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Conflits et future guerre...

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Gaiya
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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Mar 26 Juil - 14:34



Une guerre contre l’Iran avant septembre 2011 ?

L’ex-chef du renseignement israélien prend position contre son gouvernement et met en garde contre une catastrophe pour Israël.

La « Neue Zürcher Zeitung »,(1) le « New York Times » (2) et beaucoup d’autres journaux nous apprennent qu’Israël débat d’une éventuelle guerre contre l’Iran entre juin et fin sep­tembre. Fait extraordinaire, pour la première fois dans l’histoire du pays, un ancien chef du Mossad, c’est-à-dire des Services de renseignements, critique officiellement et sans aucune ambiguïté les dirigeants de son pays.

Meir Dagan, qui a pendant plus de 8 ans, jusqu’en septembre dernier, assuré la sécurité extérieure d’Israël, ne passe pas pour un homme de gauche. Son intervention publique est d’autant plus explosive qu’elle a amené le commentateur d’un journal israélien à considérer la situation comme extrêmement grave. Et cela, selon l’ex-patron du Mossad, pour la survie de l’Etat d’Israël.

Pour les médias israéliens, on ne sait pas si d’autres hauts responsables de l’establishment militaire et du renseignement partagent l’avis de Meir Dagan, mais on peut le supposer. Nous allons reproduire ci-dessous des extraits du débat et les déclarations du ministre israélien de la Défense Ehud Barak en nous fondant sur l’édition anglaise on line du quotidien israélien « Haaretz ».

Des extraits de l’ouvrage de l’historien américain Stephen J. Sniegoski intitulé « Transparent Cabal. The Neoconservative Agenda, War in the Middle East and the National Interest of Israel » éclairent la dimension historique de l’implication des Etats-Unis dans cette affaire. En effet, les néoconservateurs, qui ont fait la une des journaux surtout sous le gouvernement Bush, ne restent pas inactifs sous Obama. On verra si les « réalistes » autour de Zbigniew Brzezinski qui, comme Meir Dagan, sont farouchement opposés à une guerre contre l’Iran, arriveront à s’imposer.

Selon la « Neue Zürcher Zeitung », le « New York Times » et divers autres journaux, en particulier des journaux israéliens, Meir Dagan, ancien chef du Mossad (chargé du renseignement, des opérations spéciales et de la lutte anti-terroristes à l’extérieur d’Israël), a déclaré, lors d’une conférence tenue le 1er juin à Tel Aviv, qu’Israël ne pourrait pas résister à un conflit régional déclenché par une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.

Il a insisté sur le fait qu’Israël n’était pas en mesure de mettre un terme aux ambitions nucléaires de l’Iran, qu’il pouvait tout au plus les retarder. Lors de sa première intervention publique après son départ en septembre 2010, Dagan avait déclaré en mai dernier, lors d’une conférence tenue à l’Université hébraïque de Jérusalem, qu’un bombardement des installations nucléaires iraniennes était « la chose la plus stupide (qu’il ait) jamais entendue ». Et le 1er juin, il a été encore plus précis.

Dans un article intitulé « Selon l’ex-patron du Mossad, Israël ne résistera pas à la guerre que provoquera une attaque de l’Iran », Gili Cohen cite Dagan : « Si quelqu’un envisage sérieusement une attaque, il doit comprendre qu’il entraînera Israël dans une guerre régionale dont il ne saura pas comment sortir. Le risque pour sa sécurité serait insupportable. […] L’option militaire est la dernière option, l’ultime solution. Il faut envisager toutes les autres solutions avant le recours à la force. » A ceux qui l’ont critiqué, Dagan à répondu : « Je me sens obligé d’exprimer mon opinion sur certains sujets. Le Premier ministre et le ministre de la Défense sont les personnes en fonctions, mais parfois les bonnes intuitions et les bonnes décisions n’ont rien à voir avec le fait d’avoir été élu. »

En ce qui concerne les relations avec les Palestiniens, Dagan est d’avis qu’Israël devrait prendre l’initiative diplomatique : « Je pense qu’il devrait y avoir une initiative diplomatique. Les Palestiniens sont ici et il faudrait parvenir à un accord avec eux. Si nous ne faisons pas d’offre et que nous attendons, nous pourrions être confrontés à une réalité dans laquelle on nous imposerait des choses. Mais si nous pouvons choisir entre l’initiative et la contrainte, je préfère l’initiative. » (3)

Début de la guerre : entre le départ de Gates et celui de Mullen

Le 1er juin également, dans un article du « Haaretz » intitulé « Le nouvel état-major de la sécurité d’Obama pourrait approuver une attaque contre l’Iran », Amir Oren écrit qu’Obama a renouvelé une année avant les élections présidentielles son équipe chargée de la sécurité, ce qui entraîne de sérieuses conséquences pour Israël. Quatre mois avant le départ à la retraite de l’amiral Michael Mullen en tant que président des chefs d’états-majors interarmées, Obama a prévu pour lui succéder le général Martin Dempsey. Il y a peu de chances qu’au début de son mandat, Dempsey conseille à Obama d’attaquer l’Iran ou d’autoriser Israël à le faire.

Il en va autrement de Mullen, qui ne réagirait pas avec enthousiasme à une attaque, mais ses liens avec l’état-major de l’armée israélienne sont si étroits qu’on peut supposer qu’il ne torpillerait pas une attaque israélienne sous Netanyahou et Barak. Oren conclut ainsi : « Entre la fin juin avec le départ de Gates et la fin septembre avec le départ de Mullen, le risque est grand que Netanyahou et Barak cherchent à créer la surprise en Iran, en particulier parce que cela détournerait l’attention de la question palestinienne. »

Voilà ce que pense Oren de la fenêtre temporelle d’une éventuelle guerre contre l’Iran. (4)

Absence d’aptitude au commandement

Le 3 juin, Ari Shavit évoque dans « Haaretz » une aggravation des tensions entre Dagan d’une part et Netanyahou et Barak d’autre part. Sous le titre « Dagan met en garde contre le manque de discernement de Netanyahou », il écrit que l’ex-patron du Mossad Meir Dagan s’inquiète davantage du manque d’aptitude au commandement du premier mi­nistre Benjamin Netanyahou et du ministre de la Défense Ehud Barak que des menaces iraniennes ou palestiniennes. La situation sera critique en septembre 2011 quand les Palestiniens demanderont devant l’Assemblée générale des Nations Unies la reconnaissance de leur Etat dans les frontières de 1967, demande dont Ethan Bronnen suppose, dans le « New York Times » du 3 juin, qu’elle sera approuvée.

Dagan qui, selon Shavit, est certes opposé à un tel Etat palestinien, est persuadé que pour son bien, Israël ferait mieux de prendre l’initiative diplomatique. Sinon il se pourrait que l’isolement croissant d’Israël mette ses dirigeants au pied du mur et les pousse à entreprendre des opérations irréfléchies contre l’Iran. Deux craintes ont incité Dagan à parler, Dagan qui est loin d’être un homme de gauche bien que ce soit ainsi que l’ont qualifié, à tort, les ministres du Likoud : ses opinions politiques sont plutôt un mélange de Sharon et d’Olmert. La première de ces craintes est celle, que nous avons déjà mentionnée, de voir Israël subir passivement des contraintes extérieures, si bien qu’il ferait mieux de prendre l’initiative de négociations (Dagan est favorable à l’initiative de paix saoudienne).

Sa seconde crainte, toujours selon Shavit, est que ne se développe une guerre régionale étendue à laquelle Israël aurait de la peine à résister. Si le traumatisme de Sharon était la défaite d’Israël à Latrun en 1948, celui de Dagan est la défaite de son pays au Sinaï dans les premiers jours d’octobre 1973. C’est à cause de ce traumatisme qu’il se sent obligé moralement d’empêcher une guerre inutile. C’est pourquoi, conscient qu’il brisait un tabou, il s’est adressé à l’opinion pu­blique pour ne pas faire partie de ceux qui se taisent, comme ce fut le cas avant la guerre du Yom Kippour.

Shavit loue le courage de Dagan. En temps normal, un ancien patron du Mossad ne se serait pas adressé ainsi à l’opinion publique, mais les temps ne sont pas normaux : il est moins cinq. (5)

Détourner l’attention de la création d’un Etat palestinien

Le 5 juin, dans « Haaretz », sous le titre « Ce que Dagan sait », Amos Harel fait part de quelques réflexions sur ce thème brûlant. Utilisant un terme du Mossad, il parle d’« assassinat ciblé » à propos de l’option militaire contre l’Iran par Dagan et relève que certains experts en sécurité, parmi lesquels il n’y a que peu de fans de Netanyahou et de Barak, craignent cependant que les déclarations de Dagan ne sapent les efforts israéliens en vue d’actions internationales contre l’Iran. Une issue positive est peu probable si l’Iran ne peut pas redouter une attaque d’Israël et si l’Occident ne peut pas comprendre qu’Israël pourrait « péter les plombs » (« go berserk »). Le débat stratégique en Israël recouvre la période allant de septembre 2007, lorsqu’Israël, selon les médias occidentaux, a bombardé un réacteur nucléaire syrien, et septembre 2011, date de la tentative des Palestiniens d’obtenir de l’ONU la reconnaissance de leur Etat. De l’avis de certains experts occidentaux, la fenêtre des possibilités d’attaquer l’Iran se refermera.

Penser que Netanyahou et Barak chercheraient à éviter la crise qui les menace en septembre prochain (éventuelle reconnaissance d’un Etat palestinien par l’ONU) en attaquant l’Iran semble relever de la théorie du complot. Mais la question est de savoir quelles informations les responsables possèdent sur les événements-clés des dernières années. Si Dagan a vraiment observé un manque de discernement chez Netanyahou et Barak, il n’est pas étonnant qu’il tire la sonnette d’alarme publiquement, en particulier si son opinion est partagée, comme il semble le penser, notamment par l’ex-chef d’état-major de l’armée israélienne Gabi Ashkenazi, par l’ancien chef des Services de renseignements intérieurs (Shin Bet) Yuval Diskin et, avec moins d’enthousiasme, par l’ex-chef des Services de renseignements militaires Amos Yadlin.

Le fait qu’en parlant comme il l’a fait, Dagan ne se rende pas coupable de haute trahison est conforme au rapport intérimaire de la Commission Winograd sur la seconde guerre du Liban. On peut y lire ceci : « Le devoir suprême de loyauté parmi les professionnels est celui à l’égard de leur profession et de leur rôle, non celui à l’égard de leurs supérieurs hiérarchiques. Il vaut toujours mieux commencer par des discussions et des mises en garde à l’intérieur de l’organisation. Mais quand un supérieur ou une organisation agissent d’une manière qui peut, aux yeux d’un professionnel, causer de graves dommages, celui-ci devrait lancer une mise en garde et non chercher à éviter une confrontation directe avec son supérieur. » C’est là un principe qui réfère à des événements de la Seconde Guerre mondiale (« Je n’ai fait qu’obéir aux ordres. ») et aux conséquences qui en ont été tirées dans les Principes de Nuremberg (Chaque individu est personnellement responsable et ne peut pas se défausser sur la chaîne de commandement.)

Le journaliste du « Haaretz » conclut son article en écrivant que le personnage-clé d’une guerre contre l’Iran reste le chef de l’état-major. Il s’agit pour le moment de Benny Gantz. Bien que d’une manière générale, il ait l’air plus décontracté et plus ouvert à la critique que son prédécesseur Ashkenazi, un de ses anciens supérieurs a fait remarquer que c’était un homme intègre qui n’hésiterait pas, au moment critique, à rester sur ses positions. (6)

Le premier devoir civique de Dagan

Dans un article d’« Haaretz » du 5 juin intitulé « Israël devrait tenir compte de la mise en garde de l’ancien patron du Mossad contre une attaque de l’Iran », Gideon Levy déplore la nature du débat public en Israël. Pour lui, l’intervention publique de Dagan ne relevait pas seulement de son bon droit mais c’était son premier devoir civique. S’il avait agi autrement, il n’aurait pas rempli son rôle d’ancien chef du Mossad. Dans ses an­ciennes fonctions, il avait empêché des aventures comme celle de Netanyahou et de Barak, qu’il considère comme dangereuse. Il mérite qu’on le loue pour sa démarche responsable et courageuse. Il a agi en gardien de l’Etat désireux de lui éviter une seconde guerre du Yom Kippour.

Ce n’est pas lui qui représente un danger pour Israël mais au contraire ceux qui voudraient lui interdire de parler. En se taisant, il aurait nui à la sécurité du pays. En parlant, en revanche, il la renforce. C’est l’heure de gloire de Dagan, dont le passé contient plus d’un chapitre trouble, aventureux, voire effrayant. Sur bien des points, il s’est exprimé de manière contradictoire, mais ce n’est pas un homme de gauche. Sur la question de l’Iran, il a toujours fait entendre la voix de la raison. Ceux qui lui ont confié pendant huit années le Mossad ne peuvent pas brusquement le faire passer pour fou, comme ils viennent de le faire. Si le Mossad avait été dirigé par un fou, la responsabilité en reviendrait à ses supérieurs.

A la fin de son article, Levy s’intéresse à la nature du débat public en Israël. On peut comprendre que des politiques cherchent à étouffer le débat public, bien que ce ne soit pas acceptable. Mais quand une armée de journalistes et de commentateurs s’y met, il y a quelque chose de fondamentalement faux dans la conception du rôle des médias. Au lieu de se comporter comme des hommes d’Etat ou des généraux, les médias auraient dû tirer la sonnette d’alarme, au moins aussi fort que Dagan. (7)

Dagan : Une attaque contre l’Iran serait contraire au droit international

Le 6 juin, « Haaretz » a publié, sous le titre « Barak : Les déclarations de Dagan sur l’Iran nuisent à la force de dissuasion d’Israël », une réplique du ministre israélien des Affaires étrangères Ehud Barak aux propos de Dagan. Il est revenu sur le sujet lors d’une interview accordée à « Israel Radio » : Toute tentative de clarifier les ambiguïtés de la question iranienne affaiblit la position d’Israël face à l’Iran. L’option militaire contre l’Iran doit rester sur la table afin que les efforts internationaux visant à stopper le programme nucléaire de l’Iran soient efficaces. Barak a précisé : « Il n’existe pas de décision d’attaquer l’Iran. Nous ne prenons pas des décisions à l’avance pour des situations hypothétiques. Je ne crois pas que quiconque serait heureux que l’on déclenche une opération militaire contre l’Iran. »

L’article de « Haaretz Service » et de « Reuters » fait remarquer en outre que Dagan a clairement fait la distinction entre deux programmes nucléaires iraniens, d’une part une structure secrète et d’autre part le programme civil. Seul le second est soumis à un contrôle international. Dagan a déclaré : « Toute at­taque contre le programme civil serait contraire au droit international. » L’article poursuit en mentionnant les craintes de Dagan dont nous avons parlé plus haut en ajoutant toutefois que l’ex-patron du Mossad a précisé qu’il était important de se rappeler que la guerre était seulement une option parmi beaucoup d’autres. (Cool

Obama a-t-il l’intention de maintenir l’hégémonie occidentale ?

Dans un article du 8 juin intitulé « Iran : Israël et les Etats-Unis tentent de provoquer une guerre régionale », « Haaretz Service » évoque l’appréciation de la situation par l’Iran. Il se réfère à un communiqué d’« Israel Army Radio » selon lequel le ministre iranien des Affaires étrangères accuse les deux pays de comploter contre l’Iran : « Les Américains croient que le résultat immédiat d’un conflit militaire dans la région sauvera le régime sioniste. » Il ajoute que les Etats-Unis et Israël essaient d’affaiblir les révoltes populaires dans la région afin de stopper l’extension de l’Islam auprès de leurs alliés dans la région. Obama veut maintenir l’hégémonie occidentale au Moyen-Orient et détruire la Répu­blique islamique d’Iran.9

Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie

On souhaite pour tous les habitants du Moyen-Orient, et même au-delà, que dans la situation tendue actuelle des personnalités sages, prévoyantes et diplomates puissent l’emporter sur les va-t-en-guerre, d’où qu’ils soient. En effet, la guerre signifie toujours souffrances, misère, horreurs, graves maladies et mort.

(1) Cf. George Szpiro : Der ehemalige Mossad-Chef macht sich Sorgen, Neue Zürcher Zeitung du 8/6/11.

(2) Cf. Ethan Bronner : A former spy chief questions the judgment of Israeli leaders.

(3) Cf. Gili Cohen : Israel won’t withstand war in wake of strike on Iran, ex-Mossad chief says.

(4) Cf. Amir Oren : Obama’s new security staff may approve attack on Iran.

(5) Cf. Ari Shavit : Dagan warns of Netanyahu’s poor judgment.

(6) Cf. Amos Harel : What Dagan knows.

(7) Cf. Gideon Levy : Israel should heed ex-Mossad head’s Iran attack warning.

(Cool Cf. Haaretz Service/reuters « Barak : Dagan’s comments on Iran hurt Israels’s ability of deterrence ».

(9) Cf. Haaretz Service : Iran : Israel and U.S. are trying to provoke a regional war.

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Une-guerre-contre-l-Iran-avant-septembre-2011-7172.html


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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Mar 26 Juil - 14:36

Nouvelles sanctions américaines contre l’Iran : Moscou hostile.

La décision des autorités américaines de décréter unilatéralement de nouvelles sanctions anti-iraniennes, cette fois-ci contre l’opérateur portuaire Tidewater Middle East et le transporteur national Iran Air, suscitent de sérieuses questions, a annoncé vendredi un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

"Cette démarche fondée sur l’application extraterritoriale de la législation américaine pourrait créer une situation mettant en péril les compagnies russes coopérant avec ces deux entreprises iraniennes. Cela risque de torpiller les fondements de notre coopération au sein du Groupe des six [médiateurs sur le dossier nucléaire iranien, ndlr] et de ternir la réputation du Conseil de sécurité de l’Onu", lit-on dans le communiqué.

Moscou réaffirme que "l’application de sanctions unilatérales américaines contre des personnes morales et physiques russes serait contraire au caractère des relations actuelles entre nos deux pays".

"Nous jugeons cette ligne inacceptable et exigeons qu’elle soit complètement révisée", affirme le ministère des Affaires étrangères.

Selon un représentant du département d’Etat américain, qui a requis l’anonymat, les entreprises iraniennes sanctionnées sont "utilisées par les autorités du pays pour créer des armes de destruction massive".

Ces entreprises figurent parmi les plus importantes du pays : Iran Air possède 40 avions desservant 35 lignes nationales et 25 lignes internationales. Tidewater Middle East gère sept ports iraniens.

Le département d’Etat a annoncé que leurs avoirs aux Etats-Unis seront gelés.

La diplomatie russe estime pour sa part que les nouvelles sanctions américaines "poursuivent d’autres objectifs que le renforcement du régime de non-prolifération des armes de destruction massive".

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Nouvelles-sanctions-americaines-contre-l-Iran-Moscou-hostile-7199.html


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Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Mar 26 Juil - 14:39

Libye : Moscou refuse de reconnaître le Conseil national de transition.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré lundi que son pays a refusé de reconnaître le Conseil national de transition (CNT) comme gouvernement légitime de la Libye.

Selon le chef de la diplomatie russe, Moscou est prêt à considérer le CNT, basé à Benghazi, comme une partie prenante des négociations en vue de déterminer le futur de la Libye, mais ne reconnaîtra pas l’instance politique des rebelles libyens.

"S’il s’agit d’une reconnaissance du CNT ou d’autres groupes d’opposition comme une partie prenante des pourparlers, le CNT est inconditionnellement une telle partie. Mais, s’il s’agit d’une reconnaissance du CNT en tant que le seul représentant légitime du peuple libyen, comme ce que le Groupe de contact a désigné à Istanbul, nous ne partageons pas la position", a indiqué M. Lavrov, cité par l’Agence de presse Interfax.

Le ministre russe des Affaires étrangères a souligné que la déclaration du Groupe de contact sur la Libye à Istanbul avait pris parti dans la guerre civile libyenne. Il a accusé lz Groupe de contact composé de 30 membres d’avoir l’intention d’isoler le gouvernement officiel de Tripoli.

"Traditionnellement, la Russie refuse d’utiliser l’isolation comme un moyen pour résoudre les problèmes dans tous les conflits", a souligné M. Lavrov.

Il a rappelé que Moscou était en contact avec Tripoli et Benghazi, tout en leur demandant à prendre une position constructive et responsable pour leur pays.

M. Lavrov a dit que les pourparlers inter-libyens devaient se baser sur les propositions de l’Union africaine et des Nations Unies.

M. Lavrov a ajouté que Moscou ne donnerait pas l’asile politique au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, selon Interfax.

Vendredi dernier, lors d’une réunion à Istanbul en Turquie, le Groupe de contact a reconnu le CNT comme étant le seul représentant légitime du peuple libyen jusqu’à la création d’un nouveau gouvernement par intérim.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Libye-Moscou-refuse-de-reconnaitre-le-Conseil-national-de-transition-7462.html


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Message par Gaiya le Mar 26 Juil - 14:42

Libye : Washington prépare sa revanche
par Thierry Meyssan

Les négociations s’accélèrent entre la Libye et les États-Unis pour convenir d’un cessez-le-feu qui permettrait à l’OTAN de sauver la face. Mais loin d’abandonner son ambition de remodelage de l’Afrique du Nord, l’administration Obama prépare déjà une seconde manche, rapporte Thierry Meyssan depuis Tripoli.

Comme je l’expliquais à contre-courant dans ces colonnes, l’OTAN a perdu politiquement la guerre de Libye, le 1er juillet, lorsque 1 700 000 Libyens sont descendus dans les rues de Tripoli pour conspuer l’Alliance et faire bloc derrière Mouammar Kadhafi [1].

Restait à tirer les conséquences de cette défaite. C’est ce que Washington a rapidement fait, sans juger utile d’informer ses alliés de la rapidité de son revirement, ni de sa nouvelle stratégie.

Voler les avoirs et préparer le pillage

En premier lieu, la Maison-Blanche a décidé de voler tout ce qui peut l’être parmi les avoirs libyens, histoire de ne pas avoir engagé des frais pour rien. Hillary Clinton a été informée de cette décision alors qu’elle était à bord de son avion en route pour Istanbul. Elle n’a pas eu son mot à dire, juste à obéir.

Notez que les Turcs et les Français ont été logés à la même enseigne que la secrétaire d’État. Ils étaient arrivés avec leurs propres propositions qu’ils ont du ranger au vestiaire, sans même être autorisés à les exposer.

Le sommet a été réduit à une chambre d’enregistrement. Les membres du Groupe de contact ont été informés de la décision de la Maison-Blanche de faire recenser les avoirs libyens et de les faire basculer dans l’escarcelle du Conseil national de transition libyen. Cela s’applique aussi bien aux avoirs financiers, qu’à l’autorisation d’émettre sur le satellite Nilesat, ou encore à l’exploitation pétrolière dans la zone contrôlée par l’Alliance. Pour réaliser cette spoliation, les membres du Groupe de contact qui ne l’avaient pas encore fait ont été priés de reconnaître le CNT comme seul représentant du peuple libyen en lieu et place de la Jamahiriya Arabe Libyenne [2]. Ils ont été informés que l’opération était supervisée par le Libyan Information Exchange Mechanism (LIEM), dont on leur avait annoncé laconiquement « l’activation » lors de la réunion précédente (Abou Dhadbi, 9 juin).

Cependant, aucune information n’a été fournie à propos du statut juridique du Conseil national de transition ou du LIEM. Tout laisse à penser que la Maison-Blanche est en train de construire un dispositif comparable à celui qui avait si bien fonctionné en Irak [3]

À Bagdad, Washington avait d’abord installé le Bureau de reconstruction et d’assistance humanitaire (Office of Reconstruction and Humanitarian Assistance – ORHA), dirigé par le général Jay Garner. On apprit ultérieurement que l’OHRA avait été créé par une directive présidentielle secrète signée avant même que l’on débatte de la guerre au Conseil de sécurité. Contrairement à ce que son intitulé pouvait laisser penser, cet organisme était rattaché au Pentagone.

Selon toute vraisemblance, il en va de même pour le LIEM, même si —officiellement— son administrateur est un Italien.

À Bagdad, l’ORHA fut rapidement absorbé par l’Autorité provisoire de la Coalition (Coalition Provisory Authority - CPA), dirigée par L. Paul Bremer III, qui exerça tous les pouvoirs durant un an. J’ai montré que la CPA n’était pas une entité de droit international, ni de droit états-unien, mais une société privée. Toutefois, on ignore toujours aujourd’hui où elle était enregistrée et qui en était les actionnaires. La seule chose établie est que la CPA se livra à un pillage systématique du pays et ne se retira qu’après voir contraint le futur gouvernement irakien à valider une série de lois asymétriques qui garantissent aux multinationales le droit d’exploiter durement le pays pour 99 ans.

Sans surprise, on peut donc s’attendre à ce que, une fois un cessez-le-feu entré en vigueur, le LIEM sera absorbé à Benghazi par une sorte de CPA.

Négocier une sortie militaire

Deuxièmement, immédiatement après le sommet, Washington a ouvert des négociations directes avec Tripoli. Celles-ci se déroulent à Tunis. La délégation US est conduite par l’assistant de la secrétaire d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman.

Dans le vocabulaire impérial, Proche-Orient (Near East) désigne tous les États arabes d’Afrique du Nord, du Levant et du Golfe, plus Israël. Et le titre d’assistant de la secrétaire d’État désigne un proconsul. Ainsi Jeffrey Feltman a t-il l’habitude de recevoir ses visiteurs à Washington en déplaçant sa main d’un geste ample sur une carte murale du « Proche-Orient » et en expliquant pour se présenter : « Ceci est ma juridiction ».

En ouvrant des négociations directes, Washington ferme le canal de tractations ouvert avec Paris. Depuis le début du conflit armé, le colonel Kadhafi discute en permanence avec le président Nicolas Sarkozy et son ministre Alain Juppé. Il a déjà élaboré avec eux plusieurs plans de sortie de crise ; chacun accompagné de mirifiques promesses de dessous de table, mais chacun censuré par la Maison-Blanche.

En début de réunion Jeffrey Feltman s’est exprimé comme s’il venait poser un ultimatum et non comme s’il engageait un processus diplomatique. C’est le comportement habituel d’un proconsul, mais il n’a pas besoin de forcer sa nature pour se montrer arrogant et cassant, c’est sa manière d’être depuis que son épouse, une brillante historienne de l’art, l’a plaqué.

Une fois terminé son numéro de dominateur, le petit Jeffrey Feltman se fait rapidement plus conciliant. En définitive, Washington admet avoir perdu la partie et feint de renoncer à ses ambitions locales. La Maison-Blanche se contenterait d’un cessez-le-feu où l’OTAN ne contrôlerait pas la Cyrénaïque dans son ensemble, mais simplement trois enclaves, dont Benghazi (mais probablement pas Misrata). L’OTAN céderait sa place à une force de paix des Nations Unies.

En terme de calendrier, le Ramadan (cette année du 1er au 29 août) serait une occasion pour interrompre les bombardements et pour effectuer cette transition.

Seules conditions de Washington : se montrer généreux en matière de concessions pétrolières et gazières, et organiser la retraite anticipée du « Guide ». Vu du côté libyen, la première exigence peut se discuter, mais la seconde est un affront, Mouammar Kadhafi étant devenu au fil de cette guerre le symbole de l’unité et de la résistance à « l’agression croisée ». La délégation ressent cette exigence comme une humiliation.

En guise de réponse, un Libyen dont le frère est mort au combat, vient de vendre son exploitation agricole pour financer l’érection sur la Place verte de Tripoli d’un gigantesque portait du héros national, vendredi 21 juillet.

Préparer une seconde manche

Troisièmement, ce repli de l’OTAN ne vaut pas abandon définitif des ambitions de Washington. D’ores et déjà une nouvelle manche se prépare. Une fois le cessez-le-feu entré en vigueur, les États-Unis entendent déployer une intense activité secrète pour renverser la donne politique.

Se basant sur une analyse britannique incomplète, Washington avait cru que les tribus hostiles à Mouammar Kadhafi se rallieraient au Conseil national de transition. Les experts du Conseil national de sécurité furent surpris de les voir au contraire se réconcilier avec le « Guide » et le rejoindre pour combattre l’ingérence étrangère. Il conviendra donc, durant la trêve, de nouer des contacts directs et de les convaincre de choisir le camp occidental si une nouvelle occasion se présentait.

D’autre part, sous couvert d’opérations humanitaires entreprises par des organisations prétendument « non gouvernementales » ou par des États de l’OTAN n’ayant pas participé aux opérations militaires, la CIA et le Pentagone entendent déployer des agents de déstabilisation.

D’ores et déjà, on discute couloirs humanitaires, avions, équipes d’assistance etc. qui seront autant de couvertures pour des actions secrètes. L’idée est détourner le processus de réforme que Saif el-Islam el-Kadhafi avait initié avant la guerre pour fomenter une révolution colorée. Celle-ci pourrait suffire à prendre le pouvoir. Et dans le cas où elle échouerait, elle fournirait le prétexte à la reprise des opérations militaires.

Quoi qu’il en soit, Washington refuse de s’en tenir à la situation actuelle et prépare sa revanche. En faisant bloc, le peuple libyen l’a tenu en échec. Pour vaincre, l’Empire devra d’abord le diviser.

[1] « L’OTAN face à l’ingratitude des Libyens », Réseau Voltaire, 11 juillet 2011.

[2] « Fourth Meeting of the Libya Contact Group Chair’s Statement », Voltaire Network, 15 juillet 2011.

[3] « Qui gouverne l’Irak ? », par Thierry Meyssan. Conférence de soutien à la Résistance irakienne et Réseau Voltaire, 13 mai 2004.

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Libye-Washington-prepare-sa-revanche-7525.html


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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Mar 26 Juil - 14:48

LIBYE. Les ratés d'une guerre française.

Sarkozy rêvait d'une guerre éclair. Mais rien ne s'est passé comme prévu. A la veille du vote du Parlement pour ou contre la poursuite de l'intervention, de hauts responsables ont raconté à Vincent Jauvert la véritable histoire de cette opération.

Cela devait durer quelques jours, quelques semaines tout au plus. "Sûrement pas des mois", disait Alain Juppé. Les services de renseignements français assuraient que, dès les premières frappes, des milliers de soldats de Kadhafi feraient défection. Ils prédisaient aussi que les rebelles avanceraient rapidement jusqu’à Syrte, la ville natale du Guide, et que tout cela contraindrait Kadhafi à partir très vite. Mais rien ne s’est passé comme prévu.

Lire la suite de l’article: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110706.OBS6608/libye-les-rates-d-une-guerre-francaise.html


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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Mar 26 Juil - 14:50

Les députés français votent la guerre.
Par Thierry Meyssan

Invités à exercer leur contrôle démocratique sur la guerre de Libye, les députés français ont validé un discours consensuel de bons sentiments, sans jamais questionner la réalité des faits qui leur étaient présentés. Ignorants des procédures internationales en cours contre la France, ils ont validé des crimes de guerre. Oubliant la langue de bois humanitaire, les orateurs de la majorité présidentielle ont dévoilé leurs intentions coloniales : ils ont évoqué les opportunités économiques offertes par la guerre et se sont félicités de la conquête de la Cyrénaïque.

L’assemblée nationale française a débattu, le 12 juillet 2011, de la poursuite de l’intervention militaire en Libye (« Débat et vote de l’Assemblée nationale française sur l’intervention des forces armées en Libye » (Texte intégral), Réseau Voltaire, 12 juillet 2011.)

Il s’agissait là de l’application d’une nouvelle disposition constitutionnelle prévoyant un vote du parlement à l’issue de trois mois d’opérations extérieures. Les députés se sont félicités, à juste titre, d’être ainsi co-décisionnaires de l’engagement des forces armées. Cependant, si cette réforme voulue par Nicolas Sarkozy marque une nette avancée démocratique, on est encore loin du compte. D’abord parce que ce vote n’intervient qu’à l’issue de trois mois de guerre ; et ensuite parce que les parlementaires n’ont pas su ou pas pu le préparer.

Ils ne disposaient à l’évidence d’aucune réflexion approfondie sur les implications en droit international (des milliers de plaintes de ressortissants libyens sont en cours de dépôt devant les juridictions nationales européennes et internationales), d’aucune information sur les événements ayant précédés cette guerre (planification par Washington dès 2002, tentative de putsch organisée par Paris en 2010, protocoles secrets du Traité de Lancaster House du 2 novembre 2010…), ni d’une évaluation contradictoire des crimes imputés au gouvernement libyen et aux rebelles (chaque jour on découvre que des crimes imputés au gouvernement de Tripoli n’ont pas existé, tandis que l’on a ignoré des crimes commis par les rebelles), ni même d’une vision claire des opérations militaires en cours (rôle d’Al Qaida et de Xe-Blackwater, choix des cibles de bombardement, déploiement du COS au sol, livraisons d’armes, état réel des combats…).

Dans ces conditions, l’Assemblée ne savait pas de quoi débattre et n’a joué que le rôle d’une chambre d’enregistrement. Même la contribution du Groupe communiste et apparentés qui a voté « non » s’est trouvée réduite à un exposé de principes sans argumentation serrée. Quand aux députés non inscrits, ou aux députés dissidents des groupes parlementaires, ils n’ont pas eu droit à la parole alors même que certains d’entre eux étaient les mieux informés de l’Assemblée.

Hypocrisie collective ou incompétence ?

Sur le fond, les députés devaient se prononcer sur la continuation des opérations militaires dont ils n’ont à aucun moment questionné le but et la légitimité. Pourtant, la résolution 1973 du Conseil de sécurité donnait un mandat à la Coalition des volontaires sans rapport avec ce qu’elle a entrepris.

Il s’agissait exclusivement de protéger les civils de tous bords en instituant une zone d’exclusion aérienne. Or, cette zone n’a jamais été mise en œuvre puisque l’aéroport de Benghazi fonctionne. Surtout l’OTAN n’a jamais cherché à protéger les civils puisqu’au contraire, elle a couvert les crimes de guerre d’Al-Qaida en Cyrénaïque.

À la place, l’OTAN a détruit l’essentiel des capacités militaires de la Libye et des infrastructures non-pétrolières (ces dernières sont intactes en vue du pillage à venir). Elle a mené une politique d’assassinat ciblé contre les familles des dirigeants libyens et a lancé une traque contre la personne de Mouammar Kadhafi. En outre l’OTAN a violé l’embargo sur les armes à destination du pays et a institué un blocus maritime illégal pour affamer la Tripolitaine.

Comme l’ont répété les différents orateurs, à commencer par le Premier ministre, la résolution 1973 est la première application du principe de « responsabilité de protéger » adopté par les Nations Unies lors du sommet mondial de septembre 2005. Or, ce concept exclut toute intervention qui aurait comme objectif un « changement de régime ».

Les parlementaires ont donc en réalité été invités à avaliser l’agression de l’OTAN en violation de la résolution 1973. 482 sur 516 ont allégrement trempé leurs mains dans le sang des Libyens, souvent sans comprendre qu’on leur demandait en fait de couvrir le président Sarkozy.

En effet, la France, comme les autres États de la Coalition signataires du Traité de Rome aura bientôt à répondre de ses agissements. Presque toutes les actions entreprises par l’OTAN en Libye sont des crimes en droit international. Y compris le bombardement des sites de l’armée libyenne qui ressort d’une guerre de conquête et contrevient à la résolution 1973 ainsi que l’ont observé de nombreux responsables politiques dans le monde à commencer par Vladimir Poutine et Hugo Chavez.

Seuls les députés communistes et quelques socialistes mobilisés par l’ancien président de l’Assemblée nationale, Henri Emmanuelli, se sont opposés au crime.

Aveux

Il s’ensuit que les orateurs de la majorité présidentielle ont commis des imprudences qui pourront être lourdes de conséquences devant la Cour pénale internationale en laissant transparaître le mobile véritable de leur enthousiasme.

Ainsi, Philippe Folliot (président du groupe Nouveau Centre) a invité le gouvernement à défendre dès à présent les intérêts des entreprises françaises pour obtenir des contrats de reconstruction avec les autorités qui auront été mises en place à l’issue de la guerre.

La palme de la balourderie revient à Christian Jacob (président du groupe UMP) qui s’est félicité bruyamment de voir le drapeau français flotter sur Benghazi. Une formulation sans équivoque par laquelle il admet que l’opération Harmattan est une guerre de conquête.

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Les-deputes-francais-votent-la-guerre-7451.html


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Re: Conflits et future guerre...

Message par kusabaka le Mer 27 Juil - 8:44

encore pour voler le pétrole au pays Arabes...
Irak la bonne excuse des armes de destructions massives, à part du couscous ils ont rien trouvé !!
prochain pays le maroc^^ la tunisie ou l'algérie !!
n'importe quoi, ferait mieux d'aller libérer la birmanie qui eux souffrent vraiment.
et qu'ils donnent un etat au palestiniens et qu'ils donnent une bonne leçon aux israeliens, qui se plaignent de la shoa, mais ils ne valent pas mieux qu'un nazi en laissant ces gens là dans une prison géante à ciel ouvert! c n'importe quoi.
c'est mon avis^^
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Re: Conflits et future guerre...

Message par sergent garcia le Mer 27 Juil - 19:26

Si j'ai bien compris la position de Meyssan. On aurait dû rester sans rien faire et laisser kadafi massacrer la population rebelle ?? C'est bien ça ?


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Re: Conflits et future guerre...

Message par canon le Mer 27 Juil - 19:33

quelle tristesse ! quelle bassesse de sentiments ! l'homme actuel n'a pas d'avenir !
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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Jeu 28 Juil - 2:02

Non ce n'est pas ce qu'il dit, Sarkozy n'a pas manquer de réactivité sur ce coup là, le but de cette guerre est évident, le pétrole, au-delà de la protection des vies civiles, il s'est positionné en première ligne ce qui a bien arrangé Obama, pourtant qui tient les ficelles?
Nous avons déclenché une guerre et ce qui devait se régler rapidement s'enlise...
Pauvre peuple Lybien, je pleure vraiment tous ces innocents qui ne veulent que la paix!
Nous verrons dans quelques temps, où tout cela aura mené ce peuple que l'on a laissé à l'abandon jusqu'ici!
Le fonctionnement de ce monde est trop souvent immoral, inhumain.
Je partage ton avis Canon, l'homme actuel n'a pas d'avenir, car il n'a ni conscience, ni respect, ni amour pour la vie. Il n'y a que le fric et le pouvoir qui compte! Sad


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Re: Conflits et future guerre...

Message par kusabaka le Jeu 28 Juil - 8:56

Tout à fait d'accord avec ton point de vue, ce maudit pétrole les rends fou ! et bientôt ca sera pour l'eau qu'ils attaqueront d'autres pays !
le prochain c'est qui à mais oui l'iran les vilains qui veulent des centrales pour faire de l'edf^^.
pas bien ils ont qu'a prendre des bougies et des chandelles ^^
c'est interdit au tiers monde d'évoluer^^

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Re: Conflits et future guerre...

Message par Méluzine le Jeu 28 Juil - 17:52

Bonjour,
Je suis inscrite mais n'ai quasiement pas posté.
Là je saute le pas par rapport aux sources citées.
Nottament les liens allant vers le site Egalité et réconcilliation, blog d'Alain Soral, association nationaliste de gauche (Hahaha!! De gauche, National socialiste ça me rapelle une sombre époque!!)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Soral
Voici un lien qui vous en dira plus sur le personnage qui de plus fait parti du comité national du F.N.
De plus allez faire un tour sur les liens : Dieudonné Shocked , et les sites égalité et réconcilliation locaux où il y a des caricatures de Juifs et autes bétises rasciste.
Tel est la politique de l'extrème droite actuelle qui fait passez un discour qui fait peur tout en stigmatisant certaines populations, ce que de mon côté je trouve inadmissible. La même méthode ayant marché il y a quelques décennies soyons prudent sur ce genre de débat!
Alors la guerre du pétrole, je suis pas pour. Les Etats quels qu'ils soient se font la guerre et les politiques ne pensent qu'au pouvoir et à l'argent pendant que les peuples trinquent, ce n'est pas une nouvelle.
Je lis régulièrement ce forum et je pense qu'il y a des gens intéressants et cultutivés. Attention donc à vérifier vos sources, nottament celles ci qui sont des articles publiés par des gens qui prônent la haine raciale.

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Re: Conflits et future guerre...

Message par Johnny Guoyot le Jeu 28 Juil - 18:48


le specimen en question est habitué à deblaterer sur pas mal de thèmes et il a déjà fait ici, si je me souviens bien, l'objet d'un vilipendage largement mérité sur un sujet sensible du style relations Israel/pays arabes.

Je pense également qu'il faut éviter de faire des liens avec les écrits de Soral, çà pourrait lui donner des lecteurs.


Dernière édition par JohnnyGuoyot le Jeu 28 Juil - 20:40, édité 1 fois


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Les soucoupes volantes et les extraterrestres, c'est comme la hausse du pouvoir d'achat et la baisse des impôts, on en parle tout le temps mais on ne les voit jamais venir!
          
                                                             
 
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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Jeu 28 Juil - 19:34

Ce ne sont pas les écrits de Soral lui même, il y'a des centaines de sources différentes qui souhaitent faire passer le même message, dans chaque article de n'importe quel journal il faut savoir faire la part des choses et ne pas boire systématiquement chaque parole comme si c'était LA révélation, surtout qu'il est de plus en plus difficile de différencier information et désinformation.
Libre à chacun de poster d'autres articles d'autres sources, (j'ai quand à moi trouvés ceux ci intéressants) mais le fond du débat et les interrogations posées resteront plus ou moins les mêmes. Je ne souhaite pas dans ce débat juger des personnes mais leurs actes et leurs façons de procéder.
Il n'est pas question de haine raciale dans ces posts mais d'une guerre dans laquelle la France joue un grand rôle... Qui payera les pots cassés en cas de riposte, ce sont les peuples avant tout, avant les élus politiques.



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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Jeu 28 Juil - 20:04


Libye : les rebelles prennent Al-Ghazaya, près de la frontière tunisienne.

Dans l'ouest du pays, les rebelles ont pris Al-Ghazaya et un village tout proche. Une victoire importante, car les troupes pro-Kaddafi utilisaient cette localité comme base pour tirer des roquettes sur Nalout, une ville aux mains des insurgés.
Les rebelles libyens ont infligé jeudi un nouveau revers au régime de Kaddafi en s’emparant de la ville d’Al-Ghazaya, près de la frontière tunisienne, puis du village d’Om al-Far, situé à une dizaine de kilomètres au nord-est.
Les combats les plus acharnés ont eu lieu dans la partie orientale de cette localité située au sud-ouest de Tripoli, à une dizaine de kilomètres de la frontière tunisienne. Les insurgés ont attaqué vers 8h (heure locale, 6h GMT), à la fois par l’ouest et par l’est, a constaté l’AFP.

Prise stratégique.

En milieu d’après-midi, les rebelles sont entrés à bord de pick-up dans la cité après l’avoir bombardée à l’artillerie lourde depuis les hauteurs alentour. Les forces loyales au colonel Kaddafi s’étaient alors déjà enfuies à bord de nombreux véhicules. Les insurgés se sont emparés de caisses de munitions qu’ils avaient découvertes dans des bâtiments publics, notamment dans une école.
La prise d’Al-Ghazaya constitue une avancée stratégique puisque c’est de cette ville que les forces loyalistes tiraient des roquettes sur Nalout, une localité aux mains des rebelles, située à 230 km de la capitale libyenne.
Cette région montagneuse du Nefoussa est le théâtre depuis plusieurs mois d'intenses affrontements entre la rébellion et les forces loyales au colonel Kaddafi.
(Avec AFP)

Source: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110728172846/mouammar-kaddafi-tripoli-combats-conseil-national-de-transitionlibye-les-rebelles-prennent-al-ghazaya-pres-de-la-frontiere-tunsienne.html


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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Jeu 28 Juil - 20:07


Libye : quand la CIA livrait des opposants islamistes à Kaddafi.

Le chef du Groupe islamique combattant libyen (GICL), qui se bat dans les rangs des rebelles, avait été arrêté par les Américains en 2004 puis livré à Mouammar Kaddafi. Le régime l'avait libéré en 2010, avant qu'il ne rejoigne l'insurrection.
Selon les estimations de la division « intelligence » de l’Otan, le nombre des islamistes radicaux combattant dans les rangs des rebelles libyens du Conseil national de transition (CNT) ne dépasserait pas 800 hommes. « Mais ce sont des durs, aguerris, qui ont fait leurs classes en Afghanistan et en Irak », précise-t-on. Parmi eux, une minorité (200 à 300 hommes) seraient des membres d’Al-Qaïda recrutés au début des années 1990 par deux lieutenants d’Oussama Ben Laden : Abou Laith al-Libi, aujourd’hui décédé, et Abou Yahya al-Libi.

La majorité relève d’une autre mouvance, moins extrémiste et prônant une révolution islamiste « nationale » en Libye (alors qu’Al-Qaïda se veut internationaliste) : le Groupe islamique combattant libyen (GICL). Ce dernier, dont les membres sont dans leur quasi-totalité originaires de la région de Darnah, en Cyrénaïque, a rompu avec Al-Qaïda en 2007, et obéit désormais aux consignes de l’émir Abdelhakim Belhaj, dit Abou Abdullah al-Sadik. Ironie de l’histoire : Belhaj avait été arrêté pour terrorisme par la CIA, à Bangkok, en 2004, avant d’être livré par les Américains, en compagnie de plusieurs dizaines d’islamistes libyens, à… Mouammar Kaddafi, en récompense de sa « collaboration ». Torturé, puis libéré en 2010 à la demande de Seif el-Islam Kaddafi, l’émir du GICL a depuis rejoint la rébellion.

Source: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2637p008-009.xml0/libye-arrestation-terrorisme-oussama-ben-ladenlibye-quand-la-cia-livrait-des-opposants-islamistes-a-kaddafi.html


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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Jeu 28 Juil - 20:10


Sans succès, les rebelles libyens ont offert à Kaddafi de passer la main.

Les rebelles libyens ont proposé à Mouammar Kaddafi de quitter le pouvoir tout en restant dans son pays, une offre à laquelle le colonel n’a pas daigné répondre.
« Nous avons fait une proposition. Le délai est passé. La proposition n’est plus valable » a expliqué mercredi le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil.

Le CNT avait remis à l’envoyé spécial de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour la Libye, Abdel-Elah al-Khatib, « une offre très précise, bien intentionnée, prévoyant que Kaddafi pouvait rester dans son pays sous trois conditions » a développé Abdeljalil au cours d’une conférence de presse.

D’après cette offre, Mouammar Kaddafi devait abandonner le pouvoir et renoncer à toutes ses responsabilités. Son lieu de résidence aurait été « le choix du peuple libyen » et il aurait été placé sous « surveillance étroite ».
Mais le Premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi, est demeuré inflexible à l’issue de sa rencontre avec l’émissaire de l’ONU, répétant qu’un départ du pouvoir du dirigeant n’était « pas un sujet de discussion ».

Le « Guide » libyen a lui-même pris la parole à la télévision officielle mercredi soir, affirmant : « Nous n’avons pas peur. Nous les défions. Nous paierons le prix avec nos vies, nos femmes, nos enfants. Nous sommes prêts au sacrifice pour défaire l’ennemi. »

"Loin d’un accord sur une solution politique"

« Il apparait clairement sur la base des discussions à Tripoli et Benghazi […] que les deux camps restent loin d’un accord sur une solution politique », a souligné l’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye à l’issue de ses discussions en début de semaine avec des représentants du CNT et le Premier ministre libyen.
De son côté, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a affirmé que la Libye devait exécuter le mandat d’arrêt délivré contre Kaddafi.

Sur le plan diplomatique, les rebelles ont reçu le soutien clair de la Grande-Bretagne qui a reconnu le CNT comme le seul « gouvernement légitime » de Libye et l’a invité à s’installer à l’ambassade libyenne à Londres après expulsion des diplomates pro-Kaddafi. Une reconnaissance qualifiée d’« illégale » et d’« irresponsable » par le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim.

La Grande-Bretagne qui participe activement aux opérations contre les forces pro-Kaddafi en Libye depuis la mi-mars, a pris la décision de mettre fin au gel des actifs pétroliers libyens bloqués dans le cadre d’une résolution de l’ONU. D’une valeur de 102 millions d’euros, ils seront transférés au CNT.

"Cibles légitimes"

Mais sur le terrain, l’Otan maintient une forte pression sur les forces loyalistes, en multipliant ses raids aériens. L’Alliance atlantique a prévenu les forces du colonel Kaddafi que tout site civil qu’elles occuperaient deviendrait immédiatement une « cible militaire légitime ».

Cet avertissement intervient après une visite de presse organisée par le régime dans la ville de Zliten, à 150 km à l’est de la capitale, où plusieurs bâtiments civils supposément détruits par l’Otan avaient été montrés aux journalistes. Les partisans du colonel avaient également affirmé que sept personnes avaient péri dans ces frappes.

Une plainte pour « crime de guerre » déposée début juin en Belgique contre l’Otan par Aïcha Kaddafi, fille du dirigeant libyen, a été classée sans suite mercredi, la justice belge s’estimant incompétente, a annoncé mercredi le parquet fédéral belge.
La justice belge devait être saisie le même jour d’une nouvelle plainte contre l’Otan, cette fois devant un tribunal civil. Un Libyen, Khaled Hemidi, accuse en effet l’Alliance atlantique d’avoir tué le 20 juin son épouse et ses trois enfants lors d’un bombardement qui aurait visé son père, proche du régime de Tripoli.
(Avec AFP)

Source: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110728110048/onu-libye-justice-reconciliationsans-succes-les-rebelles-libyens-ont-offert-a-kaddafi-de-passer-la-main.html


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Re: Conflits et future guerre...

Message par Gaiya le Jeu 28 Juil - 20:11


Libye : un premier parti politique créé à Benghazi.

Pour la première fois depuis des décennies, un parti politique a vu le jour en Libye. Il est né cette semaine à Benghazi, dans l'Est contrôlé par les rebelles, à l'initiative d'expatriés libyens. Son nom : le Parti de la nouvelle Libye.
Nouveau venu dans le paysage politique libyen. Le Parti de la nouvelle Libye (PNL) a vu le jour cette semaine à Benghazi, à l'initiative d'expatriés libyens. Une première depuis des décennies dans un pays où les partis politique sont interdits depuis 1977 par le régime de Mouammar Kaddafi.
« Nous nous appelons le Parti de la nouvelle Libye parce que tout a été détruit » par le colonel Kaddafi, déclare Ramadan Ben Amer, l'un des cofondateurs du parti, dans un entretien à l'AFP.
Dans cet entretien, cet ingénieur en pétrochimie de 53 ans installé aux Émirats arabes unis a présenté les grandes lignes du programme de sa formation. Le PNL mise une démocratie fédérale, avec une séparation claire entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, sur le modèle américain, a-t-il expliqué.
Selon lui, il s'agit du meilleur système pour assurer le développement du tourisme et la gestion des ressources pétrolières.
Le CNT n’en a "jamais entendu parler"
« Réformer et développer le secteur pétrolier, de même que les énergies alternatives », notamment solaires, fait partie des priorités du nouveau mouvement, suivies du système de santé et de la sécurité sociale. Le PNL souhaite l'abrogation de tous les impôts, au premier rang desquels l'impôt sur le revenu.
Il veut également promouvoir l'égalité des droits, la participation des femmes et des jeunes dans la société, la protection des minorités et la limitation du rôle des tribus, des « entités sociales » qui « ne devraient pas être considérées comme des corps politiques ».
Pour Ramadan Ben Amer, la Libye devrait devenir un État musulman séculier, où la relation à Dieu serait considérée comme une affaire personnelle.
L’ingénieur affirme que 2 000 personnes ont déjà rejoint la nouvelle formation. La plupart habitent Benghazi, sa ville natale, et Derna, celle de Rajad Mabrouk, 65 ans, l'autre fondateur du mouvement, qui vit à Dallas, au Texas.
Le Parti de la nouvelle Libye n’a semble-t-il aucun lien avec le Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion, reconnu par des dizaines de pays comme le « représentant légitime » de la Libye et siégeant également à Benghazi. Un porte-parole du CNT a indiqué n'en avoir « jamais entendu parler ».
(Avec AFP)

Source: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110727152044/mouammar-kaddafi-democratie-guerre-partilibye-un-premier-parti-politique-cree-a-benghazi.html


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