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Autun : la plus ancienne université de France ?

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Apollyôn
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Autun : les fouilles de l’Hexagone pourraient avoir mis au jour les Écoles Méniennes.

Message par Apollyôn le Mar 29 Mar - 11:33

"Le diagnostic archéologique mené en face de l’hôpital Latouche vient de dévoiler la plus grosse architecture publique antique connue sur Autun.
1 hectare. C’est la superficie de cette 2e phase de diagnostic sur le parking de l’Hexagone, soit 10 % du site. Écoles Méniennes. Cité dans des textes du Ier siècle, le nom de ces universités n’a pas encore été expliqué.
Sur le parking de l’Hexagone, site qui doit accueillir la future Maison de la petite enfance et la bibliothèque médiathèque, le service archéologique de la ville d’Autun achèvera dans quelques jours la seconde phase de diagnostic archéologique. Après l’extraction des derniers éléments lapidaires (lire l’article ci-dessous), le chantier sera alors rebouché la semaine prochaine. Lors de la première tranche menée en octobre dernier sur l’ancien terrain de la Société autunoise de construction (SAC) acquis par la Ville, les vestiges d’un habitat antique de fort statut avec marqueteries de marbre au sol, salles d’apparat et bains privés avaient déjà été mis au jour. C’est cette fois la zone située en face de l’hôpital Latouche qui commence à livrer son passé. « C’est un chantier énorme pour une zone urbaine », souligne Yannick Labaune, archéologue municipal. Sur ce vaste chantier en forme de L, les sondages ont permis de découvrir des vestiges exceptionnels. Il s’agirait en effet d’un grand édifice public bordant la vaste place dallée de calcaire du cardo maximus qui s’étendait jadis jusqu’à la porte d’Arroux.

Ouverture de 2,5 mètres
Situé le long d’une rue perpendiculaire sondée dans les années 1970, cet ensemble se compose d’un premier bâtiment muni d’un sol orné de grosses dalles rectangulaires en calcaire marbrier de l’Allier et d’une ouverture monumentale de 2,50 m de largeur permettant l’accès à un portique à double nef, très large, constitué d’une colonnade en calcaire de grandes dimensions. « Ce portique forme a priori la bordure d’une vaste place sur laquelle on accède moyen de quelques marches », détaille Yannick Labaune.

Troisième tranche
Édifice cultuel ou culturel ? Difficile de le dire pour l’instant. Mais parmi les possibilités envisagées par les archéologues, figure celle des fameuses Écoles Méniennes, universités citées dans les textes de Tacite du Ier siècle, restaurées par Eumène au début de l’Antiquité tardive et dont personne n’a encore jamais retrouvé trace ! Seule la troisième tranche du diagnostic, prévue pour le mois de mai, permettra désormais de confirmer ou d’infirmer cette extraordinaire hypothèse. Ces écoles seraient ainsi localisées en face du sanctuaire d’Apollon, que les spécialistes tendent aujourd’hui à situer sous l’hôpital Latouche, mais également à proximité des thermes monumentaux et du forum probablement enfouis sous le quartier Marchaux."

source : http://www.lejsl.com/fr/permalien/article/4824209/Une-tres-vaste-decouverte.html
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Apollyôn
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Autun: des vestiges d'un bâtiment public du II-IIIe siècle découverts sous un parking

Message par Apollyôn le Lun 9 Mai - 17:14

"Les vestiges d'un bâtiment public datant du II ou IIIe siècle ont été découverts
à Autun (Saône-et-Loire) sous un parking, lors de sondages avant la construction d'équipements publics, a indiqué le jeudi 5 mai 2011 le responsable du service municipal d'archéologie.
"Nous sommes sur un îlot de 100 mètres sur 100 qui accueille un bâtiment public dont nous ne connaissons pas encore la nature: temple, université...", a expliqué Yannick Labaune, qui a débuté ces sondages en mars. Selon ce chercheur, "c'est une découverte assez exceptionnelle d'autant que l'état de conservation est bon, malgré des dommages causés par endroits lors de la construction du parking".Des portiques (galeries couvertes) entourant le bâtiment ont été mis au jour il y a quelques jours. Les recherches doivent se poursuivre quelques semaines puis les services de l'Etat décideront si des fouilles sont nécessaires. Une bibliothèque-médiathèque ainsi qu'une maison de l'enfance doivent être édifiées sur le site. Autun, fondée sous le règne de l'empereur Auguste(-27 à 14 ap. J-C), renferme de nombreux vestiges de l'époque gallo-romaine, dont des portes et un théâtre antique."

source : http://bourgogne.france3.fr/info/des-vestiges-decouverts-a-autun-68667821.html
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FLAM
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Re: Autun : la plus ancienne université de France ?

Message par FLAM le Lun 9 Mai - 19:51

@ Casseron :

Zut ! Encore raté ! C'est avant le Haut moyen-Age...


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Apollyôn
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Re: Autun : la plus ancienne université de France ?

Message par Apollyôn le Lun 9 Mai - 20:23

Captain Future a écrit: Zut ! Encore raté ! C'est avant le Haut moyen-Age...
scratch qu'est-ce qui se passe avec le haut moyen âge ? Si vous en voulez il y en là : http://www.ufologie-paranormal.org/t7303-flee-les-fouilles-archeologiques-ont-repris-a-la-chapelle-sainte-cecile ; http://www.ufologie-paranormal.org/t7341-dublin-un-nouveau-site-viking-decouvert-dans-le-quartier-de-temple-bar ; http://www.ufologie-paranormal.org/t7294-macon-decouverte-de-4-sarcophages-merovingiens ; http://www.ufologie-paranormal.org/t7198-italie-les-os-d-un-soldat-lepreux-trouves-dans-un-cimetiere-medieval ; http://www.ufologie-paranormal.org/t7120-necropole-merovingienne-a-villeneuve-d-ascq ... vous pouvez même allez regarder de vrais mérovingiens, qui sont quand même très "haut moyen âge", droits dans les orbites ici : http://www.museedestempsbarbares.fr/fr/musee/index.html ; http://www.espacemichelsimon.fr/agen/expositions/39/les-os-font-des-histoires/198 ou dans des tas de musées un peu partout en France.
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FLAM
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Re: Autun : la plus ancienne université de France ?

Message par FLAM le Lun 9 Mai - 23:59

Bah ! Rolling Eyes C'est au sujet d'un ancien débat sur le forum, à propos d'un topic dont le sujet était, en gros : Le Haut moyen-âge a-t'il réellement existé ?

Voici le lien :
http://www.ufologie-paranormal.org/t5209-linvention-du-moyen-age-theorie-du-temps-fantome#48652


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Apollyôn
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Re: Autun : la plus ancienne université de France ?

Message par Apollyôn le Mar 10 Mai - 0:24

Ah, tout de même...
Hum, pas besoin d'aller à Split pour tomber sur des bâtiments romains intacts et encore utilisés, le temple protestant actuel de Trèves est l'ancienne salle du trône du palais de Constantin, intégrée dans un palais épiscopal rococo qui ressemble à une grosse meringue rose... l'effet est pour le moins étrange...


La cathédrale elle-même intégre encore de large morceaux d'une basilique romaine et le plan même du groupe épiscopal, à deux église est directement hérité de l'implantation paléochrétienne, mais je m'égare.
En tout cas j'encourage tous ceux qui aiments les vieilleries romaines (et du haut moyen âge, y'en a plein dans leur musée Very Happy ) et qui se trouvent non loin à aller faire un tour à Trèves, ça ne pourra que leur plaire.

Quand à la question de savoir si le haut moyen âge a existé, étant donné que je bosse dessus, ma foi, il a intéret à avoir existé ce petit monstre.

[Au fait, Capt'ain, merci d'avoir rajouter les photos des souris préhistoriques]


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FLAM
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Re: Autun : la plus ancienne université de France ?

Message par FLAM le Mar 10 Mai - 0:45

@Apollyôn a écrit:[Au fait, Capt'ain, merci d'avoir rajouter les photos des souris préhistoriques]
De rien ! Very Happy Comme je suis graphiste de profession, j'aime me représenter visuellement les choses, même si elles sont, parfois pour certains, suffisamment décrites textuellement... Donc, j'imagine ne pas être le seul dans ce cas.


Et puis en fait, en relisant cet ancien topic, je me remémore (gros mea culpa !) finalement que le débat "houleux" n'était pas porté sur le fait que le haut moyen-âge ait existé ou non, mais sur d'autres détails durant cette époque à propos des invasions "barbares" qui n'étaient apparemment pas sanglantes ou la grande peste noire n'ayant apparemment "supposément" jamais décimé une bonne partie de la population européenne. Rolling Eyes 'fin bref... Pour les "invasions", je n'ai rien à redire mais pour la peste, je suis toujours personnellement encore dubitatif...

Quoi qu'il en soit, ça me fait drôle de me relire... affraid


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Apollyôn
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Autun : la plus ancienne université de France ?

Message par Apollyôn le Mar 28 Juin - 12:17

Sous le parking d'une salle municipale à Autun, des archéologues pensent avoir retrouvé la plus ancienne université de France, datant du Ier ou IIe siècle. Cette découverte pourrait se voir menacée par la construction prochaine de bâtiments publics.
Augustodunum, aujourd'hui Autun, a été fondée sous le règne de l'empereur Auguste (-27 à 14 ap. J-C). La ville renferme de nombreux vestiges de l'époque gallo-romaine, dont un théâtre antique.

Lors de sondages préalables à la construction d'une bibliothèque-médiathèque et d'une maison de l'enfance, Yannick Labaune, responsable du service municipal d'archéologie, et son équipe assurent avoir mis au jour les traces d'un bâtiment "exceptionnel". Il pourrait s'agir des célèbres écoles méniennes, citées dans des textes de l'Antiquité mais jamais retrouvées jusqu'ici. Tacite, historien latin du Ier siècle, disait qu'elles accueillaient "les plus nobles rejetons des Gaules".

"Même si le terme d'université n'est pas exact, car il date du Moyen Age, il s'agit bien d'un lieu d'enseignement de haut niveau, destiné à l'élite. A la manière des collèges aristocratiques anglais où l'on pratique le sport et les matières théoriques", explique Yannick Labaune.

Des tranchées laissent apparaître de larges murs de soutènement, des sols et les restes de vastes portiques (galeries couvertes à colonnade), le tout dans un "assez bon" état de conservation. Seuls 10% de la superficie totale ont pu être explorés.

"Il faut imaginer deux espaces de 50 mètres sur 20, entourés de colonnes et de galeries couvertes. 50 mètres, c'est la largeur du Palais-Royal, à Paris, ça donne une idée", dit Antony Hostein, maître de conférence en histoire romaine à l'université de Paris I. "On a des éléments de comparaison avec le palestre de Pompéi, mais pour la Gaule romaine, on n'a pas de bâtiment équivalent", ajoute-t-il.

Antony Hostein a trouvé ces écoles méniennes mentionnées dans un panégyrique, ou discours public, prononcé en 298 ap. J-C devant le gouverneur de la province décrivant leur aspect et position topographique à l'intérieur de la cité.

Dans le milieu de l'archéologie, la découverte est très commentée. "Ca fait longtemps qu'on n'a pas eu une telle opportunité de fouiller un espace qui témoignerait de la vie culturelle et politique de la cité", affirme Pierre Nouvel, enseignant-chercheur en archéologie gallo-romaine à l'université de Franche-Comté.
La décision de suspendre ou pas le projet immobilier prévu afin de réaliser des fouilles plus poussées, pouvant s'étaler sur plusieurs années, sera prise au terme d'un long processus.

Une fois le rapport de Yannick Labaune remis, une commission donnera un avis consultatif. La décision finale, revenant au service régional de l'archéologie, n'est pas attendue avant la fin de cette année ou début 2012. Dans l'attente de la décision, les vestiges ont de nouveau été enfouis sous plusieurs tonnes de terre.


source et courte vidéo : http://bourgogne.france3.fr/info/sud-bourgogne/autun-71--la-plus-ancienne-universite-de-france-69171347.html


Dernière édition par Apollyôn le Sam 17 Sep - 12:10, édité 1 fois


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Re: Autun : la plus ancienne université de France ?

Message par Apollyôn le Mar 28 Juin - 23:29

Même chose, vue par un autre journal

Lors de fouilles préalables à un chantier de travaux publics à Autun, en Saône-et-Loire, des archéologues ont découvert d’importants vestiges, peut-être ceux d’un édifice dédié à l’éducation des élites, dont parlent certains textes anciens.
De larges murs de soutènement, des sols et les restes de vastes galeries à colonnades : tels sont les vestiges qu’a livré le sous-sol du centre-ville d’Autun (Saône-et-Loire), à l’endroit où un parking, construit sur l’emplacement d’une ancienne scierie, doit aujourd’hui laisser la place au chantier de construction d’une médiathèque. Les archéologues, qui sont tombés sur ce site lors de sondages préventifs préalables aux travaux, n’ont à ce jour exploré que 10% de sa superficie totale.
Selon Yannick Labaune, responsable du service municipal d'archéologie, il pourrait s’agir des restes des 'écoles méniennes', citées dans des textes anciens mais encore jamais retrouvées, et dont l’historien latin Tacite disait qu'elles accueillaient "les plus nobles rejetons des Gaules" : ce serait alors la plus vieille 'université' de France, datant du Ier ou du IIe siècle.
"Il faut imaginer deux espaces de 50 m sur 20, entourés de colonnes et de galeries couvertes. (…) pour la Gaule romaine, on n'a pas de bâtiment équivalent", commente Antony Hostein, maître de conférence en histoire romaine à l'université de Paris I. Très attendue par les archéologues, la décision de surseoir – ou non – aux travaux immobiliers prévus, afin de continuer les fouilles, revient au service régional de l'archéologie, et devrait intervenir fin 2011 ou début 2012.

source : http://www.maxisciences.com/%E9cole/une-ecole-gallo-romaine-decouverte-sous-un-parking_art15209.html


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Re: Autun : la plus ancienne université de France ?

Message par Apollyôn le Lun 7 Nov - 15:25

Des archéologues pensent avoir retrouvé la plus ancienne université de France, datant du Ier ou IIe siècle... Il pourrait s'agir des célèbres écoles moeniennes citées dans des textes de l'Antiquité mais jamais retrouvées jusqu'ici. Tacite, historien latin du Ier siècle, disait qu'elles accueillaient "les plus nobles rejetons des Gaules"... Des tranchées laissent apparaître de larges murs de soutènement, des sols et les restes de vastes portiques : galeries couvertes à colonnades... (AFP 13/06/2011). http://bourgogne.france3.fr/info/su...
C'est en effet une très importante découverte à porter au crédit des archéologues d'Autun, car elle pourrait nous éclairer sur la vie publique gauloise et sur l'enseignement qui était donné aux élites de la Gaule, au début de notre ère. Et cela d'autant mieux que, comme nous avons des textes qui en parlent, leur confrontation avec les vestiges peut être d'un exceptionnel intérêt.

Dans un panégyrique, ou discours public, prononcé vers l'an 298 ap. J-C devant le gouverneur romain de Lyon, l'orateur éduen décrit leur aspect et leur localisation à l'intérieur de la cité.

Le gros problème, c'est que la disposition des bâtiments décrits ne se retrouve pas à Autun mais à Mont-Saint-Vincent, là où je situe Bibracte, l'antique capitale des Eduens ; une Bibracte qui prit ensuite le nom d'Augustodunum, un nom que prit également Autun, car la citadelle et sa ville ne formaient qu'une seule et même cité.

« Or, quel est l'édifice, déclame l'orateur, qui serait mieux situé sur la bouche, sur la face, sur le front de cette cité, que ces écoles moeniennes placées sur le passage même des invincibles princes lorsqu'ils nous honorent de leur visite ? Déjà, ils se montrent si heureux du concours de la joyeuse jeunesse qui se presse sous leurs pas, comme le prouvent et les libéralités et les lettres qui me sollicitent de me dévouer à son instruction ; combien plus grand sera leur bonheur (des princes), lorsqu'ils verront réparé l'édifice où doivent se réunir les élèves !

Très illustre gouverneur, il est encore une circonstance qui rend cette construction plus célèbre et attire davantage sur elle les yeux des Césars et de tous les citoyens : c'est qu'elle est placée dans un lieu particulièrement bien choisi, pour ainsi dire entre les deux yeux de la cité, entre le temple d'Apollon (l'église) et le Capitole. Le voisinage de ces deux divinités, en rendant ce sanctuaire (Mt-St-Vincent) plus vénérable, est un nouveau motif pour le réparer dans toute son étendue ; et il ne conviendrait pas que les deux très beaux temples de cette ville (le temple de Minerve et celui d'Apollon) soient défigurés par les constructions en ruines qui se trouvent au milieu. J'insiste sur cette pensée ; car il me semble que le premier constructeur des écoles moeniennes leur a réservé cet emplacement afin qu'elles fussent soutenues par les étreintes bienveillantes des deux divinités voisines ; et telle est en effet la position de cet auguste sanctuaire des lettres (le quartier des écoles ?) que d'un côté Minerve (le temple de Minerve), fondatrice d'Athènes, le protège de son regard, et de l'autre Apollon (l'église), entouré des Muses.

Cet édifice, placé au front même de la cité, touchera de chaque côté à ces deux temples ô combien remarquables. » (Note : il se pourrait que le capitole soit à situer plus bas, à gauche, hors croquis).

Maintenant, si l'on se reporte au texte de Tacite, il faut admettre que ces écoles existaient déjà en l'an 21 après J.C., mais à Mont-Saint-Vincent.


« Sacrovir avait commencé par se rendre maître d'Augustodunum (Mont-St-Vincent) : c'était la capitale de ce peuple ; il l'occupait avec des cohortes en armes. De cette façon, il tenait en otages les enfants des plus grandes familles des Gaules qui poursuivaient ici des études nobles. Il espérait, par ce moyen, rallier à sa cause leurs parents et leurs proches. En même temps, il armait cette jeunesse en lui fournissant des armes qu'il avait fait fabriquer en cachette... » (Tacite, Annales, III, 40 -43).

Qui était Sacrovir ? Un soldat perdu ? Certainement pas ! Sacrovir était “le Premier des Gaules” et donc le "premier" de la cité éduenne. Velleius Paterculus, qui fut préteur sous Tibère, chantant les louanges de l'empereur, l'affirme sans ambages : « Tibère réprima une guerre d'une extrême gravité contre le Premier des Gaules (principe Galliarum) que l'on appelait Sacrovir... ».

Or, si Sacrovir - in sacro vir, l'homme qui est dans le sacré - est le "princeps" de la cité éduenne, comme l'était jadis le "princeps" des druides, Divitiac, cela ne pourrait-il pas signifier qu'il était encore dans l'héritage druidique, dans l'héritage de l'enseignement des druides ?

Comme je le répète sans arrêt, la Gaule n'avait guère changé sous les règnes d'Auguste et de Tibère. César avaient laissé aux cités gauloises leur organisation : Pendant le petit nombre de jours qu'il passa lui-même dans la province, il en parcourut rapidement les assemblées, y prit connaissance des débats publics, distribua des récompenses à ceux qui l'avaient bien servi (DBG VIII, 46).

72 ans après, en l'an 21, le pays éduen était riche — Tacite l'affirme : Florus et Sacrovir demandaient aux Gaulois de bien réfléchir au fait que leur situation à eux était florissante alors que l'Italie se trouvait sans ressources. Les druides jouissaient encore de leurs prérogatives ; l'empereur Auguste avait seulement interdit la pratique des sacrifices humains à ceux qui sollicitaient le titre de citoyens romains (Amnien Marcellin, livre XV, chap IX). Leurs Premiers défilaient à Rome, en chars, sur le même rang que les grands prêtres flamines romains et jusqu'à Claude, les empereurs recherchèrent leur alliance. Le clash se produisit sous Néron. (Notez que Strabon, si précis sur l'oeuvre d'Auguste, ne dit rien sur ce qu'il aurait fait à Autun et que c'est un pur mensonge que de lui attribuer une quelconque fondation. Le datif du mot latin "augusto" peut tout aussi bien n'être qu'une simple dédicace, pour moi, adressée au dieu auguste du ciel).

Mais alors, que représentent les importants vestiges mis au jour à Autun ? C'est l'orateur éduen, qui nous donne, une fois de plus, la réponse.

Dans un discours postérieur prononcé à Trèves en l'honneur de Constance-Chlore, il évoque une visite que celui-ci avait fait quelque temps plus tôt dans la cité éduenne (la description de l'itinéraire correspond à Mont-Saint-Vincent) : « Nous avions décoré les rues qui conduisent au palais et nos ornements se ressentaient de notre pauvreté... Un petit nombre de musiciens, prenant les voies latérales qui leur permettaient de se trouver plus souvent en ta présence,... notre pauvreté n'a pu échapper à ta clairvoyance...

Puis, dans une deuxième partie, il s'exclame : Très auguste empereur, si Flavie (Autun) cette cité des Eduens qui porte enfin un nom éternel pouvait s'ébranler sur ses fondements et venir en ces lieux, elle se réunirait certainement toute entière dans une commune voix (avec le Mont-St-Vincent) pour célébrer tes grandes et illustres faveurs ; et te regardant comme son restaurateur, ou à dire plus vrai, comme son fondateur, elle aimerait à te rendre grâces, surtout dans une ville (Trèves) avec laquelle tu as commencé à lui donner des traits de ressemblance...

Conclusion : lors de cette visite à Mont-Saint-Vincent/antique Bibracte de Constance-Chlore, nommé Constantin et empereur, abusivement me semble-t-il, la jeunesse enthousiaste du premier discours que j'ai cité n'était plus là (première partie du discours). La deuxième partie du discours explique pourquoi : les écoles n'ont pas été reconstruites à Mont-Saint-Vincent, mais à Autun.

Et l'orateur termine son homélie en disant : « Nous n'avons pas craint de prendre ton nom en mettant de côté l'ancien, car Bibracte (Mont-St-Vincent) s'est appelée jusqu'à présent Julia, Pola, Florentia, mais maintenant, c'est Flavie (Autun) qui est la cité des Eduens. »

source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/exceptionnelle-decouverte-103369


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