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Dijon : Quand le cimetière des pestiférés refait surface

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Apollyôn
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Dijon : Quand le cimetière des pestiférés refait surface

Message par Apollyôn le Jeu 29 Déc - 21:48

Qui dit cimetière dit restes humains. Va-t-il y avoir des fouilles archéologiques pour les exhumer et les transférer ? Qui sont ces personnes enterrées au XVII e siècle ? Reportage.

Un nom qui sonne comme un titre de roman : “Le cimetière des pestiférés”. Alors que des travaux de démolition et de terrassement étaient engagés depuis septembre dans le quartier du Pont-des-Tanneries pour voir sortir de terre plusieurs opérations immobilières, voilà que le Grand Dijon voit ses projets ralentis par cette découverte d’un cimetière datant du XVII e siècle. Mais qu’en est-il exactement de cette nécropole ?



« Placés à la va-vite, recouverts de chaux »


Hans de Klijn est directeur de l’Inrap, l’Institut national de recherches archéologiques préventives, à Dijon. « Des sondages ont été pratiqués entre septembre et novembre, puis un diagnostic a été transmis au service archéologique régional, indique-t-il. Il décidera si des fouilles doivent être engagées. » Autrement dit, c’est l’État et lui seul qui donnera le feu vert pour exhumer les dépouilles, avec l’indispensable travail d’études des restes humains. « Ce genre de ­site est plutôt rare, poursuit Hans de Klijn. Après, c’est l’État qui ordonnera le transfert des dépouilles. »

Reste donc plusieurs questions. Quand aurait lieu cette opération ? Existe-t-il des risques sanitaires ? Beaucoup d’interrogations dont les réponses seront apportées dès le début de cette année 2012. En tout état de cause, si fouilles il y a, le chantier prendra du temps. « On ne sait pas encore quelle est la superficie exacte de la nécropole, explique Hans de Klijn. En revanche, si ce type de site est rare par sa mise au jour, il n’y a pas de valeur archéologique exceptionnelle, pas de monument. »

Devant cette mise au jour, le Grand Dijon se veut pragmatique. Pierre Pribetich, en charge de l’urbanisme pour Dijon et le Grand Dijon, souligne que contrairement à ce qui avait été décidé, et avec ces possibles fouilles, les opérations immobilières débuteront par la tranche située du côté de la rue du Pont-des-Tanneries (lire notre édition d’hier). « Nous avions connaissance de ce cimetière. L’ingénieur en chef de l’Inrap m’a expliqué que tous les malades de la peste, du choléra étaient placés là, à la va-vite, avec de la chaux, car, à l’époque des épidémies, on ne prenait pas le temps de dresser une sépulture digne de ce nom. »

source : http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2011/12/29/quand-le-cimetiere-des-pestiferes-refait-surface


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De cette colossale épave, infinis et nus,
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Apollyôn
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Re: Dijon : Quand le cimetière des pestiférés refait surface

Message par Apollyôn le Ven 20 Jan - 20:47

Urbanisme. Fin octobre, les archéologues de l’Inrap Dijon tombaient sur un ancien cimetière. Des restes humains objets de toutes les attentions.Des centaines de Dijonnais ont été inhumés dans cet ancien cimetière à la suite de maladies aux XVIII e et XIX e siècles. Les dépouilles vont-elles être exhumées ? Explications.

La Commission interrégionale de la recherche archéologique (CIRA) décidera dans les semaines ou les mois à venir s’il faut engager ou non des fouilles dans le quartier du Pont-des-Tanneries, là où un cimetière a été mis au jour fin octobre, début novembre, à l’occasion d’un diagnostic opéré par les archéologues de l’Inrap Dijon-Bourgogne (obligatoire avant tout programme immobilier – ce fut le cas aussi avant le démarrage des travaux du tramway).

Cette ancienne nécropole est située juste en face du foyer pour travailleurs Alis, en contrebas de la voie ferrée, là où des travaux de démolition ont été entrepris au second semestre 2011, dans le cadre d’une opération immobilière portée par la Ville de Dijon et la Semaad. Il y sera construit une résidence hôtelière pour les salariés de la SNCF.

Un cimetière créé en 1785 et fermé en 1841


Patrick Chopelain est archéologue à l’Inrap, l’Institut national de recherches archéologiques préventives. Lui qui a supervisé le diagnostic indique que ce cimetière (appartenant à l’hôpital général) a été créé en 1785 – en même temps que le port du canal – et fermé en 1841. Et de souligner : « On ­connaît le nom de la première personne inhumée, c’était le 15 décembre 1785. Il s’agissait de Dom Calmelet, grand prieur de l’Ordre du Saint-Esprit. » Et, dans ce cimetière, pas de personnes mortes de la peste. « La peste disparaît en France vers 1720, rappelle Patrick Chopelain. Ce sont plus des gens morts du choléra, du typhus, de la variole, etc. » Et combien de dépouilles pourrait-on découvrir sur ce secteur ? « Des centaines, sans doute, d’après les comptes de l’hôpital à la fin du XVIII e siècle, car il y avait entre 150 et 250 morts par an. »

Reste alors une question : le nom des personnes décédées ont-elles été enregistrées ? Est-il possible, aujourd’hui, de savoir qui a été inhumé dans ce cimetière ? « Sûrement, oui. Soit l’hôpital a conservé ces données, soit elles ont été transférées aux Archives départementales », poursuit Patrick Chopelain.

Au final, on comprend que cette première étape du diagnostic pourrait déboucher sur des fouilles. Ce qui permettrait assurément de répondre à nombre de questions, d’autant que des Dijonnais pourraient avoir des membres de leur famille inhumés à cet endroit, sans forcément le savoir. Bref, une affaire à suivre.

Que vont devenir ces restes humains s’il y a fouilles ? Si le diagnostic rendu par l’Inrap se doit d’être le plus objectif possible, une chose est sûre : il y a des squelettes sous terre, dans cette parcelle située devant le foyer Alis. Des centaines, peut-être 1 500 ou 2 000, enterrés soit en fosse commune, soit en tombes individuelles. Et les prénoms et noms sont inscrits dans des registres.

« S’il y a fouilles, elles serviront à déterminer des renseignements sur l’anthropologie, la morphologie des gens qui sont enterrés ici et les maladies, note Patrick Chopelain. Et les restes deviendraient, dans un premier temps, des objets archéologiques, et étudiés comme tels. Après, oui, il pourrait y avoir une procédure de transfert. »

Cette possible fouille de sépultures ne permettrait toutefois pas de mettre un nom sur les restes humains. « Ils seront prélevés, référencés, mais on ne pourra pas les identifier, bien qu’on ait les noms dans des registres. »

« Tout reste humain devient un objet patrimonial »


Autre question, posée par des riverains du quartier dans le cadre de notre premier reportage réalisé fin décembre, celle ­concernant un possible risque sanitaire à exhumer des corps frappés par des maladies, telles que la variole ou le choléra. « Non, il n’y a pas de risques. Que les gens soient rassurés », répond-on du côté de l’Inrap. Et l’Église dans tout ça, a-t-elle un droit de regard sur ces sépultures ? « Aucun, déclare Patrick Chopelain. Il y a dans certains pays des litiges, comme en Israël par exemple ou aux États-Unis avec les Indiens quand il y a des questions de territoires. Cependant, cette question des restes humains nous dépasse largement et est passionnante. Mais la loi en France est claire : tout reste humain devient en premier lieu un objet archéologique, un objet patrimonial. »

source : http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2012/01/20/des-restes-humains-objets-de-toutes-les-attentions et http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2012/01/20/que-vont-devenir-ces-restes-humains-s-il-y-a-fouilles


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