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Bondy : des vestiges de près de 2 000 ans

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Apollyôn
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Bondy : des vestiges de près de 2 000 ans

Message par Apollyôn le Ven 20 Mai - 10:59

Depuis plus de six ans, plusieurs opérations d’archéologie préventive se déroulent dans le centre de Bondy. Les fouilles successives ont révélé, entre l’église et l’Hôtel de Ville, des occupations antiques et médiévales, datées du IIIe au XIe siècles.
Ce quartier est aujourd’hui l’objet d’un nouveau projet d’urbanisation par Bondy Habitat. L’Inrap et le bureau de l’archéologie de Seine-Saint-Denis se sont associés afin de fouiller ce site, sur prescription de l’État (Drac Île-de-France).

Entre le IIIe et le Ve siècle de notre ère, une vaste nécropole est implantée sur le site. Riche de 400 sépultures, elle est actuellement pour partie fouillée. Les défunts étaient déposés dans des cercueils dont les archéologues retrouvent parfois les traces de bois et des clous. Mis au jour en 2007, sept sarcophages de pierre, alignés selon l’axe nord-sud, marquaient une limite de la nécropole. Un huitième est aujourd’hui en cours de dégagement.
A l’époque mérovingienne (VIe-VIIIe siècle), les pratiques funéraires évoluent et la nécropole se déplace vers le sud-ouest. Au début du VIIe siècle, une des plus anciennes sources textuelles régionales, le testament d’Ermentrude, relate la présence d’une église à Bondy, autour de laquelle la nécropole s’organise. Les précédentes fouilles avaient révélé des sarcophages en plâtre, parfois décorés. Les défunts y étaient inhumés, habillés et parés de plaque boucle de ceinture, d’épingles pour maintenir les vêtements fermés.
En 2007, la fouille au pied de l’église avait révélé des sépultures de pestiférés. Les défunts, parfois par groupe de cinq, reposaient dans des fosses multiples. Cette découverte de victimes de la terrible peste noire de 1348 est exceptionnelle en Île-de-France. Des analyses génétiques et les datations carbone 14 ont confirmé cette découverte.

Ce que découvrent aujourd’hui les archéologues est un important village carolingien des IXe-XIe siècles. Les chercheurs dégagent de nombreux trous de poteaux qui témoignent de bâtiments imposants et dessinent l’organisation urbaine de Bondy il y a plus de 1 000 ans. Sont également présents des « fonds de cabane », petites structures excavées accueillant parfois un métier à tisser. Fours, silos à grains, fossés drainant les eaux pluviales et structurant l’espace complètent l’ensemble.

source : http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques-de-presse/Les-derniers-communiques/Communiques-nationaux/p-13015-Fouilles-archeologiques-au-centre-de-Bondy-des-vestiges-de-pres-de-2-000-ans.htm
on peut aussi suivre l'actualité des fouilles surle blog tenu par le responsable : http://bondyarcheo.over-blog.com/


Dernière édition par Apollyôn le Sam 17 Sep - 13:16, édité 1 fois
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Apollyôn
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Re: Bondy : des vestiges de près de 2 000 ans

Message par Apollyôn le Lun 23 Mai - 21:53

Exceptionnel : une fouille archéologique se déroule actuellement menée en plein centre-ville de Bondy (93)

Il est exceptionnel qu’une telle opération, qui permet de mieux connaître le village ancien, puisse se dérouler sur une aussi vaste superficie (1,5 ha) en banlieue parisienne.

L’opération est également exceptionnelle car la nécropole découverte va permettre d’étudier sur un millénaire l’état sanitaire d’une population donnée.



"Jusque dans les années 90, la Seine-Saint-Denis était un désert d’un point de vue archéologique, à l’exception de la basilique de Saint-Denis et ses environs. Mais aujourd’hui, les choses ont changé et nous lançons une quarantaine d’opérations par an", explique Claude Héron, directeur du service départemental d’archéologie.

Effectivement, les choses ont changé. Et bien changé. Ainsi depuis 2005, quatre fouilles préventives ont été menées dans le centre de Bondy, dans le cadre d’un projet d’urbanisation, par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Elles ont notamment mis au jour l’existence d’une vaste nécropole riche de… plusieurs centaines de sépultures. Nécropole implantée à l’époque gallo-romaine, vers 300 avant J.-C. et qui a été utilisée pendant plus d’un millénaire.

"Nous avons dégagé 250 sépultures gallo-romaines datant de 350 à 500 après J.-C.. Parmi elles : huit sarcophages en pierre, dont l’un en cours de dégagement", raconte Cyrille Le Forestier, responsable d’opération. On constate au passage que la pierre servant de couvercle à cette dernière tombe réutilise un morceau de bâtiment antique. Autre constatation : plusieurs individus sont parfois enterrés dans le même cercueil. Vision émouvante pour l’observateur du XXIe siècle: un squelette d’enfant reposant la tête appuyée sur un sarcophage.

Jusqu’à la fin du Ve siècle, voire début du VIe siècle, on retrouve souvent des pièces de monnaie associées au tombe : une coutume romaine devant permettre au défunt de payer son passage sur le fleuve Styx pour rejoindre le royaume des Ombres.
Après la période gallo-romaine, les coutumes funéraires évoluent, comme le montre les 250 sépultures mérovingiennes (VI-VIIIe siècles) en plâtre (parfois décoré) dégagées sur le site. L’occupation de la nécropole se poursuit à l’époque carolingienne (IX-XIe), puis médiévale. On a ainsi découvert trois fosses contenant les restes de 11 personnes, hommes, femmes et enfants victimes… de la peste noire de 1348. Une découverte rare en Ile-de-France.

Plusieurs éléments permettent d’affirmer qu’il s’agit bien de pestiférés. Premier élément, d’ordre historique : en temps ordinaire, l’Eglise interdisait les fosses communes. "Pour être sûrs de la datation, nous avons effectué une datation au carbone 14. Enfin, une analyse ADN de la pulpe dentaire nous a permis d’établir que ces gens étaient effectivement porteurs de la maladie", précise Cyrille Le Forestier.

Dès l’époque mérovingienne, la nécropole s’est déplacée en direction du sud-ouest. Les vivants ont alors investi l’espace jusque là réservé aux défunts. "Ceux-ci se sont peut-être dits : ‘les gens d’avant n’étaient pas chrétiens. On peut donc y aller’", raconte avec humour le responsable d’opération.

Résultat : les archéologues ont dégagé sur l’espace libéré les restes du village de Bondy, entre le VIe et le XIe siècle. De nombreux trous de poteaux témoignent de l’existence de bâtiments importants, dessinant ainsi l’organisation urbaine, avec des zones d’habitat et d’artisanat. Sans parler des fours, des silos à grain et des fossés drainant les eaux de pluie.

Même déplacée, la nécropole a continué à accueillir les villageois décédés. Pour les scientifiques, il s’agit là d’une véritable aubaine. "Il est rare d’avoir autant de sépultures sur une période aussi longue : en l’occurrence un millénaire. Cela nous permet donc de suivre l’évolution des modes de vie, celle de l’état sanitaire des populations et celle des pratiques funéraires", souligne Cyrille Le Forestier.

Instruit par d’autres opérations (notamment à Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis), l’archéologue a observé sur les squelettes des morphologies différentes en fonction des époques. Les ossements mérovingiens sont ainsi plus robustes, les crânes sont plus longs qu’à l’époque carolingienne, au cours de laquelle on observe des crânes plutôt ronds. "Du temps des Mérovingiens, il y avait de nombreux échanges économiques, on se nourrissait correctement. Par la suite, les populations, davantage repliées sur elles-mêmes, subissaient des périodes de disette", pense le représentant de l’INRAP. Une explication qui nécessite des études comparatives, longues et complexes, pour être corroborée.







source : http://bondyarcheo.over-blog.com/ext/http://culture.france2.fr/patrimoine/actu/fouilles-au-coeur-de-bondy-68846730.html
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