Ufologie & Paranormal

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60 ans d’information confisquée (Nexus 59)

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Schattenjäger
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60 ans d’information confisquée (Nexus 59)

Message par Schattenjäger le Dim 9 Nov - 17:43

En fait, le vrai mystère du phénomène ovnien, ce n’est pas celui de son existence ou de sa non existence: un brin de bon sens et d’ouverture d’esprit suffit à nous convaincre de son évidence. Le vrai mystère dans cette affaire, c’est la manière dont il demeure insaisissable, aussi évident qu’invisible, comme le nez au milieu de la figure. C’est que, depuis Roswell, médias et politiques ont alterné information, désinformation, manipulation, instrumentalisation au gré des intérêts dominants, laissant au grand public la pâture prédigérée des fictions d’Hollywood. Retour sur soixante ans d’intoxication.

I1 fut un temps, très lointain, où l’on communiquait avec des signaux de fumée. Un coup de vent, et la lettre de rupture que l’on envoyait à sa moitié se transformait en invitation à manger à la nouvelle lune suivante. Que dire des déclarations d’amour… à éviter les jours de tempête. Celui qui détenait le pouvoir sur la transmission lointaine de l’information, c’était le vent.

L’affaire était donc assez simple : une information ne pouvait circuler que les beaux jours. Et puis est arrivée l’écriture, que seuls quelques-uns maîtrisaient encore quelques siècles et sont arrivés d’autres systèmes de transmission du sémaphore à l’alphabet Morse, de la presse quotidienne à Internet, la communication des informations a explosé au point qu’aujourd’hui nous sommes dans le « siècle de la communication ».

Pour preuve, hormis dans quelques régions perdues du nord de la Sibérie orientale, partout, les aficionados de CNN peuvent connaître les derniers rebondissements du cours du pétrole ou les états d’âme d’un récoltant de soja OGM du Middlewest. Oui mais... où est bien passé le vent ? Merci, pas d’inquiétude à avoir, il va bien et souffle toujours sur nous, tranquillement, discrètement. La communication ayant changé de vecteur, le vent n’a fait que suivre le mouvement, c’est sa nature. La règle est maintenant bien établie : celui qui veut assurer son pouvoir doit s’assurer de bien contrôler les informations et leur circulation. Foi de la pression atmosphérique, des fronts chauds et froids et de l’anticyclone des Açores, c’est donc lui, le maître du vent d’aujourd’hui. C’est une évidence.

Gardons un regard froid et posons une question elle aussi évidente : si l’information ne se fait que dans un cade prédéfini par ceux qui tiennent le pouvoir, qu’en est-il alors des sujets qui fâchent ou qui dérangent ? Il leur arrive ce qui arrivait aux messages de nos aïeux, la tempête se déchaîne ; arrivés au destinataire, cela fait déjà un moment qu’ils n’existent plus que sous la forme de lambeaux de fumée. Ou, s’ils existent, leur évocation doit se faire en fonction des intérêts du maître du vent. Les ovnis sont une matière de choix.

Le verrouillage post-Roswell

Les lecteurs de la planète NEXUS connaissent bien cette « affaire » qui en a ému plus d’un en juillet 1947. Rappelons tout de même brièvement les faits. Alors qu’il y avait déjà eu des observations de « cigares lumineux» ou d’engins volants défiant toute forme de compréhension, observations qui s’étaient multipliées en juin 1947, la presse locale et nationale étasunienne rapporte en juillet 1948 un événement qui a de quoi jeter le trouble « L’armée de l’air, selon une dépêche de l’Associated Press du 8 juillet, a aujourd’hui annoncé qu’un disque volant avait été trouvé sur un ranch près de Roswell (Nouveau-Mexique] ; il est en possession de l’armée. (...) » La presse se fait même le relais de Walter Haut, alors officier chargé des relations publiques du terrain d’aviation militaire de Roswell, qui déclare « Les nombreuses rumeurs concernant le disque volant sont devenues une réalité hier, quand le Bureau du renseignement de la 509’ escadre de bombardement de la 8’ armée de l’air (...) a été assez chanceux pour entrer en possession d’un disque... » Plus loin encore dans la dépêche, l’Associated Press rappelait que l’armée de l’air avait annoncé que l’engin aurait pu faire entre 6 m et 7,5 m lorsqu’il était entier.

Le jour même, le vent se mettait à souffler fort et, bientôt, sous la poussée du blizzard officiel l’engin de Roswell se transformait en ballon météo. Quant aux êtres qui auraient aussi été trouvés, dont le nombre varie —3 ou 4 —, ils disparurent des annonces officielles. Même la date de ce qui était désormais un « prétendu » crash d’ovni se mit à varier, de la fin juin aux premiers jours de juillet, peut- être même encore avant. Le coup de semonce de la prise en main par l’État et ses agents de ce qui ressortissait aux phénomènes inexpliqués comparables à ce qui venait de se produire à Roswell se fit entendre clairement dans un premier article du Roswell Daily Record du 9 juillet. Le général Roger M. Ramey, qui dirigeait la 8e Armée de l’air, annonçait que l’examen qui avait été mené avait « révélé la nuit dernière que les objets mystérieux trouvés dans un ranch isolé du Nouveau Mexique étaient un inoffensif ballon météo de haute altitude - pas un disque volant tombé au sol ». Et à l’armée de présenter un paquet d’objets divers feuilles de métal, morceaux de bois, caoutchouc... La baguette magique de la désinformation venait manifestement d’entrer en scène, et ce malgré les témoignages concordants qui commençaient à se faire entendre.

Le ton était donné

Dès lors, et pour longtemps, tous les témoignages concernant les ovnis passeront par le sas de l’armée, ou d’agences nationales chargées de contrôler, sinon de verrouiller les informations. Fini le bon vieux temps où, comme à la fin du XIXe siècle, la presse évoquait jour après jour et sans complexe les témoignages de tel fermier ou de tel citadin disant avoir vu « un dirigeable mystérieux » (Iowa, avril 1894), un objet volant qui « flottait à environ un demi-mile au-dessus de la terre (...) d’environ cinquante pieds de long, d’une forme de cigare avec deux grandes proéminences poussant de chaque côté, une large queue ou voile de direction derrière et un long bec ou une lame ressemblant à l’étrave d’un bateau à l’avant... » (Texas, avril 1897). Que dire aussi des témoignages àpropos de visiteurs comme ces « trois êtres étranges (…) 3 presque ou tout à fait de sept pieds de haut et très minces... » (Californie, novembre 1896, voir encadré) ? Àla remise aussi les nombreux témoignages de pilotes qui pendant la seconde Guerre mondiale avaient croisé et observé boules de feu, engins brillants et autres foo fighters.

Avant Roswell, des visiteurs bienvenus - <Nous progressions tranquillement quand le cheval s’est arrêté soudainement et a poussé un hennissement de terreur. En levant les yeux, nous avons vu trois êtres étranges. Ils ressemblaient aux hommes sur de nombreux points (...) Ils mesuraient à peu près sept pieds de haut et étaient très minces (...) J’ai marché jusqu’à l’endroit où se tenaient ces personnes d’aspect étrange et je leur ai adressé la parole, leur demandant d’où ils étaient. Ils ont semblé ne pas me comprendre et se sont mis, disons, à “gazouiller” pour s’exprimer, plutôt que de parler (...) Ils étaient dépourvus de la moindre sorte d’habillement, mais étaient recouverts d’une protection naturelle difficile à décrire... » - [/size][size=9]Extrait du Stockton Evening Mail, Stockton (Californie), 27novembre 1896


Pourtant, l’éteignoir ne fonctionne pas encore à plein régime. On le sait, des vagues successives d’apparitions d’ovnis ont eu lieu à travers le monde, fin des années 40, milieu des années 50, etc. La presse, bien sûr, se fit le relais des témoins, surtout lorsqu’il était difficile de nier qu’un événement étrange se fût produit. Ainsi, le 1er février 1949, le Daily Press de Tucson, Arizona, annonçait le passage d’un « avion étrange qui a laissé une traînée de fumée au-dessus de Tucson la nuit dernière (...) déboulant comme un obus à travers le ciel, à environ 30 000 pieds d’altitude [environ 10 000 m] ». Que dire aussi de cette extraordinaire vague d’observations de peut-être plus de 500 objets volants, en formation ou non, dans le ciel de Farmington (Nouveau-Mexique) le 18 mars 1950 ?
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Schattenjäger
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Re: 60 ans d’information confisquée (Nexus 59)

Message par Schattenjäger le Dim 9 Nov - 17:44

Ovni ou arme soviétique ?

Bref, jusqu’au milieu des années 50, avec notamment la vague suédoise, les témoignages continuent d’affluer avec cependant une grande différence. Même s’il peut y avoir des témoignages venant de l’armée (cas pendant la Guerre de Corée au début des années 50), jamais on ne voit l’armée se positionner vraiment autrement que pour rectifier l’interprétation faite par les observateurs eux-mêmes : ainsi, les ovnis suédois sont-ils analysés comme d’éventuelles armes mises au point par les Soviétiques, en utilisant peut-être la technologie que les Nazis avaient mise en œuvre pour la fabrication de leurs fusées de la classe V1, V2, ou pour leur projet d’avions à réaction. Comme la presse soviétique ne mentionne jamais d’apparition d’ovnis, les services d’espionnage étasuniens en déduisent qu’ils sont une création de Moscou ou de ses alliés, dont le but est de contribuer àl’atmosphère de tension développée par l’utilisation militaire de l’énergie nucléaire une fois déstabilisée, la population américaine sera plus facilement sujette à la manipulation. La presse sert donc de relais à ces différentes hypothèses et des commissions nationales sont mises en place pour les explorer.


La logique se heurte ici à un problème simple si danger il y a, pourquoi alarmer la population en laissant certaines informations circuler ? Pourquoi cette absence de réponse claire de la part des gouvernants ? Il existe une arme imparable, abondamment utilisée sous toutes les latitudes et depuis fort longtemps, le mensonge. Et il existe une règle largement appliquée elle aussi : rien ne cache mieux un mensonge qu’un autre mensonge, si possible plus gros. En effet, dès la fin de 1947, pour ne parler que des États-Unis, la réalité des ovnis est acquise, leur caractère étranger à tout ce qui est connu est avéré. Pour les services techniques de l’Armée de l’air, il s’agit de « quelque chose de réel », certains objets étant de toute évidence « contrôlés soit manuellement, soit automatiquement ou à distance ».

Signe que les observations, pourtant souvent balayées du revers de la main, sont prises au sérieux, l’armée de l’air peut écrire que la vitesse habituelle de ces objets est de « plus de 300 nœuds ». En effet, on s’inquiète en haut lieu. Le FBI, les services de renseignements de l’armée de l’air, dès l’affaire de Roswell, enquêtent sérieusement et secrètement, quitte à se mettre en concurrence. On laisse donc se répandre dans le public toutes les informations les plus extravagantes, on monte ici des canulars en photographiant des couvercles de poubelles en plein vol, on laisse les commissions d’enquête se former, on laisse les prototypes s’écraser, car on sait, progressivement, que les ovnis sont d’une origine inconnue et que leur technologie nous surpasse. En effet, presque toutes les commissions d’enquête étasuniennes, dont Sign (1947-1948), aboutissent à une conclusion logique établie d’après les témoignages recueillis les ovnis sont d’origine extraterrestre.

Dans le même temps se développe une politique subtile du silence car l’hypothèse selon laquelle les extraterrestres existent pose une question fondamentale : la relativité de notre présence sur Terre et, surtout peut-être, la fragilité de cette présence. Il y va de la sécurité des États. D’autres commissions sont mises sur pied, comme Grudge (1949) puis le fameux Blue Book (1952-1969/1970) qui rassemble et analyse plus de 12 000 témoignages et des heures de films.

Informer pour... désinformer

Si, à partir des années 50, on assiste au rejet de l’évidence que l’on a soi-même contribué à établir, il faut, pour maintenir cette posture un peu délicate, développer parallèlement des moyens d’information solides pour garantir le secret. En bref, après avoir globalement dit que les extraterrestres n’existaient pas plus que leurs engins, les États décident dans les années 60, d’informer… pour désinformer. C’est le temps des commissions d’enquêtes prouvant l’inexistence des ovnis, rapports d’autant plus volumineux qu’ils se veulent convaincants et exhaustifs.

Ainsi en est-il du rapport Condon, plus de 900 pages, et de la politique dite du « cover up ». De quoi s’agit-il ? Le rapport Condon, fait par l’université du Colorado et publié en 1969, est la partie visible officielle du Blue Book. Sa conclusion est qu’au bout du compte, le phénomène ovni ne vaut pas la peine que l’on s’y intéresse. Dans le même temps se met en place un cover up dont l’objectif est de « mettre le couvercle » sur tout ce qui a trait aux ovnis. Les « révélations » faites par le rapport Condon, dont la présentation scientifique peut impressionner, démontrent la nullité des observations et la vanité de toute recherche. Le rapport est largement médiatisé, dans le monde entier et, nécessairement, son impact est tout à fait significatif. Comme le discours tenu par les astrophysiciens et les astronomes d’alors établit que seule la Terre est habitée puisque eux-mêmes, qui scrutent l’espace n’ont jamais rien vu, se dégage une convergeance de position entre les théoriciens de l’espace et les enquêteurs du rapport Condon. Les Terriens peuvent dormir sur leurs deux oreilles : notre perception géocentriste de l’univers n’est pas remise en question, la Terre est unique… et l’homme aussi. En bref, le rapport conclue qu’il n’existe aucune menace extraterrestre car rien ne valide la théorie d’une origine extraterrestre dans les phénomènes volants non-identifiés qui ont pu être observés. Par conséquent à partir de 1970, donc, toute recherche supplémentaire sur la question de la vie extraterrestre, et a fortiori des ovnis, est abandonnée car vouée à la stérilité la plus complète.

Après une vague d’observations dans le Michigan, l’armée prend les choses en main - « Un porte-parole, interrogé sur les allégations de l’armée de l’air àpropos des ovnis, a déclaré “En premier lieu, nous [les militaires] serions tout à fait idiots d’essayer d’empêcher les gens de parler de ce qu’ils ont vu de leurs propres yeux. Notre travail est d’expliquer ce qui a été vu, pas nécessairement pour faire changer les gens d’avis”. L’armée de l’air a un bureau spécial chargé des relations publiques pour répondre aux milliers de lettres qui, tous les ans, arrivent, émanant de personnes curieuses: des écoliers, des employés, des femmes au foyer, des membres d’association intéressés par les soucoupes volantes et des étrangers. L’armée de l’air, l’an passé, a envoyé 3717 réponses à des lettres concernant les ovnis [...]. Certaines réponses sont pratiquement des lettres types stipulant que l’armée de l’air n’a aucune photographie de soucoupe volante, qu’elle ne censure ou ne garde aucun rapport secret concernant les ovnis et que le Congrès n’a aucune raison de mener une enquête en la matière (...). Pratiquement toutes les réponses sont accompagnées d’un rapport annuel du Projet Blue Book. » - Extrait de Hisdale DailyNews, Hisdale (Michigan), 30mars 1966


Carter tente de reprendre la main

Les choses seraient simples si elles en restaient là. En fait, dans ce début des années 70, la politique du cover up se développe, agissant comme un éteignoir qui empêche toute divulgation d’informations sur le sujet. C’était sans compter sur quelques éléments imprévus. D’abord, aux États-Unis, la loi sur la liberté d’information (Freedom Act, 1974) voulue par le président Ford a, en théorie, rendu les archives accessibles, sauf si — et cette clause vaut dans les autres pays dotés de ce type de loi — la révélation d’une information met en péril la sécurité nationale. Cette première faille théorique dans le système du cover up reçoit le renfort pour le moins inattendu du président J. Carter qui s’est trouvé dans une situation assez délicate. Alors que, en s’appuyant sur la loi pour la liberté d’information, les demandes de renseignements sur les ovnis et les extraterrestres affluent à la Maison Blanche, ce ne sont pas les services du président qui les traitent, mais l’armée de l’air. On ne saura sans doute jamais comment Carter a apprécié cet état de fait, toujours est-il qu’il décide en 1977 de prendre cette affaire en main. De toute évidence, mais on n’est pas à la veille de le prouver, il y a eu une lutte interne entre le président et l’Armée, celui-ci se trouvant confronté, malgré son statut, au cover up.

Quiconque est naïf pourrait croire qu’enfin la lumière serait faite sur la présence extraterrestre et sur les véritables recherches qui étaient menées. En réalité, les demandes de Carter se heurtèrent de plein fouet à une entente entre services secrets et une partie de la communauté scientifique sollicitée par le président. Un renfort est trouvé avec l’ONU. Depuis le milieu des années 60 et surtout dans la période 1975-1978, la prestigieuse institution internationale est ponctuellement le théâtre de débats sur la question des ovnis, notamment ceux menés par la Grenade dont le Premier ministre, Sir Eric Gairy, demande la formation d’une commission internationale pour étudier la question qui est, selon l’ancien secrétaire général de l’ONU, U Thant (1961-1971), d’un intérêt au moins aussi important pour le monde que le fut la guerre du Vietnam. Malgré tous les efforts déployés, les États-Unis, dont la puissance s’étend aussi bien dans le domaine politique qu’économique, parviennent à bloquer toutes ces initiatives. Le mur du silence s’impose de nouveau.

Une NASA schizophrène - En 1979, alors que la NASA, manifestement très bien informée, déclare n’avoir rien à faire avec les ovnis, l’un de ses ingénieurs, membre d’un groupe de recherche sur les systèmes de propulsion, écrit « Les systèmes de propulsion des ovnis semblent impliquer des processus électromagnétiques ou hydromagnétiques comme le prouvent les effets sur l’environnement tels que brûlures, déshydratation, arrêt des moteurs d’automobiles, interruptions des postes de télévision et des radios, fusion ou altération du sol et des revêtements routiers, coupures
électriques, phénomènes
d’électricité statique... Des relevés approfondis des radiations émises par les ovnis seraient extrêmement utiles pour avoir un aperçu de la physique et de la technologie des ovnis » - Extrait de Parmentier F., OVNIs . 60 ans de désinformation, éditions du Rocher, 2004, p. 228.


Mystérieux MJ12

L’intoxication est telle que plus tard, dans les années 80, la révélation ou la pseudo-révélation d’un groupe secret, le Mj12, le Majestic 12, laisse planer un énorme doute. Existe-t-il vraiment un groupe de scientifiques, constitué dans les années 50, chargé d’analyser les données recueillies lors des observations, des atterrissages, etc. ? L’apparition de documents émanant de ce groupe renvoie-t-elle à une réalité — le groupe existe et délivre de précieux renseignements — ou bien ce groupe n’a-t-il jamais existé et les services secrets l’ont monté de toutes pièces de manière, une fois encore, à détourner l’attention ? Il est honnêtement impossible de répondre à ces questions et c’est certainement de bonne foi que la CIA ou les différents services de renseignement à travers le monde rejettent la possibilité de l’existence d’un groupe tel que le MJ12. En effet, sachons que le cloisonnement des réseaux internes de ces agences est tel que l’habilitation à entrer dans un réseau et d’en connaître les opérations confidentielles n’implique nullement l’accès aux autres réseaux et à leurs secrets. Le président Carter en a fait les frais... Ce système était toujours de vigueur dans les années 80.

Documents livrés… tronqués

Enfin, la loi sur le libre accès aux informations a suivi son chemin. Les organismes détenteurs d’informations sur de possibles visiteurs extraterrestres se sont trouvés dans l’obligation légale de livrer leur documentation. Pas entièrement toutefois. En dehors de documents insignifiants, la plupart ont été livré sous une forme altérée : effaçage des noms, parfois des lieux, parfois d’une grande partie d’un témoignage... Siune telle pratique a eu lieu, au titre de la loi, c’est que des informations ont été jugées susceptibles de menacer la sécurité nationale. En fait, on en revient à la conclusion première, établie dès le lendemain de la seconde Guerre mondiale les ovnis existent et la vie extraterrestre aussi, de fait. Toute personne sensée doit alors se poser une question si, au début du moins, un doute sincère existait sur l’existence d’une intelligence extraterrestre, tous ces va- et-vient, ces vraies fausses révélations n’ont-ils pas, progressivement servi l’objectif de préparer la population mondiale à l’annonce d’une preuve, cette fois officielle et irréfutée, d’un contact avec nos « voisins »

Source : NEXUS n°59


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