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La lance de Longinus

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Apollyôn
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La lance de Longinus

Message par Apollyôn le Lun 25 Juil - 4:56

Bonjour mes p'tits loups ! Aujourd'hui dans “les belles histoires de tonton Apollyôn” je vais vous parler de la Lance de Longinus, également connue sous les noms de « sainte lance », « lance sacrée » et même « lance du destin ».

Je suppose que tout le monde en a déjà entendu causer (comment ça « non » ? qu'est-ce que vous faites sur un forum consacré au paranormal alors ?). Cette arme est connue comme étant celle d'un certain Longinus, centurion romain qui s'en servi pour picoter le flanc de Jésus pour vérifier qu'il avait bien passé l'arme à gauche sur la croix. Cet épisode est raconté dans un seul évangile canonique, celui de Jean : (XIX-34) mais l’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l’eau. On notera que le brave homme ne cite même pas le nom de Longinus. Quoi qu'il en soit c'est de la mention rapide, passagère, anecdotique, encore plus rapide que le passage sur les androïdes dans l'Iliade. Et l'objet, après la période médiévale, aurait globalement sombré dans l'oubli si un sinistre trublion ne s'était payé une bonne tranche d'extase mystique dessus dans les années 1930, mais laissons de côté cet aspect de l'histoire, après tout, nous sommes dans la section « mythes et légendes », je ne vais pas m'enquiquiner avec des nazis, je les laisse à Indiana Jones.

Je vous présente tout de suite la plus connue, celle de Vienne :


Ce qu'il y a de rigolo avec les chrétiens c'est qu'ils aiment les miracles, Jésus multiplie les pains (et Chuck Norris multiplie les pains dans la poire... ok, désolé) et les chrétiens multiplient les reliques. En effet, j'ai arrêté de compter les clous de la Crucifixion après le vingtième, mais on compte pas moins de 5 saintes lances, toutes sensées avoir servie à faire un gros piercing au Christ, ce qui commence à faire beaucoup. Hors des sources textuelles on compte la lance du Hoffburg à Vienne, une à la cathédrale du Wawel à Cracovie, une au Vatican, une à Etchmiadzin en Arménie et enfin une à Izmir en Turquie.
La tradition veut que cette lance ait ait été forgée par Tubal Caïn, descendant de Caïn - oui-oui, le bonhomme biblique qui a tué son fragin suite à une obscure histoire de barbecue- il y a environ 5000 ans, à partir d'une météorite. La lance est devenue propriété de Saül, David, Salomon et tous les rois d'Israël, avant d’échouer entre les mains de Jules César… un de ses centurion en hérita, qui lui-même la donna à son fiston Longinus, ou Longin qui en fit l'usage que l'on sait.
Par la suite, selon certaines versions (pour qui la lance de Vienne est la lance authentique) Constantin l’aurait possédée, puis Théodose, Alaric, Ætius (celui qui arrêta l’avancée d’Attila aux Champs Catalauniques, bataille à laquelle participa également Alaric, qui y trouva d’ailleurs la mort), Théodoric, Justinien, Charles Martel, Charlemagne, Otton, Barberousse et tous les empereurs germaniques jusqu'à la fin de l’empire…
Finalement elle échoua dans une vitrine du palais royal de Vienne, au Kunsthistorische Museum, où les nazis la volèrent en 1938, et puis elle y est de retour depuis la fin de la guerre.

Bon, à présent que nous avons parlé un peu de la légende, examinons les lances et faisons le tri, on va commencer par virer les trucs qui ne sont pas vraiment des lances histoire d'y voir plus clair.


En premier lieu ce machin mal foutu à la cathédrale du Wawel, à Cracovie, qui est clairement une mauvaise copie de la lance de Vienne. Nan mais regardez moi ce travail, c'est pas croyable, les gars, franchement, quitte à faire des faux faites-en au moins des jolis, là c'est juste pas possible. Regardez l'original, y'a pas photo, pureté des lignes, élégance des formes, c'est beau quoi, on dirait du Starck. Hum, bref, la lance de Cracovie ne vaut pas tripette. D'ailleurs d'après les archives il s'agit en fait d'un reliquaire destiné à abriter quelques fragments de la lance de Vienne offerts au roi Boleslas Ier (967-1025), qui était également accompagnée d'un clou de la Croix, toujours visible dans le trésor de la cathédrale du Wawel. Allez, basta, une copie des environs de l'An Mil.


Au tour de la Lance d'Etchmiadzin. Il y aurait à redire question ergonomie et efficacité pour une pointe de lance... Vous vous voyez transpercer un mec avec ce machin vous ? C'est même pas affûté ! Franchement, à part pour battre un tapis, et encore, on ne peut pas en faire grand-chose. En fait il s'agit de l'extrémité d'un porte-enseigne byzantin, au plus vieux ça doit dater du cinquième siècle, pour de la pointe de lance romaine on repassera. La lance d'Izmir est un objet du même genre, donc je ne m'étend pas dessus. Selon le premier texte à mentionner la lance dEtchmiadzin, dans le courant du XIIIe siècle, c'est l'apôtre Jude Thadée qui l'aurait apportée. La lance d'Izmir elle apparaît dans le courant du XVIe siècle.
Zoupla, ça c'est fait, oublions-les. En plus elles sont moches.

A présent jetons un œil à la lance de Vienne. Je vous la remets pour le plaisir :

Ca a indiscutablement une tronche de fer de lance. C'est toujours ça de prit. La ligne est élégante et ces petits bidules en or me font toujours de l'effet. Je l'aime bien, disons-le.
Sauf que ce n'est pas une forme romaine ça. C'est plutôt une forme carolingienne, comme ces fers là.
Non, ça ne vous saute pas aux yeux ? OK, on va la dépiauter.

C'est mieux comme ça ?
Pas de bol, on sait parfaitement d'où vient cette 'Sainte Lance' de Vienne, ce fer de lance de 51 cm de long, fut offert à Charlemagne par le Pape Hadrien en 774, en tant que symbole du lien entre la papauté et le futur Saint-Empire. Ce fer de lance reprend une forme d'arme carolingienne (d'accord, vu la région c'est plutôt lombard), la lance à ailerons, un insigne de pouvoir, auquel on attachait probablement une bannière. Une rainure médiane a été creusée dans le fer contient une tige de fer forgé qui passe pour être un clou de la Croix (encore un). Cette lance appartint ensuite à Rodolphe de Bourgogne, puis, entre 926 et 935, elle passa dans les mains d'Henri I qui la fit entrer dans le trésor impérial. Brisée aux environs de l'An Mil, le fer fut renforcé d'une gaine d'argent pendant le règne d'Henri IV (c'est probablement à cette occasion qu'on rajouta des attelles de métal entre les ailerons et la lame, tenues pas des fils métalliques et qui rendent la forme originale peu lisible), puis d'or (sur la gaine d'argent) sur ordre de Charles IV. La feuille d'argent porte l'inscription latine CLAVVUS + HEINRICVS D(EI) GR(ATI)A TERCIVS ROMANO(RUM) IMPERATOR AVG(USTUS) HOC ARGENTUM IVSSIT FABRICARI AD CONFIRMATIONE(M) CLAVI LANCEE SANCTI MAVRICII + SANCTVS MAVRICIVS ( Clou + Henri par la Grâce de Dieu Troisième empereur des Romains Auguste a ordonné que soit faite cette bande d'argent pour attacher solidement le Clou et la Lance de Saint Maurice + Saint Maurice) alors que la feuille d'or qui la recouvre nie l'appartenance de cette arme à Maurice puisqu'elle indique LANCEA ET CLAVUS DOMINI (Lance et Clou du Seigneur ).
Dommage pour la lance de Vienne, reste la satisfaction de savoir que Adolf H. s'est fait couillonner lui aussi.

Et la lance du Vatican alors ? Examinons...

Je sais, le dessin est moche et qu'il manque la pointe mais c'est tout de même du fer de lance. Pas l'air franchement romain mais se baser sur un dessin est un peu léger.
Voyons ce qu'en raconte la légende. Je pourrai vous raconter l'histoire à rebours, mais ce serait fatiguant pour tout le monde, donc on va y aller dans l'ordre.
La première mention officielle de la Lance remonte à 570, elle est conservée dans basilique du mont Sion, à Jérusalem, selon Antonin de Plaisance, puis cette lance fut ensuite transférée à Constantinople lors de l'avancée des Perses. En 615 le Patriarche de Jérusalem, Nicétas, face à l'avancée des Perses, brise la lance en deux, il envoie la pointe à Constantinople et cache le reste à Jérusalem. Cette seconde moitié sera retrouvée par l'empereur Héraclius qui l'envoie également à Constantinople.
Elle est citée, entre autres reliques dans une lettre de l’empereur Constantin VII, pour motiver ses soldats en 958 : Voici qu’après avoir baignés les signes matériels de la Passion du Christ notre Dieu -les Bois précieux [les croix du Christ et des deux Larrons], la Lance pure, le précieux Titulus [le panneau avec l’acte d’accusation, Jésus le Nazaréens, Roi des Juifs], le Roseau miraculeux [que les soldats lui donnèrent par dérision, pour qu’il en face son sceptre], le sang vivifique qui a coulé de son flanc précieux, la Tunique très vénérable [celle que le christ portait sur le Chemin de Croix], les Langes sacrés, le Linceul qui a revêtu Dieu et tous les autres signes matériels de sa Passion très pure- nous vous avons envoyé l’eau sainte que nous en avons recueillie [c'est-à-dire de l’eau dont on avait aspergé les reliquaires], afin que vous en soyez aspergés et oints.
Arrive la terrible quatrième croisade, en 1204. Les croisés pillent Constantinople. Une partie des trésors sont cachés en hâte mais la plupart sont volés par les croisés (pour la petite histoire, c'est à cette occasion qu'un certain Othon de la Roche vole un « saint suaire » qui est considéré comme étant l'actuel suaire de Turin). Cependant une partie des reliques échappent au pillage, pour être achetées par Saint Louis, en 1247, à Baudouin II, empereur latin de Constantinople., à qui il avait déjà acheté la Couronne d’Epines en 1238, et d’autres reliques, 22 reliques au total.
Spoiler:
Long aparté sur les reliques achetées par Saint-Louis, vous pouvez toujours zapper. Parmi ces dispendieux achats on trouvait un morceau de la Croix, le roseau qui servit de sceptre de pacotille au Christ, du lait de la Vierge, un morceau du Saint-Suaire (mais lequel ?), des langes du Christ, du sang du Christ, du sang qui coula d’une icône, des habits de l’enfance du Christ, les entraves de fer utilisées lors de la Flagellation, un morceau de la banquette sur laquelle on déposa son corps, le manteau de pourpre, les linges qu’il utilisa pour laver les pieds des apôtres, l’éponge avec laquelle on lui fit boire de l’eau, le bâton de Moïse... pour un total de 270000 livres, c'est à dire une fois et demi le PIB du royaume de France à l'époque...
les reliques furent dispersées lors de la Révolution, il reste encore quelques reliquaires et objets répartis entre le Louvre, le Cabinet des Médailles et le Musée des Thermes de Cluny, la couronne d’épine est toujours exposée dans le trésor de la cathédrale Notre-Dame de Paris, bien qu’elle démérite à son appellation puisqu’elle n’a plus d’épines, mais la lance a disparue. Lors de la Révolution, juste avant la dispersion des reliques, on trouvait à la Sainte-Chapelle, selon S. Morand, Histoire de la Sainte-Chapelle royale du Palais, 1790 : la Couronne d’Epine, des fragments de la Croix, le fer de la lance, un morceau du manteau de pourpre, du roseau, de l’éponge (on trouve d'autres Saintes Eponges à Aix-la-Chapelle, à Chirac, à Saint-Jacques-de-Compiègne), les menottes (des entraves ), la ‘Croix de Victoire’, du sang du Christ, du sang miraculeux qui coula d’une icône du Christ frappée par un ‘infidèle’, des langes (le texte original dit ‘drapeaux’) du Christ, un linge dont il se servit pour laver les pieds des Apôtres, du lait et des cheveux de la Vierge, le voile de la Vierge, un bout du crâne de Saint Jean-Baptiste, un Saint Suaire, une Sainte Face, un morceau de la pierre du Sépulcre et le bâton de Moïse (un autre est conservé au musée Topkapi, à Istanbul), celui avec lequel il a balancé les Plaies sur l'Egypte, ainsi qu'un clou de la Croix, tout cela enfermé bien sûr dans des petits reliquaires ad hoc, et à côté on trouvait également le crâne de Saint Louis.
Il est à noter qu'en 1261, soit largement après l'arrivée des reliques à Paris, à Constantinople, on adorait encore une couronne d'épines, un manteau de pourpre, une éponge, un roseau et d'autres choses au titre de reliques de la Passion. Sinon, la cathédrale d'Aix-la-Chapelle conserve depuis 797 une couronne d'épine, un morceau de la Croix, le pagne que portait le Christ sur la croix en question, quelques-uns de ses langes, un clou et la corde qui servit à attacher le bonhomme quand on l'a fouetté, reliques offertes par Irène, impératrice de Constantinople qui espérait se rapprocher du futur empereur d'occident... Mine de rien, ça fait quand même trois couronnes d'épines venant de Constantinople, ils les fabriquaient ou quoi ?
Bref, revenons-en à la Lance du Vatican
En fait Saint Louis n'a acheté qu'un morceau de cette lance, la pointe, le reste étant constitué par la Sainte Lance du Vatican, une étude fut même réalisée par Benoit XIV, pour comparer les deux morceaux et on s'est aperçu que ça collait imppec.
Ah, oui, la lance du Vatican, j'allais oublier. Le morceau de lance resté à Constantinople passa aux mains des Turcs en 1453, en même temps que toute la ville. En 1489 le sultan Beyzad passa un accord avec le Pape du moment, Innocent VIII : si le Pape gardait prisonnier le propre frère du sultan qui voulait s'emparer du pouvoir, alors le sultan offrirait la lance au Pape. Chose qui fut faite en 1492, sous la prélature du Borgia Alexandre VI.

Enfin, un petit mot sur une autre sainte lance, découverte lors de la première croisade, à Antioche, le 14 juin 1098, sous le sol de la cathédrale St-Pierre, par un certain Pierre-Barthélemy. Elle donna la victoire aux chrétiens contre les musulmans qui les assiégeaient alors, le 28 juin.
Le découvreur est un certain Pierre-Barthélemy, un mec un peu simplet persuadé d'avoir taillé une bavette avec saint André en personne, lequel lui aurait en gros dit d'aller piocher dans le choeur de la cathédrale pour trouver la lance. Rien que ça. Le truc c'est juste que ça a marché, et qu'à l'endroit dit, à trois ou quatre mètre de profondeur, dans un coffre en marbre, on trouva effectivement une pointe de lance selon le chroniqueur Theofried d'Echternach.
Par contre, un peu après, Pierre-Barthélemy fut accusé d’être un tricheur et perdit toute crédibilité, on ne sait pas ce qu’il advint de celle-ci à la mort de Pierre-Barthélemy, le Vendredi Saint 1099, alors que, la lance à la main, il décida de marcher sur du feu pour prouver sa bonne foi, ce qui est quand même le signe qu'il devait avoir un sérieux pet au casque, pensant que le pouvoir de l’objet le protégerait (un chroniqueur raconte qu’effectivement Pierre-Barthélemy réussit l’épreuve mais que la foule enthousiaste se pressa contre lui pour toucher la Lance et le repoussa accidentellement dans les flammes…). Un certain Vartan le Grand dit que cette relique fut ensuite offerte au Basileus Alexis Schattenjägger Comnène et conservée à Beyrouth au moins jusqu'en 1124, date à laquelle elle est perdue lors de la bataille d'Ascalon.
On ne sait pas à quoi ressemblait cette lance. On a pu émettre l'hypothèse que le coffre de marbre qui la contenait aurait pu être un reliquaire datant de la fondation de la cathédrale et qu'il s'agissait d'une relique oubliée. Tout ce que l'on sait sur sa forme nous vient de Theodefried d'Echternach « cette framée [un grand fer de lance] si précieuse, fut découverte à Antioche dans un coffre de marbre et fixée sur un étendard. » (Theofridi Epternacensis Flores Epitaphii Sanctorum IV, 3) ce qui ne fait pas lourd.
O-o-o attendez... un étendard vous dites ? Hum... ça tombe bien, des décoration de porte-étendard qui passent pour des pointes de lance on en justement deux sous la main, dont un qui sort d'on en sait où au début du XIIIe... ce serait pas la lance d'Etchmiandzin à tout hasard ?

En tout cas l'histoire de la Lance de Longinus se retrouve ensuite dans divers mythes et légendes, l'un des cas les plus flagrant étant la "lance sanglante" dans le cortège du Graal de "Perceval ou le conte du Graal" de Chrétien de Troyes : " Paraît un valet qui sort d’une chambre voisine, tenant par le milieu de la hampe une lance éclatante de blancheur. Entre le feu et le lit où siègent les causeurs il passe, et tous voient la lance et le fer dans leur blancheur. Une goutte de sang perlait à la pointe du fer de la lance, et coulait jusqu’à la main du valet qui la portait. Le nouveau venu voit cette merveille et se raidit pour ne pas demander ce qu’elle signifie. C’est qu’il lui souvient des enseignements de son maître de chevalerie : n’a-t-il pas apprit de lui qu’il faut se garder de trop parler ? S’il pose une question il craint qu’on le tienne à vilenie. Il reste muet. Alors viennent deux autres valets, deux forts beaux hommes, tenant chacun en sa main un lustre d’or niellé ; dans chaque lustre brûlaient dix cierges pour le moins. Puis apparaissait un Graal, que tenait entre ses deux mains une belle et gente demoiselle, noblement parée, qui suivait les valets. Quand elle fut entrée avec le Graal une si grande clarté s’épandit dans la salle que les cierges pâlirent, comme les étoiles ou la lune quand le soleil se lève. Après cette demoiselle en venait une autre, portant un tailloir d’argent. Le Graal qui allait devant était de l’or le plus pur ; des pierres précieuses y étaient serties, des plus riches et des plus variées qui soient en terre ou en mer ; nulle gemme ne pourrait se comparer à celles du Graal".


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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