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Mille-feuilles archéologique à Déchy

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Apollyôn
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Mille-feuilles archéologique à Déchy

Message par Apollyôn le Ven 2 Sep - 14:37

L'îlot Goulois, en face de la mairie, est aux mains des archéologues de la Communauté d'agglomération du Douaisis (CAD) qui ont transformé le terrain. Trous aux formes bien géométriques, rigoles et petites tranchées bien tracées, repères numérotés partout : il y a de la rigueur militaire dans ce terrain de 8 000 m². À l'opposé, la disposition de ces creusements bien nets qui semblent dispersés au petit bonheur surprend, comme toujours quand on arrive en néophyte sur ce genre de travail.

Les archéologues, sur cette grande surface qui longe la départementale, essaient de reconstituer les strates d'un mille-feuille écrasé. L'endroit, situé à côté de l'église, a été occupé de manière continuelle depuis l'époque carolingienne. « L'église est mentionnée au IXe siècle et le village, qui appartenait à l'abbaye de Saint-Amand-les-Eaux, est aussi connu par quelques textes de cette époque », précise Étienne Louis, directeur adjoint du service d'archéologie préventive de la CAD. Précisons que cette église a été reconstruite plusieurs fois depuis, dont avec une dernière édification qui date du XIXe siècle. Mais nous sommes bien dans le coeur historique de la commune.

Les archéologues ont déjà bien fait le tri sur ce terrain où, après l'époque gallo-romaine où la dispersion de l'habitat est importante, ce dernier se resserre. Tout l'intérêt du travail archéologique est là. Isoler ce qui est intéressant dans ce terrain qui est une compression d'époques historiques, où le béton côtoie de la tuile romaine récupérée cassée sur les sites alentours et des briques cuites au Moyen Âge.

Il y a les éléments tangibles que livre le sol mais aussi, et surtout ici, les traces que ce même sol a conservées et qu'il faut démêler : une portion « carolingienne » coupée par une autre contemporaine avec une rupture qui renvoie au Moyen Âge. Ce sont les changements dans les couleurs, dans les densités de la terre, etc., qui aident à la reconstitution.


Ali Rouibe, le directeur des fouilles fait le tour du propriétaire : « Là, là et là des traces de poteaux qui supportaient une toiture au Xe siècle. Personne n'y vivait. C'était un endroit où on faisait fonctionner un métier à tisser à usage domestique vertical fixé au sol et à la charpente. On a mis au jour une quinzaine de ces fonds de cabanes. » M. Louis complète : « Ici c'est un four mais on ne sait pas quels produits il servait à chauffer : du pain, de l'orge pour faire de la bière ? Tous les bâtiments annexes ont été creusés dans le sol et sont mieux conservés que les bâtiments d'habitation. » Comment voit-on qu'un four a été creusé quand il n'y a qu'une excavation bien tracée pour affirmer ça ? : « La terre autour a pris une teinte rougeâtre. » L'observation de visu a ses limites. Pour dater avec précision à quelle époque on a construit ce four dont il ne reste que le trou qui l'enserrait, il faut faire appel à la science, à une de ses branches qu'on découvre peut-être avec vous : la datation paléomagnétique. « Dans le limon il y a des particules de fer qui suivent le champ magnétique terrestre. La cuisson a définitivement fixé leur orientation. En comparant cette orientation avec les variations du champ magnétique terrestre à différentes époques, on obtiendra une date, valable à 30 ou 40 ans près. » L'archéologie perd une partie de son charme en suivant cette voie, mais chapeau pour cette performance scientifique qui aura lieu à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne.



source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Douai/actualite/Autour_de_Douai/De_Scarpe_en_Sensee/2011/09/02/article_epoques-carolingienne-medievale-contempo.shtml


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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