierge à l’enfant avec sainte Anne de Léonard de Vinci, l’un des chefs-d’œuvre du maître italien de la Renaissance et l’une des pièces maîtresses du musée, relève de l’exploit. Il faut en effet pouvoir intervenir sans risquer la moindre détérioration, aussi infime soit-elle. Autant d’écueils qui avaient conduit dans les années 1990 à renoncer à un premier sauvetage. «Mais, depuis, l’état du tableau s’était aggravé», poursuit Vincent Pomarède.



Rouvert il y a cinq ans, le dossier a permis d’établir que les progrès techniques permettaient désormais d’enlever du vernis de manière contrôlée. La décision a donc été prise en juin 2010 de procéder à la restauration, pour un budget de 200.000 à 250.000 €, un coût classique pour un tableau de cette taille.

Pourtant, pendant les deux ans qu’a duré l’opération, les esprits ne se sont pas calmés. Le Journal des arts a dénoncé les «menaces» sur ce tableau, regrettant une opération «plus interventionniste que prévu». Et, début janvier, deux experts du comité pour la restauration du tableau ont démissionné, critiquant des méthodes jugées «trop agressives». A l’inverse, d’autres experts comme Jacques Franck, ou l’Italienne Cecilia Frosinini, deux historiens d’art spécialistes de Léonard de Vinci, ont salué une restauration prudente, permettant la mise au jour des vraies couleurs de la Sainte Anne que le public sera appelé à découvrir pour une exposition exceptionnelle au Louvre, à Paris, du 29 mars au 25 juin 2012.

Comment connaître l’épaisseur de vernis ? Comment choisir le bon mélange de solvants ? Pour éclairer ces choix, un comité international de suivi a été constitué, rassemblant 15 spécialistes de la restauration et experts internationaux de Léonard de Vinci. La restauratrice, elle, a été sélectionnée sur appel d’offres parmi six candidats. C’est l’Italienne Cinzia Pasquali qui a été choisie, forte d’une expérience sur plus de 270 œuvres en Italie et en France. Puis, le tableau de Sainte Anne a été examiné à l’aide de techniques dont certaines avaient déjà été mises en œuvre pour ausculter l’œuvre la plus célèbre de Léonard, la Joconde.

Avec un impératif : ne pas ôter le vernis, mais l’alléger, afin de ne jamais toucher aux peintures originales et maintenir une couche protectrice. Un vernis qui atteignait 20 à 40 micromètres (µm) selon les endroits avant d’être aminci de 8 à 12 µm en moyenne, et jusqu’à 6 µm, sauf dans les zones les plus sensibles comme les visages, où 16 à 17 µm ont été gardés. Certaines touches de peinture ajoutées au cours des siècles, appelées « repeints », ont également été enlevées car elles avaient vieilli différemment de la peinture originale, formant des «taches de léopard» à certains endroits. Enfin, sur les parties les plus abîmées, là où il ne subsistait plus de peinture d’origine, Cinzia Pasquali a effectué de discrètes retouches à l’aide de pigments le plus proche possible de ceux utilisés par le maître, avant de revernir le tableau, toujours pour des raisons de protection.





L’ensemble de ces opérations s’est déroulé par étapes successives. «Il faut savoir s’arrêter de restaurer, refaire des prélèvements et des clichés afin d’avoir suffisamment de renseignements pour décider ou non d’intervenir à tel ou tel endroit», souligne Vincent Pomarède. Lorsque cela s’est néanmoins révélé nécessaire, les scientifiques ont procédé à des prélèvements de minuscules écailles de peintures, toujours hors des zones les plus importantes comme les visages. Celles-ci ont d’abord été observées au microscope optique, afin de repérer leurs différentes couches, puis étudiées au microscope électronique à balayage, qui donne des informations sur la composition chimique. Là encore, il s’agissait d’identifier les pigments présents, ainsi que la nature du vernis.

Enfin, chaque couche de l’échantillon a été analysée par chromatographie (un appareil servant à séparer les différents constituants d’une substance), et par spectrométrie de masse (qui classe les molécules en fonction de leur poids, ce qui donne des informations sur leur nature chimique). Ces techniques sont surtout efficaces pour les pigments organiques, ne contenant pas de métaux.

«J’ai effectué trois prélèvements, sur l’épaule et le buste de l’Enfant Jésus, ainsi que sur un repeint situé sur le corsage de la Vierge, indique Sigrid Mirabaud, chercheuse au C2RMF, le Centre de recherche et de restauration des musées de France. Cela m’a par exemple permis d’analyser la composition du vernis, à base de résine et d’huile de lin, et de montrer qu’il s’agit d’un vernis de restauration, et non du vernis déposé originellement par Léonard de Vinci.» En dépit de toutes ces analyses, on ne connaît pas tout du tableau.
«Certains éléments chimiques, les plus légers, ne sont pas détectés, rappelle Michel Favre-Félix, président de l’Association pour le respect de l’intégrité du patrimoine artistique (Aripa). C’est le cas du carbone, de l’oxygène, du phosphore, du soufre, du silicium… La nature de certains pigments de terres, de composés ferreux ou carbonés ou la présence de pigments organiques peuvent donc être difficiles à déterminer.»

Une fois les analyses effectuées, restait à choisir le solvant capable de nettoyer ces vernis sans les traverser, donc sans atteindre les peintures. C’est un mélange de deux solvants qui a été sélectionné : le premier, la ligroïne, attaque très peu le vernis, il sert juste à «véhiculer» le deuxième présent en faible quantité, l’éthanol. Celui-ci est capable de solubiliser le vernis, donc d’en enlever une petite épaisseur. Son principal avantage est de s’évaporer très vite, donc de très peu diffuser après application. Nettoyer le vernis est une tâche très minutieuse : la restauratrice a travaillé millimètre carré par millimètre carré, parfois même sous microscope, à l’aide d’un coton-tige ou d’un pinceau imbibé de ce mélange.

«Les solvants ne s’arrêtent pas strictement au niveau où l’on arrête de les employer, précise Michel Favre-Félix. Leur marge de migration au-delà dépend de phénomènes de diffusion et du temps d’évaporation. Leurs effets sur des couches picturales dépendent des pigments que celles-ci contiennent, voire des résines qui s’y trouvent mêlées. C’est une des raisons de conserver, par exemple sur la Sainte Anne, une couche de vernis suffisamment épaisse comme zone de sécurité.» Certains trouveront que les restaurateurs sont allés trop loin, d’autres, au contraire, qu’ils ont été trop prudents. Pour une œuvre aussi mythique, les débats sont forcément passionnés.

source : http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120327.OBS4700/la-sainte-anne-reprend-des-couleurs.html


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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par Johnny Guoyot le Mer 28 Mar - 10:18

ce qui fait la difference, c'est la patte de Léonard de Vinci, le "sfumato", ce subtil flou que l'on ne retrouve pas sur la Joconde du Prado.


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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par Apollyôn le Jeu 27 Sep - 6:03

Une sœur aînée de la Joconde ?

Les propriétaires affirment qu'il s'agit de la première version du portrait peint par Léonard de Vinci.

Un consortium basé en Suisse va présenter jeudi, à Genève, une version peu connue de la Joconde. Selon le journaliste du magazine The Art Newspaper Martin Bailey, le représentant de ce groupe propriétaire s'apprête à soutenir qu'il s'agit non pas d'une copie de celle du Louvre mais d'un travail préalable. Légèrement plus grande, peinte sur toile et non sur bois, on y voit des colonnes sur les côtés et le paysage du fond est très simple. L'œuvre a été achetée en 1914, par l'artiste et critique Hugh Blaker, qui a vécu à Isleworth, dans l'ouest de Londres.

Contrairement à la Monna Lisa que toute le monde connaît, exécutée entre et 1503-1519, l'Isleworth Monna Lisa semble bien moins craquelée. Blacker avait affirmé qu'elle venait d'une collection d'un aristocrate du Somerset. En 1962, elle avait été achetée par le collectionneur britannique Henry Pulitzer qui l'avait exposée brièvement dans une galerie commerciale de Phœnix (Arizona). Les arguments seront détaillés par Alessandro Vezzosi, directeur du musée communal de Vinci, la ville natale du maître. Certains auraient été fournis par Carlo Pedretti, de l'Université de Californie, réputé le plus grand spécialiste actuel de Léonard.

Lors de l'exposition sur la Sainte Anne la saison dernière, le Louvre avait présenté une copie conservée au Prado. Elle a été acceptée comme une version précoce exécutée dans l'atelier même du génie toscan. L'Isleworth Monna Lisa, qui sera dévoilée par le célèbre joueur d'échecs et amateur de la Renaissance Anatoly Karpov, sera-t-elle admise comme encore plus ancienne par l'ensemble des chercheurs? Rien n'est moins sûr… Il circule quantité de copies du portraits de la belle Lisa Gherardini dans le monde.

source : http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2012/09/25/03015-20120925ARTFIG00620-une-s339ur-ainee-de-la-joconde.php

Le sourire énigmatique de Mona Lisa fascine le monde et les visiteurs du Louvre depuis des générations. Un mystère qui s'est épaissi un peu plus, jeudi 27 septembre, avec la présentation à Genève d'une version antérieure – et controversée – de la célèbre Joconde de Léonard de Vinci.
L'existence de cette "petite sœur" de La Joconde est connue. Mais sa présentation par la Mona Lisa Foundation, au cours d'une conférence de presse organisée dans un palace de la ville, est un événement, savamment orchestré. Le tableau, gardé pendant près d'une quarantaine d'années dans un coffre en Suisse, a été présenté devant plus d'une centaine de journalistes et cameramen accourus pour l'occasion.



Le "Mona Lisa antérieure", qui représente une jeune femme au sourire énigmatique, est plus grand, a été peint sur toile et ses couleurs sont plus vives que La Joconde sur bois accrochée au Louvre à Paris. La posture et les vêtements sont similaires, mais pas le paysage de l'arrière-plan. La toile représente une "Mona Lisa" plus jeune que celle accrochée au Musée du Louvre et, affirme la Fondation suisse, elle a été peinte dix ans avant La Joconde par Léonard de Vinci, et représente la même femme, dix ans plus jeune.

A l'appui de ses dires, la Fondation indique avoir rassemblé les "preuves historiques, comparatives et scientifiques qui démontrent qu'il y a toujours eu deux portraits de la Mona Lisa par Léonard de Vinci, 'la version antérieure' et La Joconde". La Fondation a publié le même jour un livre de 320 pages, intitulé Mona Lisa, la version antérieure, qui rassemble les preuves, selon ses auteurs, démontrant que cette version antérieure a bien été peinte par le Maître.

L'historien d'art Stanley Feldman, membre de la fondation et principal auteur du livre, a expliqué à AP qu'"en réalisant un examen mathématique très élémentaire, nous avons découvert que tous les éléments des deux portraits (...) se trouvent exactement au même endroit". "Il est manifeste pour nous que pour que ce soit aussi précis, aussi méticuleusement exact, seule la personne qui a fait l'un a fait l'autre (...) C'est une extraordinaire révélation en soi et nous pensons qu'elle est correcte", a-t-il ajouté, selon ses propos repris par 20Minutes.ch.

Dès le début du XXe siècle, la possibilité que l'œuvre ait été peinte par Léonard de Vinci (1452-1519) avait été envisagée. Mais à en croire un expert du peintre, Martin Kemp, professeur à l'université d'Oxford, rien ne permet "de penser qu'il y ait eu une version antérieure du portrait de Lisa del Giocondo".

L'analyse scientifique ne permet pas non plus de nier catégoriquement que la peinture soit l'œuvre du maître mais "la réflectographie et les rayons X suggèrent très fortement que ce n'est pas l'œuvre de Léonard de Vinci", a-t-il expliqué à AP. La Mona Lisa d'Isleworth trahit des détails subtils de l'original comme le voile, la chevelure, le voile translucide de la robe, la structure des mains, etc. précise-t-il. Mais "le paysage ne possède aucune subtilité atmosphérique. La tête, comme toutes les autres copies, ne capture pas le caractère profondément insaisissable de l'original."



Le tableau appartient aujourd'hui à un consortium international, dont les membres veulent rester anonymes, et présidé par David Feldman, un commissaire-priseur. Le consortium a acheté le tableau en 2003 aux héritiers d'Elisabeth Meyer, la compagne du collectionneur d'art Henry Pulitzer, lointain cousin de Joseph Pulitzer, créateur du prix éponyme.

Henry Pulitzer a acheté le tableau en 1962, après avoir vendu de nombreux biens mobiliers et immobiliers pour se l'offrir. Après l'avoir acheté, il a déposé le tableau dans un lieu sûr, un coffre-fort en Suisse. A sa mort, en 1979, il a légué le tableau à sa compagne, puis le consortium l'a acquis en 2008 après la mort de cette dernière.
source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/09/27/une-mona-lisa-anterieure-attribuee-a-leonard-de-vinci-presentee-a-geneve_1766956_3246.html


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Re: Une autre Joconde à Madrid

Message par Apollyôn le Lun 18 Fév - 19:18

De nouveaux tests effectués sur une peinture, considérée comme une précédente version de Mona Lisa, montreraient qu'elle est l'œuvre du peintre de la Renaissance.

L'existence de cette «petite sœur» de La Joconde a été révélée en septembre, lors d'une présentation par la Mona Lisa Foundation, à Genève. Depuis, le doute persistait sur ce tableau gardé pendant près d'une quarantaine d'années dans un coffre en Suisse. Cette œuvre est-elle de Léonard de Vinci?

De nouveaux tests effectués sur la peinture semblent prouver que oui. Le maître de la Renaissance a bien réalisé cette Joconde au XVe siècle, selon une fondation d'art basée en Suisse. L'un des tests a été effectué par un spécialiste en «géométrie sacrée», l'autre par l'Institut fédéral de technologie de Zurich, dans la foulée de la découverte, à l'automne dernier de celle que l'on surnomme la Mona Lisa d'Isleworth.

La Mona Lisa exposée au Louvre depuis plus de trois siècles a longtemps été considérée comme unique, et certains experts ont remis en cause l'authenticité de celle qui se trouve en Suisse. Mais de nombreux soutiens ont conduit la Fondation Mona Lisa à prouver l'authenticité de cet autre portrait, qui représenterait la Joconde dix ans auparavant.

La «Mona Lisa antérieure» représente une jeune femme au sourire énigmatique, comme son aînée. Elle a été peinte sur toile et ses couleurs sont plus vives que la Joconde exposée à Paris.

«Lorsque nous ajoutons ces nouvelles découvertes à la somme des études scientifiques et physiques déjà existantes, je pense que tout le monde y verra la preuve écrasante que Leonard de Vinci en est bien l'auteur», estime le vice-président de la fondation Mona Lisa, David Feldman.

Ce consortium a acheté le tableau en 2003 aux héritiers d'Elisabeth Meyer, la compagne du collectionneur d'art Henry Pulitzer, lointain cousin de Joseph Pulitzer, créateur du prix éponyme. Henry Pulitzer a acheté le tableau en 1962, après avoir vendu de nombreux biens mobiliers et immobiliers pour se l'offrir.

Après l'avoir acheté, il a déposé le tableau dans un lieu sûr, un coffre-fort en Suisse. À sa mort, en 1979, il a légué le tableau à sa compagne, Elisabeth Meyer, le consortium l'a acquis après la mort de cette dernière.

source : http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2013/02/14/03015-20130214ARTFIG00408-leonard-de-vinci-aurait-bien-peint-une-autre-joconde.php


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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