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Des tsunamis auraient dévasté le sanctuaire d'Olympie

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Apollyôn
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Des tsunamis auraient dévasté le sanctuaire d'Olympie

Message par Apollyôn le Mar 12 Juil - 22:39

Le professeur Andreas Vött vient de présenter de nouveaux résultats après une étude géomorphologique et géoarchéologique sur les sédiments du sanctuaire d'Olympie.

Olympie, le site du célèbre Temple de Zeus et lieu d'origine des Jeux Olympiques dans la Grèce antique, a vraisemblablement été détruite par des tsunamis qui auraient parcouru des distances considérables à l'intérieur des terres... Ce n'est donc par à cause des inondations et d'un tremblement de terre, comme cela a été cru jusqu'à ce jour.

La preuve à l'appui de cette nouvelle théorie sur la disparition de cet ancien lieu de culte, sur la péninsule du Péloponnèse, nous vient du professeur Dr Andreas Vött de l'Institut de géographie de l'Université Johannes Gutenberg de Mainz, en Allemagne.

Les Paleotsunamis au coeur du projet:
Vött et son équipe ont mené des investigations sur le site dans le cadre d'un projet étudiant les paleotsunamis qui se sont produits le long des côtes de la Méditerranée orientale au cours des dernières 11000 années.
Ainsi, les données géomorphologiques et sédimentologiques dans la zone montrent qu'Olympie et ses environs ont été détruits par l'impact d'un tsunami. Le site d'Olympie, redécouvert il y a seulement 250 ans, a été enseveli sous une importante couche de sable et autres dépôts jusqu'à 8 mètres de profondeur !


Vue Ouest de la vallée de la rivière Kladeos et de la rangée de collines qui sépare Olympie de la zone côtière plus au large.

"Tant par la composition que l'épaisseur des sédiments que nous avons trouvé à Olympie, nous voyons que cela ne cadre pas avec le potentiel hydraulique de la rivière Kladeos et avec l'inventaire géomorphologique de la vallée. Il est hautement improbable que cela ai pu être le travail de ce ruisseau," déclare Vött .

L'hypothèse d'un tremblement de terre s’effondre...
Jusqu'à ce jour, il était supposé que ce lieu de culte avait été détruit par un séisme en 551 après JC, et plus tard, recouvert par les dépôts d'inondation de la rivière Kladeos.
Dans ce scénario, cependant, il reste inexpliqué sur la façon dont le Kladeos, minuscule, a pu avoir enterré Olympie sous plusieurs mètres de sédiments...
Travaillant en collaboration avec l'Ephorate local pour les antiquités classiques, l'Institut archéologique allemand, et ses collègues des universités d'Aachen, Darmstadt, Fribourg, Hambourg et Cologne, Vött et son équipe ont examiné la situation en utilisant des méthodes et techniques géomorphologiques et géoarchéologiques.

Des sédiments d'origines marines:
Les résultats montrent qu'Olympie a été frappé à plusieurs reprises par des inondations catastrophiques au cours de son histoire, entraînant un enfouissement du site sous d'énormes masses de sédiments.
La présence de coquilles de mollusques et de gastéropodes ainsi que les restes d'abondants micro-organismes tels que les foraminifères sont des preuves claires d'une origine marine des sédiments. Ceux-ci ont été transportés à l'intérieur des terres à grande vitesse atteignant Olympie bien que le site se trouve à environ 33 mètres au-dessus du niveau des mers.
L'explication la plus probable est donc que les eaux d'un tsunami aient débordé l'éventail étroit des collines entre Olympie et la mer.
"Dans les temps anciens, Olympie n'était pas 22 kilomètres de la mer telle qu'elle est aujourd'hui. A l'époque, la côte était situé à huit kilomètres, voire un peu plus loin dans les terres», explique Vött.
Dans son scénario, les tsunamis sont arrivés de la mer pour se précipiter dans l'étroite vallée du fleuve Alpheios, dans lequel afflue la rivière Kladeos, forçant leur passage sur les collines, derrière lesquelles se trouvent Olympie. Le lieu de culte a donc été inondé.
Vött suppose que les inondations ont diminué lentement parce que le reflux du Kladeos à travers la vallée Alpheios a été bloqué par les eaux apportées par le tsunami et les nombreux dépôts. L'analyse des différentes couches de sédiments dans la zone d'Olympie suggère que ce scénario s'est réalisé à plusieurs reprises au cours des 7000 dernières années. C'est durant l'un des plus récent de ces événements, au 6e siècle après JC, qu'Olympie a été finalement détruite et enterrée.

L'hypothèse du tsunami à Olympie est également étayée par le fait que les sédiments à haute énergie d'origine tsunamigènes ont été trouvés sur le côté mer de la plage de la colline ainsi qu'à Olympie elle-même. Vött souligne que «les sédiments autour d'Olympie ont la même signature que les tsunamites dans la basse vallée Alpheios ».

Tous les résultats sédimentologiques, géochimiques, géomorphologiques et géoarchéologiques obtenus par l'étude appuient l'hypothèse de la destruction d'Olympie par les tsunamis.

Des analyses détaillées sur l'origine et l'âge de la microfaune ainsi que des études géochronologiques sont actuellement en cours. Les résultats sont attendus prochainement.

Les tsunamis sont bien connus de la Méditerranée orientale et sont principalement le résultat de vastes activités sismiques le long de l'Arc Hellénique. Le plus récente méga-tsunami en Méditerranée s'est produit en 1908 suite à un tremblement de terre dans le détroit de Messine en Italie du Sud, dévastant la région voisine du littoral, plus de 100.000 personnes ont été tuées.
Une vague de 30 mètres de haut a aussi été enregistré dans le sud de la mer Egée en 1956.
"L'évaluation des récits historiques ont montré que dans l'ouest de la Grèce il y a un tsunami tous les huit à onze ans en moyenne», précise Vött.

source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2011/07/des-tsunamis-auraient-devaste-le.html



Le site d’Olympie n’aurait pas été détruit par des séismes mais plutôt par des tsunamis selon un groupe de chercheurs allemands. Les huit mètres de sédiments recouvrant le site lorsqu’il a été redécouvert il y a environ 250 ans seraient bel et bien d’origine marine.

Selon les historiens, les derniers Jeux olympiques se seraient déroulés en 393 après J.-C., peu après l'édit de l’empereur Théodose ordonnant l'abandon des lieux de cultes de la religion grecque. Une partie des fonctions du mécanisme d'Anticythère ne servait donc plus à rien. Selon les archéologues, le site d’Olympie aurait ensuite été complètement détruit en 522 et 551 après J.-C. par des tremblements de terre. Les siècles suivants, il aurait été enfoui sous une couche d'alluvions de plusieurs mètres d'épaisseur, déposée par la rivière Kladeos, avant d’être redécouvert en 1766 par Richard Chandler, helléniste et archéologue britannique. Les fouilles n’y ont commencé réellement qu’en 1829 avec l'expédition de Morée.

Pour Andreas Vött de l'Institut de géographie de l'Université Johannes Gutenberg de Mainz, en Allemagne, la thèse de la destruction par des séismes est fausse. Plus précisément, comme il l’affirme aujourd’hui avec des collègues allemands, ce sont des tsunamis causés par des séismes qui ont causé tout à la fois la destruction et l’enfouissement du site d’Olympie.

Vött et ses collègues se sont engagés dans un vaste projet d’investigation des traces laissées par des paléo-tsunamis en Méditerranée au cours des derniers 11.000 ans, plus précisément, ceux s’étant produits dans sa partie Est. Cela n’est pas étonnant, c’est en fait au niveau de l’arc hellénique que se produisent de nombreux tremblements de terre puisque c’est un arc tectonique lié à la subduction de la plaque africaine sous la plaque de la mer Egée.

Les chercheurs ont donc examiné de plus près le site d’Olympie, situé à seulement 22 kilomètres de la mer et à 33 mètres d’altitude. Du temps des Jeux olympiques, il ne devait être qu’à guère plus 8 kilomètres de la côte toutefois. Leur conclusion quant à la nature des sédiments recouvrant le site a rapidement été la suivante : « Tant par la composition que l'épaisseur des sédiments que nous avons trouvés à Olympie, nous voyons que cela ne cadre pas avec le potentiel hydraulique de la rivière Kladeos et avec l'inventaire géomorphologique de la vallée. Il est hautement improbable que cela ait pu être le travail de ce ruisseau », a déclaré Andreas Vött.

En fait, les forages effectués ont montré la présence de coquilles de mollusques (bivalves et gastéropodes) ainsi que les restes de micro-organismes tels que les foraminifères. Ce sont des preuves claires d'une origine marine des sédiments. On y trouve même des tsunamites. On ne peut donc guère échapper à la thèse d’une destruction causée essentiellement par des tsunamis, d’autant plus que l'analyse des différentes couches de sédiments dans la zone d'Olympie suggère que ce scénario s'est réalisé à plusieurs reprises au cours des 7.000 dernières années.

Il y a d’autres observations qui plaident en la faveur de cette thèse. Les ruines des colonnes du temple de Zeus ne les montrent pas empilées les unes sur les autres, comme ce devrait être le cas si elles étaient tombées suite à un séisme, mais bien étalées comme si elles avaient flotté, emportées par un flot de sédiments.

Des analyses sédimentologiques, géochimiques, géomorphologiques et surtout géochronologiques plus détaillés sont en cours. Elles devraient fournir des datations qui permettront de lever les derniers doutes quant à l’origine de la destruction d’Olympie. Encore un peu de patience...

source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/le-site-dolympie-aurait-ete-detruit-par-des-tsunamis_31369/


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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