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Un trésor antique découvert dans le Gers : des pièces romaines vieilles de 1700 ans

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Apollyôn
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Un trésor antique découvert dans le Gers : des pièces romaines vieilles de 1700 ans

Message par Apollyôn le Mar 8 Nov - 20:46

Le secret était bien gardé. Depuis le printemps naissant et la découverte de quelques dizaines de pièces en bronze par deux membres du Groupe lislois de recherche archéologique et historique, rien n'avait filtré. Dans ce champ, une vaste parcelle agricole à flanc de coteau de L'Isle-Jourdain, il a fallu attendre la récolte de maïs pour que les fouilles puissent débuter.

Organisées le week-end de la Toussaint durant quatre jours, elles ont permis de mettre au jour trois amphores contenant des milliers de pièces de monnaie en bronze frappées entre 290 et 310 de notre ère à Rome, Londres, Lyon, Carthage ou Trèves (Allemagne), selon les premières expertises. Un trésor exceptionnel.

L'origine du trésor
« À l'époque, L'Isle-Jourdain est sans doute un relais routier. L'un des riches propriétaires fonciers établis sur les coteaux, au-dessus des marécages, aura thésaurisé et caché ses économies », suppose Michel Vaginay, conservateur régional de l'archéologie. « L'époque est troublée, politiquement et économiquement, note-t-il par ailleurs. C'est aussi une époque de dévaluation monétaire. »

« On frappe de nouvelles monnaies, mais à chaque fois on en diminue un peu le poids. C'est pour cela que dans le lot on a des pièces de dix à cinq grammes. En vingt ans, on a divisé par deux le poids des monnaies », dit-il.


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« Une grosse découverte »

« C'est une découverte importan- te dans la mesure où des dépôts de ce nombre-là pour cette période-là ne sont pas fréquents, explique le conservateur régional de l'archéologie, Michel Vaginay. On en saura plus quand on aura pu étudier les monnaies, mais des dépôts de cette importance-là, il n'y en a pas beaucoup en France et même en Europe. C'est une grosse découverte. »

Plusieurs membres du Groupe lislois de recherche archéologique et historique ont accompagné les archéologues professionnels lors de ces fouilles qui se sont achevées le lundi 31 octobre. Parmi eux, les deux membres à l'origine de la formidable révélation, qui souhaitent pour l'instant rester anonymes.

En mars dernier, ces amateurs n'étaient pas venus sur place par hasard : ils avaient relevé dans une publication des années 90 mention de la découverte de quelques monnaies romaines et de divers objets dans le même champ. Il a tout de même fallu un sacré « coup de chance », dixit Jean-Pierre Cantet, le président de l'association, pour qu'ils tombent sur 250 pièces, à la surface du sol. L'érosion d'une part puis la casse des amphores par les labours ont sans doute permis de les faire remonter.

Place aux études

Rapidement avertis, les services archéologiques, en attendant la récolte de maïs, ont prié pour que la nouvelle ne s'ébruite pas et que des chercheurs clandestins ne les devancent pas. Au final, ils sont tombés la semaine dernière sur un dépôt qui n'a pas fini de les occuper…

« Les amphores ont été prélevées en bloc et ont été acheminées vers Toulouse, de façon à faire des études en laboratoire, explique Jean-Pierre Cantet. Maintenant, il leur faudra trois ou quatre ans pour que ces découvertes livrent tous leurs secrets. » Et le Lislois de préciser qu'une conférence, organisée par les services archéologiques, pourrait avoir lieu en début d'année prochaine afin d'expliquer les fouilles et cette découverte aux habitants de L'Isle-Jourdain.

Le trésor est difficilement estimable pour l'heure. Les services de l'État vont également devoir trancher l'épineuse question des droits de propriété de chacun, à arbitrer entre l'État, les inventeurs et le propriétaire du terrain. La propriétaire est une femme résidant à l'étranger et qui loue ses terres à un métayer.
(source : http://www.sudouest.fr/2011/11/08/des-milliers-de-pieces-retrouvees-en-plein-champ-547870-2461.php)





Le trésor de pièces romaines trouvé dans un champs de maïs dans le Gers


Sur la commune de l'Isle Jourdain, un agriculteur cultivait sa terre où étaient enfouies des milliers de pièces.

Après la fouille de la parcelle, les archéologues ont mis à jour trois amphores romaines contenant des milliers de pièces de monnaies en bronze. Leur datation remonte à 1700 ans.


La découverte du trésor en surface de dizaines de pièces par deux amateurs remonte à quelques mois. Le secret a été bien gardé jusque-là, le temps que la récolte du champ soit moissonnée et que l'équipe archéologique prenne le relais. La récolte effectuée, les sondages révèlent la présence des amphores, deux hautes d'environ 80 cm, une troisème de 40 cm, remplies de monnaies. Les pièces ont été mises en sécurité au cours du week-end de la Toussaint, a expliqué lundi le conservateur régional de l'archéologie, Michel Vaginay.

Ce trésor révèle des pièces de bronze, frappées entre 290 et 310 de notre ère à Rome, Londres, Lyon, Carthage ou Trèves (Allemagne), selon les premières expertises. "C'est une découverte importante dans la mesure où des dépôts de ce nombre là pour cette période là ne sont pas fréquents", a-t-il dit à l'AFP, "on en saura plus quand on aura pu étudier les monnaies, mais des dépôts de cette importance-là, il n'y en a pas beaucoup en France et même en Europe; c'est une grosse découverte".

Les services de l'archéologie ont été mis sur la piste par deux bénévoles qui, au début de l'année, avaient prospecté aux alentours de L'Isle-Jourdain, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Toulouse. Ces amateurs prospecteurs n'étaient pas venus là par hasard : ils avaient relevé dans une publication la présence de quelques monnaies romaines et de divers objets dans le même champ. Ils y ont alors décelé 250 pièces, signalées aux services archéologiques. Ces derniers s'accordent avec le propriétaire du terrain et le fermier pour laisser passer les récoltes de maïs avant d'organiser une fouille. "On se doutait qu'avec 250 monnaies en surface, il devait rester quelque chose en dessous", explique le conservateur.

Pendant des mois, les détenteurs du secret assurent la discrétion afin que des chercheurs clandestins ne devancent pas les archéologues. Les récipients avaient été enterrés tellement près du sol - ou celui-ci a tellement été arasé par des générations d'agriculteurs - que "la grande surprise, a été de retrouver seulement maintenant" le trésor, dit le maire, Alain Tourné, dans la confidence depuis février.

La surface abonde de morceaux de poteries et de briques. Mais "on est sûrement là sur de gros domaines ruraux gallo-romains", avance le conservateur régional. A une époque où L'Isle-Jourdain est sans doute un relais routier, un des riches propriétaires fonciers établis sur les coteaux, au-dessus des marécages aura caché ses économies, suppose-t-il. L'époque est troublée, politiquement et économiquement, à Rome et dans les provinces,

note-t-il. C'est aussi une époque de dévaluation monétaire. "On frappe de nouvelles monnaies, mais à chaque fois on en diminue un peu le poids. C'est pour ça que dans le lot on a des pièces de dix à cinq grammes. En 20 ans, on a divisé par deux le poids des monnaies", dit-il.

Les services de l'Etat vont maintenant devoir trancher l'épineuse question des droits de propriété de chacun, à arbitrer entre l'Etat, les inventeurs et le propriétaire du terrain. A Millau, les pièces d'or retrouvées dans la cave d'un jeune couple et estimées à 100 000 euros ont été réclamées par l'Etat.
(source : http://midi-pyrenees.france3.fr/info/un-tresor-de-pieces-romaines-dans-un-champ-de-mais-71170925.html)

voir aussi ici : http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/08/1210858-l-isle-jourdain-dans-les-amphores-des-milliers-de-pieces.html et là http://www.lepost.fr/article/2011/11/08/2632812_un-tresor-antique-decouvert-dans-le-gers-des-pieces-romaines-vieilles-de-1700-ans.html


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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