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Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

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Robot U&P
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Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par Robot U&P le Ven 15 Oct - 4:45

Les derniers tests menés par des anthropologues de l'Université Johannes Gutenberg de Mayence (JGU) ont permis de prouver que la bactérie Yersinia pestis a bien été l'agent causal de la "peste noire" qui a fait rage dans toute l'Europe au Moyen Age.



Position géographique des cinq sites archéologiques étudiés. Les points verts indiquent les sites. Sont également indiquées les deux voies d'infection indépendantes probable (flèches noires et rouges) pour la propagation de la peste noire (1347-1353) après Benedictow.

Les causes de l'épidémie sont toujours restée très controversées: d'autres agents pathogènes ont souvent été cités comme causes possibles, en particulier pour les régions d'Europe du Nord.

C'est en utilisant des analyses d'ADN et de protéines, à partir des squelettes de victimes de la peste, qu'une équipe internationale menée par les scientifiques de Mayence a montré de façon concluante que Yersinia pestis est responsable de la peste noire au 14ème siècle et des épidémies ultérieures qui ont continué d'éclater dans tout le continent européen pendant 400.

Les tests effectués sur le matériel génétique provenant de fosses communes dans cinq pays ont également permis d'identifier au moins deux types inconnus de Yersinia pestis qui ont agit comme pathogène.

"Nos résultats indiquent que la peste a voyagé en Europe en utilisant au moins deux canaux, qui ensuite se sont différenciés", explique le Dr Barbara Bramanti de l'Institut d'Anthropologie de l'Université de Mayence.

Les travaux fournissent maintenant la base nécessaire pour réaliser une reconstruction historique détaillée de la façon dont la maladie s'est répandue.

Pendant plusieurs années, Barbara Bramanti a fait des recherches sur les grandes épidémies qui sévissaient dans toute l'Europe et de leurs éventuelles conséquences sélective dans le cadre d'un projet financé par la Fondation allemande de recherche (DFG).

Parmi les travaux récemment publiés, 76 squelettes humains ont été examinés dans des charniers présumés de victimes de la peste en Angleterre, en France, en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas.

Alors que d'autres infections comme la lèpre peuvent être facilement identifiées longtemps après la mort, par la déformation des os, le problème rencontré dans la recherche de victimes de la peste réside dans le fait que la maladie peut entraîner la mort en quelques jours et ne laisse pas de traces visibles.

Avec de la chance, l'ADN de l'agent pathogène peut encore être présent pendant nombreuses années dans la pulpe dentaire ou dans des traces de protéines dans les os. Même alors, il est difficile à détecter, et peut être faussé par une éventuelle contamination.

L'équipe dirigée par Bramanti a trouvé les résultats par l'analyse de vieux matériel génétique , également connu sous le nom d'ancien ADN (ADNa): Dix échantillons de France, d'Angleterre et des Pays-Bas ont montré un gène spécifique de Yersinia pestis.

Parce que les échantillons de Parme, en Italie et d'Augsbourg, en Allemagne n'ont donné aucun résultat, ils ont été soumis à une autre méthode connue sous le nom d'immunochromatographie (similaire à la méthode utilisée dans les tests de grossesse à domicile par exemple), cette fois avec succès.

Une fois que l'infection par Yersinia pestis a été prouvée de façon concluante, Stephanie Hänsch et Barbara Bramanti ont utilisé une analyse de l'ordre de 20 marqueurs pour tester si un des types de bactéries "orientalis" ou "Medievalis" était présent.

Au lieu de cela, ce sont deux formes inconnues qui ont été identifiées: elles sont plus âgées et différentes des agents pathogènes modernes qui se trouvent en Afrique, en Amérique, au Moyen-Orient, et en ex-Union soviétique.

Un de ces deux types, dont on pense qu'ils ont contribué de manière significative à la propagation de la peste au 14ème siècle, n'existe probablement plus aujourd'hui.

L'autre semble avoir des similitudes avec des types qui ont été récemment isolés en Asie.

Dans leur reconstruction, Hänsch et Bramanti montrent un chemin infectieux partant d'Asie vers Marseille en Novembre 1347, traversant l'ouest de la France puis remontant au nord du pays pour aller jusqu'en Angleterre.

Etant donné qu'un autre type de Yersinia pestis a été trouvé à Bergen op Zoom aux Pays-Bas, les deux scientifiques croient que le Sud des Pays-Bas n'a pas été directement infecté par l'Angleterre ou la France, mais plutôt par le Nord.

Cela semble indiquer une autre voie d'infection, qui serait partie de la Norvège par Friesland jusqu'aux Pays-Bas. Cependant de nouvelles investigations sont nécessaires pour découvrir l'itinéraire complet de l'épidémie.

D'après Hänsch: "L'histoire de cette pandémie est beaucoup plus compliquée que nous ne le pensions auparavant."

Source:



edit Apollyôn : source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2010/10/moyen-age-les-causes-de-la-grande.html
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LA PESTE NOIRE

Message par casseron le Jeu 29 Sep - 7:07

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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par TrustNo1 le Jeu 29 Sep - 11:30

Humm interessant merci casseron ; j'ignorais totalement qu'elle avait pris sa source en Asie.

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Achim
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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par Achim le Jeu 29 Sep - 21:31

@ Casseron

Merci pour cet intéressant article !

Il semble que les historiens et/ou les épidémiologistes aient négligé certains facteurs, comme la fourchette d'activité de la peste bubonique (entre 10° et 26°), qui "requiert de l'humidité, et s'est produite même en Norvège au milieu de l'hiver et en Méditerranée au milieu d'étés chauds et secs", et même en Islande où un historien affirme qu'à cette époque, il n'y avait pas de rats.

De même, la propagation explosive de cette peste ne cadre pas avec ce que l'on en connaît, non plus que ses symptômes, nettement plus spectaculaires que quelques bubons aux aisselles, et qui n'est pas mortelle à tout coup, en tous cas moins que la variété pulmonaire, proche de la fameuses grippe espagnole, qui vous rectifiait en 48 heures...

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Apollyôn
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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par Apollyôn le Jeu 29 Sep - 21:58

Ben, le problème c'est que les chroniqueurs de l'époque n'étaient pas franchement calés en médecine et avaient tendance à qualifier de "peste" tout un tas d'épidémies... en fait les cas vraiment attestés de peste, avec notre bonne vieille Yercinia Pestis, sont rares à tel point que c'est souvent un petit événement quand des analyses montrent la présence de ce bacille dans une tombe...

Bref, y'a plus de chances pour qu'il y ai eut une combinaison de maladies, typhus, variole, choléra, peste, grippe et autres choses peu rigolotes qu'une épidémie de la seule peste. Par contre j'ai du mal à voir le rapport avec un bombardement cométaire, à moins qu'une allusion à un virus extraterrestre ne m'ai échappé dans l'article.


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Apollyôn
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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par Apollyôn le Jeu 13 Oct - 12:54

Au cœur du génome de la peste noire

Dans un cimetière de Londres, les restes de cadavres médiévaux : des habitants morts pendant la peste noire, qui en à peine cinq ans au XIVe siècle, entre 1347 et 1351, a décimé entre un tiers et la moitié des Européens. C'est à partir de l'extrait des dents de ces cadavres, déplacés depuis 30 ans au musée de Londres, que des chercheurs ont pu mener l'analyse génétique de l'agent de la peste noire et établir que ce germe est l'ancêtre de toutes les formes actuelles de la maladie qui sévissent aujourd'hui.

L'agent de la peste avait bien été découvert en 1894 par le Français Alexandre Yersin qui lui avait donné son nom : la bactérie Yersinia pestis. Son génome a ensuite été décodé en 2001. Nouveauté de cette étude, rendue publique mercredi par la revue scientifique britannique Nature : elle est centrée sur l'ancien germe, responsable de la pandémie du Moyen Age et la comparaison avec ses congénères contemporains. "Avec le génome dans son entier, les chercheurs espèrent pouvoir recréer le microbe afin de comprendre pourquoi la peste noire a été si meurtrière", estime le New York Times.



La découverte du génome est un tour de force technique, salue le quotidien américain. C'est ainsi la première fois que le génome d'un ancienne maladie a été reconstruit, ce qui ouvre la voie à d'autres possiblités : retracer d'autres maladies historiques et comment elles se sont adaptées aux hommes souligne Nature en présentation de l'étude.

Autre découverte de l'étude : le nombre de changements génétiques limités chez cette bactérie en l'espace de six siècles. Seulement 12 de ces changements d'ADN impactent les gènes et pourraient avoir une incidence sur les propriétés physiques de l'organisme, souligne le New York Times.

Cette comparaison avec les génomes modernes révèle donc que le microbe seul ne suffit pas à expliquer la virulence de cette maladie au Moyen Age. Les implications de cette découverte sont aussi historiques. D'autres facteurs doivent donc expliquer la force de l'épidémie, expose la revue Nature : l'environnement, la vulnérabilité des hommes, le climat, les conditions sociales – caractérisées par la misère, la malnutrition, l'absence d'hygiène –, la dynamique de vecteurs tels la présence de rats et de puces ou encore la cohabitation avec d'autres maladies. Comme la variole, qui a fait des ravages parmi les Indiens d'Amérique totalement dépourvus d'immunité contre la maladie, la peste noire aurait ainsi frappé les populations d'Europe occidentale qui n'avaient jamais été auparavant exposées à ce bacille émergent.

Une interrogation persiste cependant : la bactérie Yersina pestis est-elle aussi présente dans la pandémie de la peste de Justinien qui a sévi au VIe siècle dans l'Empire romain ? Selon l'équipe de chercheur, le génome n'existait pas avant, la peste de Justinien a donc été causée par un autre agent. Incorrect selon le docteur Mark Achtman, interviewé par le New York Times : différents cas placent l'origine du génome bien plus tôt dans l'histoire mais l'équipe de chercheurs aurait délaissé ces cas, les estimant non fiables. L'ordre des gènes qui n'a pu être établi peut également laisser supposer que la bactérie était plus pathogène parce que le génome était organisé différemment. Or certains experts estiment que l'ordre des gènes peut impacter l'aspect pathogène d'une maladie, souligne le New York Times. Détail de la méthodologie de l'étude révélé par le quotidien : toutes les dents seront rendues aux cadavres.

source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/13/au-c-ur-du-genome-de-la-peste-noire_1586542_3244.html


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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par TrustNo1 le Jeu 13 Oct - 13:43

Ce qui est assez incroyable avec la peste noire c'est qu'on a des témoignages dans des livres d'époque parlant de brume noire arrivant dans les rues ; beaucoup de témoignages de l'époque décrivent une brume noire rentrant partout dans les maisons canivaux et j'en passe ; je me suis toujours posé la question au final qu'ont ils vus ?

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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par casseron le Jeu 13 Oct - 14:01

Trust, c'est fort intéressant. Pourrais-tu retrouver les sources ?
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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par TrustNo1 le Jeu 13 Oct - 14:07

@casseron a écrit:Trust, c'est fort intéressant. Pourrais-tu retrouver les sources ?


Je regarde ça ; j'ai trouvé des choses assez intéressante dont une théorie qui franchement m'a fais assez halluciner ; et si la peste venait d'ailleurs ?

le texte est très long je le concède mais très intéressant

Nouvelle lumière sur la Peste Noire - la connexion cosmique par le
dendrochronologue1 Mike Baillie de la Queen's University de Belfast en
Irlande.

Je viens de finir de lire ce livre et tout ce que je
peux dire est : Wow ! C'est un livre intense ! Pas un livre long,
d'ailleurs - juste 208 pages y compris les annexes. Il est concentré et
économique sans mots inutiles ou vains radotages. Chaque exemple et
diversion temporaire sont cruciaux pour l'argument central qui est -
accrochez-vous - Mike Baillie (oui, un vrai scientifique et pas un
charlatan), dit que la Peste Noire, une des pandémies les plus mortelles
dans l'histoire humaine, qui est supposée avoir tué peut-être deux
tiers de toute la population de l'Europe, sans parler des millions de
personnes sur toute la planète, n'était probablement pas une peste
bubonique mais plutôt une mort due à une(des) comète(s) !

Oh oui ! C'est étonnant, n'est-ce pas ?

Peut-être
pas. Baillie a des preuves scientifiques pour soutenir sa théorie et
ses preuves soutiennent réellement - et est supportée par - ce que les
gens de l'époque disaient : tremblements de terre, comètes, pluies de
mort et de feu, atmosphère polluée, et mort à une échelle qui est
presque inimaginable. La plupart des gens aujourd'hui ne sont pas
réellement conscients de ce qui est arrivé il y a juste 660 ans.
(Hummm... l'esprit curieux se demande immédiatement ce qui pourrait
arriver quand nous ajoutons 666 ?! Ce pourrait être 2012...)

La
Chine, où la Peste Noire est prétendue avoir pris son origine, a perdu
la moitié de sa population (passant d'environ 123 millions à environ 65
millions).

Une recherche récente sur les nombreuses traces de
morts européennes suggère également un chiffre de 45 à 50% de la
population européenne totale qui est morte au cours d'une période de
quatre années, bien que les chiffres fluctuent selon les endroits (ce
qui est un problème comme nous le verrons).

Dans l'Europe
méditerranéenne et en Italie, le Sud de la France et l'Espagne, où la
peste dura environ quatre années consécutives, ce fut probablement plus
proche de 70 à 75% de la population totale. (Aux États-Unis aujourd'hui,
cela serait équivalent à réduire la population des 300 millions actuels
à 75 millions en moins de quatre années. Cela se résumerait aussi à
devoir enterrer ou se débarrasser d'environ 225 millions de cadavres !)

En
Allemagne et en Angleterre, cela fut probablement plus proche de 20%.
On croit que l'Allemagne du Nord-Est, la Bohème, la Pologne et la
Hongrie ont dû moins souffrir pour quelque raison (et il y a quelques
théories qui ne sont pas entièrement satisfaisantes).

Il n'y a
pas d'estimations disponibles pour la Russie ou les Balkans, il semble
donc qu'ils ont dû peu souffrir, s'ils ont souffert. L'Afrique a perdu
approximativement 1/8e de sa population (d'environ 80 millions à 70
millions). (Ces chiffres soulignent réellement un des problèmes que
Baillie soulève : la variabilité des taux de décès selon les endroits.)

Quel
que soit le taux de décès à un endroit donné, la conclusion est que la
Peste Noire a produit le plus grand nombre de morts que toute autre
pandémie connue dans l'histoire enregistrée et, comme Baillie le fait
remarquer, personne ne sait réellement ce que c'était ! Oh, bien sûr,
pendant très longtemps tout le monde « savait » que c'était la peste
bubonique, donc pourquoi Baillie remet en question ce fait bien établi ?
Il n'est pas le seul.

En 1984, Graham Twigg a publié The Black
Death: A Biological Reappraisal2, où il prétendait que le climat et
l'écologie de l'Europe et particulièrement l'Angleterre rendaient cela
presque impossible aux rats et aux puces d'avoir transmis la peste
bubonique et qu'il aurait été presque impossible au Yersinia pestis
d'avoir été l'agent causal de la peste, sans parler de sa diffusion
explosive à travers l'Europe au cours du 14e siècle. Twigg démolit
également la théorie commune d'une diffusion entièrement pneumonique. Il
propose, en se basant sur l'examen des indices et des symptômes, que la
Peste Noire peut avoir été en réalité une épidémie d'anthrax pulmonaire
causée par le Bacillus anthracis.

Un autre scientifique peu
favorable au modèle standard est Gunnar Karlsson qui a fait remarquer en
2000 que la Peste Noire a tué entre la moitié et les deux tiers de la
population de l'Islande, bien qu'il n'y avait pas de rats en Islande à
cette époque. (The History of Iceland de Gunnar Karlsson)

Baillie résume le problème comme suit :


On pensait que la Peste Noire de 1347 était la troisième grande
explosion de la peste bubonique ; un fléau traditionnellement répandu
par les rats et les puces. Les exemples antérieurs étaient la peste
d'Athènes en 430 av. J.-C. et la peste à l'époque de Justinien qui
arriva à Constantinople en 542 de notre ère. La peste d'Athènes fut
décrite par Thucydide, et la peste de Justinien fut décrite par Procope,
entre autres. [...]

La peste est supposée avoir pris son
origine en Asie Centrale ou quelque part en Afrique, où la peste est
endémique chez certaines populations nomades. On suppose qu'un stimulus
environnemental a poussé des rongeurs infectés à quitter leur habitat
normal et infecter des populations de rats, et finalement des
populations humaines, dans des zones où il n'y avait pas d'immunité
naturelle. On pense que le mécanisme de transfert a consisté en des
puces infectées qui quittaient le corps de rats morts et allaient sur
des hôtes humains qui étaient à leur tour infectés par les puces qui se
nourrissaient. On pense que les routes commerciales ont apporté la
maladie vers la région de la Mer Noire et de là, en Méditerranée à la
fin de 1347. Elle fut ensuite introduite en Europe par l'Italie du Nord
et le Sud de la France. Elle commença immédiatement à tuer les gens en
grande quantité à une vitesse d'environ 1,5 km par jour. Entre janvier
et l'été ou l'automne 1348, elle s'était répandue aussi loin que les
îles britanniques, et en 1350 en Scandinavie et finalement même
l'Islande. La diffusion semble s'être localisée à travers la France, à
travers la Belgique et l'Allemagne et ensuite en Europe Centrale du sud.
La première vague s'éteignit d'elle-même en 1351, bien qu'il y eut une
seconde vague en 1361.

On croit généralement que la peste toucha une population déjà affaiblie en Europe. [...]


Fondamentalement, le problème concerne ces rats et ces puces. Pour
que la sagesse conventionnelle puisse fonctionner, il faut qu'il y ait
des hordes de rats infectés et ils doivent se déplacer à une vitesse
alarmante - vous devriez presque imaginer des rats infectés se déplaçant
rapidement (surtout vers le nord) libérant au moment de leur mort des
tas de puces infectées. Les défauts de ce scénario sont légions. Par
exemple, il n'y a pas de descriptions de rats morts étendus partout (ce
point est expliqué en suggérant que soit les rats étaient dans les
habitations, soit les gens étaient si accoutumés aux rats morts qu'ils
ne prenaient pas la peine de les mentionner ; cependant s'ils vivaient
dans les habitations, comment voyageaient-ils si rapidement ?) Cela ne
semble pas important que vous soyez un berger de la campagne ou un
ecclésiastique ou un habitant des villes, tous furent infectés. Pourtant
étrangement avec cette maladie très infectieuse certaines villes furent
épargnées. En outre, ces rats doivent avoir été heureux de se déplacer
vers des zones septentrionales même si la peste bubonique est une
maladie qui exige des températures relativement chaudes. Puis, quand il y
a des barrières d'eau, ces rats montaient à bord de navires pour
maintenir le mouvement. (Baillie)

Benedictow, un avocat du scénario des rats et des puces cité par Baillie, nous parle de ces créatures étonnantes :


Le génie stratégique de la Peste Noire fit encore un coup de maître
qui accrut grandement le rythme de sa conquête de la péninsule ibérique.
Peu après ses multiples invasions d'importants centres urbains le long
de la côte du royaume d'Aragon, il réalisa un saut métastatique
remarquable et arriva triomphalement dans la ville de St Jacques de
Compostelle à l'extrême opposé, le coin le plus au nord-ouest de la
péninsule ibérique. (Benedictow, O.J. 20042004 The Black Death
1346-1353: The Complete History. The Boydell press, Woodbridge.)

En
2001, les épidémiologistes Susan Scott et Christopher Duncan de
l'université de Liverpool ont proposé la théorie disant que la Peste
Noire pourrait avoir été causée par un virus du type Ébola, non une
bactérie. Leurs recherches et découvertes sont documentées
exhaustivement dans Biology of Plagues. Plus récemment, les chercheurs
ont publié des modèles informatiques montrant comment la Peste Noire
avait rendu 10% des Européens résistants au VIH. . (Return of the Black
Death: The World's Greatest Serial Killer3 de Susan Scott, Christopher
Duncan et Biology of Plagues: Evidence from Historical Populations4 de
Susan Scott, Christopher J. Duncan)

Dans la même veine,
l'historien Norman F. Cantor, dans son livre sorti en 2001 In the Wake
of the Plague5, suggère que la Peste Noire pourrait avoir été une
combinaison de pandémies comprenant une forme d'anthrax et une maladie
du bétail. Il cite beaucoup de formes de preuves comprenant : des
symptômes de maladie rapportés en désaccord avec les effets connus de la
peste bubonique ou pneumonique, la découverte de spores d'anthrax dans
une fosse de pestiférés en Écosse, et le fait qu'on savait que de la
viande de bétail infecté avait été vendue dans beaucoup d'endroits
ruraux anglais avant le début de la peste.

Samuel K. Cohn, cité
de nombreuses fois par Baillie rejetait aussi la théorie (et c'est tout
ce que c'est, et une théorie faible sur ce point !) disant que la Peste
Noire était une peste bubonique. Dans l'Encyclopedia of Population, il
désigne cinq faiblesses majeures dans cette théorie :

-
vitesses de transmission très différentes - on a rapporté que la Peste
Noire s'est répandue de 385 km en 91 jours en 664, comparés aux 12-15 km
par an pour la peste bubonique moderne, qui bénéficie de l'aide des
trains et des voitures.

- difficultés avec la tentative
d'expliquer l'extension rapide de la Peste Noire en prétendant qu'elle
fut diffusée sous la rare forme pneumonique de cette maladie - en fait,
cette forme a tué moins de 0,3% de la population infectée dans sa pire
explosion en Manchourie en 1911.

- Saisonnalité différente -
la peste moderne ne peut être maintenue qu'à des températures allant de
10 à 26°C et requiert de l'humidité, tandis que la Peste Noire s'est
produite même en Norvège au milieu de l'hiver et en Méditerranée au
milieu d'étés chauds et secs.

- Taux de mortalité très
différents - à plusieurs endroits (y compris Florence en 1348) plus de
75% de la population semble avoir péri ; au contraire, la plus haute
mortalité pour la peste bubonique moderne, fut de 3% à Mumbai en 1903.


- Les cycles et tendances de l'infection étaient très différents
entre les maladies - les hommes ne développent pas une résistance à la
maladie moderne, mais la résistance à la Peste Noire s'est accrue
rapidement, pour qu'en fin de compte, elle devienne essentiellement une
maladie infantile.

Cohn fait aussi remarquer que bien que
l'identification de cette maladie comme donnant des bubons repose sur le
compte rendu de Boccace et d'autres, ils décrivent des bubons, abcès,
éruptions cutanées et furoncles sur tout le corps, tandis que la maladie
moderne a rarement plus d'un bubon, le plus souvent dans l'aine, et
n'est pas caractérisée par des abcès, éruptions cutanées et furoncles
qui sont ce que Boccace a décrit !

Le point essentiel de
l'argument de Cohn est que, quelle que soit la cause de la Peste Noire,
ce n'était pas une peste bubonique. (Voir aussi : Samuel K. Cohn 2002,
"The Black Death: End of the Paradigm6." et The Black Death and the
Transformation of the West7 (European History Series) par David Herlihy
et Samuel K., Jr. Cohn)

Quand on commence à creuser le sujet,
nous trouvons qu'il y a eu une étude qui prétendait que des tissus de
gencive d'un cimetière de pestiférés du 14e siècle à Montpellier se
révéla positif pour des molécules associées au Y. pestis (peste
bubonique). Des découvertes similaires furent rapportées dans une étude
de 2007, mais d'autres études n'ont pas corroboré ces résultats. En
fait, en septembre 2003, une équipe de chercheurs de l'université
d'Oxford ont testé 121 dents de soixante-six squelettes trouvés dans des
charniers du 14e siècle. Les restes ne montrèrent aucune trace
génétique de Y. Pestis, et les chercheurs soupçonnent que l'étude de
Montpellier était erronée.

Ce que ces études ne soulèvent pas,
est le problème que les moyens d'infection ou de transmission ont varié
sauvagement, depuis le contact entre humains comme en Islande (rare pour
la peste et le Bacilus anthracis cutané) jusqu'à l'infection en
l'absence d'humains vivants ou récemment décédés, comme en Sicile (ce
qui va à l'encontre de la plupart des virus)

À tous ces problèmes
avec la théorie de la Peste Bubonique cités ci-dessus, nous devons
ajouter ce que les auteurs contemporains ont enregistré. Philip Ziegler a
rassemblé beaucoup de ces articles dans son livre The Black Death, bien
qu'il les écarte comme une « métaphore ». Nous en regarderons
quelques-uns dans un moment.

Mike Baillie n'a pas commencé à
écrire un livre sur les impacts cométaires impliqués dans les grandes
pandémies du passé ; il avait juste noté certains modèles étranges
d'anneaux de croissance des arbres qui se trouvaient coïncider avec
cette catastrophe historique et pensait que, peut-être, il y eut une
sorte de dépression environnementale qui affaiblit la population
humaine, rendant l'humanité susceptible à une mort par bactérie ou virus
sur une grande échelle. Mais, ce qu'il trouva fut un fil pendant qui,
une fois qu'il commença à tirer dessus, défit la « sagesse acceptée »
sur la Peste Noire et l'envoya sur une recherche qui mena à des
conclusions complètement étonnantes.

Comme mentionné, le premier
indice fut les anneaux de croissance des arbres - c'est naturel, puisque
Baillie est un dendrochronologue. Il compara ces anneaux de croissance
des arbres pour dater les échantillons de carottes de glace qui avaient
été analysés et découvrit une chose étrange : de l'ammonium. Il se
trouve qu'il y a quatre occasions durant les 1500 dernières années où
les scientifiques peuvent avec confiance relier des couches d'ammonium
datées dans la glace du Groenland à des interactions atmosphériques de
haute énergie avec des objets venant de l'espace. 539, 626, 1014, et
1908 - l'événement de la Tunguska. En bref, il y a un lien entre
l'ammonium dans les carottes de glace et le bombardement extraterrestre
de la surface de la Terre.

Notez maintenant que la déclaration
ci-dessus est qu'il y a quatre événements qui peuvent être absolument
reliés avec des interactions à haute énergie ; Baillie présente la
recherche dans ce livre en montrant que la même signature exacte est
présente à l'époque de la Peste Noire à la fois dans les anneaux de
croissance des arbres et les carottes de glace, ET à d'autres époques de
soi-disant « peste et pandémie. »

Il se trouve que le signal
d'ammonium dans les carottes de glace est directement relié à un
tremblement de terre qui s'est produit le 13 janvier 1348 - et Baillie
découvre qu'il y a eu un auteur du 14e siècle qui a écrit que la peste
était une « corruption de l'atmosphère » qui venait de ce tremblement de
terre !

Comment un fléau pourrait-il venir d'un tremblement de terre ?

Baillie
fait remarquer que nous ne savons pas toujours si les tremblements de
terre sont causés par des mouvements tectoniques ; ils pourraient être
causés par des explosions cométaires dans l'atmosphère ou même des
impacts sur la surface de la terre.

Dans Rain of Iron and Ice8 de
John Lewis, professeur de Sciences Planétaires au Lunar & Planetary
Laboratory, co-directeur de la NASA/University of Arizona Space
Engineering Research Center, et membre de l' Arizona State Space
Commission, nous dit que la Terre est régulièrement touchée par des
objets extraterrestres et beaucoup de ces corps explosent dans
l'atmosphère comme dans le cas de la Tunguska, ne laissant pas de
cratères ou d'indices durables d'un corps de l'espace.

Mais qu'il
n'y ait pas d'indices durables ne signifie pas qu'il n'y a pas d'effet
significatif sur la planète et/ou ses habitants ! Ces impacts ou
explosions atmosphériques peuvent produire des tremblements de terre ou
des tsunamis sans témoins conscients de la cause. Après tout, la surface
de la Terre est composée de 75% d'eau et tout témoin assistant à la
cause serait grillé et n'en parlerait jamais, donc nous n'avons aucun
moyen de savoir si tous les tremblements de terre sur notre planète sont
de nature tectonique ou non.

Lewis fait remarquer :


Au cours d'une année ordinaire, il y a une explosion atmosphérique d'une
puissance de 100 kilotonnes ou plus. La grande majorité se produit dans
des zones reculées, ou si haut dans l'atmosphère, qu'elles ne sont pas
observées. Même si elles sont observées, les témoins ne peuvent voir
qu'un flash de lumière au loin, ou entendre le 'grondement du tonnerre
au loin' venant des océans. Ainsi même ceux qui sont observés sont
souvent non reconnus (Lewis, Rain of Iron and Ice)

Comme Baillie
le fait remarquer, Lewis parle d'une année « typique » et il est
évident, à partir d'autres études, que les années ne sont pas toutes
égales - certaines sont moins typiques que d'autres ! Baillie écrit :


Comme Lewis le fait remarquer, nous savons à partir de nombreux
groupes de preuves ce que la fréquence d'impact devrait être au cours du
temps. Le fait que des impacts ne soient pas dans les archives
historiques [ou non admis ou discutés par les historiens ou les
archéologues] ne veut pas dire qu'il n'y en a pas eu. Après tout, il y a
ces champs de cratères bien-attestés qui furent formés au cours des
derniers millénaires en Estonie, Pologne, Allemagne et Italie - qui ne
furent pas enregistrés historiquement ; leur existence fut déduite de
trous dans le sol. Nous savons donc que le mécanisme d'enregistrement
est défectueux ! Ce qu'on doit ajouter...est une pièce clé de la pensée
intuitive. Voici une citation de Scénario D de Lewis :

(Dans
ce scénario) En 1946 une boule de feu d'achondrite de 25 000 tonnes
explose à 4 heures du matin (heure locale) à une altitude de 11 km
au-dessus de Fergana en Ouzbékistan. Le souffle d'une mégatonne
endommage les bâtiments sur une zone de plusieurs kilomètres de
diamètre, brûlant la zone avec une chaleur intense et déclenchant des
milliers d'incendies. Les incendies brûlent et sont hors contrôle, tuant
4 146 personnes. Plus de 20 000 résidents sont réveillés par le flash
d'une lumièrebrilliant et la chaleur pour trouver leur ville en flammes.
Plusieurs tonnes de fragments de météorite sont mélangées avec les
débris de 2 000 bâtiments brûlés et effondrés, où on ne peut les
distinguer des fragments éraflés et noircis de brique et de pierre.
(Lewis cité par Baillie)

L'argument ici est qu'il n'y a presque
aucun de moyen pour dire si oui ou non un désastre/catastrophe est un
impact ou au contraire un violent tremblement de terre. Le résultat est
que les siècles peuvent s'écouler, avec de nombreux impacts cométaires
se produisant tout le temps, et personne ne soupçonne les vrais dangers
de l'espace ! Comme Baillie le fait remarquer : il y a beaucoup de
tremblements de terre enregistrés dans l'histoire, mais AUCUN impact !
Et pourtant, il y a des preuves que des impacts se SONT produits - sur
le sol, et dans les carottes de glace. Et il y a Tunguska.

Les
rapports de l'évenement de la Tunguska nous disent que le sol trembla
autour de la zone d'impact/explosion dans un rayon d'environ 900 km. Au
moment d'un impact plus grand, le tremblement de terre serait
proportionnellement plus sévère. Les survivants d'un tel événement qui
sont suffisamment loin pour survivre, n'auraient aperçu qu'un flash,
ressenti un tremblement et entendu un fort grondement. S'ils étaient
trop loin pour voir le flash, ou à l'intérieur d'un bâtiment, ils ne
rapporteraient qu'un tremblement de terre.

En bref, ce que le
travail de Lewis apporte sur la table est l'idée que certains
tremblements de terre historiques bien connus pourraient très bien avoir
été des impacts. Baillie mentionne qu'une éventualité évidente est le
grand tremblement de terre d'Antioche en 526 ap. J.-C. qui fut décrit
par Jean Malalas :

...ceux happés par la terre sous les
bâtiments furent incinérés et des étincelles de feu apparurent dans
l'air et brûlèrent tout ceux qu'elles frappaient comme l'éclair. La
surface de la Terre bouillait et les fondations des bâtiments furent
frappées par des éclairs envoyés par les tremblements de terre et furent
réduits en cendres par le feu...ce fut une merveille immense et
incroyable avec le feu qui crachait la pluie, la pluie qui tombait de
fours gigantesques, les flammes qui se dissolvait en averses... le
résultat fut que Antioche devint désolée... dans cette terreur, jusqu'à
250 000 personnes périrent. ((Jeffreys, E., Jeffreys, M. and Scott, R.
1986, The Chronicle of John Malalas, Byzantina Australiensia, Australian
Assoc. Byzantine Studies 4, Melbourne.)

Baillie fait aussi
remarquer qu'une série de ce type d'impacts/explosions en altitude
expliquerait plus adéquatement le problème très ancien de la fin de
l'Age de Bronze dans l'Est de la Méditerranée au 12e siècle av. J.-C. À
cette époque, beaucoup - d'innombrables - sites majeurs furent détruits
et totalement brûlés et tout cela a été mis sur le dos de ces « Peuples
de la Mer » surnaturels. Si c'était le cas, si c'étaient des invasions
et des conquêtes, il devrait au moins y avoir quelque évidence de cela,
comme des guerriers tués ou des signes de guerre... mais pour
l'essentiel, ce n'est pas le cas. On n'a presque pas retrouvé de corps,
et pas d'objets précieux sauf ceux cachés au loin comme si quelqu'un
s'attendait à revenir pour eux, ou n'eut pas le temps de les retrouver.
Les gens qui s'enfuirent (les événements extraterrestres ont souvent des
activités et des avertissements précurseurs parce qu'une comète peut
être observée en approche pendant un certain temps) furent probablement
également tués au cours de leur fuite et le résultat fut un total
abandon et une totale destruction des villes en question.

Et le début du Moyen Age.

Donc,
la possibilité que de nombreuses destructions du passé pourraient être
reliées à des impacts n'a jamais été prise au sérieux ou testée et cela
pourrait être une erreur périlleuse. La question que Baillie pose, mais à
laquelle il ne répond jamais, est : Quelle est la cause qui a empêché
les gens de demander pourquoi il y a une peur des comètes traditionnelle
et profondément enracinée dans la psyché de l'humanité ? Il fait
remarquer que, oui, il y a des gens en dehors de l'université dominante
qui posent de telles questions. Mais pourquoi, contre tout sens commun,
le sujet est-il si largement et systématiquement ignoré, marginalisé et
ridiculisé ?

La chose étrange est que, même si Baillie fait
remarquer que de nombreux scientifiques de haut niveau et agences de
gouvernement prennent ces choses au sérieux (Lewis, par exemple), c'est
toujours ignoré, marginalisé et ridiculisé aux yeux du grand public via
les médias dominants ! Baillie écrit :

Au cas où les lecteurs
penseraient que c'est simplement de la rhétorique, c'est un endroit
aussi bien qu'un autre pour mentionner un événement prochain. Le 13
avril 2029, un astéroïde appelé Apophis passera près de la Terre à une
distance inférieure à 50 000 km. Si vous êtes vivant à ce moment-là, et
que le temps n'est pas nuageux, vous serez capable de le voir passer à
l'œil nu. Apophis fait plus de 300 m de diamètre. Si, quand il passera
près de la Terre, il passe dans une certaine fenêtre étroite dans
l'espace, alors, en 2036 il reviendra et percutera la Terre ( cette
fenêtre étroite est un point où la gravité de la Terre infléchirait
l'orbite d'Apophis juste assez pour assurer un impact en 2036). Si
Apophis percute la Terre, l'impact sera dans la classe des 3 000
mégatonnes. Il est tout à fait raisonnable d'affirmer qu'un tel impact,
n'importe où sur la planète, effondrerait notre civilisation actuelle et
enverrait les survivants, métaphoriquement parlant, au Moyen Age (on
pense que dans le cas d'un tel événement, les institutions globalisées
comme les marchés de la finance et des assurances s'effondreraient,
écroulant tout le système monétaire interconnecté, les systèmes du
commerce et des transports.) Les impacts venant de l'espace ne sont pas
de la fiction, et il semble hautement probable qu'un grand nombre a eu
lieu au cours des quelques millénaires précédents (par dessus tous les
petits exemples de formation de cratères déjà mentionnés). C'est juste
que, pour quelque raison, la plupart des gens qui étudient le passé ont
choisi d'éviter ou ignorer la question. (Baillie)

Avec la
science, Baillie cite des preuves contemporaines - une partie de ces
preuves a été reléguée dans les « mythes » - sur tout le globe qui
indiquent que la Terre fut en effet soumise à un bombardement de
l'espace au cours du 14e siècle et que cela peut très bien avoir été non
seulement la cause du tremblement de terre du 25 janvier 1348, mais
aussi la cause de la Peste Noire. Baillie cite une grande sélection de
textes de comptes rendus dont l'ouvrage de Ziegler cité ci-dessus :


Sécheresses, inondations, tremblements de terre, sauterelles,
tonnerre souterrain, tempêtes sans précédent, éclairs, rideaux de feu,
grêlons de taille extraordinaire, feu du ciel, fumée puante, atmosphère
polluée, une vaste pluie de feu, masses de fumée. (Ziegler)

Ziegler
dédaigne totalement des rapports d'une comète noire observée avant
l'arrivée de l'épidémie mais enregistre : brumes et nuages lourds,
chutes d'étoiles, souffles d'air chaud, une colonne de feu, une boule de
feu, un violent tremblement de terre, en Italie un crescendo de
calamités comprenant des tremblements de terre, à la suite de quoi, la
peste arriva. (Baillie)

Il se trouve que dans les années 1340, il
y a eu une véritable explosion de tremblements de terre. Dans le livre
de Rosemary Horrox, The Black Death, cité par Baillie, nous trouvons
qu'un auteur contemporain à Padoue a annoncé que non seulement il y a eu
un grand tremblement de terre le 25 janvier 1348, mais c'était à la 23e
heure.

Dans la trente et unième année de l'empereur Louis,
vers la fête de la Conversion de St Paul (25 janvier), il y a eu un
tremblement de terre dans toute la Carinthie et Carniola qui fut si
sévère que tout le monde craignait pour sa vie. Il y eut des chocs
répétés, et une nuit la Terre trembla 20 fois. Seize villes furent
détruites et leurs habitants tués... Trente six forteresses de montagne
et leurs habitants furent détruits et on a calculé que plus de 40 000
hommes furent engloutis ou ensevelis.

(L'auteur continue à dire
qu'il a reçu l'information d'une lettre de la maison de Friesach
adressée au prieur de la province d'Allemagne) :

Il dit dans
la même lettre que cette année-là [1348] du feu tombant du ciel consuma
le pays des Turcs pendant 16 jours ; que pendant quelques jours il plut
des crapauds et des serpents, qui tuèrent beaucoup d'hommes : qu'une
pestilence s'est renforcée dans beaucoup de parties du monde. (Horrox)

Du livre de Samuel Cohn :


... un dragon à Jérusalem comme celui de Saint Georges qui dévora
tout ce qui croisait son chemin... une ville de 40 000 habitants ...
totalement démolie par la chute du ciel d'une grande quantité de vers,
gros comme le poing avec huit pattes, qui tuèrent tout le monde par leur
puanteur et leurs vapeurs empoisonnées. (Cohn)

Une histoire du frère dominicain Bartolomeo :


...de massives pluies de vers et de serpents dans certaines parties
de la Chine, qui dévorèrent de grands nombres de gens. Également dans
ces endroits, le feu pleuvait du ciel sous forme de neige (cendre), qui
brûla les montagnes, le pays, les hommes. Et de ce feu monta une fumée
pestilentielle qui tua tous ceux qui la sentaient en moins de
vingt-quatre heures, comme ceux qui ne virent que le poison de cette
fumée pestilentielle. (Cohn)

Cohn écrit :

Ces
histoires n'étaient pas non plus uniquement des potins de marchands
naïfs et de moines peut-être fous... [même] ... l'ami proche de
Pétrarque, Louis Sanctus, avant de commencer son reportage méticuleux du
fléau ... prétendait qu'au mois de septembre des déluges de grenouilles
et de serpents dans toute l'Inde avait présagé la venue en Europe en
janvier des trois galères génoises pestilentielles ... [même] ... le
chroniqueur anglais Henry Knighton ... [rapporta comment] ... à Naples
toute la ville fut détruite par un tremblement de terre et la tempête.
De nombreux chroniqueurs ont rapporté des tremblements de terre dans le
monde entier, qui préfiguraient le fléau sans précédent. La plupart ont
réduit l'événement aux Vêpres du 25 janvier 1348. [...]

De
ces tremblements de terre qui « ont détruit de nombreuses cités, villes,
églises, monastères, tours, avec leurs habitants et bêtes de somme, le
pire fut Villach au Sud de l'Autriche. Les chroniqueurs en Italie,
Allemagne, Autriche, Slavonie et Pologne ont dit qu'elle fut totalement
submergée par le tremblement de terre avec 10% de survivants. (Cohn)

Un texte continental daté du dimanche 27 avril 1348 déclare :


Ils disent qu'au cours des trois mois du 25 janvier [1348] au jour
présent, un total de 62 000 corps furent enterrés à Avignon. (Horrox)

Un traité allemand découvert par Horrox dit :


Tant que la mortalité provient de causes naturelles, sa cause
immédiate était une exhalaison de la terre polluée et empoisonnée qui
infecta l'air dans diverses parties du monde... Je dis que ce fut la
vapeur et l'air pollué qui ont été exhalés - ou pour ainsi dire purgés -
dans le tremblement de terre qui s'est produit le jour de St Paul [en
1348], avec l'air pollué exhalé dans d'autres tremblements de terre et
éruptions, ce qui a infecté l'air au-dessus de la terre et a tué les
gens dans diverses parties du monde. (Horrox)

Comme le note
Baillie, si ce tremblement de terre souvent cité était, en réalité, le
résultat d'impacts cométaires, alors l'air pollué pourrait provenir
d'une ou deux causes : des transformations chimiques à haute énergie
dans l'atmosphère ou bien des émanations de gaz de la terre elle-même.

L'historien allemand Hecker nous informe :


Sur l'île de Chypre, la peste de l'Est avait déjà éclatée ; quand un
tremblement de terre secoua les fondations de l'île et fut accompagné
par un ouragan si effrayant, que les habitants ... s'enfuirent
d'épouvante... La mer déborda... Avant le tremblement de terre, un vent
pestiféré répandit une odeur si empoisonnée que beaucoup de personnes,
subjuguées par elle, s'écroulèrent soudainement et rendirent l'âme dans
des agonies terribles... et comme à ce moment des faits naturels étaient
transformés en miracles, on annonça qu'un météore ardent qui descendait
sur la Terre loin à l'Est, avait tout détruit dans un rayon de plus de
cent lieues, infectant l'air partout. (Cohn)

Jon Arrizabalaga
compila une sélection d'écrits pour essayer de comprendre ce que les
gens instruits disaient à propos de la Peste Noire pendant qu'elle
arrivait. Concernant les termes utilisés par les docteurs et autres
personnes médicales en 1348 pour décrire le fléau, il écrit :


Un... Jacme d'Agramont, en parlait en termes d'une « épidémie ou
pestilence et mortalités des gens » qui menaça Lérida depuis « certaines
parties et régions voisines de nous » ... Agramont ne dit rien
concernant le terme épidémie, mais il développa de manière considérable
ce qu'il entendait par pestilence. Il donna à ce dernier terme une
étymologie très particulière, en accord avec une sorte de connaissance
établie par Isidore de Séville (570-636) dans son Etymologiae, qui
devint largement acceptée dans toute l'Europe durant le Moyen Age. Il
partagea le terme pestilence en trois syllabes, chacune ayant un sens
particulier : pes = tempesta : 'tempête' ; te = temps, lencia = clardat :
'clarté, lumière' ; en conséquence il conclut, la pestilence était 'le
temps de tempête causé par la lumière des étoiles.'

Il se trouve
que Isidore de Séville vivait peu de temps après une autre période de
bombardement cométaire sur l'Europe qui est aussi évident dans les
études des anneaux de croissance des arbres et les carottes de glace. Le
17 août 1999, le Knight Ridder Washington Bureau publia un article de
Robert S. Boyd intitulé : Comets may have caused Earth's great empires
to fall9 qui comprenait ce qui suit :

L'analyse des anneaux
de croissance des arbres montre qu'en 540 ap. J.-C., dans différentes
parties du monde, le climat a changé. Les températures sont descendues
suffisamment bas pour entraver la croissance des arbres aussi largement
dispersés que l'Europe du Nord, la Sibérie, l'Ouest de l'Amérique du
Nord et le Sud de l'Amérique du Sud.

Une recherche d'archives
historiques et d'histoires mythologiques désigne du doigt un châtiment
du ciel désastreux au cours de la même période, prétend t'on. Il y avait
une référence à « une comète en Gaule si vaste que tout le ciel
semblait en feu » en 540-541.

Selon la légende, le roi Arthur
est mort vers cette époque, et les mythes celtiques associés à Arthur
suggéraient des Dieux du ciel brillants et des éclairs de feu.


Dans les années 530, une pluie de météores inhabituelle fut enregistrée
à la fois par des observateurs méditerranéens et chinois. Les météores
sont provoqués par la fine poussière des comètes qui brûle dans
l'atmosphère. En outre, une équipe d'astronomes de l'Observatoire
d'Armagh en Irlande du Nord a publié une recherche en 1990 qui disait
que la Terre aurait été soumise à un risque de bombardement cométaire
entre les années 400 et 600 ap. J.-C. [...]

La famine a fait
suite aux récoltes défectueuses, et sur ses talons la peste bubonique
qui balaya l'Europe au milieu du 6e siècle. [...]

À cette
époque, l'empereur romain Justinien essayait de régénérer l'empire
romain décadent. Mais le plan échoua en 540 et fut suivi par le Moyen
Age et la montée de l'Islam.

Il y a un large corpus de textes de
cette période qui désigne uniformément une « atmosphère polluée, » «
respirez l'air et vous mourrez », et en quelque sorte, l'océan était
impliqué aussi bien que les tremblements de terre, les comètes et les
boules de feu dans le ciel. Un rapport de la Faculté de Médecine de
Paris préparé en octobre 1348 dit :

Une autre cause possible
de corruption, qui doit être gardée à l'esprit, est l'échappement de la
pourriture piégée dans le centre de la terre comme résultat des
tremblements de terre - quelque chose qui s'est en effet produit
récemment. (cité par Baillie)

En bref, les Français étaient au
courant d'une série de tremblements de terre à cette époque qui
pouvaient avoir été causés par des impacts cométaires. Un rapport de
cette période dit qu'un tremblement de terre dura six jours et un autre
prétend que la période fut de dix jours. De tels événements pourraient
aussi produire des exhalaisons de toutes sortes de produits chimiques
désagréables qui pourraient tuer. Considérez ce qui suit :

L'explosion de gaz du lac Nyos au Cameroun en 1986

[...]


Bien qu'une exhalaison soudaine de CO2 se soit produite au Lac Monoun
en 1984, tuant 37 résidents locaux, une menace similaire du Lac Noyos
ne fut pas anticipée. Cependant, le 21 août 1986, une éruption limnique
se produisit au lac Nyos qui déclencha la libération brutale d'environ
1,6 million de tonnes de CO2. Le gaz dévala deux vallées avoisinantes,
déplaçant tout l'air et asphyxiant 1 800 personnes jusqu'à 20 km du lac,
la plupart des villageois, de même que 3 500 têtes de bétail. Environ 4
000 habitants s'enfuirent de la région, et beaucoup d'entre eux
développèrent des problèmes respiratoires, des brûlures et des
paralysies à cause des gaz.

On ne sait pas ce qui a déclenché
l'exhalaison catastrophique. La plupart des géologues soupçonnent un
glissement de terrain, mais certains croient qu'une petite éruption
volcanique peut s'être produite au fond du lac. [...]

On
croit que jusqu'à un kilomètre cube de gaz a été libéré. Parce que le
CO2 est plus dense que l'air, le gaz s'écoula du flanc de la montagne où
se trouve le lac Nyos et dans deux vallées avoisinantes sur une couche
de dix mètres d'épaisseur, déplaçant l'air et asphyxiant tous les hommes
et animaux avant de pouvoir se dissiper. Les eaux du lac normalement
bleues virèrent à un rouge sombre après l'exhalaison, à cause de l'eau
profonde riche en fer montant à la surface et s'oxydant à l'air. Le
niveau du lac chuta d'un mètre environ, représentant le volume de gaz
libéré. L'exhalaison provoqua probablement aussi un débordement des eaux
du lac. Des arbres près du lac furent abattus.

Hummm... on se
demande si des événements similaires peuvent être déclenchés par des
impacts cométaires et si l'exhalaison des océans peut être aussi
dangereuse et mortelle ? On se demande aussi, considérant le fait que
des arbres furent abattus, » si cette exhalaison pouvait ne pas avoir
été un événement d'impact ?

Baillie nous emmène dans la science
avec des chiffres et des graphes difficiles et nous montre comment ces
choses furent dites simplement par ceux qui vécurent la Peste Noire,
mais pour quelque raison, les historiens modernes pensent tous que ces
remarques sur les pluies de feu, la mort et l'air qui pouvaient tuer
n'étaient que des métaphores pour une maladie horrible. En final, c'est
la science qui doit gagner parce que des travailleurs indépendants
étudiant les comètes, les tsunamis, le dioxyde de carbone, les carottes
de glace et les anneaux de croissance des arbres observent tous dans
leurs données quelque chose de très étrange qui se produisit globalement
vers l'époque où la Peste Noire a décimé la population humaine de la
Terre.

Baillie note dans ses remarques de conclusion, dignes d'être répétées ici :


Il est de plus en plus évident que le monde est divisé
intellectuellement en deux. Il y a ceux qui étudient le passé, dans les
domaines de l'histoire et de l'archéologie, et ne voient pas de preuves
que les humains ont jamais été affectés par des impacts de l'espace.
Diamétralement opposés à cette position, il y a ceux qui étudient les
objets qui passent près, et quelquefois percutent, cette planète.
Certains membres sérieux de ce dernier groupe n'ont aucun doute qu'il
doit y avoir eu de nombreux impacts dévastateurs au cours des derniers
cinq millénaires ; la période de la civilisation humaine.

Et pourtant, personne n'en parle.

Il
y a réellement des données suffisantes présentées dans le livre de
Baillie pour soutenir la théorie que la Peste Noire était due à un
impact par des débris de comète - similaires aux impacts sur Jupiter par
les fragments de la comète Shoemaker-Levy en 1994. Quant à savoir
comment ces morts sont survenues exactement, il y a nombre de
possibilités : tremblements de terre, inondations (tsunamis), pluies de
feu, produits chimiques libérés par les explosions à haute énergie dans
l'atmosphère, y compris cyanure d'ammonium et d'hydrogène, et peut-être
même des agents pathogènes nés de la comète. Si cela est arrivé aussi
souvent que Baillie le suggère, cela peut arriver à nouveau. Et si,
comme nous le suspectons, la Terre est inscrite pour un bombardement
dans un avenir pas trop éloigné, il semble qu'il y a plus de façons de
mourir dans un tel événement que d'être seulement frappé par un fragment
de comète.

Vous vous rendez compte que cette épidémie avançait de 1km5 par jour c'est assez fou quand on y pense ; le nombre de morts est hallucinant proche d'un holocauste nucléaire au final voir pire

je continue de chercher les témoignages sur ces brûmes

La Peste Noire : Les légendes de dragons crachant le feu peuvent avoir pris naissance dans les désastres cométaires

New
Light on the Black Death: The Cosmic Connection par le
dendrochronologue Mike Baillie de la Queen's University de Belfast en
Irlande, publié par Tempus, 2006.

Le Dr Mike Baillie est
professeur émérite en paléoécologie à l'École d'Archéologie et de
Paléoécologie à la Queen's University de Belfast en Irlande du Nord.

Baillie
est un expert dominant en dendrochronologie ou datation au moyen des
anneaux de croissance des arbres. Dans les années 1980, il a contribué à
construire une chronologie année par année de la croissance des anneaux
des arbres atteignant 7 400 ans dans le passé.


Voilà des témoignages que j'ai trouvé


Les consuls de Bagnères présentèrent requêtes
à Roger de Berne, docteur en droit, avocat à la Cour souveraine
du Parlement de toulouse, Magistrat Royal de la Ville de Bagnères,
par laquelle ils le suppliainet de recevoir les dépositions de dix
huit témoins administrés pour constater juridiquement certains
faits singuliers dignes de remarque, qui avaient eu lieu à Bagnères
pour la gloire de Dieu, le bien et l'honneur de la Ville et l'édification
de ses habitants que les guerres, qui a cette époque désolaient
la province de Bigorre, avaient empêché de receuillir.
L'enquête par les Consuls, quatre Notaires, le Juge et un Greffier
de la ville eut lieu le 18 janvier 1648.
Les dix huit témoins furent présentés
:







  • Premier témoin :
    "L'hiver 1587 qui précéda immédiatement celui
    de la contagion fut si rude que l'adour se glaça, au point que les
    hommes et les bêtes y passaient dessus sans courir aucun risque. On
    fut obligé de rompre la glace près de smoulins afin de pouvoir
    moudre et ailleurs pour abreuver le bétail. On dut remettre le pain
    au four pour le dégéler; ceux qui ne pouvaient user de cette
    faculté durent le couper avec la coignée."


  • Deuxième témoin :
    "Il plut si fort pendant quelques jours que l'eau de la rivière
    s'éleva au dessus du pont et entra dans toutes les maisons de la
    ville."


  • Troisième témoin :
    "La veille de Pâques, il tomba une si grande quantité de neige
    qu'on eut de la peine à entrer ou sortir, de marcher dans les rues".


  • Quatrième témoin :
    "La veille de la Saint Jean, il tomba à Bagnères et aux
    environs une grêle si grosse et si abondante que les oiseaux en furent
    tués, les toits des maisons brisés, les arbres arrachés,
    les branches coupées."


  • Cinquième témoin :
    "Quelques temps avant la contagion, les truites abandonnèrent la
    rivière de l'Adour pour se jeter dans les canaux, en si grande
    quantité qu'on en prit beaucoup et de très considérables,
    ce qui n'était jamais plus arrivé".


  • Sixième témoin :
    "Quelques jours avant, les chiens et les chats de la Ville se mirent à
    hurler nuit et jour, d'une manière si étrange que tous les
    habitants en furent surpris et ne savaient que penser".


  • Septième témoin :
    "La contagion s'introduisit avec tant de fureur que tout le monde en fut
    épouvanté. Les plus aisés des habitants prirent la fuite.
    Les misérables en furent généralement les victimes,
    puisque les cinq sixèmes périrent".


  • Huitième témoin :
    "Dès que le premier ravage eut cessé et que les habitants qui
    avaient déserté la ville eurent bien fait purifier l'air, y
    rentrèrent un an après pour y fixer leur demeure, ils subirent
    le même sort que les premiers. La peste recommença ses ravages
    avec la même fureur que l'année précédente. Elle
    ne cessa qu'après que la Ville eut exécuté le voeu qu'elle
    avait fait d'aller en procession à la chapelle de Notre Dame de
    Médous."


  • Neuvième témoin (3):

    "A cette époque, une femme nommée Liloye, native de Beaudéan,
    mariée au nommé Lanne, paysan des Palomières de
    Bagnères, fort dévote vivait en odeur de sainteté.
    L'enquête rapporta que la Sainte Vierge, dans une apparition à
    l'Eglise de Médous, avait averti cette femme de tout ce qui allait
    arriver aux habitants de bagnères et l'avait chargée de les
    prévenir que s'ils ne faisaient pas promptement pénitence,
    la colère de Dieu serait enflammée contre eux. L'aveuglement
    où ils étaient les empêcha de croire à la mission
    de Liloye. Ils furent les victimes de leurs désordres et de leur
    incrédulité".


Je continue mes recherches sur le sujet je posterais à la suite bonne lecture

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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par Apollyôn le Jeu 13 Oct - 22:26

Brouillard et peste : http://books.google.fr/books?id=Z3NEAAAAcAAJ&pg=PA292&lpg=PA292&dq=brouillard+peste&source=bl&ots=rWg5P1G9d9&sig=QJYxmuUdbDg4mUoi7u9PbComKMI&hl=fr&ei=70WXTsjgPJHasgavwNjiAw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&sqi=2&ved=0CC4Q6AEwAg#v=onepage&q=brouillard%20peste&f=false

http://ifpo.revues.org/1563

Pour ma part j'avoue que cela ne me rappelle rien, hormis quelques vagues réminiscences biblique façon "ange du seigneur" qui vient déclencher une épidémie chez les ennemis d'Israël.

D'ailleurs je vous présente les cinq seuls pestiférés trouvés en Île-de-France



Cinq gusses enterrés ensemble dans une fosse commune à Bondy, datés du XIVe siècle (oui, de l'époque de la Peste Noire). Yersinia Pestis a été mise en évidence par de coûteuses analyses mais le résultat n'a pas encore été publié officiellement.


Dernière édition par Apollyôn le Ven 14 Oct - 18:09, édité 1 fois


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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par TrustNo1 le Ven 14 Oct - 9:54

Au final on a pas besoin d'armes pour faire la guerre ; un bon germe sa extermine plus vite quand on regarde le nombre de morts qu'il y à eu aux différentes époques

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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par casseron le Ven 14 Oct - 17:40

On a bien la preuve que ces grandes épidémies ont disparu sans médicaments et sans vaccinations, contrairement à ce qu'on nous rabâche !
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Apollyôn
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Re: Moyen Age: les causes de la grande épidémie de peste identifiées

Message par Apollyôn le Jeu 20 Oct - 18:37

Des chercheurs ont reconstitué le génome de la bactérie agent de la Peste noire, qui a ravagé l'Europe au Moyen Âge et qui serait selon les résultats l'ancêtre de toutes les formes de pestes actuelles. Explications.
L'analyse génétique de l'agent de la Peste noire, extrait de restes de cadavres médiévaux d'un cimetière de Londres, montre que ce germe, qui a ravagé l'Europe, est l'ancêtre de toutes les formes actuelles de la maladie, selon une équipe internationale de chercheurs.

Ce travail de reconstruction du génome de la bactérie à partir de dents de victimes de la peste bubonique qui a tué au moins 30 millions d'Européens en à peine cinq ans au XIVe siècle (entre 1347 et 1351) vient d'être publié en ligne par la revue scientifique britannique Nat ure.

L'agent de la peste, découvert en 1894 par le Français Alexandre Yersin, est la bactérie Yersinia pestis. Son génome a été décodé en 2001.

La nouvelle étude est, elle, centrée sur l'ancien germe, responsable de la pandémie du Moyen Âge et la comparaison avec ses congénères contemporains. Les données montrent que cette souche médiévale du bacille est l'ancêtre de toutes les flambées de peste qui sévissent aujourd'hui, selon le professeur Johannes Krause (Université de Tuebingen, Allemagne), un des auteurs. L'étude montre qu'en six siècles, il n'y a pas eu de changements génétiques majeurs chez cette bactérie.

La similitude entre l'ancien germe et ses formes modernes rend peu vraisemblable l'idée que la virulence particulière de la Peste noire soit liée à la bactérie elle-même. D'autres facteurs doivent d'abord être considérés dans les discussions sur la susceptibilité des populations, comme l'environnement (climat...), les conditions sociales (misère, malnutrition, absence d'hygiène...), la dynamique des vecteurs (rats, puces), la présence d'autres maladies concurrentes ou encore la vulnérabilité des hôtes.

Comme la variole, qui a fait des ravages parmi les Indiens d'Amérique totalement dépourvus d'immunité contre la maladie, la Peste noire aurait ainsi frappé les populations d'Europe occidentale qui n'avaient jamais été auparavant exposées à ce bacille émergent.

Reste à expliquer la pandémie de la peste de Justinien qui a sévi au VIe siècle dans l'Empire romain et dont on estime qu'elle a fait cent millions de morts dans le monde. Pour les auteurs, il s'agirait d'une variété différente de la bactérie actuelle, voire d'une autre maladie.

source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/la-peste-noire-serait-lancetre-de-toutes-les-pestes-actuelles_34081/


Pourquoi la Peste Noire a-t-elle fait tant de ravages en Europe au 14e siècle ? Pour le savoir, deux chercheuses ont reconstruit le génome quasi-complet de la bactérie responsable de cette épidémie.

Au 14e siècle, la Peste Noire décima en cinq ans 30 à 50% de la population européenne. Après des dizaines d’années de silence pendant lesquelles elle semblait avoir disparue, la peste est réapparue dans plusieurs pays (Algérie, Inde) et fait aujourd’hui environ 2 000 victimes par an. Les souches responsables de la maladie actuelle sont-elles liées à celle de la Peste Noire ? Et si oui, comment expliquer la forte baisse de mortalité ?

Pour le comprendre, Verena Schuenemann de l’Université de Tübingen, en Allemagne, et Kirsten Bos de l’Université McMaster, au Canada, ont reconstruit le génome de la bactérie Yersinia pestis, responsable de la Peste Noire médiévale. Les deux scientifiques ont utilisé un nouveau procédé de reconstruction de génome à partir d’échantillons provenant de squelettes de victimes de la Grande Peste à Londres, datés entre 1347 et 1351. Pour la première fois, elles ont obtenu le génome quasi-complet d’une souche bactérienne ancienne.


Les scientifiques ont prélevé la pulpe de 46 dents appartenant à quatre squelettes de victimes de la Peste Noire, exposés au musée de Londres puis elles en ont extrait tout l’ADN qu’elle contenait (ADN humain, viral, bactérien…) L’ADN ainsi obtenu a été séquencé, indexé puis amplifié pour augmenter le nombre d’échantillons. « Pour identifier les segments appartenant à Y. pestis, nous avons comparé nos échantillons à un ADN artificiel similaire à celui d’une souche moderne de la bactérie de la peste », explique Verena Schuenemann. Ce qui a permis d’extraire les segments d’ADN de Y. pestis puis de les assembler dans le bon ordre selon son architecture originale. Les chercheuses ont ensuite obtenu le séquençage complet de son génome, c’est-à-dire l’ordre des différentes briques élémentaires de l’ADN : les nucléotides A, T, C ou G. Elles ont ainsi déchiffré 99% du génome ancien de Y. pestis.

Les scientifiques ont développé ces techniques pour la reconstruction du génome humain dans le cadre du projet « Génome humain » puis de celui de l’homme de Néandertal. Pour obtenir le génome quasi-complet de Y. pestis, V. Schuenemann et K. Bos ont pour la première fois appliqué ces techniques à l’étude d’épidémies anciennes. Des travaux innovants dans le domaine de l’archéologie épidémiologique.

En comparant le génome obtenu à celui de plusieurs souches modernes, V. Schuenemann et K. Bos ont constaté seulement 97 modifications de nucléotides entre les génomes récent et ancien de Y. pestis. De plus, il semblerait qu’aucune de ces modifications n’implique de partie codante du génome, autrement dit l’ADN responsable de l’anatomie et du fonctionnement de la bactérie. Elles n’auraient donc pas eu d’effets sur l’activité de l’agent pathogène.

Alors comment expliquer que la peste médiévale ait été si sévère comparée à la souche actuelle ? D’après Elisabeth Carniel, directrice du groupe « Yersinia » de l’Institut Pasteur à Paris, « ces résultats suggèrent peu de modifications de Y. pestis au cours des 660 dernières années. La moindre sévérité de la peste actuelle est donc probablement liée à des changements au sein de notre immunité ainsi qu’aux améliorations de nos conditions de vie (moins de famines, climats plus cléments, meilleure hygiène, etc.) »

source : http://www.larecherche.fr/content/actualite-archeologie/article?id=30750


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