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Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

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Macha
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Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Macha le Mar 3 Mai - 12:43

Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement
Par Jean-Luc Goudet

Avec 350 morts et 10.000 maisons détruites, la centaine de tornades qui a balayé la semaine dernière plusieurs États du sud des États-Unis semble exceptionnelle. Apparemment, leur nombre augmente depuis plusieurs décennies mais les météorologistes estiment que les changements climatiques observés à l’échelle planétaire ne sont pas en cause


L’événement est désormais comparé, en ampleur, à la tempête Katrina, qui a notamment ravagé La Nouvelle-Orléans fin août 2005. Quelques-unes des tornades qui ont balayé le sud des États-Unis la semaine dernière étaient peut-être les plus puissantes observées depuis quarante ans. C’est l’avis d’un météorologiste de la NOAA, Harold Brooks (National Severe Storms Laboratory, Norman, Oklahoma). Selon lui, les plus grandes ont dû atteindre 1,5 kilomètre au sol et une quinzaine en altitude, avec des vents de plus 300 km/h. En moyenne, un pour cent seulement des tornades se transforment ainsi en serial killers mais, selon lui, cette proportion a dû être plus élevée la semaine dernière.

Pourtant, ces régions ont l’habitude des tornades. À chaque printemps, elles apparaissent dans les grandes plaines et commettent de gros dégâts. Ces tornades sont des phénomènes localisés et extrêmement puissants. Ce sont mêmes les manifestations météorologiques les plus violentes de l’atmosphère terrestre et les conditions leur sont particulièrement favorables au sud des États-Unis.



Chaque printemps, les conditions météorologiques favorisent la formation de tornades dans les
plaines des États du sud-est des États-Unis, quand le courant d'altitude froid, venu du nord,
rencontre l'air chaud venu du sud. Mais cette année, le phénomène a été particulièrement violent
et meurtrier. © Idé

Suite de l'article : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/meteorologie-1/d/le-deferlement-de-tornades-aux-etats-unis-nest-pas-du-au-rechauffement_29912/#xtor=AL-27-1[ACTU]-29912[le_deferlement_de_tornades_aux_etats-unis_n_est_pas_du_au_rechauffement]
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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Passiflore le Mar 3 Mai - 17:19

« Si vous regardez les données des soixante dernières années, explique Grady Dixon, météorologiste à l’Université du Mississipi, dans des propos rapportés par l’AFP, vous remarquez que le nombre de tornades augmente significativement. Mais le consensus parmi les spécialistes des tornades est que cette augmentation n’est pas réelle. » Il ajoute que ce serait « une grosse erreur » d’imputer cette augmentation observée au réchauffement climatique global.

Il y a quelques années, j'avais vu un documentaire britannique sur la Cinquième, intitulé Le cycle de l'eau. On y parlait bien sûr, des fleuves, des océans... et... des barrages.
En soulignant une conséquence inattendue (en plus d'empêcher les poissons de remonter les cours d'eau) : en déplaçant des millions de tonnes d'eau à travers la planète, nous avons ralenti la rotation de la Terre, et les jours sont plus longs.
Se pourrait-il que cela influe sur les tempêtes, tornades, cyclones, etc
C'est ce que j'avais pensé en regardant ce documentaire, et à la lecture de ce passage, je me pose des questions...

Une tornade peut se former quand une masse d’air chaud et humide est surmontée d’une masse d’air froid en altitude. La couche inférieure a tendance à monter et se refroidit à cause de la baisse de pression. L’eau se condense et forme un nuage. Quand les volumes en jeu sont suffisants, apparaît un des deux géants des nuages : le cumulonimbus, souvent reconnaissable à son enclume sommitale. Au centre une colonne d’air s’élève, ce qui génère une dépression, aspirant l’air environnant. Les surfaces concernées sont telles que se fait sentir la force de Coriolis, due à la rotation de la Terre, et c’est un mouvement tournant qui se forme autour de la dépression centrale, tandis que naissent des pluies et des orages.

Les surfaces concernées sont telles que se fait sentir la force de Coriolis, due à la rotation de la Terre...
En tout cas, je n'ai jamais cru au réchauffement.

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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Bat le Mar 3 Mai - 20:24

@Passiflore a écrit:
En tout cas, je n'ai jamais cru au réchauffement.


Bonjour,

le terme "réchauffement " est un peu réducteur. Nier des changements climatiques planétaires durant les dernières décennies, c'est comme nier le phénomène ovni.

Ici en France, je t'invites à regarder simplement des photos des glaciers du Mont Blanc, dont la régression ultra rapide est effrayante. Confronté quotidiennement à la météo par mon travail depuis 21 ans, il est indéniable que le climat a évolué durant cette période. Je constate par exemple à mon échelle (et je suis loin d'être le seul), que les flux de vents sont devenus beaucoup plus radicaux.

Par ailleurs, dans un cunimb, c'est avant tout la puissance du nuage qui génère des échangent d'air violents. Même s'il n'y avait pas d'effet de rotation, les dégats créés par les supercellules américaines seraient de toute façon considérables.
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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par casseron le Mar 3 Mai - 20:30

Il serait temps alors de savoir si le changement climatique est lié au réchauffement. Si ça n'est pas le cas, on se trompe de cible et on va dilapider des fortunes en pure perte.
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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Bat le Mar 3 Mai - 20:53

Je pense plutôt que le réchauffement est lié aux changements climatique. Encore une fois, le terme "réchauffement", n'est pas révélateur des bouleversements et reste très imprécis face à une évolution beaucoup plus complexe. N'oublions pas que Paris pourrait selon certains modèles prévisionnels se retrouver avec le climat de Montréal.

La vrai question est : à quoi sont du les changements climatiques ? Force est de constater quand même qu'en très peu de temps, des glaces millénaires se mettent à fondre, que le permafrost qui a permis la conservation de mammouths menace lui aussi de dégeler. Qu'on ne vienne pas me dire que l'Homme n'est pour rien dans ces changements.
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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Macha le Mar 3 Mai - 21:02

Difficile de savoir également si la fonte des glaciers est due au réchauffement. Cet article n'est pas récent, il date de 2008, mais il démontre que dans ce domaine rien n'est certain, et qu'il est difficile d'échafauder des plans dans le long terme. Pour exemple encore plus lointain le Groënland, qui comme son nom l'indique était une contrée verdoyante et tempérée s'est vu recouvert de glace en moins de 500 ans avec l'apparition du petit âge glaciaire.

CLIMAT / Malgré la fonte des glaces le climat se refroidit

Petite affaire fort surprenante qui va à l'encontre des idées reçues mais qui est admises par tout les climatologues qui ne sont jamais invité aux décisions de l'ONU. Les expériences référées dont les mesures sont vérifiées disent que le climat se refroidit. Les médias nous montre les glaciers en train de se disloquer ; on pense de suite au film le jour d'après ou au documentaire d'Al Gore Une vérité qui dérange . Mais il n'en est rien. La fonte des glaces est uniquement périphérique aux pôles : au niveu des pôles de l'artique et de l'antarctique c'est l'inverse les glaces augmentent en épaisseur. Tous les gens qui ont fait de la thermodynamiques savent que qnand vous avez un refroidissement sur la frontière de la zone d'échange vous avez au contraire un rechauffement par la zone de transfert d'énergie. Sur les zones de bordure, de transition thermique vous aurez une accélération de la fonte des glaces alors que le climat se refoidit. La fonte des glaces a lieu à la jounture des états solides et liquides de l'eau.

voici l'un des articles scientifiques qui remet tout en cause notamment l'idée que le climat se réchauffe ou de refroidissent (quand on sait que 40 % des poids de mesure pour l'étalonnage du réchauffement climatique se trouvent dans des villes dont la température va en se réchauffant). Il a fallu pas mois de 4 ans pour que l'information brise le silence glacial.


60 cm de glace en plus au Groenland depuis 11 ans

Selon une récente étude du climatologue norvégien Ola Johannessen, publiée dans Science, la couche de glace à l’intérieur du Groeland augmente de 6,4 cm par an.

Selon la journaliste du Figaro Isabelle Brisson, « les Inuits sont menacés par le réchauffement » climatique. La preuve : à Iqaluit, la capitale de la province du Nunavut, au Canada, « la température tourne autour de zéro en ce mois d’octobre, alors qu’il fait environ -10°C d’habitude à la même époque. » « Cette “chaleur“ inhabituelle interdit à la banquise de se former », explique la journaliste, qui s’inquiète pour les Inuits, « aux premières loges face à deux conséquences du réchauffement climatique : la montée du niveau de la mer et les effondrements de terrain ».

Certes, la fonte de la banquise représente un problème majeur pour les chasseurs locaux, qui ne peuvent plus utiliser leurs traîneaux à moteur modernes. Mais elle n’a rien à voir avec la montée du niveau de la mer, puisqu’elle n’a strictement aucun effet sur ce phénomène. En effet, lorsqu’on plonge un glaçon dans un verre d’eau, la fonte du glaçon n’entraîne aucune modification du niveau de l’eau ; ce que sait n’importe quel étudiant en physique élémentaire. L’hypothétique augmentation du niveau des océans ne pourrait provenir que de la fonte des énormes glaciers qui se trouvent à l’intérieur des terres, au Groenland, en Islande, en Norvège et sur la partie orientale de l’Antarctique.

Davantage de neige

Or, dans son numéro du 21 octobre 2005, la prestigieuse revue américaine Science vient de publier les résultats des travaux de l’équipe de Ola M. Johannessen (Université de Bergen, Norvège) sur les mesures altimétriques au Groenland, effectuées entre 1992 et 2003 par les satellites européens ERS-1 et ERS-2. Les scientifiques norvégiens constatent « une élévation de 6,4 centimètres par an dans les vastes zones intérieures situées au-dessus de 1 500 mètres d’altitude ». Sous cette limite, la glace a perdu en moyenne 2 cm d’épaisseur par an. Le bilan est donc largement positif, l’épaisseur moyenne des glaces ayant même augmenté de 60 centimètres en onze ans ! « Ce phénomène s’explique parfaitement par le fait que l’air froid formé au dessus de l’Arctique et exporté sous forme d’Anticyclones Mobiles Polaires (AMP) provoque le retour sur la face avant des AMP d’un air cyclonique venant du sud, chaud et humide. L’augmentation actuelle de l’exportation d’AMP est ainsi responsable d’une forte intensification des remontées d’air chaud (réchauffement à proximité du Groenland et dans la Mer de Norvège), d’une forte advection de potentiel précipitable, et de précipitations neigeuses accrues sur les hauteurs du Groenland, mais aussi des Alpes scandinaves », explique Marcel Leroux, auteur de Global warming : myth or reality, the erring ways of climatology, (éditions Praxis-Springer Verlag, 2005). Il n’y a donc pas de réchauffement général au pôle, où alternent au contraire des secteurs plus froids et des secteurs plus chauds. C’est ce phénomène qui est à l’origine des problèmes des Inuits, dont les habitations se situent dans un secteur où l’air remonte plus fréquemment du sud.

En Antarctique, on observe des disparités identiques. C’est ce que constate Richard B. Alley, climatologue de l’Université de Pennsylvanie, dans un article publié dans le même numéro de Science : « Aujourd’hui, l’accroissement des masses de glace du côté est du continent antarctique semble compensé par la diminution du côté ouest, autour de l’Amundsen Coast. En dépit de grandes variations régionales, les masses de glace de l’Antarctique restent stables. » Ici aussi, la partie la plus importante et la plus élevée de l’Antarctique se refroidit, tandis que le secteur ouest et la péninsule Antarctique, moins étendus, se réchauffent.

Des données troublantes

On assiste donc à la fois à une fonte très localisée (limitée aux secteurs « chauds ») des glaces de mer - qui par définition n’a aucun effet sur le niveau des océans -, et à une progression des grands glaciers (inlandsis) situés au Groenland et dans le continent antarctique... De quoi semer un peu plus la confusion dans le débat sur les conséquences du « réchauffement climatique ». C’est ce qui dérange Eric Rignot, chercheur au Jet Propulsion Laboratory à Pasadena (Californie). Dans un article publié dans Le Monde du 23 octobre, ce dernier estime en effet que les deux articles de Science « n’apportent que peu de chose au débat, sinon de la confusion ». Selon ses dernières observations de terrain, la perte de masse glaciaire au Groenland est de 50 % plus importante que ce qu’indiquent les études publiées jusqu’alors : « Les glaciers accélèrent, et la plus grande partie de l’érosion se passe dans une région de 20 à 30 km le long des côtes glaciaires, où l’altimétrie radar ne marche pas. »

Des modèles déficients

Cependant, le chercheur français semble davantage agacé par le fait que de telles études pourraient rassurer l’opinion . « Je regarde les glaciers du Groenland et d’Antarctique depuis quinze ans, les changements sont profonds au Groenland, importants en Antarctique ouest. Les enfouir sous le couvert de l’inconnu des changements à long terme n’est pas une démarche scientifique, mais une opinion visant sans doute à rassurer », avertit-il. Ses observations sont cependant beaucoup trop récentes pour déboucher sur des conclusions pertinentes. Pourtant, il est notoire que le débat sur les origines de l’évolution du climat est précisément caractérisé par de très nombreuses inconnues. Comme le souligne Richard B. Alley, les modèles actuels manquent cruellement de précision, au point où « ils ne sont pas capables d’évaluer si les changements en cours représentent des perturbations mineures en voie de stabilisation, ou un changement majeur. » En outre, ces modèles sont particulièrement déficients en ce qui concerne la dynamique des régions polaires, car ils ignorent totalement les mécanismes de la circulation réelle !

Bref, tout ce que l’on sait avec certitude, c’est que le climat se modifie constamment, et que l’évolution actuelle ne présente aucun caractère exceptionnel...

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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Bat le Mer 4 Mai - 9:36

Article intéressant, mais alors qu'on m'explique ça :





Mer de glace, Chamonix, France.

Les scientifiques qui nient l'évidence sont payés par des lobbys pollueurs ou intéressés par la fonte de la banquise (transit maritime).


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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par rilci le Mer 4 Mai - 12:46

il y a manifestement un changement climatique,ce n'est pas nouveau la terre en a connu de nombreux...reste à savoir la ou les causes...
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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Schattenjäger le Mer 4 Mai - 13:32

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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par casseron le Mer 4 Mai - 13:36

Une question simplette. Quelle fut la part humaine dans les glaciations et déglaciations ?
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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Bat le Mer 4 Mai - 17:06

Bien sûr, j'attendais cette question !!! Jusque là aucun rôle humain évidemment dans le cycle des ères glaciaires. Mais à-t-on déjà vu changement aussi rapide aujourd'hui? Les périodes glacaires se sont déroulées sur des dizaines de milliers d'années.

Par contre, nous sommes d'accord, la Terre a connu bien pires bouleversements climatiques, nous le savons tous. Par ailleurs, statistiquement, on ne peut pas conclure à un regain de catastrophes naturelles (séisme, tornades, etc...) Encore que, certaines inondations sont bien sûr dues à l'aménagement humain.

J'aurai bien du mal à croire que nos pollutions, notre irrespect de la Nature n'a aucune influence sur elle (nucléaire, carbone, marée noire, pcb, pesticides, plastiques, gaz à effet de serre, déforestation, cultures intensives, etc, la liste est interminable....)


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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par casseron le Mer 4 Mai - 18:18

Les périodes glacaires se sont déroulées sur des dizaines de milliers d'années.

Voilà qui est faux, car comment expliquer la conservation des mammouths trouvés (pour certains) avec des herbes de type tropical dans l'œsophage ? Il ne faudrait pas confondre longueur des périodes glaciaires et le phénomène de glaciation.
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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Bat le Ven 6 Mai - 11:27

@casseron a écrit:Il ne faudrait pas confondre longueur des périodes glaciaires et le phénomène de glaciation.

J'entends par période glaciaire cette définition : "Une glaciation (ou englaciation) est une période glaciaire, c'est-à-dire à la fois une phase paléoclimatique froide et une période géologique de la Terre durant laquelle une part importante des continents est englacée."

Je faisais particulièrement référence aux glaciations quaternaires.


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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par casseron le Ven 6 Mai - 12:29

Mais à-t-on déjà vu changement aussi rapide aujourd'hui?

La réponse est oui, glaciation instantanée et non pas étalée sur des millénaires. La réponse est également oui pour le mini âge glaciaire du 17ème siècle. Le problème est que le catéchisme scientifique veut que les choses se passent très lentement !
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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par -Z- le Ven 6 Mai - 16:49

@casseron a écrit:Mais à-t-on déjà vu changement aussi rapide aujourd'hui?

La réponse est oui, glaciation instantanée et non pas étalée sur des millénaires. La réponse est également oui pour le mini âge glaciaire du 17ème siècle. Le problème est que le catéchisme scientifique veut que les choses se passent très lentement !

Ca c'est du à la lenteur de réflexion de nos éminents scientifiques...
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Re: Le déferlement de tornades aux États-Unis n’est pas dû au réchauffement

Message par Macha le Sam 7 Mai - 11:48

Parenthèse : Je vous invite fortement à naviguer sur le site de Sylvain Coutterand, glaciologue, où vous pourrez trouver une mine d'informations. Il est sobre, accueillant et propose également des articles clairs et bien écrits sur le sujet, accessibles à tous.

Le petit âge glaciaire du moyen-âge a été soudain et rapide, par exemple, alors que des phénomènes climatiques similaires s'étaient produits auparavant sur du long terme. Ce qui est surprenant surtout, ce sont les conséquences qui découlent de ces phénomènes. Lors d'un "réchauffement" on note qu'en général les hivers durent plus longtemps et sont plus rigoureux, suivis d'étés caniculaires. Donc réchauffement ou "rééquilibrage" de notre bonne vielle terre ? Là est la question ...

Les temps post glaciaires et le Petit âge glaciaire



L’important réchauffement climatique qui s'est produit il y a environ 10 000 ans marque la fin du Tardiglaciaire et de la glaciation du Würm. Il correspond au début d'une nouvelle phase climatique (le Postglaciaire ou l'Holocène). Les glaciers ont alors considérablement fondu pour atteindre les dimensions que nous leur connaissons depuis l'époque moderne. Les nouvelles conditions climatiques ont, en outre, provoqué une importante élévation de la limite des forêts, la « timberline ». Durant les épisodes chauds, elle est alors située à une altitude supérieure de 200 m à la limite actuelle

Les optimums climatiques

Cette période correspond au début du Néolithique, mais aussi à une phase humide en Afrique, permettant le peuplement biologique et humain du Sahara.

De nombreux indices peuvent nous renseigner sur le climat qui régnait alors dans les Alpes, mais comment savoir quel était l’état des glaciers ? Les avancées glaciaires sont assez aisément repérables par les moraines. Il est plus difficile de savoir jusqu’où le glacier s’est retiré, les traces en étant détruites par l’avancée suivante. Il faut alors employer d’autres méthodes.

Les travaux de l’équipe du professeur Christian Schlüchter de l’Université de Berne apportent maintenant quelques éléments de réponse.

A la faveur de la décrue glaciaire des dernières décennies, on a découvert de nombreux débris de bois à proximité des fronts des glaciers, dans la marge proglaciaire immédiate, ainsi que des échantillons de tourbe, souvent coincés entre des galets ou des blocs isolés. En sédimentologie ce mode de dépôt, que l'on désigne par le terme d'imbrication, est un critère certain de transport par les eaux lors d'une crue glaciaire. Souvent arrondis par leur voyage dans l'eau, ces fragments mesurent quelques dizaines de décimètres. Ces découvertes revêtent une valeur scientifique de premier ordre. Ils signalent que des tourbières et des forêts ont prospéré autrefois à l'emplacement des glaciers, ce qui n'est possible que s'ils se sont une ou plusieurs fois retirés en amont. Les conclusions que l'on peut en tirer revêtent donc une importance capitale pour l'étude des fluctuations climatiques de l’Holocène.

Ainsi, pendant l’été 1991, un tronc d'arolle de 1,2 mètre de longueur, en excellent état de conservation, a été déposé près du portail du glacier de Stei, dans la région du Susten : de nos jours, la limite des arbres se situe cent mètres plus bas. La datation par la méthode du radiocarbone donne un âge de 4 920 +/- 60 ans. En Haute-Engadine, le glacier de Tschierva a fourni plusieurs échantillons de bois, datés au carbone 14 de plus de 5 000 ans. Des découvertes analogues ont été faites au glacier d’Aletsch ; à celui, voisin, de l’Unteraar, l’âge des morceaux de mélèze atteint parfois 9000 ans.

Dans la haute vallée de l’Arve, entre le village du Tour et l’alpage de Charamillon, une souche d’un mélèze découverte à 1500 m d’altitude, près des sources de l’Arve, accuse un âge de près de 7000 ans, époque où prospérait en ce lieu une forêt de mélèzes. Le comptage des cernes nous indique que cet arbre avait atteint 650 ans, confirmant ainsi l’existence de plusieurs centaines d’années de températures particulièrement douces.

On note un optimum climatique à l’âge de Bronze, vers 1200 av. J.-C. Un autre se situe au début de notre ère ; il est marqué par la conquête romaine des Alpes. En Valais, sur la marge proglaciaire du glacier de Ferpècle, tout comme en rive droite du glacier du Mont-Miné à 2330 m, des troncs atteignant jusqu’à 80 cm de diamètre ont pu être datés de 2500 ± 200 ans. D’autres ont été rejetés au front du glacier du Mont Miné au début de l’été 2006, vieux de quelque 3500 ans...

Si l’on réunit l’ensemble des résultats, sont mises en évidence pas moins de dix périodes pendant lesquelles les glaciers étaient moins étendus que maintenant.

Entre 2650 et 2000 avant aujourd'hui, les langues glaciaires s'arrêtaient à une altitude supérieure d'au moins trois cents mètres : cela correspond à l’optimum climatique romain. Mais la phase de retrait maximale aurait eu lieu à une période antérieure, entre 9000 et 6800 ans avant aujourd’hui, qui constituerait donc le pic de l’optimum climatique holocène, où de nombreux glaciers alpins avaient complètement disparu.

Comme on le voit, l’image traditionnelle d'une chaîne alpine fortement et continuellement englacée depuis la fin de la dernière glaciation est à relativiser. Le fait que la découverte des glaciers ait eu lieu au cours de la crue du Petit Age glaciaire, commencée vers 1600, a alimenté cette image des glaciers « naturellement » plus vastes qu’aujourd’hui. Mais, en réalité, les glaciers alpins ont été moins étendus que maintenant durant plus de la moitié de ces dix derniers millénaires !

Les troncs les plus récents correspondent à la dernière période chaude, l’optimum climatique médiéval, du ixe siècle au xiiie siècle. En Savoie, au glacier du Chardon, Robert Vivian † a découvert un tronc âgé d’environ 800 ans : « Contemporain de Saint-Louis, ce vieux tronc avait gardé après sciage tout son parfum. Sa conservation était parfaite », raconte le glaciologue. Les moraines argileuses dans lesquelles sont la plupart du temps enchâssés les troncs d’arbres constituent des milieux anaérobies remarquables où la décomposition est partiellement ou totalement stoppée.

C’est l’époque du peuplement du Groenland (et plus temporairement de la côte américaine, à Terre-Neuve) par les Vikings. C’est aussi, dans les Alpes, celle de la construction des hospices sur les grands cols comme celui des migrations des Walsers qui, de la Suisse orientale à la Haute Savoie, peuplent et défrichent les hautes vallées en franchissant des cols glaciaires élevés (col du Théodule, Monte Moro). Au xive siècle suit une première poussée glaciaire, notamment en Valais, où le glacier d’Aletsch montre une avance marquée. Puis commence le Petit Âge glaciaire.

La notion de «Petit âge glaciaire»

Du point de vue de l'histoire des glaciers, l'expression courante de Petit âge glaciaire (le Little lce Age ou Little ice-age des Anglo-Saxons) n'est pas très heureuse; elle ne correspond d'ailleurs plus aux connaissances les plus récentes.

Par Petit âge glaciaire, on entend généralement la période qui va de la fin du XVI è siècle jusqu'aux années 1850-1860, période caractérisée par une forte crue des glaciers alpins, avec quelques maxima autour de 1600, au cours du XVIIe siècle, vers 1820 et enfin dans les années 1850. Le terme « Petit âge glaciaire » désignerait la période d'extension maximale des glaciers à l'époque moderne.

En Europe, ce phénomène est accompagné d'une série de mauvaises récoltes, de famines et de plusieurs catastrophes naturelles, telles les vidanges de lacs glaciaires comme dans le Val de Bagnes qui détruit une partie de la ville de Martigny en 1595, ou du lac de Matmark dans la haute vallée de Sass. A cette époque, de tels événements ne préoccupent guère les hommes de sciences et ne sont mentionnées que dans les chroniques locales.

La fin du Petit âge glaciaire coïncide avec la phase de retrait général qui a suivi le maximum glaciaire au milieu du XIX è siècle (autour de 1850/1860) : tout le monde s'accorde sur ce point. Le début du Petit âge glaciaire est en revanche plus délicat à préciser: sur la base des plus récents travaux, on le fixe de manière assez vague pendant le « haut Moyen Age ».

A l'origine, le Petit âge glaciaire désignait une période beaucoup plus vaste que les quelques siècles derniers. Pour mieux comprendre cette notion, il nous faut remonter quelque peu dans le temps.

On sait aujourd'hui que, au cours de l’Holocène, les glaciers ont connu maintes avancées suivies de retraits. Mais ils n'ont jamais dépassé de manière importante les limites des extensions maximales qu'ils ont atteintes au cours de l'époque moderne (telles celles de 1850/1860). Pour certains glaciers, on trouve des vallums morainiques nettement plus anciens que ceux des extensions maximales récentes et situés en aval de ces derniers (notamment au Glacier du Rhône). Mais les glaciers dont témoignent ces anciennes moraines ne furent pourtant jamais beaucoup plus étendus qu'à l'époque moderne. Pour caractériser ces extensions maximales, on utilise ainsi l'expression de «crues Holocènes ».

La marge du terrain situé devant le glacier donne l'image des dimensions atteintes par les glaciers au cours de l’Holocène: témoins de leurs oscillations, les glaciers ont, en effet, laissé derrière eux des moraines en aval du glacier actuel et qui limitent la marge proglaciaire. Cette dernière est donc l'espace couvert de débris rocheux et faiblement colonisé par la végétation qui sépare le glacier des anciennes moraines témoins des crues précédentes. Lorsque les glaciers descendent profondément dans la vallée, ces espaces se distinguent nettement des versants de vallée bien colonisés par la végétation.

Il y a quelques dizaines d'années encore, on considérait que les crues maximales de l'époque moderne témoignaient de la plus importante péjoration climatique du Postglaciaire ; il n’en est pas toujours ainsi car certains appareils glaciaires ont pu réagir différemment.

Le début du Petit âge glaciaire n'est pas établi de manière précise. Les différentes indications que l'on trouve dans la littérature scientifique semblent d’une manière générale renvoyer au Moyen Age tardif.

Pour LAMB (1977), la péjoration climatique de 1 300 a été précédée par une période au climat favorable de cent à deux cents ans, qu'il nomme le «Little Optimum» de 1 150 à 1 300 ; pour HOLZHAUSER (1983, 1984), la durée du PAG se situe entre la seconde moitié du XIII è siècle et le milieu du XIXe siècle ; selon REYNAUD, la durée du PAG n’excéderai pas trois siècles, soit entre1550 et 1830.

PFISTER (in ZUMBÜHL et al, 1983) place le PAG entre la seconde moitié du XIIIe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle.

Les indications susmentionnées ne sont valables que pour l'Europe de l'ouest : selon DANSGAARD et al. (1975), la phase chaude du Moyen Age s'était terminée cent à cent cinquante ans plus tôt en Islande et deux cent cinquante à trois cents ans plus tôt au Groenland. Ces régions ont donc connu une phase froide comparable au Petit âge glaciaire entre 1 150 et 1 400. Sur la base de leurs résultats, DANSGAARD (1975) en arrive à la conclusion que les variations climatiques de longues durées accusent toujours un retard de quelques deux cent cinquante ans en Europe de l'ouest par rapport au Groenland, en tous les cas pour le dernier millénaire.

Glacier des Bois - 1823La dernière crue glaciaire en date, celle du Petit Age glaciaire, revêt une importance tout à fait exceptionnelle, et ce pour deux raisons. D’une part, étant la plus récente, elle est de très loin la mieux documentée (dessins, lithographies, les premières photographies, etc...). Mais c’est également la plus importante, semble-t-il, depuis le début de l’Holocène. Dans certains cas, on a pu constater la présence de vallums morainiques datés de l’Holocène et situés en aval de ceux correspondant aux extensions maximales du PAG (c’est le cas au glacier du Rhône, dans le Valais Suisse). Ceci montre qu’au cours de l’Holocène les glaciers ne furent jamais beaucoup plus étendus qu'à l'époque moderne.

Les limites du PAG varient selon les auteurs. Si l’on s’accorde à le voir se terminer vers 1850-1860, si on y identifie assez nettement trois crues principales, vers 1600, au cours du XVIIème siècle et vers 1820, le début du PAG est plus délicat à préciser. Certains auteurs y incluent la péjoration climatique du XIVème siècle ; d’autres, comme Louis Reynaud, le font démarrer à la fin du XVIème siècle, avec la crue glaciaire catastrophique qui commence vers 1595. Si l’on suit ce dernier auteur tout en tenant compte des autres données, un premier épisode froid – un « mini Petit Age glaciaire » – aurait eu lieu vers l’an 900, suivi d’un petit optimum climatique vers 1100 après J.C. et d’un second refroidissement à la fin du XIIIème siècle.

Fin du Petit Age Glaciaire et réchauffement récent

En ce qui concerne les pulsations glaciaires du PAG, les études récentes du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement de l’Université de Grenoble et du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (ETHZ) nous éclairent sur leurs causes. Elles suggèrent que ces avancées glaciaires seraient plutôt dues à une augmentation notable des précipitations, plus qu’à une baisse significative des températures. Ainsi, l’avancée des glaciers serait la conséquence d’une hausse de plus de 25% des chutes de neige hivernales, tout particulièrement durant la première partie du PAG. Ceci a favorisé l’accumulation glaciaire, faisant basculer le bilan de masse dans le sens d’une réavancée des glaciers (Vincent et al, 2005).

Depuis la fin du Petit Age Glaciaire, soit depuis près de 150 ans, le retrait des glaciers est quasi continu ; ils ont perdu environ un tiers de leur volume total. Au glacier d’Aletsch, le plus grand glacier alpin (23 km de long, Valais Suisse), l’épaisseur moyenne a diminué de 30 cm/an sur cette période. Les mesures de température font aussi ressortir deux courts refroidissements au cours du XXème siècle : vers 1910-1930 et vers 1960-1990, qui se sont traduits par des réavancées significatives de certains glaciers à ces époques.

Ces bilans de masse négatifs sont le reflet d’une élévation de la limite des neiges permanentes, d’une centaine de mètres dans les Alpes occidentales, mais variant fortement suivant les régions et les glaciers (jusqu’à plus de 200 m en Haute-Maurienne, Savoie). A cette élévation en altitude correspond une augmentation de la température moyenne annuelle d’environ 1°C.

Source : http://www.glaciers-climat.com/accueil.html
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