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"Et les hommes peuplèrent la Terre...."

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Apollyôn
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"Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par Apollyôn le Mer 2 Nov - 13:45

Pascal Depaepe, directeur scientifique et technique de l'Inrap a contribué aux Grands Dossiers des Sciences Humaines n° 24 (septembre - octobre - novembre 2011) titré "Asie, Afrique, Amérique... L'histoire des autres mondes" par un article intitulé "Et les hommes peuplèrent la Terre...".
Il y a environ 2 millions d’années, des hommes 
quittèrent l’Afrique pour se répandre en Eurasie. 
Cette première migration marquait le début 
d’un processus continu, qui a abouti à ce que notre 
espèce se répande sur la planète entière.

L’homme est le seul mammifère occupant la quasi-totalité de la planète, exception faite de quelques régions comme l’Antarctique. Ce formidable succès tient pour l’essentiel au développement de sa technologie, qui lui a permis l’accès à des environnements étrangers à ses terroirs d’origine : les savanes africaines. L’homme est en effet mal adapté aux environnements froids : il n’a pas une couche de graisse sous-cutanée, ni une épaisse fourrure, l’une et l’autre peu utiles sous les latitudes africaines.


Premières incursions 
hors d’Afrique
Cependant les hominidés ont parcouru de vastes territoires, même avant d’avoir acquis les technologies leur permettant de totalement s’affranchir des contraintes physiologiques développées en réponse à leurs premiers environnements africains. Ainsi, le site de Dmanisi, en Géorgie, a livré les plus anciens restes humains découverts hors d’Afrique. Ce site fut occupé il y a environ 1,8 million d’années par un hominidé présentant des caractéristiques voisines de celles d’Homo erectus (pour les différents types d’Homo évoqués dans ce texte, fresque ci-dessous), avec quelques traits rappelant son prédécesseur, Homo habilis. Ces populations africaines se dispersant vers l’Asie et l’Europe ont traversé le Proche-Orient, où malheureusement aucune découverte de ce type n’a encore été réalisée.


Il faut garder à l’esprit que les découvertes de ce type sont exceptionnelles. Car même si les périodes concernées sont longues, la très faible densité de la population humaine (quelques milliers d’individus sans doute, guère plus) et les phénomènes destructeurs, survenus avant et après l’enfouissement des vestiges, font que les traces les plus anciennes sont rarissimes. Aussi les sites et fossiles connus ponctuent de manière très lâche une chronologie et une géographie. Chaque découverte est susceptible de remettre en cause la précédente. Il est tout à fait possible que nous découvrions un jour un autre Dmanisi ailleurs, en Espagne par exemple où les plus anciens fossiles approchent 1,2 million d’années.


La route vers l’Europe a très certainement suivi le tracé des côtes méditerranéennes : Turquie, Grèce, rivages balkaniques, Italie, France, Espagne. Le site d’Atapuerca, en Espagne, a livré une impressionnante collection de populations fossiles s’étageant entre - 1,2 million d’années et - 300 000, les premières étant à ce jour les plus anciennes traces d’occupation en Europe occidentale. En France, le site de Lézignan-la-Cèbe attesterait d’une présence humaine vers - 1,6 million d’années, mais cette découverte récente doit encore être confirmée et des fouilles y sont actuellement en cours. En revanche le site du Vallonet est occupé autour de - 1 million d’années, date vers laquelle il semble acquis que le bassin méditerranéen est durablement peuplé, au contraire des plus hautes latitudes, peu fréquentables durant les épisodes climatiques froids.


Des traces d’occupations septentrionales existent cependant, comme à Happisburgh (Angleterre) où des hominidés ont vécu il y a au moins 800 000 ans, dans un climat proche de celui actuellement rencontré dans le sud de la Scandinavie. Néanmoins, les incursions de ces hommes au-delà du 45e degré de latitude nord (Bordeaux) semblent encore rares, du moins jusqu’à l’acquisition de la maîtrise du feu vers - 400 000 à - 500 000 ans.


Vers l’est de l’Ancien Monde, il semble que dès - 1,8 million d’années, soit dans le même espace chronologique que Dmanisi, des hominidés aient atteint la Chine (site de Longuppo Cave), et ensuite assez rapidement le Sud-Est asiatique jusqu’à l’Indonésie et l’île de Florès, point extrême de l’avancée vers l’est d’Homo erectus. Ces populations d’Homo erectus peuplant dès lors ces vastes régions semblent s’y maintenir très tardivement, peut-être même jusqu’il y a peu (quelques dizaines de milliers d’années ?).


L’homme moderne 
se répand sur la Terre

Selon la théorie dite « Out of Africa », l’homme moderne apparaît en Afrique de l’Est ou du Sud vers - 200 000, et quitte le continent africain environ 100 000 ans plus tard pour gagner le Proche-Orient. Il y partage d’ailleurs un peu plus tard avec Néandertal, descendu d’Europe occidentale et centrale une même culture technique, le moustérien*… Et même un peu plus au vu des quelques traces néandertaliennes présentes dans notre ADN, et cela de l’Europe jusqu’en Nouvelle-Guinée. Cette répartition géographique amène à penser que Néandertal n’est pas descendu jusqu’en Afrique, et que des retours vers l’Afrique de populations d’Homo sapiens porteurs de quelques gênes néandertaliens n’ont pas eu lieu, ou alors en nombre très limité.


À partir de là, le mouvement s’accélère, et semble-t-il tout d’abord vers l’est. En effet, sans que l’on connaisse précisément les étapes de ce très long trajet, une présence d’Homo sapiens est attestée en Australie à Lake Mungo entre - 60 000 et - 45 000 ans.


L’arrivée en Europe est plus tardive : les premières traces remontent à environ - 40 000 ans (le site d’Oase, en Roumanie, a livré le plus ancien crâne d’Homo sapiens européen). Mais en moins de 10 000 ans les hommes modernes atteignent les limites occidentales de l’Ancien Monde, de l’Angleterre à Gibraltar, et y supplantent définitivement les Néandertaliens. Ces derniers disparaissent il y a 25 000 à 30 000 ans, concomitamment à l’arrivée des Homo sapiens et pour des raisons encore largement discutées. Certains vont jusqu’à parler de génocide, mais des indices laissent cependant penser que cette population était déjà sur le déclin avant l’arrivée des Homo sapiens en Europe.


Enfin, des populations originaires de l’Est asiatique traversent le détroit de Béring il y a environ 20 000 ans, sans doute à l’occasion de sa mise au sec lors de phases froides (la retenue de l’eau sous forme de glaces dans les pôles a eu pour conséquence une forte baisse du niveau des mers, jusqu’à - 120 mètres par rapport à aujourd’hui), et/ou par cabotage le long des côtes. Ils peuplent les Amériques et en atteignent rapidement l’extrémité méridionale, il y a environ 12 000 ans. Certains chercheurs avancent néanmoins des dates plus anciennes pour ce peuplement, difficilement prouvables à ce jour. 


Il faut noter que les dates supposées de l’expansion d’Homo sapiens sont pour certains auteurs à mettre en relation avec l’apparition de phénomènes considérés comme nouveaux et propres à ce genre humain : l’expression artistique et la parole. D’autres en revanche mettent en avant les actes symboliques pratiqués par les Néandertaliens, comme l’utilisation de colorants ou encore leurs sépultures.


Un scénario simple
 mais contesté
La théorie du « Out of Africa » repose donc sur l’expansion d’un groupe d’Homo sapiens qui aurait remplacé les populations autochtones au fur et à mesure de ses déplacements. L’homogénéité génétique des populations actuelles témoignerait de ces substitutions, dans un schéma que je qualifierais d’assez catastrophiste, car il subodore la disparition sans postérité de ces populations, et l’absence d’échanges génétiques entre elles et les nouveaux arrivants. Or la découverte récente de traces de gènes néandertaliens dans notre patrimoine génétique montre la possibilité de croisements, même si ces traces sont faibles.


D’autres scénarios sont donc possibles. Selon certains, Homo erectus aurait évolué de manière convergente vers des formes d’Homo sapiens dans les différentes régions de l’Ancien Monde. Néanmoins les données génétiques vont dans le sens d’une origine unique (l’Afrique) et semblent donc en contradiction avec ce modèle, du moins dans l’état actuel de nos connaissances.


Une autre théorie met en avant la multiplicité des « sorties » d’Afrique, en fonction des variations climatiques qui impactent l’environnement. On peut imaginer, après un premier départ très ancien (vers - 2,5/- 2 millions d’années, ce qui expliquerait certains traits archaïques présents sur les fossiles de Dmanisi et de Longuppo), des vagues successives de petits groupes quittant l’Afrique pour se répandre dans l’Ancien Monde, pour l’essentiel vers l’Asie. Ces nouvelles populations rencontrent des populations locales plus anciennes et évoluant elles-mêmes sur place, avec lesquelles elles s’hybrident, la dernière grande vague de migration en provenance d’Afrique (celle de l’« Out of Africa ») laissant évidemment le plus de traces génétiques. De plus, ces populations autochtones issues des anciens peuplements d’Homo erectus ont très bien pu elles aussi se déplacer, d’Asie vers l’Europe et inversement, empêchant ainsi l’apparition locale d’espèces nouvelles. Néanmoins l’apport génétique des populations autochtones pourrait expliquer certains traits propres à des populations actuelles, comme par exemple les incisives « en pelle », une anomalie dentaire partagée par des populations préhistoriques et d’autres, asiatiques modernes.


Cette théorie ne concorde pas parfaitement avec les résultats de la paléogénétique*. Mais elle a en revanche le mérite de prendre en compte les apports d’autres disciplines, comme la paléoanthropologie*. De plus, la génétique n’a peut-être pas la réponse à toutes les questions, et elle peut même commettre sinon des erreurs, du moins des approximations, ce qui peut nous sembler en contradiction avec son image de discipline infaillible (ah, la néfaste influence des séries policières !). Ainsi, jusqu’il y a peu, la génétique garantissait l’impossible interfécondité de Néandertal et Cro-Magnon, pour récemment revenir en arrière sur cette péremptoire affirmation. Enfin, cette hypothèse présente également à mes yeux l’avantage de considérer que des populations autres qu’issues d’Afrique ont pu se déplacer, et que les mouvements ne sont pas obligatoirement (et d’ailleurs en vertu de quoi ?) dans un sens ouest-est comme le sous-entend la théorie du « Out of Africa ».


Les apports 
de l’archéologie
Quels sont les apports de l’archéologie dans ce débat ? Il faut reconnaître que les succès qu’ont connus les généticiens ces dernières années ont largement occulté les données concernant les cultures matérielles, plus encore que celles de la paléoanthropologie. De plus, il est devenu impossible de relier sans ambiguïté une culture matérielle et un type humain, comme l’a prouvé l’utilisation par les Néandertaliens comme par les Homo sapiens du Proche-Orient d’outils moustériens, jusqu’alors réservés aux premiers dans la conception des préhistoriens. Néanmoins ces restrictions ne doivent pas amener à restreindre l’archéologie à la stricte technique de fouille ; l’étude des cultures matérielles peut apporter son lot d’informations dans des domaines que la génétique et l’anthropologie biologique ne peuvent aborder, comme la vie quotidienne ou la pensée symbolique. Et les comparaisons entre ces fondamentaux de l’humain sur les échelles chronologiques et géographiques peuvent nous éclairer sur les déplacements de groupes, comme sur les liens qu’ils ont pu entretenir entre eux.


Des hommes isolés !
Tous les groupes humains peuplant la Terre n’ont cependant pas été aussi mobiles, et certains sont restés isolés des autres par des contraintes géographiques. Les plus célèbres sont sans conteste les hommes de Néandertal, évolution strictement européenne des Homo heidelbergensis, eux-mêmes issus des Homo erectus. Les caractères si typiques de ces hommes de Néandertal sont dus à cette évolution sans ou avec très peu d’apports extérieurs, les Néandertaliens étant piégés en Europe lors des phases de refroidissement climatique. En effet, les Balkans et l’Oural forment des barrières difficilement franchissables lors des aires glaciaires, et l’accès aux plaines septentrionales se réduit considérablement.

Les Néandertaliens furent néanmoins capables d’atteindre la Finlande et d’étendre leur domaine jusque dans l’Altaï (sans doute à l’occasion de phases tempérées). Ils atteignirent également le Proche-Orient, où ils rencontrèrent certainement des hommes modernes il y a environ 60 000 ans, quelques faibles traces de leur ADN dans notre patrimoine génétique témoignant de ces contacts.

L’homme de Florès présente également un autre cas d’isolement, résultant sans doute de l’évolution locale d’un Homo erectus isolé sur une île et s’y adaptant par nanisme insulaire*, phénomène connu pour d’autres espèces comme les éléphants nains de Sicile. Quant à l’homme de Denisova récemment identifié par la génétique, il est peut-être le témoin d’une population isolée dans les monts de l’Altaï ; il est cependant plus sage d’attendre l’avancement des recherches sur cette nouvelle humanité.


L’occupation 
des hautes latitudes
Nous l’avons vu, les populations les plus anciennes se cantonnent aux latitudes moyennes, ne dépassant que rarement la latitude de Bordeaux (45e degré de latitude nord). Il faut attendre les évolutions technologiques, pour l’essentiel la maîtrise du feu vers - 500 000 à - 400 000 ans, pour voir s’implanter de façon durable des populations au-delà de cette ligne, comme par exemple dans la vallée de la Somme (50e degré de latitude nord) dont l’occupation semble alors devenir pérenne sauf lors des épisodes climatiques les plus rigoureux.

Par la suite, Néandertal ne semble pas plus attiré par les contrées nordiques, sauf peut-être lors de phases climatiques chaudes (comme à Wolf’s Cave, en Finlande, vers - 125 000 ans). Cependant, une découverte récente dans le nord de la Sibérie, à Byzovaya, pourrait démontrer les capacités d’adaptation de Néandertal à des environnements très froids s’il s’avère que les artefacts sont bien de sa main, ce qui semble le plus probable à ce jour. Ce site récent (vers - 25 000 ans) et très nordique pourrait témoigner d’une sorte de relégation sans suite de Néandertal par Homo sapiens sur les marges du monde habitable de l’époque.

Enfin, vers - 8 000 ans, les Paléoesquimaux réussissent à s’adapter aux conditions climatiques de l’Arctique nord-américain : froid, pauvreté des matières végétales, rareté des combustibles et des matières premières, etc. À compter de cette date, l’homme a peuplé la Terre entière, ou peut s’en faut. Et à la même époque commence une nouvelle aventure, celle de la révolution néolithique : si l’homme subit encore son environnement, il commence à le transformer, à l’aménager.

Sommaire
Asie, Afrique, Amérique... L'histoire des autres mondes.Dossier coordonné par Laurent Testot
Ce que l'histoire mondiale nous enseigne par Laurent Testot
Et les hommes peuplèrent la Terre... par Pascal Depaepe
Le Néolithique est un phénomène mondial, un entretien avec Jean-Paul Demoule
Une si précoce globalisation par Jerry H.Bentley
De la tribu à l'empire, les débuts de l'islam par Jacqueline Chabbi
La Chine, matrice du monde moderne par Timothy Brook
Pacifique : l'océan-monde par Hélène Guiot
Ce que l'homme a fait de l'Australie par Laurent Testot
Colomb n'a pas découvert l'Amérique par Brigitte Faugère
L'histoire volée de l'Empire ottoman par Jack Goody
L'hégémonie du grand récit européen par Jack Goody
Et l'Orient découvrit l'Occident par Sanjay Subrahmanyam
Quand l'Inde était l'atelier du monde par Eric Paul Meyer
L'Afrique a une histoire par Catherine Coquery-Vidrovitch
L'amère mondialisation du sucre, un entretien avec Pierre Dockès
Haïti : une révolution au coeur de l'Atlantique noir par Laurent Dubois
Le Japon prémoderne, une exception ? Un entretien avec Guillaume Carré, propos recueillis par Laurent Testot
Le retour de la Chine au centre par François Gipouloux
Ces pays émergents qui font basculer le monde par Axelle Degans
L'Asie s'est réveillée, un entretien avec Kishore Mahbubani

Source : http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques-de-presse/Les-derniers-communiques/Communiques-nationaux/p-13769-Un-article-dans-Sciences-Humaines-Et-les-hommes-peuplerent-la-Terre....-.htm
En kiosque pour lire la suite


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par casseron le Mer 2 Nov - 16:33

Le fouchtrac habituel....
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par titane le Jeu 3 Nov - 9:15

c est peu etre moi mais je trouve tres arrogant d arrivé a dire se qui c est passé il y a 50 000 ans alors que nous sommes pas sur il y a 3000 ou 4000 ans .


___________________


un ali mat zo mat bepred ha pa ve digant ur sot e ve !!!!
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Macha
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Et les hommes peuplèrent la Terre...

Message par Macha le Mer 9 Mai - 13:18

Et les hommes peuplèrent la Terre...
Pascal Depaepe

Il y a environ 2 millions d’années, des hommes 
quittèrent l’Afrique pour se répandre en Eurasie. 
Cette première migration marquait le début 
d’un processus continu, qui a abouti à ce que notre 
espèce se répande sur la planète entière.

L’homme est le seul mammifère occupant la quasi-totalité de la planète, exception faite de quelques régions comme l’Antarctique. Ce formidable succès tient pour l’essentiel au développement de sa technologie, qui lui a permis l’accès à des environnements étrangers à ses terroirs d’origine : les savanes africaines. L’homme est en effet mal adapté aux environnements froids : il n’a pas une couche de graisse sous-cutanée, ni une épaisse fourrure, l’une et l’autre peu utiles sous les latitudes africaines.



Premières incursions 
hors d’Afrique


Cependant les hominidés ont parcouru de vastes territoires, même avant d’avoir acquis les technologies leur permettant de totalement s’affranchir des contraintes physiologiques développées en réponse à leurs premiers environnements africains. Ainsi, le site de Dmanisi, en Géorgie, a livré les plus anciens restes humains découverts hors d’Afrique. Ce site fut occupé il y a environ 1,8 million d’années par un hominidé présentant des caractéristiques voisines de celles d’Homo erectus (pour les différents types d’Homo évoqués dans ce texte, fresque ci-dessous), avec quelques traits rappelant son prédécesseur, Homo habilis. Ces populations africaines se dispersant vers l’Asie et l’Europe ont traversé le Proche-Orient, où malheureusement aucune découverte de ce type n’a encore été réalisée.


Il faut garder à l’esprit que les découvertes de ce type sont exceptionnelles. Car même si les périodes concernées sont longues, la très faible densité de la population humaine (quelques milliers d’individus sans doute, guère plus) et les phénomènes destructeurs, survenus avant et après l’enfouissement des vestiges, font que les traces les plus anciennes sont rarissimes. Aussi les sites et fossiles connus ponctuent de manière très lâche une chronologie et une géographie. Chaque découverte est susceptible de remettre en cause la précédente. Il est tout à fait possible que nous découvrions un jour un autre Dmanisi ailleurs, en Espagne par exemple où les plus anciens fossiles approchent 1,2 million d’années.


La route vers l’Europe a très certainement suivi le tracé des côtes méditerranéennes : Turquie, Grèce, rivages balkaniques, Italie, France, Espagne. Le site d’Atapuerca, en Espagne, a livré une impressionnante collection de populations fossiles s’étageant entre - 1,2 million d’années et - 300 000, les premières étant à ce jour les plus anciennes traces d’occupation en Europe occidentale. En France, le site de Lézignan-la-Cèbe attesterait d’une présence humaine vers - 1,6 million d’années, mais cette découverte récente doit encore être confirmée et des fouilles y sont actuellement en cours. En revanche le site du Vallonet est occupé autour de - 1 million d’années, date vers laquelle il semble acquis que le bassin méditerranéen est durablement peuplé, au contraire des plus hautes latitudes, peu fréquentables durant les épisodes climatiques froids.


Des traces d’occupations septentrionales existent cependant, comme à Happisburgh (Angleterre) où des hominidés ont vécu il y a au moins 800 000 ans, dans un climat proche de celui actuellement rencontré dans le sud de la Scandinavie. Néanmoins, les incursions de ces hommes au-delà du 45e degré de latitude nord (Bordeaux) semblent encore rares, du moins jusqu’à l’acquisition de la maîtrise du feu vers - 400 000 à - 500 000 ans.


Vers l’est de l’Ancien Monde, il semble que dès - 1,8 million d’années, soit dans le même espace chronologique que Dmanisi, des hominidés aient atteint la Chine (site de Longuppo Cave), et ensuite assez rapidement le Sud-Est asiatique jusqu’à l’Indonésie et l’île de Florès, point extrême de l’avancée vers l’est d’Homo erectus. Ces populations d’Homo erectus peuplant dès lors ces vastes régions semblent s’y maintenir très tardivement, peut-être même jusqu’il y a peu (quelques dizaines de milliers d’années ?).



L’homme moderne 
se répand sur la Terre


Selon la théorie dite « Out of Africa », l’homme moderne apparaît en Afrique de l’Est ou du Sud vers - 200 000, et quitte le continent africain environ 100 000 ans plus tard pour gagner le Proche-Orient. Il y partage d’ailleurs un peu plus tard avec Néandertal, descendu d’Europe occidentale et centrale une même culture technique, le moustérien*… Et même un peu plus au vu des quelques traces néandertaliennes présentes dans notre ADN, et cela de l’Europe jusqu’en Nouvelle-Guinée. Cette répartition géographique amène à penser que Néandertal n’est pas descendu jusqu’en Afrique, et que des retours vers l’Afrique de populations d’Homo sapiens porteurs de quelques gênes néandertaliens n’ont pas eu lieu, ou alors en nombre très limité.


À partir de là, le mouvement s’accélère, et semble-t-il tout d’abord vers l’est. En effet, sans que l’on connaisse précisément les étapes de ce très long trajet, une présence d’Homo sapiens est attestée en Australie à Lake Mungo entre - 60 000 et - 45 000 ans.


L’arrivée en Europe est plus tardive : les premières traces remontent à environ - 40 000 ans (le site d’Oase, en Roumanie, a livré le plus ancien crâne d’Homo sapiens européen). Mais en moins de 10 000 ans les hommes modernes atteignent les limites occidentales de l’Ancien Monde, de l’Angleterre à Gibraltar, et y supplantent définitivement les Néandertaliens. Ces derniers disparaissent il y a 25 000 à 30 000 ans, concomitamment à l’arrivée des Homo sapiens et pour des raisons encore largement discutées. Certains vont jusqu’à parler de génocide, mais des indices laissent cependant penser que cette population était déjà sur le déclin avant l’arrivée des Homo sapiens en Europe.


Enfin, des populations originaires de l’Est asiatique traversent le détroit de Béring il y a environ 20 000 ans, sans doute à l’occasion de sa mise au sec lors de phases froides (la retenue de l’eau sous forme de glaces dans les pôles a eu pour conséquence une forte baisse du niveau des mers, jusqu’à - 120 mètres par rapport à aujourd’hui), et/ou par cabotage le long des côtes. Ils peuplent les Amériques et en atteignent rapidement l’extrémité méridionale, il y a environ 12 000 ans. Certains chercheurs avancent néanmoins des dates plus anciennes pour ce peuplement, difficilement prouvables à ce jour. 


Il faut noter que les dates supposées de l’expansion d’Homo sapiens sont pour certains auteurs à mettre en relation avec l’apparition de phénomènes considérés comme nouveaux et propres à ce genre humain : l’expression artistique et la parole. D’autres en revanche mettent en avant les actes symboliques pratiqués par les Néandertaliens, comme l’utilisation de colorants ou encore leurs sépultures.



Un scénario simple
mais contesté


La théorie du « Out of Africa » repose donc sur l’expansion d’un groupe d’Homo sapiens qui aurait remplacé les populations autochtones au fur et à mesure de ses déplacements. L’homogénéité génétique des populations actuelles témoignerait de ces substitutions, dans un schéma que je qualifierais d’assez catastrophiste, car il subodore la disparition sans postérité de ces populations, et l’absence d’échanges génétiques entre elles et les nouveaux arrivants. Or la découverte récente de traces de gènes néandertaliens dans notre patrimoine génétique montre la possibilité de croisements, même si ces traces sont faibles.


D’autres scénarios sont donc possibles. Selon certains, Homo erectus aurait évolué de manière convergente vers des formes d’Homo sapiens dans les différentes régions de l’Ancien Monde. Néanmoins les données génétiques vont dans le sens d’une origine unique (l’Afrique) et semblent donc en contradiction avec ce modèle, du moins dans l’état actuel de nos connaissances.


Une autre théorie met en avant la multiplicité des « sorties » d’Afrique, en fonction des variations climatiques qui impactent l’environnement. On peut imaginer, après un premier départ très ancien (vers - 2,5/- 2 millions d’années, ce qui expliquerait certains traits archaïques présents sur les fossiles de Dmanisi et de Longuppo), des vagues successives de petits groupes quittant l’Afrique pour se répandre dans l’Ancien Monde, pour l’essentiel vers l’Asie. Ces nouvelles populations rencontrent des populations locales plus anciennes et évoluant elles-mêmes sur place, avec lesquelles elles s’hybrident, la dernière grande vague de migration en provenance d’Afrique (celle de l’« Out of Africa ») laissant évidemment le plus de traces génétiques. De plus, ces populations autochtones issues des anciens peuplements d’Homo erectus ont très bien pu elles aussi se déplacer, d’Asie vers l’Europe et inversement, empêchant ainsi l’apparition locale d’espèces nouvelles. Néanmoins l’apport génétique des populations autochtones pourrait expliquer certains traits propres à des populations actuelles, comme par exemple les incisives « en pelle », une anomalie dentaire partagée par des populations préhistoriques et d’autres, asiatiques modernes.


Cette théorie ne concorde pas parfaitement avec les résultats de la paléogénétique*. Mais elle a en revanche le mérite de prendre en compte les apports d’autres disciplines, comme la paléoanthropologie*. De plus, la génétique n’a peut-être pas la réponse à toutes les questions, et elle peut même commettre sinon des erreurs, du moins des approximations, ce qui peut nous sembler en contradiction avec son image de discipline infaillible (ah, la néfaste influence des séries policières !). Ainsi, jusqu’il y a peu, la génétique garantissait l’impossible interfécondité de Néandertal et Cro-Magnon, pour récemment revenir en arrière sur cette péremptoire affirmation. Enfin, cette hypothèse présente également à mes yeux l’avantage de considérer que des populations autres qu’issues d’Afrique ont pu se déplacer, et que les mouvements ne sont pas obligatoirement (et d’ailleurs en vertu de quoi ?) dans un sens ouest-est comme le sous-entend la théorie du « Out of Africa ».



Les apports 
de l’archéologie


Quels sont les apports de l’archéologie dans ce débat ? Il faut reconnaître que les succès qu’ont connus les généticiens ces dernières années ont largement occulté les données concernant les cultures matérielles, plus encore que celles de la paléoanthropologie. De plus, il est devenu impossible de relier sans ambiguïté une culture matérielle et un type humain, comme l’a prouvé l’utilisation par les Néandertaliens comme par les Homo sapiens du Proche-Orient d’outils moustériens, jusqu’alors réservés aux premiers dans la conception des préhistoriens. Néanmoins ces restrictions ne doivent pas amener à restreindre l’archéologie à la stricte technique de fouille ; l’étude des cultures matérielles peut apporter son lot d’informations dans des domaines que la génétique et l’anthropologie biologique ne peuvent aborder, comme la vie quotidienne ou la pensée symbolique. Et les comparaisons entre ces fondamentaux de l’humain sur les échelles chronologiques et géographiques peuvent nous éclairer sur les déplacements de groupes, comme sur les liens qu’ils ont pu entretenir entre eux.



Des hommes isolés !


Tous les groupes humains peuplant la Terre n’ont cependant pas été aussi mobiles, et certains sont restés isolés des autres par des contraintes géographiques. Les plus célèbres sont sans conteste les hommes de Néandertal, évolution strictement européenne des Homo heidelbergensis, eux-mêmes issus des Homo erectus. Les caractères si typiques de ces hommes de Néandertal sont dus à cette évolution sans ou avec très peu d’apports extérieurs, les Néandertaliens étant piégés en Europe lors des phases de refroidissement climatique. En effet, les Balkans et l’Oural forment des barrières difficilement franchissables lors des aires glaciaires, et l’accès aux plaines septentrionales se réduit considérablement.


Les Néandertaliens furent néanmoins capables d’atteindre la Finlande et d’étendre leur domaine jusque dans l’Altaï (sans doute à l’occasion de phases tempérées). Ils atteignirent également le Proche-Orient, où ils rencontrèrent certainement des hommes modernes il y a environ 60 000 ans, quelques faibles traces de leur ADN dans notre patrimoine génétique témoignant de ces contacts (voir encadré ci-dessous).


L’homme de Florès présente également un autre cas d’isolement, résultant sans doute de l’évolution locale d’un Homo erectus isolé sur une île et s’y adaptant par nanisme insulaire*, phénomène connu pour d’autres espèces comme les éléphants nains de Sicile. Quant à l’homme de Denisova récemment identifié par la génétique, il est peut-être le témoin d’une population isolée dans les monts de l’Altaï ; il est cependant plus sage d’attendre l’avancement des recherches sur cette nouvelle humanité.



L’occupation 
des hautes latitudes


Nous l’avons vu, les populations les plus anciennes se cantonnent aux latitudes moyennes, ne dépassant que rarement la latitude de Bordeaux (45e degré de latitude nord). Il faut attendre les évolutions technologiques, pour l’essentiel la maîtrise du feu vers - 500 000 à - 400 000 ans, pour voir s’implanter de façon durable des populations au-delà de cette ligne, comme par exemple dans la vallée de la Somme (50e degré de latitude nord) dont l’occupation semble alors devenir pérenne sauf lors des épisodes climatiques les plus rigoureux.


Par la suite, Néandertal ne semble pas plus attiré par les contrées nordiques, sauf peut-être lors de phases climatiques chaudes (comme à Wolf’s Cave, en Finlande, vers - 125 000 ans). Cependant, une découverte récente dans le nord de la Sibérie, à Byzovaya, pourrait démontrer les capacités d’adaptation de Néandertal à des environnements très froids s’il s’avère que les artefacts sont bien de sa main, ce qui semble le plus probable à ce jour. Ce site récent (vers - 25 000 ans) et très nordique pourrait témoigner d’une sorte de relégation sans suite de Néandertal par Homo sapiens sur les marges du monde habitable de l’époque.


Enfin, vers - 8 000 ans, les Paléoesquimaux réussissent à s’adapter aux conditions climatiques de l’Arctique nord-américain : froid, pauvreté des matières végétales, rareté des combustibles et des matières premières, etc. À compter de cette date, l’homme a peuplé la Terre entière, ou peut s’en faut. Et à la même époque commence une nouvelle aventure, celle de la révolution néolithique : si l’homme subit encore son environnement, il commence à le transformer, à l’aménager.

Expansion chronologique des différentes espèces humaines


Conception Pascal Depaepe

Cette carte montre la progression des Homo à travers l’Ancien Monde, pas leurs zones de répartition. Ainsi, Néandertal a occupé l’Europe entière, de Gibraltar à l’Oural, poussant jusqu’à l’Altaï à l’est et l’Irak au sud-est.

L’homme appartient au genre Homo. Si aujourd’hui ne subsiste qu’une seule espèce, la nôtre, Homo sapiens ou homme moderne, ou encore Cro-Magnon pour qualifier ses premières populations en Europe, plusieurs autres espèces ont coexisté lors des 2 millions d’années qui précèdent notre époque.


L’arbre généalogique ci-dessous est succinct, incomplet et susceptible d’être remis en cause à terme… Mais il donne une idée des thèses en vigueur aujourd’hui chez les spécialistes :


Homo habilis. Ses fossiles, découverts en Afrique, s’étagent entre 2,45 et 1,5 Ma. Il est ainsi appelé car on l’associe souvent aux premiers outils de pierre taillée.

Homo erectus. Depuis l’Afrique, il s’est répandu en Asie il y a peut-être 2 Ma, puis en Europe. Ses outils étaient plus performants que ceux d’Homo habilis. Il aurait disparu vers - 300 000 ans.

Homo heidelbergensis. Population dérivée des Homo erectus, qui occupa l’Europe entre - 600 000 et - 200 000 ans.

Homo neandertalensis. Issu des Homo heidelbergensis, il occupa l’Europe et le Proche-Orient de - 200 000 à - 30 000 ans.

Homme de Florès. Probable descendant d’Homo erectus, haut d’environ un mètre, découvert sur l’île de Florès, Indonésie, en 2003.

Homme de Dmanisi. Hominidé découvert à Dmanisi, Géorgie, en 2001. Vieux de 1,8 million d’années, il est en l’état actuel des fouilles le premier Homo à avoir quitté l’Afrique.


Laurent Testot

Le Paléolithique et l'origine des inégalités

Une thèse communément admise est celle de la naissance des inégalités sociales à partir du Néolithique, avec le début de la production ; à l’opposé, le Paléolithique aurait été une ère sociologiquement égalitaire. Mais ces considérations s’appuient-elles sur des réalités archéologiques ou sont-elles issues de présupposés dogmatiques (un âge d’or fantasmé) ? Il semble que la confrontation des données issues de l’ethnographie à celles de l’archéologie paléolithique amène quelques réponses.


En effet, les environnements de certaines régions d’Eurasie, comme le Sud-Ouest de la France et les plaines d’Europe centrale, ont pu offrir par moments aux chasseurs du Paléolithique supérieur l’accès à une biomasse animale particulièrement importante, permettant une accumulation de réserves au-delà des besoins minimaux.


Pour Brian Hayden, spécialiste des sociétés indiennes de Colombie britannique, ces éléments auraient permis la constitution de lignages de notables et de chefferies. Ces inégalités semblent se refléter dans certaines sépultures qui présentent des parures en quantité et qualité telles que leur possession devait apporter à leur propriétaire prestige et considération.


Ainsi, et bien que les schémas économiques soient radicalement différents entre le Néolithique et ces cultures du Paléolithique supérieur, il nous faut reculer d’au moins 25 000 ans la naissance des inégalités dans les sociétés humaines.

• L’Homme et l’Inégalité. L’invention de la hiérarchie à la Préhistoire.

Brian Hayden, CNRS, 2008.

Pascal Depaepe

Qui est Pascal Depaepe ,
Directeur scientifique et technique de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap, France), auteur notamment de La France du Paléolithique, La Découverte, 2009.
Source : http://www.scienceshumaines.com/et-les-hommes-peuplerent-la-terre_fr_27636.html
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Macha
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par Macha le Mer 9 Mai - 13:20

Je n'ai pas voulu tronquer l'article, dans la mesure où il faut être abonné à la revue Science Humaine, le lien fourni ne vous aurait pas permis d'avoir accès à l'article en ligne. Smile
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Apollyôn
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par Apollyôn le Mer 9 Mai - 13:29

C'est curieux, cela me rappelle un truc que j'avais posté en novembre : http://www.ufologie-paranormal.org/t8634-et-les-hommes-peuplerent-la-terre?highlight=peupl%E8rent


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.

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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par anoy le Ven 11 Mai - 10:12

Je ne suis pas un scientifique mais j'ai entendu parlè de plusieurs souches africaines..? Comment explique t on le peuplement des iles au plein milieu du Pacifique ? Le hasard des dérives..? Ce serait un "hasard" répétitif...comment survivre au fils des siècles et échapper à la consanguinité..?
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Macha
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par Macha le Ven 11 Mai - 10:36

Bonjour Anoy,

Peux-tu nous faire une courte présentation ?

Merci et bienvenue sur le forum.

Macha
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par Macha le Ven 11 Mai - 10:39

@Apollyôn a écrit:C'est curieux, cela me rappelle un truc que j'avais posté en novembre : http://www.ufologie-paranormal.org/t8634-et-les-hommes-peuplerent-la-terre?highlight=peupl%E8rent

Effectivement Apollyôn. Je regroupe les deux sujets. Celui paru dans le cahier des sciences humaines est plus complet, c'est tout, mais l'article est bien identique. Nous avons les mêmes lectures ! Smile

anoy
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par anoy le Ven 11 Mai - 10:52

@ macha , j'ai découvert ce site via un article de la "Charente Libre"...j'ai 50 ans et curieux de nature et ai l'esprit très ouvert !Socialement on pourrait me "classer" dans les "anti-système", car je refuse le dictat de l'audiovisuel (et tout ce qui va avec) dans notre société...
Pour compléter le tableau ,ma femme est africaine ,anymiste, et possède certains dons...
A+
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Macha
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par Macha le Ven 11 Mai - 10:55

Merci pour ta petite présentation Smile

Il fallait le faire logiquement dans la partie "Présentation" mais ce n'est pas bien grave Smile
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FLAM
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par FLAM le Ven 11 Mai - 12:52

Je suis d'accord, Macha, ce n'est pas bien grave, MAIS faisons tout de même les choses en bonne et due forme.


@ Anoy :

Bonjour Anoy et merci de te présenter dans cette partie Smile :

http://www.ufologie-paranormal.org/f1-presentation-des-membres


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Macha
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par Macha le Ven 11 Mai - 14:11

Merci Flam d'avoir pris le relais. J'étais avec les électriciens qui me changeaient ma VMC donc j'ai fait au plus rapide ! Very Happy
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FLAM
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Re: "Et les hommes peuplèrent la Terre...."

Message par FLAM le Ven 11 Mai - 14:26

@Macha a écrit:Merci Flam d'avoir pris le relais. J'étais avec les électriciens qui me changeaient ma VMC donc j'ai fait au plus rapide ! Very Happy
No problemo, Macha ! Smile


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