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Les prothèses existaient déjà au temps des pharaons

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Apollyôn
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Les prothèses existaient déjà au temps des pharaons

Message par Apollyôn le Sam 6 Aoû - 2:55

L’Égypte ancienne, berceau des pyramides et des hiéroglyphes, serait également le pays natal des prothèses médicales. Deux objets, représentant des orteils, auraient pu être utilisés par des personnes amputées pour leur faciliter la marche.

Les prothèses médicales de pointe, bourrées d’électronique, remplacent de plus en plus efficacement les membres manquants et assistent au mieux les personnes amputées, mais l’idée même d’un membre artificiel ne date pas d’hier.

Alors que l’on pensait avoir identifié le tout premier spécimen de prothèse daté de 300 ans avant Jésus-Christ, avec la découverte de la jambe artificielle sur le site romain de Capua ; Jacqueline Finch, chercheur au Centre d’égyptologie biomédicale KNH de l’université de Manchester, est convaincue que des objets, aujourd’hui exposés dans des musées, ont servi de prothèse fonctionnelle à des Égyptiens, déjà plus de 600 ans avant notre ère.

Faite d’une sorte de papier mâché en lin imbibé de colle animale et recouvert de plâtre teinté, une pièce conservée dans les galeries égyptiennes du British Museum de Londres prend en toute objectivité la forme d’un orteil et de la partie antérieure du pied droit. Cette pièce unique a été découverte à Thèbes, l’actuelle Louxor, et obtenue en 1881 par le révérend Greville Chester, un archéologue passionné d’égyptologie.

Malgré l’usure apparente qui trahit une longue utilisation, la pièce est habilement façonnée et présente ce qui ressemble à un ongle sur sa face supérieure. Des trous à sa surface permettaient probablement d’attacher l’objet directement au pied ou à une sandale. Au début des années 1990, l’égyptologue Nicholas Reeves avait d’ailleurs déjà décrit l’objet comme « l’une des plus anciennes prothèses fonctionnelles qui a été identifiée dans l’ancien monde », sans avoir toutefois pu prouver qu’il avait réellement été utilisé comme tel.



Faite d’une sorte de papier mâché en lin imbibé de colle animale et recouvert de plâtre teinté, une pièce conservée dans les galeries égyptiennes du British Museum de Londres prend en toute objectivité la forme d’un orteil et de la partie antérieure du pied droit. Cette pièce unique a été découverte à Thèbes, l’actuelle Louxor, et obtenue en 1881 par le révérend Greville Chester, un archéologue passionné d’égyptologie.

Malgré l’usure apparente qui trahit une longue utilisation, la pièce est habilement façonnée et présente ce qui ressemble à un ongle sur sa face supérieure. Des trous à sa surface permettaient probablement d’attacher l’objet directement au pied ou à une sandale. Au début des années 1990, l’égyptologue Nicholas Reeves avait d’ailleurs déjà décrit l’objet comme « l’une des plus anciennes prothèses fonctionnelles qui a été identifiée dans l’ancien monde », sans avoir toutefois pu prouver qu’il avait réellement été utilisé comme tel.



Un second objet, également retrouvé dans la nécropole de Thèbes en 2000, ressemble au précédent, mais en plus élaboré. Formé de trois éléments raccordés entre eux (deux en bois, le troisième étant probablement en cuir), l’objet présente une certaine flexibilité. Suffisamment pour envisager qu’il puisse reproduire l’articulation métatarsophalangeale (entre les métatarses et les phalanges), tout en assurant une stabilité de l’orteil grâce au plat de sa face inférieure.

Cette fois-ci, la prothèse avait été retrouvée attachée au pied d’une femme momifiée (datant de 950 à 710 ans avant notre ère), laissant peu de place au doute quant à la fonction de l’objet. La momie avait été identifiée comme étant Tabaketenmut, la fille d’un prêtre qui aurait été atteinte de diabète et aurait perdu son orteil par gangrène.

Alors que les embaumeurs de corps rajoutaient du sable, du plâtre ou de la boue pour combler les éventuels membres manquants sur les momies, ces deux prothèses semblent bien trop perfectionnées pour n’avoir eu comme fonction que d’habiller un mort. L’hypothèse selon laquelle elles auraient réellement permis à leur propriétaire de mieux marcher a donc été testée, en prenant en compte les critères de fonctionnalité des prothèses (facilité d’utilisation, résistance et amélioration du mouvement).

À la demande de Jacqueline Finch, deux personnes amputées de leur orteil droit ont participé au test grandeur nature de ces prétendues prothèses, en portant des reproductions associées à des sandales égyptiennes. Handicapé par la perte de son gros orteil (qui soutient habituellement environ 40 % du poids du corps à chaque pas et permet la propulsion), l’un des deux volontaires a pu marcher « extrêmement bien » avec chacune des deux prothèses. Elles ont également été jugées confortables, en particulier celle en bois. Ces résultats, publiés dans The Lancet, semblent donc confirmer le rôle de ces objets, ce qui ramène à la confection de prothèses il y a presque 3.000 ans !



source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/les-protheses-existaient-deja-au-temps-des-pharaons_28023/


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Apollyôn
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Re: Les prothèses existaient déjà au temps des pharaons

Message par Apollyôn le Ven 5 Oct - 10:13

Les égyptologues connaissaient depuis longtemps la présence de prothèses sur certaines momies, mais leur efficacité et leur confort n'étaient pas vraiment connus. Jacky Finch a donc fait tester deux faux orteils pour des résultats très probants. Cela en fait les plus vieilles prothèses fonctionnelles connues.

Dévorés par un sphinx, écrasés par un sarcophage ou happés par un crocodile, on ne saura jamais ce qui est arrivé aux doigts de pied manquants de certaines momies égyptiennes. Les chercheurs s’intéressent par contre aux prothèses qui étaient ajoutées pour remplacer ces parties manquantes. Étaient-elles vraiment utilisables ou ne s’agissait-il que de simples ajouts pour "compléter" les momies ? Une étude à ce propos a été publiée dans le numéro d’octobre du Journal of Prosthetics and Orthotics.

Au cours de ces travaux, deux prothèses antiques ont été étudiées. La plus ancienne est composée de parties en bois reliées par du cuir. Elle date d’entre 950 et 710 av. JC et est conservée au British Museum de Londres. L’autre est faite en ce que l’on pourrait appeler du "papyrus mâché", elle date d’au moins 600 av. JC. et provient du musée égyptien du Caire. Or, si elles sont étonnantes, on peut les soupçonner d'être purement rituelles et décoratives car la question de la conservation et de l'intégrité des morts est en effet primordiale dans la religion des anciens égyptiens.

Un tapis spécial et des caméras

"Plusieurs experts ont examiné ces objets et ont suggéré qu’il s’agissait des plus anciennes prothèses connues, explique Jacky Finch de l’université de Manchester. Il y a de nombreux cas en Égypte antique où des fausses parties du corps ont été ajoutées lors d’une inhumation, mais les traces d’usure et leur forme nous font penser qu’elles ont bien été utilisées par les gens pour marcher. Les essais pour prouver cette hypothèse ont demandé un processus complexe et plein de défis qui impliquait des experts, non seulement dans les pratiques funéraires égyptiennes, mais aussi dans la fabrication de prothèses et de l’étude par ordinateur de la marche".

Jacky Finch a alors créé des copies de ces prothèses et recruté deux volontaires dépourvus de gros orteil droit. Les prothèses ont été adaptées à leur morphologie mais ont gardé leur forme générale. Les tests se sont fait sur des aller-retour de dix mètres de trois manières différentes : pieds nus, en chaussures normales et enfin avec des répliques de sandales égyptiennes. La marche des volontaires a été scrutée par dix caméras et a eu lieu sur un tapis spécial qui mesurait la pression exercée par leurs pieds. Les mouvements de leur pied gauche, intact, servent de groupe de contrôle.

Des prothèses pour mieux marcher avec des sandales

Lorsqu’un des volontaires a utilisé une réplique de la seconde prothèse et des sandales, son pied droit a obtenu une flexion égale à 87% de celle produite par son pied valide. Les résultats pour la prothèse en bois étaient de l’ordre de 78%. Avec les prothèses et des sandales, la pression sur le pied était répartie équitablement et ne causait ni inconfort, ni lésions. Par contre sans prothèse, le tapis détectait de nombreux pics de pression localisés.

"Les données de pression nous indiquent qu’il devait être difficile pour un Egyptien de l’Antiquité, à qui il manquait un gros orteil, de marcher normalement avec des sandales traditionnelles, en conclue Jacky Finch. Ils pouvaient bien sûr rester pieds-nus ou peut-être porter des espèces de chaussettes ou de bottes par-dessus, mais nos recherches suggèrent que porter ces faux orteils rend la marche en sandales plus confortable."

Le précédent record a été détruit

Interrogés sur leur confort, les deux volontaires ont plébiscité la réplique en bois, malgré ses résultats moins bons lors du test. "Il est très encourageant que les deux volontaires aient été capables de marcher avec ces imitations. Maintenant que nous avons des données sur leur démarche et les commentaires des volontaires, ainsi que les traces d’usure sur les originaux, nous pouvons donner plus d’arguments de poids pour dire que les artefacts originaux avaient bien une fonction de prothèse utilitaire", affirme Jacky Finch.

Cela en ferait les exemples les plus anciens connus. Auparavant, le record était détenu par une fausse jambe romaine en bois et en bronze datée de 300 av. JC. Ce trésor de la médecine et de l’archéologie a malheureusement été détruit lors du bombardement de Londres pendant la seconde guerre mondiale.
source : http://www.maxisciences.com/proth%E8se/les-egyptiens-et-leurs-momies-avaient-droit-a-de-vraies-protheses_art26910.html


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anoy
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Re: Les prothèses existaient déjà au temps des pharaons

Message par anoy le Ven 5 Oct - 23:03

Je sais que les égyptiens pratiquaient la trépanation et remplaçaient la partie osseuse manquante du crane par une plaque d'or...et certains ont survécus à ça de nombreuses années..!
Alors les prothèses...rien d'étonnant!

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Re: Les prothèses existaient déjà au temps des pharaons

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