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Arles ; Le nouveau trésor romain du Rhône

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Apollyôn
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Arles ; Le nouveau trésor romain du Rhône

Message par Apollyôn le Lun 6 Juin - 22:48

Les plongeurs-archéologues s'apprêtent à extraire du fleuve un chaland romain de 31m de long chargé de pierres. L'embarcation, engloutie depuis 2000 ans, sera exposée au musée départemental de l'Arles antique en 2013

Après le buste de César, le Rhône s'apprête à livrer un nouveau trésor à Arles. Un chaland de 31m de long sur 3m de large gisant, en parfait état de conservation, depuis 2000 ans, par près de 4m de fond, à la hauteur du quai de Trinquetaille. Une embarcation qui a la particularité de porter, imprimée au fer sur son flan tribord arrière, une inscription épigraphique (C.L.POSTV).

La signature du constructeur du bateau, ou celle du propriétaire? Un travail de romain, au propre comme au figuré, pour extirper cette barge repérée en 2004, et élevée depuis au rang de trésor national par le ministère de la Culture (l'État est de fait propriétaire du chaland). Un défi et une course contre la montre également, car cette péniche romaine à fond plat devra impérativement être exposée au musée départemental de l'Arles antique en 2013, à l'occasion des manifestations marquant la célébration de Marseille-Provence capitale européenne de la culture.

Pour l'heure, une équipe d'archéologues-plongeurs fouille le site. Le chaland s'est endormi dans un "dépotoir" d'époque romaine et contemporaine. Une carcasse de voiture et un chariot de supermarché ont été écartés du site, restent les débris d'environ 2000 amphores et 10000 céramiques, selon une première estimation des plongeurs, le tout mélangé aux sédiments accumulés pendant 20siècles.

Plus de 600m³ de matériaux à analyser et à dégager méticuleusement à la main. Les plongeurs, suivis en direct à la surface par un système de vidéosurveillance, écartent d'entrée les morceaux les moins intéressants, d'autres sont remontés à la surface pour être triés, nettoyés, répertoriés et stockés sur le quai.

La quantité est telle que beaucoup de ces vestiges seront placés dans des sacs et immergés par la suite au droit de la fouille. Ils feront peut-être le bonheur d'archéologues dans quelques années! Il sera ensuite temps de travailler sur l'embarcation en bois chargée de quelques tonnes de pierres de taille provenant de la carrière Saint-Gabriel, à Tarascon, à huit kilomètres en amont. Selon Claude Sintès, directeur du musée d'Arles, ces pierres devaient être acheminées en Camargue où ce matériau est rare, et servaient à ériger des constructions.

À l'époque de César, Arles était un port prospère, exempté de taxes, une sorte de zone franche, avec un trafic fluvio-maritime développé. Le dictateur avait inventé la mondialisation avant l'heure en multipliant dans tout son empire les échanges Nord-Sud. Le plus délicat sera alors à faire: remonter le chaland à la surface. Pour des raisons techniques, la coque de l'embarcation sera découpée sous l'eau à la main à la scie égoïne pour gagner en finesse, en tronçons de 3m de long relevés par un système de berceau en U puis aussitôt placés dans une sorte de piscine.

Le bois, gorgé d'eau, devra ensuite être traité après ces 2000 ans d'immersion. Une technique éprouvée que pratique le laboratoire Arc-Nucléart, à Grenoble, consistant, pour faire simple, à remplacer progressivement l'eau contenue dans les pores du bois par de la résine. Ce traitement (qui doit durer entre 8 et 12 mois) terminé, les morceaux seront acheminés à Arles où le chaland sera reconstitué à l'identique grâce aux relevés des plongeurs, et exposé dans une extension figurant un quai sur 800m² du musée départemental.

Le chantier, conduit dans un milieu hostile même si le fleuve est aujourd'hui à son plus bas niveau, est proprement colossal. Les scientifiques ont été rejoints par d'autres spécialistes, ceux d'Ipso Facto, un bureau d'étude et de recherche en archéologie subaquatique et la société O'Can, traditionnellement tournée vers les travaux subaquatiques de génie civil et génie mécanique comme les barrages ou les écluses.

source : http://www.laprovence.com/article/a-la-une/le-nouveau-tresor-romain-du-rhone


Dernière édition par Apollyôn le Mar 16 Aoû - 14:23, édité 1 fois
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rilci
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Re: Arles ; Le nouveau trésor romain du Rhône

Message par rilci le Mar 7 Juin - 9:21

j'espere qu'il y aura un reportage télé des fouilles!! Very Happy
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Apollyôn
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Re: Arles ; Le nouveau trésor romain du Rhône

Message par Apollyôn le Ven 12 Aoû - 18:28

Les équipes d'Arles Rhône 3 ont sorti de l'eau la troisième partie de la péniche antique






Petit à petit, ce sont près de 2000 ans d'histoire qui sortent des eaux du Rhône. Hier, les équipes du chantier d'Arles Rhône 3 ont remonté le troisième tronçon de l'épave romaine qui repose au fond du fleuve. Une péniche à fond plat de plus de 30 mètres datant du Ier siècle, découpée en dix tronçons qui seront remontés pour être étudiés, traités, puis reconstitués et exposés au Musée départemental de l'Arles antique, dans une aile construite pour l'occasion. Le tout s'inscrit dans le projet Marseille Provence 2013, Capitale européenne de la culture.

C'est donc une opération d'envergure qui a eu lieu, hier sur la rive droite du Rhône. À six mètres de profondeur, les scaphandriers professionnels ont d'abord découpé l'épave à la scie égoïne, dégageant ainsi le tronçon à remonter. Ils ont ensuite placé le berceau métallique qui va accueillir la structure et permettre de l'émerger. " C'est la phase la plus délicate de l'opération, explique Benoit Poinard, chef de chantier, l'épave n'est pas tout à fait droite au fond de l'eau et il faut constamment ajuster le berceau pour y disposer le tronçon, le plus délicatement possible."

Plus habitués au chantier naval et aux réparations de barrages hydrauliques, ces scaphandriers, salariés de l'entreprise O'Can, ont abordé ces fouilles avec une émotion particulière. "C'est le type de chantier que l'on ne croise qu'une fois dans une carrière, ajoute Benoit Poinard, c'est donc forcément spécial mais il n'y a pas de pression particulière. On a mis en place une collaboration très constructive avec l'entreprise Ipso Facto (qui gère la partie archéologie sur le chantier), chacun amenant son savoir-faire. On a un programme défini sur le papier mais il faut souvent faire des ajustements sur le terrain : on invente quotidiennement des solutions."

La remontée de l'épave, elle, s'est faite très lentement. Une énorme grue installée sur la berge, a tracté le tronçon d'épave placée dans une cage métallique, qui la protégeait et permettait de la stabiliser. Elle a ensuite été déposée sur une des rails qui permettent de la déplacer une fois sur la terre ferme. "C'est vraiment un chantier exceptionnel, précise Sabrina Marlier, co-responsable des fouilles, nous avons une épave qui est dans un état de conservation remarquable. C'est ce qui nous a poussés à la faire découvrir au public. Je pense que c'est aussi ça qui a décidé le Ministère de la culture de classer le chaland Arles Rhône 3, trésor national".

Des fouilles qui prennent des allures de course contre la montre: les parties émergées doivent être constamment mouillées pour éviter au bois de sécher et de se détériorer. "On ne peut pas garder plus deux tronçons dans nos entrepôts, confie David Djaoui, archéologue, on travaille en flux tendus et, après étude, chaque tronçon doit partir le plus rapidement possible à Grenoble pour être traité". Une fois dans le laboratoire isérois, l'épave sera plongée dans de grandes piscines de PEG (polyéthylène glycol) qui viendra chasser l'eau et durcir la matière.



Pour être sûr de pouvoir exposer le chaland en octobre2013, tous les tronçons doivent être remontés avant novembre prochain. Dans le même temps l'extension du musée devrait sortir de terre. Le coût total de l'opération devrait s'élever à 10millions d'euros, majoritairement pris en charge (plus de 80) par le Conseil général des Bouches du Rhône. Le reste de la somme est apporté par le mécénat privé de la Compagnie nationale du Rhône. C'est à ce prix que l'on trouve des trésors.



source : http://www.laprovence.com/article/a-la-une/arles-les-morceaux-de-la-peniche-antique-emergent-du-rhone


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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Apollyôn
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Re: Arles ; Le nouveau trésor romain du Rhône

Message par Apollyôn le Mer 12 Oct - 15:26

Le Rhône n’en finit pas de livrer ses trésors, en plein cœur d’Arles. Après le fameux buste de César découvert en 2007 par Luc Long – le seul portrait connu réalisé du vivant de l’“imperator” -, voici qu’émerge de l’eau un chaland antique. De fait, il avait été repéré en 2004 puis son environnement fouillé en trois campagnes successives, 2008, 2009, 2010, avant cette ultime étape, qui concerne l’objet lui-même.
C’est, affirme la responsable Sabrina Marlier, le plus gros chantier actuel de ce type en France. Non pas par la surface – quelques mètres carrés -, mais par l’importance archéologique majeure, par le budget engagé – 8 à 9 millions d’euros -, et par la prouesse technologique qu’il représente.

Pour l’archéologie, c’est effectivement le seul bateau romain fluvial connu qui ait été conservé intact. Une barge, à fond plat et sans quille, de 31 m de long et 3m de large. Affrétée pour le transport de blocs de pierre, elle a coulé à pic, pour une raison inconnue, sans doute brutalement car rien ne montre une tentative d’évacuation. Une triple datation, progressivement affinée par le carbone 14, puis par l’étude de la céramique sigillée de bord, enfin par la dendrochronologie (étude de l’âge des planches qui le constituent), le fait remonter aux années comprises entre 48 et 60 après Jésus-Christ. Les 20 siècles ont accumulé sur lui 3m de limon et de gravats, qui l’ont paradoxalement conservé mais qu’il a fallu dégager au préalable : les éléments intéressants de la fouille, dont le mobilier de bord, sont exposés au Musée départemental d’Arles antique (MDAA).

Restauré à Grenoble, il sera exposé au musée arlésien… dans sa propre aile
L’événement est donc capital. Depuis quelques mois le chaland a été minutieusement découpé en 10 tronçons, sur plan puis sur pièce au fond de l’eau, à la scie égoïne pour l’endommager le moins possible. Les opérations de relevage (il est fiché de biais au fond avec une gîte de 35°) puis de remontée – sur un berceau dédié, dans un caisson-ponton – sont particulièrement délicates. Elles ont exigé un dispositif technique particulier, convergence de diverses compétences, sous la direction de Sabrina Marlier, archéologue, spécialiste d’architecture navale : Compagnie nationale du Rhône, conseil général, MDAA, entreprise Ipso Facto, archéologues, scientifiques, techniciens, plongeurs… Ce mercredi matin, toute l’équipe et la presse vont vivre à partir de 8h la remontée des deux derniers tronçons : mise en place de la grue dès 8h, puis sortie du 9 e tronçon à partir de 9h30 ; le temps de poser le tronçon sur son chariot et de le libérer de son berceau, le relevage du tronçon 10 aura lieu dans la foulée.

C’est un plongeur-scaphandrier qui pilote toute la manœuvre, au fond de l’eau, avec une visibilité quasi nulle ; il répartit les ordres, et coordonne le moindre mouvement des quelque dix personnes concernées, tandis que le plus petit geste est suivi au millimètre sur ordinateur en surface.

Ensuite, après première étude et nettoyage dans le hangar attenant, commencera un long périple, qui conduira la totalité de la barge, régulièrement arrosée, dans une entreprise spécialisée à Grenoble pour restauration et traitement du bois, avant retour définitif pour exposition dans une aile du MDAA que l’on aura spécialement construite pour lui.

source : http://www.ledauphine.com/vaucluse/2011/10/12/un-nouveau-tresor-sort-du-rhone



Fin des opérations de levage de la barge romaine d'Arles

Les archéologues ont procédé aujourd'hui à Arles au relevage des deux derniers tronçons de la barge du Ier siècle immergée dans l'ancien port romain de la ville, sur les berges du Rhône, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ce chaland à fond plat de 31 mètres de long avait été découvert en 2004, à quelque 8 mètres de profondeur dans le Rhône, en excellent état de conservation. Classé comme "trésor national", il est à ce jour le seul bateau romain complet répertorié.

Cet intérêt patrimonial avait amené le conseil général, en octobre 2010, à décider l'extraction du fleuve du chaland antique, baptisé Arles-Rhône 3, et sa restauration avant son exposition au public au musée départemental Arles Antique (MDAA).

Depuis mai, une quarantaine d'archéologues, de plongeurs et de spécialistes des travaux publics sous-marins s'affairaient donc pour dégager et remonter l'épave.

Pour cela, elle a été découpée sous l'eau - et à l'égoïne pour ne pas abîmer le bois - en une dizaine de tronçons, de 1,80 à 4 mètres de long et pesant chacun entre 2 et 4 tonnes. Chaque tronçon a ensuite été placé dans un "berceau" permettant de le caler et de le remonter.

Mercredi matin, sous un soleil radieux, ce sont les 9e et 10e tronçons, correspondant à la proue de la barge, qui ont été sortis des eaux.

Avec d'infinies précautions, les équipes d'un bureau d'études spécialisé dans l'archéologie subaquatique et sous-marine et du MDAA, ont d'abord remonté chaque tronçon à la surface, depuis une plate-forme percée en son centre d'une piscine, avant que le bois, noirci par près de 2.000 ans d'immersion, ne soit amené à terre à l'aide d'une grue et placée sur un chariot à roulettes.

Arrosés en permanence pour éviter toute amorce de séchage, ces tronçons vont être, comme les précédents, démontés, puis acheminés dans des sacs remplis d'eau vers un laboratoire spécialisé à Grenoble, pour y subir un traitement à base de résine avant la lyophilisation des bois.

Ainsi consolidé, le bateau sera "remonté" sur un support muséographique pour être exposé en 2013 au MDAA, quasiment dans son état originel, puisque les fouilles ont permis de retrouver sa pelle de gouverne, ses cordages et même son mât.

Pour procéder au relevage du bateau, il aura également fallu le dégager totalement de la gangue protectrice qui le recouvrait, constituée de sédiments fluviaux et d'un énorme dépotoir fait de milliers d'amphores, de poteries et d'objets usuels, jetés par les habitants dans le fleuve entre le 1er et le 6e siècle.

Aux objets déjà retrouvés lors de précédentes fouilles en 2008, 2009 et 2010, sont donc venues s'ajouter jusqu'à ces derniers jours de nouvelles pièces remarquables, comme ces pichets en bronze parfaitement conservés ou ce dolium - vase à vin - vraisemblablement originaire de la région de Pompéi.

Elles viendront enrichir les collections du MDAA, déjà célèbre pour ses trésors comme le buste de César, lui aussi découvert dans le Rhône.

Au total, 15.000 objets auront été retirés du fleuve, dont plus de 2.000 ont déjà été répertoriés. Quant à la centaine de tonnes de fragments d'amphores également remontée, elle sera finalement remise au fleuve.

source : http://www.maritima.info/depeches/culture/arles/7310/fin-des-operations-de-levage-de-la-barge-romaine-d-arles.html


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



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