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Cambodge: la splendeur retrouvée du Bapuon

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Apollyôn
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Cambodge: la splendeur retrouvée du Bapuon

Message par Apollyôn le Lun 4 Juil - 22:03


La reconstruction du temple du Bapuon, sur le site d'Angkor, sera très officiellement inaugurée dimanche prochain au Cambodge. Retour sur l'extraordinaire histoire du plus grand chantier de restauration archéologique du monde.
Le temple du Bapuon, à Angkor, au Cambodge, l’antique Montagne d’Or des anciens Khmers dont la restauration vient de s’achever, sera inauguré dimanche 3 juillet par le roi Norodom Sihamoni et le premier ministre français François Fillon.

Cette cérémonie célèbrera la fin des 16 années de travaux acharnés menés sous l’égide des équipes de l’EFEO (Ecole Française d’Extrême-Orient) et de l’architecte Pascal Royère. Après bien des vicissitudes, le majestueux «temple montagne» et ses 300.000 blocs de grès démontés, a recouvré son aspect d’origine (lire l’article ci-dessous, paru dans Sciences et Avenir en mars 2008).

Le Bapuon (ou Baphuon) a été bâti au milieu du XIème siècle, un siècle avant Notre Dame de Paris (1163). L’imposant monument à gradins érigé au centre de la cité royale d’Angkor Thom, l’ancienne capitale historique des souverains Khmers, pointe désormais son dôme au-dessus de la canopée.
Plan du Bapuon ( École française d’Extrême-Orient, Fonds Cambodge)

Cette opération archéologique, une des plus importantes menées par la France, aura coûté au total près de 10 millions d’euros. Classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco, les sites archéologiques d’Angkor et leurs temples sont situés à 8 km au nord de la petite ville de Siem Reap, au cœur du Royaume du Cambodge.


source : http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/archeo-paleo/20110630.OBS6181/cambodge-la-splendeur-retrouvee-du-bapuon.html
voir aussi ici : http://www.scribd.com/doc/59042480/Angkor-Bapuon-Sciences-et-Avenir-n%C2%B0733?secret_password=2ariz3z6f32a180fio2z


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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Macha
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Re: Cambodge: la splendeur retrouvée du Bapuon

Message par Macha le Sam 16 Juil - 8:12

Archéologie préventive à Angkor : une collaboration entre l’Autorité Nationale Apsara, VINCI et l’Inrap
Publié le 5 juillet 2011 · Mis à jour le 8 juillet 2011

La première des cinq campagnes d’archéologie préventive et programmée réalisées par l’Inrap à Siem Reap vient de s’achever. Elles sont liées aux travaux d’extension de l’aéroport international de Siem Reap, situé à proximité de l’emprise de l’immense complexe archéologique d’Angkor.
Ces opérations, majeures pour la connaissance du passé khmer, interviennent dans un contexte où le Premier Ministre, François Fillon, en déplacement officiel, s’est rendu à Angkor le 3 juillet pour célébrer avec le roi Norodom Sihamoni, la restauration du Baphuon, manifestant ainsi l’attachement de la France aux enjeux de restauration et de connaissance du patrimoine.



Gopura (porte d’accès) à l’entrée du sanctuaire de Prasat Trapeang Ropou Xème siècle
© Pierre Bâty, Inrap

L’Autorité Nationale Apsara (ANA) – en charge de la protection et du développement du site d’Angkor et de sa région –, Cambodia Airports, la filiale de VINCI Airports qui exploite les aéroports internationaux du Cambodge, dont celui de Siem Reap, et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont conclu une convention tripartite portant sur un programme archéologique quinquennal consacré à l’étude d’une dizaine de sites angkoriens. Cet accord traduit la volonté du groupe VINCI et de l’ANA d’appliquer les principes de l’archéologie préventive dans le cadre de leurs projets d’aménagement ; elle permet à l’Inrap de réaliser un programme de recherches exemplaire sur un site inscrit au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

Une équipe d’archéologues, sous la direction de l’Inrap, réalise à Siem Reap, la fouille de sites angkoriens datés de 950 à 1250 de notre ère. Jusqu’à présent, l’archéologie angkorienne s’est essentiellement concentrée sur de grands sanctuaires. Ainsi, peu de choses sont connues des populations vivant autour de ces temples. Le programme archéologique intègre dans une approche globale les sanctuaires, leurs bâtiments annexes, les habitations, l’espace foncier et parcellaire sur une surface de 10 km2. Les fouilles portent notamment sur des maisons de bois, implantées sur des tertres afin de se protéger durant la mousson. Le mobilier métallique ou céramique exhumé permet d’affiner la chronologie de la période angkorienne. Peu à peu, l’archéologie lève le voile sur la vie quotidienne de ceux et celles qui vivaient et priaient en ces lieux, entre le Xe et le XIIe siècle.

Un projet de recherche exceptionnel
Le projet prévoit un programme de fouilles archéologiques préventives et programmées, réalisées pendant 5 ans sous la conduite scientifique de l’Inrap, dans l’emprise du site d’Angkor, sous la maîtrise d’ouvrage de l’ANA et avec un financement par Cambodia Airports. Le programme est consacré à la fouille des sites localisés sur le domaine de l’aéroport de Siem Reap, comportant des temples et des habitats associés, et à l’étude et la conservation de Prasat Trapeang Ropou et Prasat Preï. Leur étude exhaustive doit permettre, dans le prolongement des recherches réalisées par l’Inrap en 2004 à Siem Reap, de mieux connaître l’habitat angkorien, ses formes et son évolution entre les Xe et XIIe siècles.

Des objectifs de formation et de diffusion
Associant une équipe cambodgienne, le programme a vocation à s’étendre à l’enseignement universitaire et à la diffusion des connaissances au public. Outre la réalisation des diagnostics et des fouilles , il comporte une formation à l’archéologie préventive destinée aux étudiants en archéologie de l’université de Phnom Penh, l’accueil d’élèves et d’étudiants cambodgiens afin de les sensibiliser à leur patrimoine archéologique, et un projet d’exposition, dans l’enceinte de l’aéroport, consacrée aux découvertes de 2004 et 2011.

Une démarche d’aménagement responsable
L’ensemble du projet s’inscrit dans le contexte général du développement économique et touristique de la région d’Angkor rendant indispensables des aménagements de l’aéroport. Cambodia Airports a choisi de s’y inscrire, depuis 1998, dans une démarche de respect de son environnement et de sauvegarde du patrimoine archéologique du site. Les résultats de ces études permettront notamment à Cambodia Airports d’intégrer la dimension patrimoniale dans ses projets d’aménagement.

Un partenariat original
Le programme archéologique à Angkor est mis en œuvre grâce à un partenariat étroit entre l’Autorité Nationale Apsara, Cambodia Airports et l’Inrap. Apsara assure la maîtrise d’ouvrage et le contrôle scientifique de l’opération. Cambodia Airports soutient le projet de recherche et en assure le financement. En concertation avec l’Unesco et les ministères français des Affaires étrangères, de la Culture et de la Communication, et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’Inrap porte le projet scientifique et coordonne les interventions de terrain, les actions de formation et de sensibilisation.

L’autorité nationale Apsara
L’établissement public pour la Protection du site et l’Aménagement de la région d’Angkor (Apsara) est une structure interministérielle créée en 1995. Cette autorité nationale a pour mission de protéger, préserver, conserver et mettre en valeur le parc archéologique, culturel et éco-historique d’Angkor. L’ANA conçoit et réalise les plans et programmes d’aménagement et de développement durable, dans la zone de Siem Reap-Angkor. Il recherche et évalue les sources de financement et d’investissement pour la réalisation de travaux d’aménagement et de développement touristique. L’ANA contribue aussi dans la région de Siem Reap-Angkor à la mise en œuvre de la politique du gouvernement royal de lutte contre la pauvreté. En tant que maître d’ouvrage et gestionnaire du site, Apsara coordonne les actions des partenaires internationaux en matière de restauration et de recherche.

Plusieurs départements de l'ANA sont concernés par les travaux d'archéologie préventive. À travers ces différents départements, l'ANA réalise de nombreuses expertises dans la région de Siem Reap, afin de répondre aux urgences archéologiques et d'assurer le suivi des chantiers des équipes internationales

VINCI Airports
Cambodia Airports est une filiale de VINCI Airports, présents au Cambodge depuis 1995 et qui emploie 1200 personnes sur ses trois aéroports de Phnom Penh, Siem Reap, desservant les temples d’Angkor, et Sihanoukville. Le groupe VINCI s’est également investi dans la société des Artisans d’Angkor, comme partenaire fondateur historique et actionnaire. Cette société à capitaux publics et privés, créée pour favoriser le développement de l’artisanat khmer tout en offrant des perspectives d’insertion professionnelle aux populations défavorisées de la région de Siem Reap, emploie 1160 personnes, dont 840 artisans bénéficiant de la garantie d’un revenu contractuel et d’une couverture sociale complète.

VINCI Airports assure le développement et l’exploitation de neuf aéroports en France, principalement dans le cadre de délégations de service public : Grenoble-Isère, Chambéry-Savoie, Clermont-Ferrand-Auvergne, Quimper-Cornouaille, Rennes-Saint-Jacques, Dinard-Pleurtuit, Nantes-Atlantique, Saint-Nazaire-Montoir, Ancenis, ainsi que le futur aéroport du Grand Ouest. VINCI Airports est également concessionnaire des trois aéroports internationaux du Cambodge. Au total, ces douze aéroports ont accueilli près de 8 millions de passagers en 2010 pour un chiffre d’affaires global de 150 millions d’euros.

L’Inrap
Avec plus de 2 000 collaborateurs et chercheurs, l’Inrap est la plus importante structure de recherche archéologique française et l’une des toutes premières en Europe. Institut national de recherche, il réalise la majorité des diagnostics archéologiques et des fouilles en partenariat avec les aménageurs privés et publics : soit près de 2 000 chantiers par an, en France métropolitaine et dans les Dom.
Ses activités internationales portent notamment sur la participation à des programmes de recherche internationaux, l’enseignement et la diffusion des techniques et méthodes de l'archéologie préventive, la valorisation du savoir-faire et des connaissances scientifiques de ses chercheurs et la diffusion de la connaissance archéologique. Ses équipes interviennent chaque année dans une vingtaine de pays, dans le cadre d’une trentaine de missions associant plusieurs institutions.
Depuis sa création, l’institut a suscité ou s’est associé à de nombreuses initiatives visant au développement de l’archéologie préventive dans les pays du Sud (Atelier euro-maghrébin sur l’archéologie préventive à Alger en 2004, colloque de Nouakchott en 2007, fouille de Moulay Idriss au Maroc en 2008, missions scientifiques à Lalibela , site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, en Ethiopie à partir de 2009).
(Source : http://www.inrap.fr/)
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Apollyôn
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Re: Cambodge: la splendeur retrouvée du Bapuon

Message par Apollyôn le Lun 25 Juil - 13:57



La jungle est encore humide de la nuit odorante. Autour d'un feu qui noircit le fond d'une gamelle métallique, les ouvriers cambodgiens du chantier de restauration archéologique de l'École française d'Extrême-Orient (Efeo) ont le même pincement au cœur. Pendant seize ans, ils ont été de patients remueurs de pierres. Aujourd'hui que l'aventure s'achève, ils sont un peu intimidés par ce qu'ils ont accompli la résurrection de la Montagne d'or.

Samnang, appareilleur de pierres au visage rond, cache dans les petits rires qui ponctuent ses phrases sa fierté d'avoir reconstitué le Baphuon, chef-d'œuvre de la défunte civilisation ­angkorienne, comme sa tristesse de devoir retourner planter le riz maintenant que le travail est fini. Sek, le vieillisseur de pierres, dissimule son trouble en racontant des histoires de sortilèges lancés par les génies du temple céleste. Offensée par les propos égrillards de son copain Van, «la jeune fille brune et fluette», un des esprits qui habitent les lieux, «l'a puni en lui donnant un coup de pied», s'amuse-t-il.

C'est devant le Baphuon que l'on prend conscience de sa puissance. Lorsqu'il est achevé au XIe siècle, sous le règne du roi Udayadityavarman II, il éclipse en grandeur tous les autres «temples montagnes». Sur cette pyramide à trois étages représentant le mont Meru, la demeure des dieux, au sommet de l'Univers, c'est une débauche de pavillons et de galeries. Mais l'architecte, trop ambitieux, a accumulé les erreurs de construction. Au fil des siècles, les parois et les soubassements, sous-dimensionnés, se fissurent, provoquant des affaissements fâcheux. Bref, du fait de ses faiblesses structurelles, le Baphuon était condamné par les pluies de mousson et l'étreinte des racines des fromagers.

En 1943, un éboulement emporte un quart de l'édifice


C'est là qu'intervient une lignée de restaurateurs français qui se sont passé le flambeau pour sauver l'un des trois plus importants édifices du site d'Angkor. Des hommes qui ont sué, dégagé, défriché, colmaté, démonté et remonté.

L'épopée démarre avec Jean Commaille, premier conservateur de l'Efeo, qui, à travers les ronces et les lianes ruisselantes, découvre en 1908 les ruines du Baphuon, avant d'être assassiné par des bandits de grand chemin, et s'achève avec l'archéologue architecte Pascal Royère, qui parcourt à grandes enjambées ce puzzle de 300.000 pièces de grès d'une demi-tonne chacune, qu'il a assemblé pendant seize ans. Après quarante ans de colmatage des brèches et un éboulement qui emporte en 1943 un quart de l'édifice, Bernard-Philippe Groslier, brillant orientaliste, préconise une thérapie de choc : l'anastylose générale. Le monument doit être démonté puis relevé avec ses propres matériaux sur des parois ceinturées de béton armé. Pendant dix ans, les ouvriers désossent les trois étages. En 1970, les trois quarts des façades sont à terre.

Mais le Cambodge s'enfonce dans la guerre civile. En mars, Sihanouk est renversé par Lon Nol. En juin, la guérilla khmère rouge occupe Angkor. La pyramide de sable qui attendait sa chape de béton ne peut résister aux moussons. Dans l'urgence, le Baphuon est enfermé dans un sarcophage de latérite. Il y restera vingt-quatre ans.

Comme un puzzle


Lorsque l'Efeo reprend les travaux en 1995, tous les documents d'archives et les cahiers de dépose, qui recensaient l'emplacement des blocs dans la forêt, ont disparu. Il faut refaire l'inventaire complet. «Nous avons adopté la même technique que pour un puzzle, en commençant par trier les coins, puis les bords, explique Pascal Royère, qui a conduit ce chantier titanesque de 10 millions d'euros, pas à pas, sans prendre la mesure de l'ampleur de la tâche». «Nous avons regroupé les pierres selon les similitudes de motifs et les marques d'usure, essayé des assemblages dans la forêt, les avons démontés, refaits, parfois plus de dix fois, avant de retrouver l'empilement d'origine.»

Le résultat est époustouflant. Derrière la beauté sophistiquée du Baphuon, il y a quelque chose de profondément simple, archétypal, qui va droit au cœur. Dominique Thollon, le chef de chantier, en a peut-être percé le mystère: «En chaque pierre se trouve une valeur intrinsèque et l'on conserve le souvenir de cette grandeur.»








source : http://www.lefigaro.fr/culture/2011/07/21/03004-20110721ARTFIG00389-angkor-retrouve-sonchef-d-339uvre.php


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
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