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Des milliers de mystérieux squelettes dans une catacombe de Rome

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Schattenjäger
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Des milliers de mystérieux squelettes dans une catacombe de Rome

Message par Schattenjäger le Sam 1 Nov - 13:29

Etendu sur un monceau d'ossements, les bras le long du corps, dents serrées, le squelette fixe de ses orbites vides l'archéologue qui dégage patiemment ses os au fond d'une fosse mystérieuse sur un terrain du Vatican, la catacombe des Saints-Pierre-et-Marcellin à Rome.

De 3.000 à 4.000 corps ont été accumulés là au premier siècle de notre ère, dans six pièces", bien rangés les uns sur les autres, la plupart sur le dos, parfois sur le ventre, souvent tête-bêche, décrit Philippe Blanchard, archéologue de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP).



Mais, plus curieux encore, "on voit que des corps ont été déposés par dizaines simultanément, ce qui fait penser à une mortalité anormale, un événement particulier" comme une épidémie, remarque pour sa part Dominique Castex, anthropologue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Aucune catastrophe naturelle n'a été répertoriée à cette époque.

Au pied d'un mausolée édifié vers 320 par l'empereur Constantin 1er pour accueillir la dépouille de sa mère, Hélène, un escalier descend au fond de la catacombe, une des 60 que compte la ville de Rome. A une dizaine de mètres de profondeur, s'étend un dédale de couloirs de 4,5 km de long creusés dans le tuf.

Tout le long des parois de ce labyrinthe à peine éclairé, et dans des petites salles agrémentées de fresques, des alvéoles ont abrité au milieu du IIIe siècle jusqu'à 11.000 corps. Rien d'original, à ce stade, pour une catacombe chrétienne.

Mais un événement banal, la rupture d'une canalisation d'eau, allait changer du tout au tout l'intérêt de ces galeries: à l'occasion des travaux, derrière une fresque représentant notamment deux visages portant une auréole, les archéologues découvraient des cavités avec un amoncellement de corps.
La présence de la fresque aux auréoles a immédiatement fait penser à un dépôt de martyrs chrétiens.
Mais, note Dominique Castex, les analyses ont montré que les corps ne présentent pas de lésion osseuse. D'où l'idée qu'il pourrait plutôt s'agir de victimes d'épidémies étant donné la simultanéité des dépôts

Couchés sur des planches surplombant de quelques centimètres la couche supérieure de squelettes, les archéologues dégagent les os pour "individualiser les corps, savoir à qui appartient tel os".[/size][/font]

Deux petites pièces, d'environ 1,50m sur 1,20m, ont déjà été dégagées. De façon surprenante, les couches de corps étaient séparées par de la terre.[/size][/font]
Dans les plus grandes pièces actuellement fouillées, pouvant atteindre 3,40m sur 2,60 m et contenir chacune plus de 1.500 corps, d'autres détails intriguent: les visages ont été recouverts de plâtre, ce qui laisse penser à "des masques funéraires"
Dans un contexte d'épidémie, remarque Philippe Blanchard, il est étonnant de voir des corps préparés".
Par ailleurs, souligne Dominique Castex, très peu de bijoux ont été retrouvés (une paire de boucles d'oreilles, une bague, une épingle à cheveu), alors qu'à cette époque les morts étaient généralement enterrés avec.

Quelques restes de textile, de l'ambre, des fils d'or forment un bien maigre butin pour déterminer qui a pu être enterré dans ces salles, vraisemblablement d'anciennes citernes d'eau souterraines utilisées en urgence.

Devant des ossements remontés dans un petit laboratoire en plein air installé dans un couvent voisin, Dominique Castex précise que les premières analyses n'ont pas encore permis de déterminer de quelle maladie ces morts ont pu être frappés: peste ? variole? typhus ?
Une dent est actuellement en cours d'analyse. Elle révélera peut-être le secret de ces squelettes énigmatiques

Source : Yahoo News
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sergent garcia
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Nombre de messages : 3658

Re: Des milliers de mystérieux squelettes dans une catacombe de Rome

Message par sergent garcia le Dim 2 Nov - 13:43

j'y voit pas de mystère. Simplement les dépouilles des premiers chrétiens, je suppose...peut-être avec des rites funéraires communs à l'ancienne religion et au christianisme primitif dans une période charnière de l'histoire des religions. Rites aujourd'hui disparus.
Néanmoins il doit s'agir d'une découverte de premier ordre dans la compréhension de cette époque.
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Apollyôn
Equipe du Forum
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Re: Des milliers de mystérieux squelettes dans une catacombe de Rome

Message par Apollyôn le Lun 11 Juil - 14:54

Aux dernières nouvelles il ne s'agirait pas de dépouilles de chrétiens mais de victimes d'une ou plusieurs épidémies...
Ici : http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Ressources-multimedias/Emissions-de-radio/Le-Salon-noir/Radio-Le-Salon-noir-archives-2008/p-9913-Catastrophe-dans-les-catacombes-dans-les-entraille.htm le podcast d'une émission radio sur le sujet (le "Salon Noir") et un petit article :

Depuis 2005, un programme de fouilles est engagé dans la catacombe des saints Pierre et Marcellin à Rome. Elle est le fruit d'une collaboration scientifique entre la Commission pontificale d'archéologie sacrée (Saint-Siège), le CNRS, l'Ecole française de Rome, l'Inrap et la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine (MSHA).
La catacombe de Pierre et Marcellin se situe sur l'antique Via Labicana, au sud-est de Rome, à 3 km des murailles de la ville antique. Le réseau de galeries souterraines, long de 4,5 km, s'étend sur près de trois hectares et sur trois niveaux. Il accueilli entre 20 000 et 25 000 défunts. Cette catacombe complexe où reposent les saints Pierre et Marcelin est l'une des 60 nécropoles chrétiennes que compte la ville de Rome mais concentre à elle seule près d'un tiers des peintures connues pour ce type d'espaces.

L'hypothèse actuelle situe le début du fonctionnement de cet ensemble funéraire dans le dernier tiers du IIIe siècle après notre ère, avec un développement important au IVe siècle. En surface, un imposant mausolée, encore partiellement en élévation, a été édifié par l'empereur Constantin Ier pour abriter la dépouille de sa mère, Hélène.

De nouvelles salles au cœur de la catacombe des saints Pierre et Marcellin

La mission archéo-anthropologique, codirigée par Dominique Castex (CNRS) et Philippe Blanchard (Inrap), porte sur un petit secteur au centre de la catacombe. Ce secteur était encore inexploré jusqu'à l'été 2003, date à laquelle la Commission pontificale d'archéologie sacrée décida de réaliser une fouille archéologique, sous la direction de Raffaella Giuliani, inspectrice des catacombes de Rome, à la suite de la rupture d'une canalisation. Les travaux engagés ont mis au jour deux galeries orthogonales dans l'une desquelles a été mis en évidence un pôle cultuel, insoupçonné jusqu'alors.

Quelques restes picturaux, datés stylistiquement des VIe et VIIe siècle de notre ère, permettent d'envisager un culte de reliques qui, selon des sources écrites du haut Moyen Âge, pourrait être celui d'un groupe de martyrs. En effet, la présence de nombreux personnages sur les détails d'une peinture a été une permet de faire l'hypothèse d'un culte qui pourrait être celui des « 30 martyrs romains » ou, plus probablement, celui des « 40 soldats martyrs de Sebaste », actuelle Sivas (Turquie).

L'enquête archéo-anthropologique, réalisée dans une série de pièces contiguës à la galerie où étaient pratiqués les actes de dévotion, a révélé une organisation des lieux très inhabituelle avec des pièces de tailles et de formes différentes et des niveaux très variés. Cette disposition ne ressemble en rien à l'aménagement traditionnel de la catacombe, qui se compose de galeries flanquées de loculi (niches pour le dépôt des corps), d'arcosolia (niches élaborées surmontées d'un arc) ou de cubicula (chambres pour le regroupement de tombes individuelles destinées à des familles ou des corporations).

Ossuaires ou sépultures de crise ?

Le caractère insolite de ce secteur est renforcé par la présence dans chaque pièce d'un nombre considérable d'ossements humains sur une épaisseur de près d'un mètre.
Raffaella Giuliani s'est interrogée lors de la découverte de ces amas osseux sur leur nature. S'agissait-il d'un ossuaire résultant d'un nettoyage de la catacombe à un moment de son fonctionnement, ou pouvait-on envisager un lieu particulier qui aurait accueilli des milliers de cadavres ? La fouille d'un de ces ensembles en 2004 par deux anthropologues de l'université de Pise permit d'identifier plus de 50 individus déposés simultanément ou dans un laps de temps très court.
Sur la foi de ces résultats, la Commission pontificale sollicita Dominique Castex (CNRS) en raison de ses recherches sur les crises de mortalité du passé, qui associa Philippe Blanchard, archéologue à l'Inrap et spécialiste des sépultures de crise, avec lequel elle avait collaboré en 2002 sur des inhumations multiples consécutives une épidémie à Issoudun.
L'objectif de la mission était d'approcher au mieux l'organisation et le fonctionnement de ces ensembles afin de confirmer le caractère simultané des dépôts dans chaque pièce et de tenter d'identifier la nature de la crise à l'origine des décès. De même, il importait de dater ces ensembles et d'essayer de caractériser la population inhumée.

Entre 3000 et 4000 individus

Les missions réalisées en 2005 et 2006 ont permis la fouille complète de 2 ensembles (sur les 6 restants) et révélé le dépôt de près de 160 cadavres déposés côte-à-côte et de façon superposée sur une douzaine de niveaux. En outre, des sondages pratiqués dans d'autres pièces et le réexamen des individus issus de la fouille italienne ont permis d'identifier un minimum de 315 individus fouillés et d'estimer à plus de 3 000 le nombre de défunts encore entreposés dans ces ensembles particuliers.
En dépit d'un très mauvais état de conservation, l'étude biologique réalisée sur les individus fouillés a néanmoins permis de révéler la prédominance de jeunes adultes (souvent féminins) et le faible nombre d'enfants. Aucune lésion osseuse n'a permis de confirmer l'hypothèse de martyrs chrétiens.

Des pratiques funéraires originales

L'élément le plus surprenant fut l'identification de pratiques funéraires exceptionnelles au sein de chaque tombe. En effet, chaque squelette a été recouvert de la tête aux pieds par un matériau blanchâtre conférant une apparence de momie aux défunts. L'observation d'empreintes textiles sur les faces extérieures de ce matériau laisse présumer la présence d'un linceul. Certains individus étaient également couverts de fines particules rougeâtres et de fils d'or. Les études de laboratoire (universités Pise, de Paris VI, et de Bordeaux III) ont permis d'identifier le matériau recouvrant les corps comme du plâtre et le résidu rougeâtre comme de l'ambre provenant des côtes de la Baltique. L'originalité des pratiques funéraires comme le coût des matériaux utilisés (ambre, or…) suggèrent un statut social élevé.
La datation par carbone 14 réalisée sur un individu a donné une fourchette chronologique comprise entre 28 et 132 de notre ère et suggère ainsi le caractère très précoce de ces ensembles et leur antériorité par rapport à la vocation funéraire chrétienne de la catacombe.

Peste, typhus, variole ?

L'actuelle mission, qui s'achève fin octobre 2008, a pour objectif la fouille de deux nouveaux ensembles avec pour problématique essentielle de confirmer et de préciser les observations des fouilles antérieures. S'agit-il d'une crise épidémique de très grande ampleur ou d'une succession de crises espacées dans le temps avec persistance d'un lieu d'inhumation précis pour une catégorie sociale particulière de la population romaine ?
Il s'agira de confirmer la datation précoce de ce secteur afin de déterminer s'il ne peut pas être à l'origine du réseau funéraire chrétien développé à partir de la fin du III e siècle.
De plus, l'identification de la nature des décès revêt une importance considérable dans la compréhension générale des phénomènes de crises de mortalité épidémique (apparition des maladies, diffusion, etc.). La peste comme le typhus et la variole sont aujourd'hui envisagés.

(source : http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques-de-presse/Archives/2008/p-2342-Catacombes-de-Rome-des-milliers-d-individus-victim.htm)


edit : j'ai déplacé le sujet de "débats divers" à "archéologie"


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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