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Les secrets du couvent des Jacobins bientôt dévoilés

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Apollyôn
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Les secrets du couvent des Jacobins bientôt dévoilés

Message par Apollyôn le Jeu 8 Déc - 13:24


C'est un gigantesque chantier qui débute au couvent des Jacobins. 8 000 m2 vont être fouillés par des archéologues avec des surprises à la clé.

Pourquoi ? Comment ?


Qu'est ce qui se passe actuellement au couvent des Jacobins ?

Depuis le 30 novembre, une trentaine d'archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) se sont lancés dans un travail titanesque. Sonder, explorer et fouiller les 8 000 m2 du site. « C'est sans doute l'un des chantiers archéologiques les plus importants jamais mené dans le Grand Ouest » explique Gaëtan Le Cloirec, chef du projet. « Nous allons quasiment travailler à l'échelle d'un quartier. Les fouilles devraient durer entre 15 et 18 mois. »

Des archéologues qui seront épaulés par la société de travaux publics Charrier chargée du terrassement. « Nous savons qu'à certains endroits, il y a des strates de 2 m de haut représentant quatre siècles d'histoire. » Une véritable plongée dans l'histoire du site bien avant la construction du couvent qui, lui-même, a évolué pendant les siècles.

Pourquoi cette campagne de fouilles ?

C'est une conséquence directe de la future transformation du couvent en cité des congrès voulue par Rennes métropole. Des fouilles qui ont été prescrites par le service régional de l'archéologie dépendant de la Direction régionale des affaires culturelle de Bretagne. En clair, avant que le site ne soit complètement réaménagé, en extraire tout son passé. « Les Rennais ont une soif de connaissance de l'histoire de ce haut lieu rennais mais aussi breton », souligne Daniel Delaveau, maire de Rennes et président de Rennes métropole. Lors de sondages effectués en 2007 et 2009, les archéologues avaient déjà découvert de nombreux vestiges dont l'existence probable d'une importante cité gallo-romaine remontant au Ier siècle avant Jésus-Christ. De quoi susciter l'appétit des historiens.



Qu'est-ce que comptent trouver les archéologues ?

A priori, beaucoup de choses d'autant que ce quartier a connu d'importants remaniements au cours des IIIe et IVe siècles. « Nous savons qu'il reste des vestiges de murs et sans doute d'habitations », précise Gaëtan Le Cloirec. « L'avantage est que nous allons pouvoir, vu l'étendue des fouilles, obtenir une vision complète du site. » Faire émerger une partie de l'histoire collective. Des fouilles qui s'intéresseront aussi directement au couvent des Jacobins. Derrière les couches de plâtres et d'enduits, redécouvrir des trésors d'architectures. « Nous savons aussi que le couvent a été un lieu sépulcral privilégié qui renferme de nombreuses inhumations. » Qui était enterré là ? De quoi ils sont morts ? D'où venaient-ils ? Une mine d'informations. « Et bien sûr, découvrir des surprises ? »

Qu'adviendra-t-il de toutes les découvertes ?

Celles qui ne présentent aucun intérêt seront laissées sur place après avoir été identifiées, photographiées et répertoriées. Quant aux pièces remarquables, elles seront conservées et archéologues et maître d'oeuvre réfléchiront à leur mise en valeur in situ ou à l'extérieur du bâtiment. Par contre, la Direction régionale des affaires culturelles est formelle sur un point. Les fouilles ne devraient pas dépasser les 15 à 18 mois prévus et aucun cas remettre en question le projet de cité des congrès. Des expositions, publications et animations devraient aussi permettre au grand public de découvrir le fruit de ces recherches.

source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-secrets-du-couvent-des-Jacobins-bientot-devoiles-_-2019617------35238-aud_actu.Htm


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Re: Les secrets du couvent des Jacobins bientôt dévoilés

Message par Apollyôn le Lun 12 Déc - 18:38

Un chantier de fouilles exceptionnel a débuté mercredi à Rennes au couvent des Jacobins: 8.000m² de surface à fouiller pour un budget de 3,5 M€. Une opération qui apportera beaucoup de réponses sur l'histoire du couvent. Il deviendra en 2016 le centre des congrès de Rennes Métropole. Un projet passionnant…

L'une des plus grandes opérations de fouilles archéologiques préventives jamais effectuée en France a démarré au couvent des Jacobins aujourd'hui. Le budget et les moyens mis à disposition n'ont jamais été aussi importants dans le grand ouest. L'Inrap dispose en effet de 3,5 M€ pour ce chantier, financé à 85 % par Rennes Métropole, le reste étant à la charge du Conseil régional et la Drac. Il n'en fallait pas moins pour décortiquer les quatre grandes phases historiques qui ont marqué les 8 000 m² de la surface du couvent.



18 mois de chantier sont prévus pour les fouilles et 30 personnes travailleront à temps plein sur l'ensemble du site. La plupart des entreprises qui assureront les travaux de déconstruction sont implantées à Rennes Métropole. S'ensuivront deux années d'études sur les vestiges retrouvés. La construction du futur centre des congrès débutera quant à elle fin 2013 pour une livraison prévue au printemps 2016.

Fondé en 1368, le couvent des Jacobins est une fondation de l'ordre des Frères prêcheurs, dits encore Dominicains ou Jacobins. Implanté près de la place Sainte-Anne, le couvent se trouve au cœur de la ville ; un emplacement qui offre une vue d'ensemble exceptionnelle sur l'histoire de Condate devenue Rennes. Les fiançailles d'Anne de Bretagne et du roi Charles VIII y sont célébrées dans l'église le 17 novembre 1491. En 1793, le couvent est affecté à l'armée et adapté pour servir de magasins militaires. Jusque dans les années 1980, il abrite le siège des associations sportives de l'armée. En 2002, il devient la propriété de Rennes Métropole.

Des sondages réalisés en 2007 et 2009 ont permis d'obtenir des informations très précises sur ce que vont trouver les archéologues sur le site. "Nous sommes sur un quartier gallo-romain qui évolue entre le 1er et le 4ème siècle après J-C" explique Gaétan Le Cloirec, archéologue à l'Inrap. "Nous avons trouvé la présence de deux axes nord-sud et deux axes est-ouest qui se croisent en plein milieu du couvent. C'est une situation rare et exceptionnelle puisque la cour ouest du couvent formait donc un ilot". Les vestiges sont très denses et en très bon état. L'Inrap sera en capacité de fournir des informations sur l'occupation médiévale avant que le couvent ne soit construit ainsi que sur la période militaire qui a suivi la révolution. Rendez-vous dans 18 mois…


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Re: Les secrets du couvent des Jacobins bientôt dévoilés

Message par Apollyôn le Jeu 2 Fév - 13:46

Depuis le 30 novembre, le couvent des Jacobins, près de la place Sainte-Anne de Rennes, est le théâtre d’un gigantesque chantier de fouille archéologique de 8 000 m². L’opération, qui va durer entre 15 et 18 mois, a déjà mis au jour de nombreux vestiges.


Une vingtaine de sépultures

Dans le premier secteur étudié, le jardin du cloître, les archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) ont découvert des vestiges modernes et médiévaux. Ils donnent des informations sur les étapes de construction du couvent et sur son occupation militaire dans les années 60. Les vestiges gallo-romains, nombreux, révèlent que le jardin est situé sur une ancienne voie romaine très fréquentée, bordée par une galerie de circulation piétonne, dans un quartier alors très commerçant. Des vestiges du XVIIe ont également été mis au jour : une vingtaine de sépultures, éparpillées dans le jardin. Cette zone devait servir de cimetière.


Des dizaines de boutons militaires

De très nombreuses pièces ont aussi été minutieusement sorties du sol par les archéologues : vases, tomettes (petits pavés), clous rouillés… Une découverte plus anecdotique a aussi été extraite d’une fosse dans le jardin : des dizaines de boutons. Ces boutons étaient probablement stockés par les militaires, qui tenaient une boutique de vêtements.


Ces premiers résultats vont désormais se poursuivre par une étude au niveau de l’intérieur des bâtiments.

Ces fouilles, prescrites par la Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne, sont menées en amont de la transformation du couvent en Cité des congrès.


source : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Rennes.-Fouilles-au-couvent-des-Jacobins-des-vestiges-gallo-romains-et-medievaux-decouverts_40771-2039619-pere-bre_filDMA.Htm


Les fouilles archéologiques du couvent des Jacobins ont révélé leurs premiers vestiges : voie romaine, céramiques, sépultures, boutons…


Des Romains y avaient construit un quartier commerçant, des centaines de pèlerins y ont prié, Anne de Bretagne s’y est fiancée et des militaires l’ont réquisitionné… Le sol du couvent des Jacobins, un édifice du XIVe siècle, est riche d’une histoire de deux millénaires. Le site est actuellement étudié à la loupe par une quinzaine d’archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), dirigés par Gaëtan Le Cloirec.


8 000 m2 de fouilles


Depuis le 30 novembre, ce couvent près de la place Sainte-Anne est le théâtre d’un gigantesque chantier de fouille archéologique de 8 000 m².

Chaque couche de terre ou de béton retirée met au jour une nouvelle tranche d’histoire. « Tout l’enjeu consiste à faire apparaître cette chronologie historique dans l’étude du bâti, explique Gaëtan Le Cloirec. On va d’abord enlever toute la première épaisseur, le dallage en béton, puis fouiller petit à petit manuellement jusqu’aux strates les plus anciennes. »


Rue Le Bastard version gallo-romaine


La première phase de fouille concerne le jardin du cloître. Après trois semaines de décapage du sol, « des choses sont apparues » : des fondations de murs, une chaussée, des caniveaux pour les eaux usées, des céramiques. Les archéologues sont parvenus à imaginer le décor de l’époque.

Entre le Ier et le IVe siècle, quand Rennes s’appelait encore Condate, une voie romaine majeure traversait le jardin du nord au sud. « Au IIe siècle ils ont même ajouté une galerie piétonne. C’était un quartier très fréquenté, dynamique, avec probablement des commerces d’orfèvrerie. On pourrait la comparer avec la rue Le Bastard aujourd’hui ! »


Une vingtaine de squelettes


Des vestiges de l’époque médiévale ont aussi été mis au jour. Outre des vases, des clous rouillés, des pavés, de la monnaie, une vingtaine de sépultures étaient éparpillées dans le jardin. Du XVe au XVIIe siècle, le cloître devait servir de cimetière. « C’est une population hétéroclite. Des femmes, des vieillards, des enfants de dix ans, d’origine modeste ou plus noble, raconte l’archéologue. On a même trouvé des gens qui avaient la syphilis ou les vertèbres soudées. Ça donne une idée de l’état sanitaire de la population de l’époque ! »


Des boutons militaires


Au beau milieu du jardin du cloître, de larges fosses en schiste pourpre sont sorties du sol. Ces fondations ont dû être construites par l’armée au XXe siècle, qui avait réquisitionné le bâtiment. « Ces cuves étaient peut-être liées à une activité de blanchisserie », suppose les chercheurs.

Dans une fosse, une découverte plus surprenante : des dizaines de boutons. De toutes formes, agglomérés tous ensemble par la rouille, ces boutons devaient être stockés pour les vêtements des militaires.


Pas assez de place pour tous les pèlerins


Les archéologues s’attaquent actuellement à l’intérieur des bâtiments. Les premiers travaux révèlent une série d’enfeux dans la galerie sud. Ce sont des sépultures de notables de la ville encastrées dans les murs. Des empreintes révèlent que le mur a été repoussé pour agrandir cette galerie. Révélateur, d’après les architectes. « Au XVIIe siècle, le site avait une forte aura. Des pèlerins venaient de partout pour vénérer, dans la chapelle, la vierge de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, réputée pour apporter protection. Et c’est aussi ici qu’Anne de Bretagne s’est fiancée. Il fallait agrandir la galerie pour accueillir cette foule ! »


En 2013, place aux architectes


L’opération de fouille devrait durer entre 15 et 18 mois. En 2013, les archéologues devront laisser la place aux architectes. En 2016, le site accueillera le futur centre des congrès. Ce projet d’ampleur porté par Rennes Métropole comprendra deux auditoriums (1 000 et 300 places), un espace d’exposition et une vingtaine de salles de réunion pour une surface de 13 000 m².


source : _40771-2040065-pere-region--35238-abd_filDMA.Htm]http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rennes.-Deux-mille-ans-d-histoire-au-couvent-des-Jacobins-[galerie-photos]_40771-2040065-pere-region--35238-abd_filDMA.Htm

tout plein de photos ici : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Fouilles-au-couvent-des-Jacobins_9614-202932---------35238-gpd_GaleriePhoto.Htm


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Apollyôn
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Re: Les secrets du couvent des Jacobins bientôt dévoilés

Message par Apollyôn le Lun 5 Mar - 17:51

L’Inrap a démarré fin novembre 2011 un vaste chantier de fouilles archéologiques sur le site du couvent des Jacobins qui devrait durer entre 15 et 18 mois. Cette opération est l’une des fouilles urbaines les plus importantes jamais menées dans l’Ouest de la France.




Le site choisi par Rennes Métropole pour aménager son centre des congrès recèle un fort potentiel archéologique. Les sondages menés par l’Inrap en 2007 et 2009 ont permis de définir trois axes d’étude pour la fouille menée actuellement : le quartier antique, la mutation du quartier antique en faubourg médiéval et l’histoire du couvent des Jacobins. Pour mener à bien ce programme, l’équipe d’archéologues, dirigée par Gaétan Le Cloirec, interviendra à l’intérieur du couvent, dans le jardin du cloître et dans les cours nord et ouest.

La première phase des fouilles est menée dans le jardin du cloître. Les vestiges modernes et médiévaux identifiés ont permis d’obtenir des informations sur les étapes de construction du couvent et sur son occupation militaire tardive. Les vestiges gallo-romains (Ier – IVe siècle), beaucoup plus anciens et très denses (voies, murs, bâtiments…) attestent un quartier antique dynamique.

Fondé au XIVe siècle, le couvent des Jacobins occupe jusqu’au XVIIIe siècle une place majeure dans la vie religieuse de la capitale bretonne et dans la vie politique régionale. Largement restructuré au cours du XVIIe siècle, il périclite durant la Révolution avant d’être transformé en magasins militaires au XIXe siècle. L’armée en reste propriétaire jusqu’en 2002, date à laquelle Rennes Métropole l’acquiert. Le couvent des Jacobins est classé au titre des monuments historiques depuis 1991. Pour autant, une partie de son histoire reste méconnue.

Les premiers résultats des fouilles apportent des données intéressantes sur les différentes phases d’aménagement du couvent. Ainsi, les soubassements d’un bâtiment construit par l’armée au XXe siècle ont été dégagés au milieu du jardin du cloître. Ils comprennent quatre fondations circulaires en schiste pourpre, profondes et massives dont l’usage est encore incertain (elles ont peut-être supporté les cuves d’une blanchisserie). Les archéologues ont laissé ces maçonneries en place, afin de préserver les vestiges antérieurs qu’elles recoupent.

Plus discrètes, des traces de murs (fondations ou empreintes) ont été découvertes dans la partie nord du jardin. Elles indiquent que l’aile du couvent qui se trouve de ce côté du cloître a été décalée au XVIIe siècle. Les murs identifiés semblent correspondre à l’aile d’origine.

Une vingtaine de sépultures d’hommes, de femmes ou d’enfants, dispersées dans le jardin, ont également été mises au jour. Il est donc probable que toute une zone englobant le cloître actuel et située au nord de l’église du XIVe siècle, ait servi quelques temps de cimetière, avant la construction des ailes du monastère.

Côté sud, le dégagement de 80 centimètres de remblais, qui masquaient la base de la galerie du cloître, a permis de dévoiler l’aspect initial du mur en révélant la présence de deux grandes portes.

Ces premiers résultats se poursuivront par une étude des bâtiments, qui implique notamment le piquetage des enduits à l’intérieur de l’édifice.

Le couvent des Jacobins est implanté sur un quartier de Condate, la Rennes antique, qui a connu un développement considérable entre le Ier et le IVe siècle de notre ère. L’intervention en cours, d’une superficie de 8 000 m2, offre l’opportunité d’étudier un îlot complet de l’agglomération antique, cerné par quatre rues mises en évidence lors de fouilles menées précédemment par l’Inrap dans le centre historique de Rennes.

Deux mois après le démarrage des opérations, la fouille du jardin du cloître a permis de mettre en évidence de nombreux vestiges gallo-romains qui bordent une chaussée nord-sud (cardo), déjà identifiée lors d’une fouille menée en 1994 dans la rue de Saint-Malo. Les couches archéologiques de cette période s’accumulent ainsi sur 1,40 m d’épaisseur de part et d’autre de la voie principale. Du côté est, les archéologues ont mis en évidence un ensemble architectural imposant, datant de l’Antiquité tardive (IIIe-IVe siècles), qui comprend une vaste galerie de circulation piétonne longeant la voie. Ils ont également repéré des bâtiments plus anciens, constitués de parois à pans de bois et de sols en béton.

Dans les couches plus anciennes, l’accumulation de nombreux foyers sur des sols en terre battue semblent témoigner d’activités artisanales particulièrement dynamiques aux alentours des Ier et IIe siècles de notre ère. Ce quartier aurait subi d’importants remaniements, à partir du IIIe siècle.

La poursuite des travaux dans le cloître permettra d’étudier plus en détail ce quartier antique et son évolution. Les archéologues étudieront ensuite la cour nord et une partie de la cour ouest du couvent.
source : http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Actualites-des-decouvertes/Les-dernieres-decouvertes/2012-2011/p-14307-A-Rennes-la-fouille-du-couvent-des-Jacobins.htm


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Re: Les secrets du couvent des Jacobins bientôt dévoilés

Message par Apollyôn le Mar 24 Avr - 12:49

Os, tombes et vaiselle antiques sous le couvent des Jacobins



Depuis cinq mois, le couvent des Jacobins, à Rennes, fait l'objet de fouilles archéologiques préalables à la reconversion du site en centre des congrès. Les opérations ont permis de retrouver des restes de l’antiquité et plusieurs squelettes humains.
Des gravats, de la terre, quelques pans de murs abîmés, un vieux puits et des ravalements. C’est l’état actuel des cours nord et ouest, ainsi que des jardins du couvent des Jacobins, place Sainte-Anne, à Rennes. Les façades intérieures du bâtiment sont également passées au peigne fin par plusieurs piqueteurs. Depuis le 30 novembre 2011, une quinzaine de permanents de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) ont entrepris des fouilles archéologiques, sur le futur chantier du centre des congrès de Rennes Métropole.

En présence du maire de Rennes, Daniel Delaveau, le responsable des fouilles, Gaétan Le Cloirec, a présenté ce lundi les avancées de son équipe de spécialistes : « Les travaux ont essentiellement dévoilé des vestiges de l’époque gallo-romaine. Dans les jardins, on a décelé des élévations de plus d’1m50, qui révèlent quatre couches de remblais, soit quatre siècles de surface. On a aussi découvert une trentaine de sépultures. Des restes de squelettes sont en voie d’expertise et on s’attend à en découvrir d’autres quand l’église aura été fouillée. »
Les chercheurs ont découvert une ancienne voie gallo-romaine orientée est-ouest, qui aurait dû croiser celle orientée nord-sud, dans la cour nord. Au lieu de ça, plusieurs bâtiments médiévaux datant du IVe siècle sont situés sur ce qui devait être un carrefour. Il s'agit, pour les archéologues, de déterminer la fonction de cet ensemble contradictoire. Gaetan Le Cloirec note néanmoins deux difficultés entravant l’avancée des fouilles : « On doit travailler en corrélation avec les ouvriers du chantier de déconstruction, ce qui est contraignant. Par ailleurs, on doit faire avec le temps pluvieux de ces dernières semaines. »

De son côté, Françoise Labaune, céramologue de l’Inrap, a effectué un état des lieux des objets récupérés sur le site : « La plupart des fragments collectés sont des vases, des récipients pour contenir le vin, des petits gobelets importés d’Espagne entre le Ier et IIe siècle, des assiettes et de la vaisselle de table. » A l’instar de deux autres permanents, son travail consiste en un nettoyage des trouvailles collectées. Une fois l’opération terminée, les éléments seront inventoriés puis conditionnés pour être analysés dans des laboratoires, ou exposés au musée de Bretagne.
A l’heure actuelle, l’Inrap a collecté près de 35 000 objets de toutes sortes et devrait probablement quintupler ce volume, lorsque les fouilles seront achevées. 90% des fragments sont en céramique. Le reste se partage entre débris de verre, restes d’os d'animaux et petits éléments appartenant à des vêtements de l’époque antique. La fin des recherches interviendra au terme de l’année 2012. Suivra une période post-fouilles de deux années supplémentaires.
D’ici là, l’Inrap propose des visites du chantier gratuites et ouvertes à tous, les samedi 28 et dimanche 29 avril, entre 10 h et 18 h, ainsi que des conférences sur les premières découvertes réalisées, à 11 h, salle de la Cité, à Rennes.
source : http://www.rennes.lemensuel.com/actualite/article/2012/04/23/os-sepultures-et-vaisellle-antiques-sous-le-couvent-des-jacobins-11537.html


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Re: Les secrets du couvent des Jacobins bientôt dévoilés

Message par Apollyôn le Jeu 13 Sep - 13:41

Un temple, des squelettes, de la vaisselle... Le couvent livre de nouveaux secrets. À découvrir ce week-end.
Depuis décembre dernier, archéologues et anthropologues fouillent l'intérieur du couvent des Jacobins. Plus précisément les sous-sols et les élévations. Un mètre de remblai a été enlevé. À certains endroits, deux mètres d'épaisseur ont permis de découvrir des voies, des murs, des bâtiments, des peintures. Mais pas seulement...

En fouillant la cour nord, un îlot urbain du IIIe siècle et quatre rues sont clairement identifiés. La présence d'un bâtiment imposant, positionné sur un carrefour, fait découvrir aux archéologues un temple. Il est construit sur un podium, de forme carré, et sur lequel est adossé un escalier.

Pour Stéphane Deschamps, conservateur régional de l'archéologie à la Drac Bretagne, « la mise au jour d'un temple n'est pas anodin. D'autant qu'à l'époque, les règles d'urbanisme n'étaient pas précises. Ce temple demeure le plus ancien sanctuaire connu de la ville de Rennes. »

Dans la salle capitulaire, reposent plusieurs centaines de sépultures. Des individus adultes issus d'une population laïque. Ceux qui sont enterrés proches du choeur de l'Église seraient plutôt des gens de la noblesse. Établissement religieux, les archéologues ont aussi identifié le squelette de frères dominicains. Et chose étonnante, la présence de cinq sarcophages en plomb : « Ils seront ouverts dans quelques semaines et on devrait découvrir bien d'autres éléments dedans », assure Rozenn Colleter, anthropologue à l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

Sur les 8 000 m2 de fouille, nombre d'objets de la vie quotidienne, comme de la vaisselle en céramique, ont été découverts : « Nous avons trouvé un gobelet à boire du Ier siècle, de la vaisselle de luxe, de table, avec des décors de l'Antiquité, explique Françoise Labaune, archéologue responsable du mobilier. Des vases pour s'alimenter, d'autres pour cuire des aliments. À l'époque, la céramique connaît différents usages.

Le couvent des Jacobins traverse toutes les époques. Car dans leurs trouvailles, l'Inrap a déterré un morceau de lampe à huile du IVe siècle, un flacon de parfum de la fin du Ier siècle, un pot à cuire du XIVe-XVe siècle et un récipient en grès du XVIIe. Maintenant, il ne reste plus qu'à « faire parler ce mobilier, comme le dit Stéphane Deschamps. Le mobilier, ce sont les archives du sol. »

Portes ouvertes lors des Journées européennes du Patrimoine le 15 et le 16 septembre. Visite du chantier archéologique de 10 h à 18 h. Accès au 4, rue d’Échange. Prévoir de bonnes chaussures. Conférences à 11 h et 15 h au théâtre du vieux Saint-Etienne au 14, rue d’Échange. Entrées libres

source : http://www.rennes.maville.com/actu/actudet_-Des-centaines-de-sepultures-au-couvent-des-Jacobins_fil-2209839-3018074_actu.Htm

Une équipe d’archéologues de l’Inrap fouille, depuis décembre 2011, le site du couvent des Jacobins à Rennes. Réalisée sur prescription de l’État (Drac Bretagne), à l’emplacement du futur centre des congrès de Rennes Métropole, cette fouille urbaine est l’une des plus importantes jamais menées dans l’Ouest de la France.
À l’intérieur du couvent, dans le jardin du cloître et dans les cours extérieures, les archéologues recherchent le quartier antique, étudient son évolution en faubourg médiéval et retracent l’histoire du couvent.
Aujourd’hui, de nombreux vestiges gallo-romains sont exhumés dont un temple du IIIe siècle de notre ère. Parallèlement, l’archéologie du bâti, c’est-à-dire l’étude des murs du couvent, révèle l’évolution architecturale de l’édifice du XIVe au XVIIIe siècle.

Les 8 000 m2 de fouille offrent l’opportunité d’étudier l’ensemble d’un îlot de l’antique Condate. Délimité par quatre voies, ce quartier a connu un fort développement entre le Ier et le IVe siècle de notre ère. Les fouilles livrent, sur près de 2 mètres d’épaisseur, une accumulation de voies, murs, bâtiments… Dans le jardin du cloître, de grands édifices des IIIe-IVe siècles – bâtiments publics ou grandes maisons urbaines – succèdent aux ateliers artisanaux qui bordaient un axe majeur de la cité gallo-romaine orienté nord-sud ou cardo.
Dans la cour nord du couvent, les archéologues viennent de mettre au jour un carrefour majeur de la cité, au milieu duquel se dresse un temple. Découverte inattendue, c’est le premier bâtiment public antique mis au jour à Rennes, exception faite de la muraille et des traces d’arc honorifique. Quadrangulaire, de 9 mètres de long, flanqué d’un escalier il s’agit d’un temple sur podium. L’exhumation à proximité de deux statuettes (un coq et un bouc) pourrait évoquer une dévotion à Mercure. Ce dieu du commerce, des voyageurs et des carrefours trouverait parfaitement sa place dans ce quartier très fréquenté, riche en activités artisanales et commerciales.

Fondé au XIVe siècle, le couvent des Jacobins occupe une place majeure dans la vie religieuse de la capitale bretonne et dans la vie politique régionale, jusqu’au XVIIIe siècle. Largement restructuré au cours du XVIIe siècle, il périclite durant la Révolution avant d’être utilisé en magasins militaires au XIXe et au XXe siècles. L’armée en demeure propriétaire jusqu’en 2002, date à laquelle Rennes Métropole l’acquiert. Le couvent des Jacobins est classé au titre des monuments historiques depuis 1991.
Les recherches actuelles associent fouille des sous-sols et étude du bâti, afin de mieux comprendre l’évolution du couvent, de sa construction à nos jours. Ainsi, la salle capitulaire, où les frères se réunissaient, se trouve au milieu d’un espace aujourd’hui décloisonné. Les traces d’une première salle du chapitre viennent d’être retrouvées un peu plus au sud. Cet établissement religieux était florissant comme en attestent les nombreux éléments de décoration. Les sols de la chapelle de Bonne-Nouvelle et des galeries du cloître étaient composées de tomettes formant des motifs, dont les empreintes sont encore bien visibles. Ils étaient associés à une élévation ornée de pilastres peints à chapiteaux en relief.
Le couvent des Jacobins, fut aussi un lieu sépulcral privilégié, et renferme de nombreuses inhumations du début du XVe au XVIIIe siècle. Plusieurs centaines de sépultures ont été fouillées dans l’église et la galerie des enfeus. Elles donneront lieu à une importante étude anthropologique.

http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques-de-presse/Les-derniers-communiques/Communiques-nationaux/p-14997-Decouverte-d-un-temple-antique-sous-le-couvent-des-Jacobins-a-Rennes.htm#


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