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L’œil sophistiqué du prédateur des mers du Cambrien

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Apollyôn
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L’œil sophistiqué du prédateur des mers du Cambrien

Message par Apollyôn le Jeu 8 Déc - 13:27

Un des plus anciens superprédateurs que la Terre a connu, l’Anomalocaris était déjà doté d’un œil très performant il y a plus de 500 millions d’années.

Les Anomalocarides (leur nom signifie étrange crevette), étaient des prédateurs marins à corps mou et articulés équipés d’appendices buccaux impressionnants qui régnaient sur les écosystèmes marins du Cambrien, il y a 500 millions d’années environ. A cette époque, ces prédateurs considérés comme des géants des mers étaient encore bien modestes : leur taille moyenne était comprise entre 60 centimètres et un mètre et les plus grands spécimens retrouvés atteignent environ deux mètres.

Des fossiles de ces animaux ont été retrouvés en Chine, en Australie et en Amérique du Nord. Du fait de la mauvaise conservation de leurs parties molles, les Anomalocarides ont tardé à être identifiés et classés, les paléontologues qui ont mis au jour les premiers spécimens croyaient qu’il s’agissait de restes appartenant à plusieurs animaux différents.

Aujourd’hui ces animaux sont bien mieux connus, des doutes subsistent encore quand à leur parenté. La découverte d’un nouveau fossile d’Anomalocaris dans les schistes d’Emu Bay, en Australie, pourraient les balayer et confirmer que ces prédateurs marins sont bien liés aux arthropodes, l’hypothèse privilégiée jusqu’alors. Le fossile dégagé est décrit dans la revue Nature par John Paterson, de l’université de Nouvelle-Angleterre en Australie. C’est un spécimen d’un mètre de long à peu près dont les yeux fossilisés ont été exceptionnellement bien conservés.

Leur examen prouve que ce sont des yeux à facettes pédonculés composés d’environ 16 000 lentilles hexagonales, c’est à dires des organes de visions particulièrement complexes et performants. « Ils rivalisent avec les yeux composés les plus perçants des arthropodes modernes», expliquent John Paterson. Les yeux à facettes sont en effet un attribut des arthropodes (insectes, crustacés, araignées…) ce qui apporte une preuve supplémentaire de leur parenté avec ce groupe. Dotés de tels yeux, l’Anomalocaris devait avoir une acuité visuelle très fine ce qui devait en faire un prédateur particulièrement redoutable.

source : http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/20111208.OBS6243/l-il-sophistique-du-predateur-des-mers-du-cambrien.html

Anomalocaris, des grands arthropodes du Cambrien, devaient terroriser la faune marine il y a un demi-milliard d'années. Du moins le pensait-on, car personne n'avait vu leurs yeux. Un fossile vient de parler : ils étaient énormes ! Oui, ces anomalocaris étaient bien des superprédateurs.

Les anomalocaris (« étrange crevette ») sont des arthropodes à corps mou qui vivaient à l’époque du Cambrien, il y a plus de 500 millions d’années. Ces animaux aquatiques, mesurant en général un peu moins d’un mètre, étaient des superprédateurs, au sommet de la chaîne alimentaire. La découverte d’un récent fossile permet d’en apprendre davantage sur la vision exceptionnelle de cet animal qui lui conférait une redoutable habilité à la chasse.

Des fossiles de ces arthropodes ont été retrouvés à plusieurs reprises, notamment dans les schistes de Burgess au Canada. Une des découvertes les plus importantes remonte à quelques mois, quand des fossiles ont été retrouvés dans des roches de l’Ordovicien (au Maroc, cette fois), indiquant que cette famille des anomalocarides avaient peuplé la Terre pendant à peu près 30 millions d’années. Une longévité exceptionnelle.

La découverte des chercheurs anglais, australiens et espagnols est tout aussi importante : en Australie, dans les schistes d’Emu Bay, ils ont dégagé le fossile d’un anomalocaris d’environ un mètre dont les yeux étaient particulièrement bien conservés. On a ainsi pu déterminer qu’ils étaient composés.

Une particularité qui a souvent été suspectée mais jamais confirmée, du fait de la mauvaise qualité des fossiles jusque-là déterrés. Celui-ci en apporte la preuve. Les anomalocaris possédaient bien deux yeux composés et pédonculés, comme les scientifiques le rapportent dans Nature.

Ceux-là mesuraient 2 à 3 cm et comportaient 16.000 facettes appelées ommatidies. De tels yeux se retrouvent à notre époque chez les arthropodes, principalement au sein de la classe des insectes. Mais le nombre d’ommatidies est généralement moins élevé. À titre de comparaison, l’œil d’une mouche n’en possède que 3.200 environ.



Cette structure témoigne d’une vision hors du commun. Un atout précieux pour ce chasseur, qui peut expliquer une longévité si importante. Les auteurs suggèrent d'ailleurs que la présence de tels prédateurs à cette époque pourrait être à l’origine de l’explosion du Cambrien : en exerçant une forte pression de sélection, ils auraient contribué à l’importante diversification des espèces animales.

Cette découverte fournit aussi de nouveaux éléments concernant l’origine des yeux composés. Jusqu’à présent, les chercheurs considéraient que ce caractère était apparu en même temps que les exosquelettes durs, au Dévonien. Des fossiles de l’espèce Schinderhannes bartelsi, un arthropode ayant vécu à cette époque, soit 100 millions d’années plus tard que l’anomalocaris retrouvé, présentaient en effet ces caractères. Mais preuve est désormais apportée que les yeux composés sont apparus plus tôt.

source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/les-gros-yeux-de-lanomalocaris-monstre-du-cambrien_35164/


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



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