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HMS Investigator

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Apollyôn
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HMS Investigator

Message par Apollyôn le Ven 2 Sep - 1:26

Des archéologues qui ont plongé jusqu'à l'épave d'un navire qui a fait naufrage au 19e siècle sont revenus avec un butin qui, espèrent-ils, les aideront à en apprendre davantage sur l'expédition perdue de Franklin.

Avec un enthousiasme débordant, des employés d'expérience de Parcs Canada ont montré fièrement, jeudi à Ottawa, des pièces de fixation, des bordés de carène en cuivre, un fusil qui appartenait à la marine britannique et datant de 1842, ainsi qu'une paire de souliers, des artéfacts qu'ils ont trouvés sur le pont du HMS Investigator, dont l'épave se trouve à huit mètres sous les eaux glaciales de l'Arctique.

Le HMS Investigator, un navire de commerce, avait effectué deux voyages en Arctique à la recherche de l'expédition perdue de sir John Franklin. Il avait toutefois été abandonné, en 1853, après s'être coincé dans les glaces autrefois impénétrables de l'Arctique. Le HMS Investigator a été découvert l'année dernière lors de recherches menées dans la baie Mercy, au large de l'île Banks, dans la mer de Beaufort.

Jeudi, en conférence de presse, le chef du service d'archéologie subaquatique de Parcs Canada, Marc-André Bernier, a affirmé qu'il s'agissait du projet le plus phénoménal et excitant en plus de 20 ans de métier.

À la faveur du soleil de minuit du mois de juillet, une équipe de six plongeurs —dont l'un appartenait au Parks Service des États-Unis — a procédé à plus de 100 plongées dans des eaux dont la température variait entre -2 et 2 degrés Celsius.

Les artéfacts — y compris les souliers et un fusil quelque peu tordu dont le pontet avait été modifié pour que des gants d'hiver puissent s'y glisser — se trouvaient sur le pont du HMS Investigator et étaient éparpillés dans le fond sableux du navire.

En tout, les plongeurs ont rapporté 16 artéfacts, principalement pour les soustraire aux ravages causés par le temps et la glace, et pour en évaluer l'état.

D'un point de vue archéologique, les bordés de carène revêtent une grande valeur, a indiqué Marc-André Bernier. De plus, ils aideront à déterminer la provenance d'autres pièces trouvées ailleurs et indiqueront peut-être même la voie vers les épaves des navires perdus de l'expédition de Franklin proprement dite.



source : http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/09/des_artefacts_trouves_sur_le_hms_investigator_7946140.html



Pour ceux à qui l'expédition de Franklin à la recherche du passage nord-ouest ne cause pas :

La disparition de sir John FRANKLIN et de son équipage dans ce qui est maintenant l'Arctique canadien déclenche l'une des plus vastes opérations de sauvetage dans l'histoire de l'exploration. Les deux navires de Franklin partent d'Angleterre le 19 mai 1845 et sont aperçus la dernière fois à la fin de juillet, naviguant en direction du détroit de Lancaster. En 1848, des recherches à trois volets sont organisées : sir James Clark ROSS entre par le détroit de Lancaster, le capitaine Henry Kellet passe par le détroit de Béring, tandis que John RAE et sir John RICHARDSON voyagent sur la terre ferme à partir du fleuve Mackenzie.

Ils ne trouvent aucune trace concluante de l'expédition et, en 1850, d'autres expéditions de secours sont envoyées. L'Amirauté envoie Richard Collinson et Robert MCCLURE par le détroit de Béring et Horatio Austin et William Penny qui partent de l'est. La Compagnie de la baie d'Hudson envoie sa propre expédition sous le commandement de sir John ROSS et la première expédition américaine dans le Nord est dirigée par E.J. De Haven. Lady Franklin finance une expédition sous le commandement de Charles Forsyth.

Le campement de Franklin pendant l'hiver de 1845-1846 sur l'île Beechey est découvert, mais le sort de l'explorateur demeure inconnu. En 1851, lady Franklin envoie une autre expédition de secours. En 1852, l'Amirauté envoie sa dernière expédition, la plus vaste, sous le commandement de sir Edward BELCHER, car, en plus de Franklin, on est aussi inquiet de McClure et de Collinson, dont on n'a aucune nouvelle. En août 1853, le bateau ravitailleur BREADALBANE coule pendant une tempête au large de l'île Beechey. En 1854, Belcher y revient avec ignominie, après avoir abandonné inutilement quatre navires. Même si l'on n'apprend rien de nouveau sur le sort de Franklin, l'expédition retrouve néanmoins McClure qui, avec son équipage, se voit attribuer le prix de l'Amirauté pour avoir franchi le PASSAGE DU NORD-OUEST.

En 1854, John Rae reçoit la récompense de 10 000 livres offerte à quiconque découvrirait le sort de Franklin. S'appuyant sur les indications des Inuits et sur un examen des effets personnels de l'équipage, il conclut que tous les membres de l'expédition ont péri sur l'ÎLE DU ROI-GUILLAUME ou dans les environs. Non convaincue, lady Franklin y envoie, en 1857, Leopold MCCLINTOCK . L'expédition explore l'île du Roi-Guillaume et, en 1859, découvre d'autres objets, des squelettes, ainsi que le seul compte rendu écrit du désastre.

En 1869, l'explorateur américain Charles Francis HALL mène de brèves recherches dans le sud-est de l'île du Roi-Guillaume. En 1879, un autre Américain, le lieutenant Frederick Schwatka, mène les premières recherches estivales sur l'île et sur la terre ferme avoisinante. La recherche de la dépouille des membres de l'expédition Franklin se poursuit au XXe siècle. En 1930, une expédition parrainée par le gouvernement du Canada, dirigée par le major L.T. Burwash et transportée par Walter Gilbert, un pilote de brousse, découvre des artefacts dans le nord-ouest de l'île du Roi-Guillaume, mais en quantité trop négligeable pour avoir de l'importance. En 1931, William Gibson, de la Compagnie de la baie d'Hudson, mène des recherches sur la côte sud de l'île du Roi-Guillaume et découvre quelques squelettes et artefacts.

Les recherches menées au XIXe siècle et au début du XXe siècle pour retrouver Franklin accroissent grandement les connaissances sur les diverses îles et les multiples tracés du passage du Nord-Ouest. Les recherches plus récentes des traces de Franklin abordent le problème de façon systématique et scientifique. Lors de fouilles archéologiques menées en 1981 et en 1982, des anthropologues de l'U. de l'Alberta découvrent sur l'île du Roi-Guillaume les dépouilles éparpillées et fragmentaires d'au moins sept membres non identifiés de l'équipage de l'expédition Franklin.


L'analyse des dépouilles révèle la présence du SCORBUT et un cannibalisme probable, question controversée et non tranchée, d'abord soulevée par Rae en 1854, au sujet de l'expédition Franklin. En 1984 et en 1986, des chercheurs de l'U. de l'Alberta exhument provisoirement et autopsient trois membres de l'équipage de l'expédition Franklin, dont les cadavres ont été préservés dans le pergélisol depuis leur enterrement en 1846 dans l'île Beechey. Les analyses des tissus mous révèlent que les hommes étaient atteints de saturnisme, une intoxication grave et potentiellement létale, et que la source du plomb était la brasure utilisée pour sceller les boîtes de conserves fournies aux membres de l'expédition. Une analyse plus poussée des os recueillis antérieurement sur l'île du Roi-Guillaume révèle aussi des taux dangereusement élevés de plomb. Les résultats de la recherche démontrent que les effets physiologiques et neurologiques graves du saturnisme ont contribué au désastre.
En 1992, en 1993 et en 1994, des chercheurs découvrent sur la côte ouest de l'île du Roi-Guillaume les restes d'au moins 11 hommes de l'expédition Franklin. L'analyse de ces ossements révèle aussi des taux élevés de plomb, ainsi que des preuves généralisées de cannibalisme.

source : [url=http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0003031

http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0003031[/quote[/url]]

Pour ceux que le sujet intéresse vous pouvez lire "Terreur" de Dan Simmons, un pavé de 800 pages, qui essaye de revenir, à la manière de Dan Simmons, sur ce qui a bien pu merder dans l'expédition.

Ah, pour ceux qui ont le coeur un peu sensible, ne tapez pas "expédition Franklin" dans Gogole Images, vous riqueriez de tomber sur des images de momies fort peu ragoûtantes.


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Achim
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Re: HMS Investigator

Message par Achim le Ven 2 Sep - 18:25


@ Apollyôn

Merci pour l'article, mais tu aurais pu attribuer la toile du haut à Caspar-David Friedrich pour sa "mer de glace"...

🐰
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Apollyôn
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Re: HMS Investigator

Message par Apollyôn le Ven 2 Sep - 20:23

Awwwww, un fan de Friedrich ! Dans mes bras !

Hum, c'est vrai que ça m'est sorti de la tête de mentionner le nom du peintre, faut croire que je fatigue, vivement la retraite.

Pour la peine voici quelques trucs en plus sur le sujet (l'expédition Franklin, pas Friedrich)


En 1845, John Franklin, après ses deux tentatives dans le Grand Nord canadien, se lance dans son dernier voyage. Il embarque 129 hommes à bord de deux navires, l' " Erebus " commandé par Franklin et le " Terror " commandé par le capitaine Francis Crozier (navires utilisés par James Clark Ross pour son expédition en Antarctique). L'expédition est vue pour la dernière fois le 26 juillet dans la baie de Baffin par un baleinier, puis aucune nouvelle. Aucun homme ne reviendra de ce périple.



Se sont les notes de l'équipage retrouvées, les témoignages des Inuits recueillis par John Rae dans la baie de Pelly ainsi que la découverte des restes sur plus de deux cent cinquante kilomètres qui permettent de reconstituer les faits.
- John Franklin est décédé depuis le 11 juin 1847.
- Le capitaine Crozier prend le commandement.
- Après deux ans bloqués dans les glaces, le 22 avril 1848, les équipages abandonnent leurs navires sur la banquise pour se diriger à pied vers le sud.

Cette marche va durée vraisemblablement jusqu'au printemps 1850, les hommes vont mourir les uns après les autres.
Les épaves des deux navires ne sont, aujourd'hui, toujours pas retrouvées.

Le mauvais équipement vestimentaire des marins (vêtements de laine et de coton et bottes de cuir).
Les cartes de Franklin étaient erronées, des cartes plus précises lui auraient permis d'éviter de se faire emprisonner par les glaces dans le détroit de Victoria. Deux erreurs cartographiques ont été retranscrites par Simpson qui pensait que la péninsule Boothia était une île à part entière et que cette île était traversée par un détroit menant vers le golfe de Boothia, tout en imaginant que l'île du Roi Guillaume était raccrochée à Boothia

Une troisième hypothèse est apportée en 1981, par des scientifiques qui constatent que le sang d'un des marins contient des doses de plomb très largement supérieur à la normale. Un empoisonnement au plomb (saturnisme) est probablement dû aux boîtes de conserve emportées qui sont fermées étanchement par une soudure au plomb. [ajout Apollyôn : en fait les conserves scellées au plomb étaient certes relativement nouvelles mais assez courantes, hors sur les autres navires utilisant ce genre de conserves les cas de saturnisme n'étaient pas plus élevés qu'ailleurs. En revanche les deux navires étaient pourvus chacun d'un moteur à vapeur, adapté d'un moteur de loco, qui nécessitait pour fonctionner une tonne d'eau douce par heure. Ces machines disposaient donc d'un nouveau système de désalinisation de l'eau, à base de tuyaux en plomb, chauffés, il y a de fortes chances que les cas de saturnisme soient dû à cet équipement plutôt qu'à des conserves défectueuses]

C'est à partir de 1847, que les premiers doutes concernant la réussite de l'expédition se manifestent. Cette même année les opérations de recherche commencent.

Jusqu'en 1859, quarante navires, une trentaine d'expéditions, tentent de retrouver les restes de l'expédition. La Royal Navy offre 20000 livres de récompense à l'équipage qui retrouvera l'expédition. Mais c'est Lady Jane Franklin, l'épouse de Franklin, qui réussi à mobiliser le plus les différentes énergies.
A partir de 1854 le témoignage d'Inuits, qui expliquent avoir vu des hommes, relance les campagnes vers le secteur qui sépare le détroit de Lancaster de la Côte américaine. Il faut attendre 1859 pour que les écrits des officiers du " Terror " et de l' "Erebus " soient retrouvés.




John Richardson (1787-1865) et John Rae (1813-1893)



L'Ecossais John Rae est Employé par la Compagnie de la Baie d'Hudson de 1844 à 1845 pour effectuer des explorations dans le Grand Nord Canadien.
En 1846, la Compagnie l'envoie explorer la zone comprise entre le détroit Fury et Hecla, et la rivière Castor et Pollux. Il part avec deux navires de York Factory, il arrive à la baie Repulse en août. Il traverse pour la première fois l'isthme de Rae. Puis il hiverne à Fort Hope, En avril 1847 , Rae traverse en traîneaux l'isthme qui porte son nom et découvre la baie Committee, la péninsule Simpson et la baie Pelly. Il continue son voyage jusqu'à la côte ouest de la péninsule de Melville pratiquement jusqu'au détroit Fury and Hecla.

A son retour à son camp de base, il apprend la disparition de l'expédition Franklin et se rend à Londres pour s'engager par la suite auprès de John Richardson comme second dans l'expédition de recherche.

Le chirurgien Ecossais Richardson, a fait partie des deux expéditions terrestres commandées par John Franklin et a contribué à la cartographie de la côte du nord-est américain.

Les deux hommes embarquent de Liverpool en mars 1848 pour rejoindre le Canada. L'expédition commence à partir de l'embouchure du Mackenzie le 3 août, et longe les côtes arctiques jusqu'à la rivière de Cuivre. Ils découvrent l'embouchure de la rivière de Rae, font demi-tour pour retourner à Fort Confidence. Après l'hivernage, Richardson rentre en Angleterre, Rae continue les recherches à partir de l'embouchure de la rivière de Cuivre et tente sans succès de traverser la péninsule Wollaston. Il retourne à son camp de base.

Rae entame sa troisième expédition en 1851. Il explore la côte sud de l'île Victoria et démontre que la péninsule Wollaston et l'île Victoria ne sont qu'une même île. Durant son exploration, il découvre des morceaux de bois qui appartiennent à l'un des navires anglais de Franklin.
En 1854, après une mission d'exploration menée en 1853 pour le compte de la Compagnie de la Baie d'Hudson, il traverse la péninsule de Melville en direction de la péninsule de Boothia et prouve que la terre du Roi William est une île. Il découvre le détroit qui porte son nom.

Ils recueille les témoignage d'Inuits de la baie Pelly le 21 avril. Les Inuits sont formels, ils ont bien rencontré une quarantaine d'hommes blancs vers 1850. Les hommes se traînaient lamentablement, l'endroit décrit par les Inuits se trouve vers la rivière de Back. Le cannibalisme se serait pratiqué parmi les survivants. Rae achète des objets recueillis par les Inuits. Il continue ses recherches jusqu'au cap Porter, atteint la baie Repulse le 26 mai et retourne à York Factory.





De retour en Angleterre, il a peine à obtenir la récompense promise par la Navy pour la découverte du sort de l'expédition Franklin.

Lady Franklin juge que les preuves sont insuffisantes et n'est pas du tout persuadée des dires de Rae. La polémique s'engage autour des témoignages relatés par les Inuits.




Robert John le Mesurier Mac Clure ( 1807-1873)
Mac Clure accompagne George Back en arctique en 1836-1837 sur le "Terror". Il est le lieutenant de James Clark Ross en 1848-1849 à la recherche de Franklin et part en 1850 sur l' " Investigator " accompagné par Collinson sur l' " Entreprise ".
La route commence par le Pacifique Nord vers le détroit de Béring où Mac Clure arrive en juillet, les deux navires se perdent de vue. Il passe la mer de Beaufort puis atteint l'embouchure du fleuve Mackenzie. Il découvre les îles Banks aperçues par Parry en 1820. Il découvre le détroit du Prince de Galles et hiverne prés des îles Princess Royal. Lors de l'hivernage, il effectue une exploration de l'île de Banks, il est maintenant certain d'avoir fait la jonction avec l'expédition de Parry venu à en bateau en 1819. Le passage du Nord Ouest est donc parcouru en entier. Il va hiverner encore trois fois. Il est finalement secouru par l'équipage de Kellett (expédition Belcher).




Horatio Thomas Austin (1801-1865)
Le capitaine Austin qui a accompagné Parry en 1824 au Svalbard à bord du "Fury" est nommé commandant en chef de l'expédition anglaise de 1850.
L'expédition comprend trois voiliers, le " Resolute " commandé par Austin, l' "Assistance " commandé par Erasmus Ommaney et l' "Intrepid " commandé par John Cator.

La première partie de l'expédition permet à Ommaney de découvrir les traces de l'expédition Franklin au cap Riley sur l'île Devon et sur l'île Beechey.
La deuxième partie de l'expédition démarre en avril 1851 après un hivernage. Environ 7000 kilomètres sont parcourus avec quatorze traîneaux tractés par cent quatre hommes divisés en sept équipes. Si les recherches n'ont rien donné plusieurs découvertes viennent d'être effectuées : la moitié de l'île Prince de galles, la partie sud de l'île Bathurst, et Melville, l'île Byam Martin et les côtes des îles Griffiths, Lowther, Garett et Russel.




Edward Belcher (1799-1827)
L'amiral anglais a une bonne connaissance du milieu, il est le lieutenant à bord du " Blossom " dans l'expédition menée par Beechey en soutien à la campagne de John Franklin en 1826-27. Il a le commandement de l'expédition anglaise de 1851 qui comprend cinq navires, le" Resolute " commandé par Kellett l' " Intrepid " commandé Mac Clintock, le " North Star " commandé par Pullen, l' " Assistance " commandé par Belcher et le " Pionner " commandé par Osborn.
Belcher découvre les îles de la baie Norwegian ( les îles Graham, Buckingham, Table, Exmouth et Elkins). Il parcourt la côte sud de l'île Cornwallis jusqu'au cap Belcher.
Après un hivernage, au printemps 1852, des expéditions en traîneaux sont lancées. Les membres d'équipage de Kellett découvrent des notes laissées par McClure à Winter indiquant la position de son bateau accosté à l'île Banks
En août 1854 les navires pris dans les glaces sont abandonnés, et les hommes sont rapatriés par l'expédition d'Inglefield.




Edward Augustus Inglefield (1820-1894)
Bien que militaire de la Royal Navy, il est mandaté par Lady Franklin pour retrouver les traces de l'expédition en 1852. Il s'embarque à bord de l' " Isabel " acheté par Lady Franklin. Il s'arrête à Upernivik pour y acheter des chiens.

Après être bloqué dans les glaces à la hauteur de 76°15', il remonte jusqu'au détroit de Smith le 26 août et y pénètre jusqu'à 78°28' N. Ainsi pour la première fois une route vers le pôle semble s'ouvrir. Il longe à présent la terre d'Ellesmere puis dans le détroit de Lancaster rencontre le " North Star " et rentre en Angleterre. Il repart en 1853 pour ravitailler l'expédition de Belcher. En 1854, toujours dans l'optique de ravitailler l'expédition, il recueille l'ensemble des membres.




Francis Leopold Mac Clintock (1819-1907)
L'Irlandais Mac Clintock participe depuis 1848 à différentes missions de recherche. Sa première mission s'effectue avec James Clark Ross en 1848-1849, en 1850 avec Austin, et en 1852 avec Belcher. En 1857, la Royal Navy refuse de s'investir dans de nouvelles recherches, c'est Lady Franklin qui fait armer un navire, le " Fox " commandé par Mac Clintock.
Le premier hivernage à lieu dans la mer de Baffin. Le navire se libère des glaces fin avril 1858. Le deuxième hivernage a lieu à Port Kennedy. Le 17 février 1859, il part en traîneau au cap Victoria. A la hauteur de la péninsule de Boothia, il rencontre des Inuits qui lui confirment que des hommes blancs ont été rencontrés vers la rivière Back après avoir abandonnés leur navire au nord de l'île du Roi Guillaume.

Mac Clintock explore donc l'île du Roi Guillaume et l'embouchure de la rivière de Back. D'autres Inuits au cap Victoria lui racontent qu'un autre navire avait été aperçu près de l'île du Roi-Guillaume, celui-ci c'était écrasé sur la côte. Mac Clintock et Hobson se séparent le 25 avril au cap Victoria, Hobson se dirige vers le nord et l'ouest de l'île du Roi-Guillaume, Mac Clintock vers l'est puis le sud. Le 8 mai, Mac Clintock rencontre des Inuits qui sont en possession de reliques et qui lui confirment que des hommes sont morts le long de la rivière de Back. Le 24 mai il trouve un squelette aux alentours du cap Hershell. Sur le chemin du retour, ils découvre deux cadavres dans un canot-traîneau avec de la vaisselle ( servant peut être à faire du troc), deux fusils avec des munitions et quelques maigres aliments. Il rentre le 19 juin à la baie Kennedy.

Hobson trouve au cap Felix, un abris léger et quelques vêtements. Le 6 mai, à la pointe Victory, il découvre enfin un cairn qui abrite une boîte en fer blanc sous lequel se trouve un document traduit en six langues déposé par les lieutenants Gore et Des Veaux.

Ce document déposé le 28 mai 1847 indique que tout allait bien à bord :
" Les navires de Sa Majesté Erebus et Terror ont hiverné dans les glaces au point lat. 7°0 5' nord par long. 98° 23' ouest. Hiverné en 1845-1846 à l'île de Beechey, lat. 74° 43'28" nord par long. 91° 39'15", après avoir remonté la passe de Wellington jusqu'au 77° nord et descendu la côte de Cornwallis. Sir John commandant l'expédition, tout va bien. Déposé par un groupe de deux officiers et six hommes ayant quitté les navires lundi 24 mai 1847. "

Des indications sont notifiées une année plus tard dans les marges de l'imprimé :
" Les navires de Sa Majesté Terror et Erebus ont été abandonnés le 22 avril
à 5 heures de ce point, étant prisonniers des glaces depuis le 12 septembre 1846. Officiers et équipages sous les ordres du capitaine de vaisseau F. R. M. Crozier, ont atterri ici par lat. 69°37'42", long. 98° 41'. Sir John Franklin est mort le 11 juin 1847 et le total des décès s'élève à ce jour à neuf officiers et quinze hommes. James Fitzjames, commandant du H. M. S. Erebus ", et Crozier d' ajouter : " Départ demain 26 pour la rivière Back. "
source : http://transpolair.free.fr/routes_polaires/passage_nord_ouest/john_franklin.htm et http://transpolair.free.fr/routes_polaires/passage_nord_ouest/john_franklin_rech.htm


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