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Des romains à Brive-la-Gaillarde

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Apollyôn
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Des romains à Brive-la-Gaillarde

Message par Apollyôn le Lun 24 Oct - 14:35

Deux mois et demi de fouilles prennent fin aujourd'hui, qui ont permis de mettre à jour tout un pan de l'histoire antique du bassin de Brive. Désormais, la vie moderne va pouvoir reprendre son cours.
Un soulagement pour l'aménageur de la zone commerciale du Moulin à Malemort, qui a pris les coûts des fouilles à sa charge (500.000 ? au total). Pour les équipes de l'Inrap, par contre l'interruption des recherches laisse, comme bien souvent, un sentiment d'inachevé, même si l'on relativise.

« Certes, on a un site particulièrement riche qui aurait pu nécessiter une prolongation mais, d'un autre côté, sans la construction de la zone, les fouilles n'auraient même pas pu avoir lieu, donc c'est la satisfaction qui prime », note Alexandra Hanry, responsable d'opération.

Des explorations qui auront permis d'en apprendre un peu plus sur la configuration du peuplement sur le bassin à la période charnière de la romanisation des Gaules entre leur conquête par César en -52 et le IIe siècle après J.-C. Contrairement à ce qui avait pu être annoncé, l'antériorité de l'installation briviste et du pont orienté nord-sud auquel la cité doit son nom, estimée au Ier siècle après J.-C, n'est pas remise en cause par ces découvertes. Néanmoins, ces vestiges, datés du IIe siècle après J.-C, témoignent déjà à l'époque d'une extension conséquente de la commune vers l'est sur un axe commercial moins connu. Pour les archéologues, en effet, les agglomérations sont trop rapprochées pour pouvoir être distinctes.

Néanmoins l'ampleur de cette extension antique de la cité étonne. « L'existence de sites protohistoriques gaulois du IIe siècle avant notre ère à proximité du lieu de fouille, en bord de Couze, laisse penser que les implantations de types gallo-romaines sont venues s'ajouter à des villages préexistants », poursuit la responsable.

La présence de puits, à côté de chaque bâtisse semble en outre indiquer qu'il s'agissait d'un quartier à vocation artisanale, même si l'arasement des bâtiments ne permet pas de s'assurer de l'existence de fours nécessaires à de telles activités. Par ailleurs, la présence d'un mur d'enceinte, trop faible pour avoir un rôle défensif et comprenant un point de passage, évoque la possibilité d'une frontière douanière à l'entrée du bassin briviste.

« C'est une chance que d'avoir eu accès à ces terres agricoles, pour ainsi dire vierges, sur une surface conséquente (4,5 ha). Ailleurs, sur Brive notamment, la superposition des époques de construction, rend ce type de fouilles plus délicat ».

Selon les premières hypothèses, le site aurait tout bonnement été abandonné à l'aube du IIIe siècle après J.-C, entre haut et bas empire, suite à un mouvement de reconcentration des cités en réaction aux menaces barbares commençant à peser sur le monde gallo-romain.

Sur la dizaine de puits répertoriés sur le site, qui constituent du fait des propriétés de l'eau, des lieux de conservation privilégiés, un seul a été sondé, duquel ont pu être extraits une vingtaine de cruches, vases et autres petits objets du quotidien : bouts de verre, tablette d'écriture. Des prélèvements géologiques ont également été réalisés pour la datation et l'analyse de l'activité locale.

Reste désormais aux recherches en laboratoire de confirmer ou d'infirmer ces hypothèses en les précisant.

Quant au stockage des objets, pour l'instant ni la zone commerciale, ni la municipalité n'ont émis le souhait de les mettre en valeur. « Sur le même type de chantier à Rezé, près de Nantes, l'aménageur a décidé de valoriser les vestiges découverts en en faisant le coeur d'un jardin », note-t-elle déplorant l'absence d'une telle initiative sur Malemort.

Sur les travaux du contournement nord de Brive, des objets avaient été découverts, en 2006, que le Conseil général a souhaité récupérer pour les exposer. L'avenir nous dira s'il en va de même pour ces découvertes.

source : http://www.lamontagne.fr/editions_locales/brive/les_fouilles_archeologiques_ont_pris_fin_a_la_zac_du_moulin_de_malemort@CARGNjFdJSsAFxkMAxQ-.html


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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