Ufologie & Paranormal

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le séisme ressenti à New York n'était pas anormal

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Apollyôn
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le séisme ressenti à New York n'était pas anormal

Message par Apollyôn le Jeu 25 Aoû - 7:48

Un séisme de magnitude 5,8 a surpris les Américains de la côte est le mardi 23 août 2011, pas du tout habitués à ce genre de tressautement géologique, contrairement à leurs compatriotes californiens. La théorie de la tectonique des plaques ne semble pas rendre possible un tel tremblement de Terre, mais qu’en est-il réellement ?

Selon l’USGS, l’épicentre du séisme qui a affecté les villes de New York et Washington ce mardi 23 août à 13 h 51 (17 h 51 GMT) se situait à une soixantaine de kilomètres de Richmond (Virginie, est) et à environ 130 km au sud-ouest de Washington. Avec une magnitude de 5,8 Mw, il n’était pas vraiment dangereux et même s’il a entraîné l'arrêt des deux réacteurs d'une centrale nucléaire de Virginie, il ne semble pas qu’il y ait eu de blessés ni de dégâts graves.

Quiconque connaît quelques rudiments de théorie de la tectonique des plaques ne peut qu’être extrêmement surpris par ce phénomène, pensant en première réaction que son annonce ne peut être qu’un canular. En effet, dans cette théorie, les séismes ne se produisent qu’aux frontières des plaques, là où elles entrent en collision, comme c’est le cas au Japon ou en Californie, ou au contraire, là où elles se séparent, comme dans le cas de l’Afar chère à Haroun Tazzief, ou encore lors des éruptions volcaniques traquées par les « homo vulcanicus » qu’étaient Katia et Maurice Krafft.

Bien évidemment certains seront alors tentés de se dire : « Bon sang mais c’est bien sûr ! Elenin approche, 2012 est dans quatre mois et le Soleil a des problèmes avec ses taches. On vous l’avait bien dit ! ».

Oui mais non ! Parce que toute personne qui connaît un peu plus que des rudiments de théorie de la tectonique des plaques sait qu’il existe ce qu’on appelle de la sismicité intraplaque. L’un des exemples les plus récents est celui du tremblement de terre ayant frappé le Gujarat en 2001.

Surtout, de tels tremblements de terre continentaux intraplaques, même s'ils sont rares, sont justement connus pour se produire aux États-Unis, plus généralement non loin de la façade atlantique de l’Amérique du Nord. Ainsi il y a eu des séismes en Virginie en mai 1897 et dans la région du Saint-Laurent au Canada en février 1925. Mieux, les États-Unis sont l'un des endroits du monde où se produisent le plus de séismes intraplaques. Le plus célèbre étant sans doute celui de New Madrid, dans le Missouri, en plein centre des États-Unis, où entre décembre 1811 et février 1812 se sont produits trois séismes de magnitude probablement supérieure à 8 et qui ont été ressentis jusqu'à New York.

Au Canada, les Grands Bancs de Terreneuve, l'estuaire du Saint-Laurent, la vallée de l'Outaouais et les régions de Niagara et Charlevoix, sont aussi les lieux de séismes intraplaques.

Il n’en reste pas moins que les séismes continentaux intraplaques posent des problèmes aux géodynamiciens et qu’ils ne sont pas faciles à expliquer. En général, on fait intervenir de très anciennes failles, datant d’événements géologiques s’étant produits il y a des dizaines voire des centaines de millions d’années, qui se remettraient à jouer brutalement en réponse à des contraintes accumulées depuis longtemps par les plaques elles-mêmes. On sait bien d’ailleurs que les continents eux-mêmes sont des mosaïques d’anciens morceaux de continents, avec donc de vieilles et profondes sutures.

Toutefois, dans le cas de la côte est des États-Unis, plusieurs hypothèses ont été proposées. Ainsi, les Appalaches, la région montagneuse qui borde cette côte, ont-elles une histoire tectonique complexe. Il y a environ 300 à 350 millions d’années, s’est produite ce que l’on appelle l'orogénèse alléghanienne, une des phases de formation des Appalaches dans laquelle le Gondwana, plus précisément le nord-ouest de l'Afrique actuelle, a heurté la Laurasia au cours de la formation de la Pangée. De nombreuses failles se sont produites à cette occasion et c’est peut-être l’une d’entre elles, précisément ici ce qu’on appelle une faille inverse, qui a bougé mardi.

Une autre théorie fait intervenir un processus de rifting avorté, qui tendait à couper les États-Unis en deux en reliant les Grands Lacs au golfe du Mexique, et qui lui aussi aurait formé de nombreuses failles.



source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/buzz-le-seisme-ressenti-a-new-york-netait-pas-anormal_33008/

Vindieu, jétais persuadé que quelqu'un avait déjà posté sur le sujet mais impossible de retrouver ça...


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-Z-
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Re: le séisme ressenti à New York n'était pas anormal

Message par -Z- le Jeu 25 Aoû - 10:16

Petite comparaison avec la France :


Union Régionale des CAUE d'Ile-De-France
ABCdaire du particulier
SEISME

Définition

Le séisme ou tremblement de terre est un mouvement de la croûte terrestre ayant pour origine un mouvement brusque de deux compartiments profonds.


Ce phénomène se traduit par de nombreux chocs souterrains qui engendrent des oscillations, des formations de failles et de cassures. Ainsi, de fortes destructions sont crées par les vibrations du sol et sont transmises aux bâtiments.

Les dégâts observés sont fonction de l'amplitude, de la durée et de la fréquence de ces vibrations.
Questions/réponses

Par quoi se caractérise un séisme ?


Un séisme se caractérise par son lieu d’origine, qui survient en profondeur, dans une faille, là où s’exerce la friction de deux plaques. C’est l’hypocentre ou le foyer du séisme.

Le point plus proche du foyer sur la surface de la Terre s’appelle l’épicentre. A cet endroit, l’intensité du séisme est la plus forte.

La magnitude représente l'énergie (ou puissance) libérée par le séisme. Elle est mesurée par rapport à la longueur de la faille qui a donné naissance au séisme.

La magnitude se mesure sur l’échelle de Richter qui est cotée de 0 à 9.

L’intensité est définie en un lieu par rapport aux effets et dommages produits par le séisme, qu’ils soient observés ou ressentis par l’homme. Cette intensité est mesurable sur l’échelle de Mercalli, qui comporte 12 degrés.



Quels sont les éléments de prévision des séismes?


L’étude et la mise en place d’un inventaire historique qui est répertorié par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières)

* La mise en évidence de la diminution de résistivité des roches
* La variation du champ magnétique terrestre
* La variation de la radioactivité de l’eau (augmentation de la quantité des eaux souterraines et variation du niveau des puits)
* L’inquiétude des animaux

Quelles sont les mesures prises?

Le zonage sismique :

Il impose dans certaines régions françaises, l'application de règles de constructions parasismiques pour les zones les plus exposées. Ce zonage national a été établi par le décret du 14 mai 1991.

Zones de sismicité :

0 : Négligeable mais non nulle

1a : Très faible mais non négligeable

1b : Faible

2 : Moyenne

3 : Forte

En Région Ile-de-France, la sismicité est 0, mais la survenue d’un séisme est possible.

Qu’est ce qu’une construction parasismique ?

Depuis le 1er août 1993, tous les bâtiments où s'exerce une activité humaine, et où le zonage prévoit un risque sismique présent, doivent respecter des normes de constructions parasismiques. Cette réglementation concerne les habitations depuis le 1er août 1994.

Lors de la délivrance d’un permis de construire, le bénéficiaire doit être informé des règles de constructions parasismiques.

Le maître d’ouvrage s’engage lui aussi lors du dépôt du permis de construire, à respecter ces mêmes règles.

Cette réglementation ne s’applique pas en région Ile-de-France.

Quelques idées de constructions parasismiques :

* Murs en béton armé
* Maçonneries porteuses en brique de terre cuite et à alvéoles verticales
* Chaînage en béton armé
* Maison à ossature en bois
* Murs bien reliés aux fondations et aux planchers rigides
* Charpente solidement fixée aux murs
* Equipements bien fixés aux murs porteurs
* Equipements lourds (chauffe-eau, chaudière, bibliothèque…) devant être posés au sol et solidement arrimés ...


Les coordonnées des CAUE d'Ile-de-France sont accessibles sur la page contact du site URCAUE : http://www.archi.fr/URCAUE-IDF/divers/contacts.php


Mais un séisme est il vraiment possible en région parisienne ? en fait si l'on fait une toute petite recherche sur internet on retrouve un
témoignage portant sur un séisme qui a déjà eu lieu en région parisienne :


D'après la Revue du Cercle militaire, 1889 et divers périodiques régionaux (voir notes)



Un tremblement de terre au Vésinet



Le 30 mai 1889, la région parisienne, et plus spécialement, le Vésinet, furent touchés par un tremblement de terre. Fait assez rare dans notre région, et probablement de faible amplitude, le séisme fit l'objet de quelques échos dans les journaux locaux. Le premier à en faire état fut Le Postillon de Seine et Oise, le 2 juin 1889.



Voici une nouvelle qui étonnera bon nombre de nos concitoyens. Le tremblement de terre de la Normandie, dont on a pu lire le compte rendu dans les journaux parisiens, s'est fait sentir d'une façon très sensible à Versailles. Jeudi soir, vers neuf heures moins un quart, et pendant plus de trente secondes, les locataires des étages supérieurs des maisons élevées ont distinctement entendu la trépidation des menus objets sur les meubles. C'est la première fois, pensons-nous, que pareil fait se produit à Versailles.



Une semaine plus tard, le Journal de Versailles lui-même reprenait et développait un article du Petit Mantais paru entre temps:



A Mantes, dit notre confrère le Petit Mantais, vers 9 heures du soir, plusieurs personnes ont parfaitement ressenti, les secousses d'un tremblement de terre. Nous pourrions citer une dame habitant rue Thiers qui a vu, étant couchée, son armoire à glace s'ouvrir toute grande. Une autre, place Saint-Maclou, dans son lit, a parfaitement remarqué une oscillation. Dans la maison du théâtre Grimber les secousses ont été également très sensibles et une dame s'est écriée: «tiens ! comment cela se fait-il, tout remue dans ma
chambre !» Aucun accident ne s'est d'ailleurs produit. Seulement la journée avait été assez chaude et très orageuse.




Plusieurs mois après l'évèmement, la Revue du Cercle militaire (n°23, 1889) dans sa "chronique scientifique, littéraire et artistique", publiera une analyse plus complète du phénomène et de ses conséquences.



[...]
Le bassin de la Seine, malgré l'épaisseur considérable de couches superposées qui séparent la surface des roches primitives sous-jacentes, a éprouvé,dans la soirée du 30 mai 1889, de légères secousses de tremblement de terre : vers huit heures trente cinq minutes, cinquante ou soixante personnes ont ressenti très nettement une assez forte trépidation dans le sens horizontal, et certaines gens ont même vu, affirment-elles, trembler la table sur laquelle elles écrivaient. La secousse, assez violente au Havre et à Rouen, a été également ressentie à Versailles, au Vésinet
[1], où une maison a été lézardée, à Asnières où elle semble s'être produite dans le sens vertical, à Corbeil, et dans quelques autres points des environs de Paris.
En dehors du bassin de la Seine, les secousses ont été d'une certaine intensité à Cherbourg où des pierres se sont détachées du portail de l'église de la Trinité, à Caen, à Pont-Audemer, à Guernesey, et jusque dans l'île de Wight et dans le Dorsetshire; en Espagne, au Ferrol, on a également ressenti quelques ébranlements, sans qu'on puisse nettement rattacher ce mouvement à celui du Nord-Ouest de la France. A Paris et dans les environs, la secousse semble avoir été unique ; mais, en Normandie, il en a été signalé trois, dans l'intervalle de trente à quarante secondes et même quatre à Pont-Audemer.


Ces mouvements sismiques sont rares dans nos régions. Néanmoins, l'Observatoire de Paris a fait installer en plusieurs points des sismographes thermo-électriques, destinés à rendre compte des moindres
mouvements du sol ; pour les soustraire à l'influence des causes extérieures, telles que la trépidation des voitures, on a établi ces appareils dans les catacombes. Il existe également à l'Observatoire météorologique du parc de Montsouris un indicateur magnétique. Cet instrument, dans l'après-midi du 30 mai, et dans les deux journées suivantes, mais plus spécialement à l'heure où a eu lieu la faible secousse signalée à Paris, ont accusé dans la marche de l'aiguille aimantée, ordinairement régulière, des sauts et des saccades qui, sans être très intenses, n'en étaient pas moins d'une certaine netteté. Ils semblent donc confirmer l'hypothèse déjà admise depuis longtemps à la suite des perturbations de la boussole observées lors des tremblements de terre, hypothèse d'après laquelle, sans préjuger en rien la cause des phénomènes sismiques, on les considère comme liés dans une certaine mesure au magnétisme terrestre.
Il est à remarquer que ce mouvement a été peu sensible ou même nul dans les points bas de Paris : les appareils installés au sommet de la tour Eiffel n'ont rien indiqué, et le gardien du phare n'a rien remarqué d'anormal. Il est probable que cette petite secousse ne sera de longtemps suivie d'aucune autre, et que les orages de ces derniers jours, absolument indépendants de ce phénomène, ne peuvent nous en faire craindre le retour.
[2]







Décrit comme "Un des plus forts séismes du siècle en Normandie,"
il fut fortement éprouvé à Jersey et Guernesey, ainsi que dans l'Orne, le Calvados, l'Eure, l'Eure-et-Loire, la Seine-Maritime et la Mayenne.
Il fut ressenti jusqu'en Angleterre et, en France, jusqu'à Salouêl (Somme), Saint-Malo, Rennes; il semble même que le séisme aurait été ressenti à Bâle. Des maisons furent lézardées à Caen, Flers et Avranches, des vitres brisées à Saint-Malo, Flers, Cherbourg où tomba un chapiteau de l'église de la Trinité. [3]
La presse de l'époque, pas plus que les sismologues par la suite, n'ont pas fait le lien avec un très important séisme qui, le même jour, frappa la Californie, à près de 10 000 kilomètres de distance [4].




[1] Nous n'avons pas trouvé trace d'une mention de cette maison lézardée dans les sources locales.
[2]
Notre région est réputée pour être une des plus stables d'Europe au
point que la société JEOL, leader mondial dans la microscopie
électronique, ait choisi d'installer, dans les années 1980, son centre
d'essai des microscopes les plus puissants du moment dans la plaine de
Croissy-sur-Seine, motivant son choix par l' extrême stabilité du
terrain.

[3] Le Phare de la Manche, 3 juin 1889.
[4] Flammarion E. Sur le tremblement de terre du 30 mai CR.Acad.Sci., 1889, t.108, p.1188-1189 et Le tremblement de terre du 30 mai 1889, La Nature, N°836 - 8 juin 1889.


___________________


"Tout n'est pas politique, mais la politique s'intéresse à tout" Machiavel

"J'ai l'esprit large et je n'admet pas que l'on dise le contraire" Coluche
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