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La Natière, trésor des corsaires

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Apollyôn
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La Natière, trésor des corsaires

Message par Apollyôn le Dim 18 Sep - 12:12

De 1999 à 2008, une équipe d'archéologues sous-marins a fouillé deux épaves de grandes frégates qui reposent sur les fonds du banc de LaNatière, à Saint-Malo(35). Assurément un des plus riches chantiers archéologiques sous-marins au monde.

Nous sommes en 1995. Le chasseur sous-marin Jean-Pierre Génar détecte une épave non loin des redoutées roches de La Natière, à vingt minutes de mer du port de Saint-Malo. L'information sera communiquée à la Direction des recherches archéologiques sous-marines (Drasm) et à l'Association pour le développement de la recherche en archéologie maritime (Adramar). Quatre ans plus tard, les premières plongées de fouilles seront programmées sur le site à une profondeur comprise entre 8 et 19m suivant les marées. Les archéologues auront le bonheur de découvrir, sur le sable, non pas une mais deux frégates: la Dauphine, construite au Havre en 1703, commandée par le capitaine corsaire Michel Dubocage, qui a sombré le 11décembre 1704 alors qu'elle escortait une prise anglaise; et l'Aimable Grenot, armée par un corsaire à Granville, en 1747, qui a coulé alors qu'elle faisait route vers Cadix, les soutes chargées d'étoffes et autres marchandises de valeur.

«C'était fantastique, raconte Elisabeth Veyrat, archéologue de la Drasm qui, avec Michel L'Hour, a piloté ces recherches. Pendant dix ans, nous avons remonté à la surface un matériel extrêmement riche. Plus de 3.000 pièces ont été inventoriées. 2.500 ont fait l'objet d'une procédure de sauvegarde et de conservation». 2,3M€ ont été consacrés aux recherches et 900.000€ à la conservation des pièces dont l'inventaire a de quoi donner le tournis: objets de gréement, vaisselle, outils de charpentier, canons, sabres, pistolets, jeux de pions... Mais aussi tresses de chanvre, chaussures en cuir, cartouchières avec balles en plomb, conserves de langue de porc et de boeuf, bois de hamac et même des restes de morue salée dans une passoire. Sans oublier les ossements d'un singe macaque âgé de moins de six mois, trouvé sur la Dauphine. L'animal serait la seule victime avérée des deux naufrages. Un miracle quand on sait que ces navires étaient armés de 90 à plus de 180hommes suivant l'armement. «Les plongées n'étaient pas évidentes, raconteAnne Hoyau-Berry, archéologue, qui a suivi le chantier de A à Z.Les courants étant très importants dans cette zone, nous ne pouvions plonger que quand la mer était à l'étale. Soit environ une heure par jour». À partir des relevés effectués sur les épaves, les scientifiques ont pu redessiner les plans de carènedes bateaux. Et les faire naviguer à nouveau, virtuellement, sur le site du ministère de la Culture. Une partie des objets a été présentée dans le cadre de l'exposition itinérante «La Mer pour mémoire», qui s'est tenue dans différentes villes du Grand Ouest, de 2005 à 2009.

À présent, ce trésor des corsaires dort, au sec, dans les réserves des musées de la ville de Saint-Malo. Une collectivité qui aimerait bien pouvoir le présenter aux amateurs d'histoire maritime. «L'actuel musée est trop exigu», explique Elisabeth Veyrat qui appelle de tous ses voeux la construction d'un nouvel espace d'exposition. Un rêve qui pourrait devenir réalité dans les prochains mois. La ville de Saint-Malo ayant un projet de ce type sur les quais, près du siège de la Comapêche. «Les Canadiens, qui sont férus d'archéologie sous-marine, nous ont proposé de monter une exposition consacrée uniquement à la Dauphine et à l'Aimable Grelot», conclut Elisabeth Veyrat qui, cette semaine, se trouvait au Québec. Nos amis de La Nouvelle-France pourraient donc tirer les premiers.



source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/saint-malo-la-natiere-tresor-des-corsaires-18-09-2011-1433878.php


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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