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Modification artificielle du climat : la géo-ingéniérie

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Macha
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Modification artificielle du climat : la géo-ingéniérie

Message par Macha le Dim 5 Sep - 21:08


Géo-ingénierie, l’ultime recours ? (1/3) : un tabou s’effondre

Par Rémi Sussan le 07/10/09

Et si la planète était encore plus menacée qu’on ne le pense ? Et si les mesures actuelles envisagées contre le réchauffement climatique (réduction des émissions, taxe carbone, green design…), n’étaient qu’emplâtres sur une jambe de bois ? Le fait est qu’il y a souvent une distance entre le discours volontiers alarmiste (et probablement avec raison) des penseurs écologistes et la relative modération des solutions proposées.

Face à l’urgence de résoudre le problème climatique, une solution “taboue” commence à avoir de nouveau droit de cité : la géo-ingénierie.
Pour résoudre la crise écologique, modifions plus encore le système écologique !

Qu’envisagent donc les adeptes de cette discipline? La modification voulue et systématique du système écologique terrestre, tout simplement. On comprend que cela fasse grincer des dents ! Car une erreur sur une entreprise de cette ampleur pourrait bien nous être fatale à tous. Imaginez les débats et les peurs liées aux OGM, au nucléaire, à la nanotechnologie, à la modification du vivant… mélangez-les et multipliez par 10 : vous aurez peut-être une légère approximation de l’inquiétude que suscite le débat qui s’amorce autour de la géo-ingénierie.

Dernier “converti” en date, non sans une certaine réticence : Jamais Cascio, un futurologue convaincu par la cause écologiste souvent évoqué dans nos colonnes, connu pour sa participation à des projets comme Worldchanging et auteur d’une collection d’essais sur le sujet baptisée Hacking the Earth.



Pour lire la suite de l'article : http://www.internetactu.net/2009/10/07/geo-ingenierie-lultime-recours-13-un-tabou-seffondre/
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Macha
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Re: Modification artificielle du climat : la géo-ingéniérie

Message par Macha le Dim 5 Sep - 21:17

Géo-ingénierie, l’ultime recours ? (2/3) : Que propose-t-on de faire ?

Selon la plupart des spécialistes (et le rapport de la Royal Society suit cette classification), il existe deux grands groupes de techniques de géo-ingénierie pour nous sauver du cataclysme climatique qui s’annonce. Les premières consistent à trouver des solutions pour extraire le dioxyde de carbone (CO²) de l’atmosphère et éventuellement le stocker là où il ne gênerait plus personne.

L’autre grand type de technique est plus radicale, plus dangereuse et plus difficile à mettre en oeuvre ; mais aussi peut-être, selon certains en-tout-cas, plus efficace. Elle consiste à refroidir la planète en captant et détournant la lumière solaire.
Capturer le CO²

Planter des arbres ?

Pour éliminer le CO², le procédé le plus simple consisterait à planter des forêts. En effet, les arbres captent naturellement le CO² : il suffit d’en planter plus pour qu’ils absorbent les surplus de quantités que nous émettons. Voici une méthode sympathique, peu dangereuse, et à laquelle notre soutien est acquis. Problèmes : cette technique ne pourrait fonctionner qu’à très long terme, et laisse en suspend pour l’instant la quantité de terres urbaines ou agricoles qu’il faudrait convertir à cet effet. Mais de toutes les techniques évoquées, c’est la plus proche du fonctionnement des systèmes naturels, chers à Gunter Pauli.

Le rapport de la Royal Society considère cependant cette méthode comme peu efficace. De plus, le C0² prisonnier peut se retrouver libéré en cas d’incendie, par exemple, ou de retour aux pratiques de déforestation. Elle est en revanche très sûre et peu onéreuse. Quelques problèmes locaux de biodiversité peuvent toutefois se poser, et des conflits politiques liés à la gestion du territoire risqueraient se produire.

Brûler la biomasse

Certains nourrissent de grands espoirs dans la gestion de la biomasse. En fait, les plantes capturent une grande partie du CO²… tant qu’elles vivent. Mais lorsqu’elles se décomposent, le gaz carbonique est à nouveau libéré dans la nature. L’idée serait de récupérer tous ces déchets végétaux pour les empêcher de relâcher ce composé.

Pour James Lovelock, c’est quasiment une solution de la dernière chance : il faudrait selon lui encourager les agriculteurs à brûler leurs déchets agricoles puis à enterrer le charbon ainsi obtenu. Un peu de CO² serait produit pendant la transformation en charbon, mais la plus grosse partie serait séquestrée sous terre. Avantage de cette méthode : l’agriculteur pourrait convertir un petit pourcentage de ses déchets en biocarburant, ce qui lui permettrait de faire un profit, et donc la méthode ne nécessiterait pas de subvention particulière.

Mais l’enthousiasme de Lovelock n’est pas très contagieux. Le rapport de la Royal Society est beaucoup plus mitigé sur cette technique ou sur ses variations. Si elle présente l’avantage d’être assez sûre et d’un coût moyen, les résultats seraient médiocres et le temps nécessaire pour obtenir des résultats trop long face à l’urgence à laquelle nous sommes confrontés.

Aspiration et fertilisation des océans
On peut aussi travailler à partir des océans. Il existe en effet de nombreux échanges de CO² entre les eaux océaniques proches de la surface et l’atmosphère, alors que l’envoi de ce gaz vers les profondeurs est un cycle beaucoup plus long. L’idée serait donc de trouver des techniques pour accélérer ce cycle afin d’éviter l’envoi de doses massives de dioxyde de carbone dans les airs et de favoriser sa capture dans les profondeurs.

Lovelock – qui semble sur tous les fronts – travaille avec Chris Rapley à la technologie du “mélange des eaux”. Ils envisagent la création de “gros tuyaux”, des espèces d’aspirateurs gigantesques qui pomperaient l’eau de la surface pour l’envoyer vers les profondeurs, avec son CO² bien sûr.

Une autre méthode de capture océanique se nomme la “fertilisation des océans”. Un joli nom pour une entreprise qui suscite à juste titre quelques inquiétudes. Ce plan repose sur le phytoplancton, cette masse de plancton végétal qui vit dans les eaux superficielles de l’océan, qui absorbe le carbone, et rejette l’oxygène. En fait, c’est le principal fournisseur d’oxygène de la planète. Le phytoplancton est donc un grand consommateur de CO², mais il a besoin de fer pour se multiplier. Il suffirait donc diffuser de la limaille de fer dans les zones les moins fertiles des océans pour permettre un accroissement du phytoplancton, qui, proliférant, deviendrait donc capable d’effectuer sa tâche avec plus de puissance.

Le rapport de la Royal Society n’est pas tendre avec la technique de fertilisation des océans qui possède selon eux un très grand potentiel de risque écologique. Le seul avantage de cette méthode, précise le rapport, c’est qu’elle relativement peu onéreuse. En revanche son efficacité serait en fait très limitée. Ils ne sont pas très indulgents non plus avec la méthode des “aspirateurs”. Il n’est pas certain, affirment-ils, que l’envoi de CO² au fond des océans ne soit pas sans conséquences sur la faune et la flore marine. Sans compter que la quantité de du gaz carbonique atmosphérique capturée serait négligeable.

La chimie des silicates
Une autre technique, s’appliquant tant à la terre qu’à la mer, consisterait à utiliser la réaction de certains minéraux au gaz carbonique pour se débarrasser de ce dernier. On pourrait recouvrir par exemple des champs entiers de poudre de silicate. On obtiendrait des résultats analogues en plaçant ces minéraux dans les océans. La méthode serait efficace, peu risquée (il faut cependant que cela soit confirmé par des études à venir), en revanche elle serait très onéreuse, nécessitant l’extraction et le traitement d’une grande quantité de roche. Et comme toutes les méthodes d’élimination du CO², elle souffre de ses lenteurs naturelles.



Suite de la seconde partie : http://www.internetactu.net/2009/10/19/geo-ingenierie-lultime-recours-23-que-propose-t-on-de-faire/
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Macha
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Re: Modification artificielle du climat : la géo-ingéniérie

Message par Macha le Dim 5 Sep - 21:27

Géo-ingénierie, l’ultime recours ? (3/3) : Ultimes précautions ?

Si la géo-ingénierie est un pari très risqué, pour de nombreux chercheurs, comme on l’a vu précédemment, y recourir peut s’avérer un jour un mal nécessaire. Sachant que de toute façon on n’échappera pas aux dangers et aux incertitudes, comment classifier les différentes technologies envisagées en fonction de la sûreté (relative) qu’elles offrent ? En effet, il faut pouvoir mesurer le niveau de dangerosité des solutions. Pour cela, le rapport de la Royal Society a mis en avant des conditions, telles que l’encapsulation et la réversibilité.

L’encapsulation oppose les technologies qui sont mises en oeuvre par des dispositifs locaux précis et celles qui impliquent de répandre quelque chose dans la nature. Par exemple, explique le rapport, installer des systèmes de capture du carbone dans l’air comme des arbres artificiels, ou même des miroirs dans l’espace, est plus éthique que lâcher des particules dans la haute atmosphère ou “fertiliser les océans“, car en cas de problème il est impossible de désactiver les milliards de poussières répandues dans l’air ou dans l’eau.

La réversibilité est une autre précaution du même ordre. S’assurer qu’en cas de catastrophe, les systèmes géo-ingénieriques cesseront de faire effet dès qu’ils seront désactivés. Les sulfates projetés dans la haute atmosphère pourraient par exemple mettre du temps à cesser d’agir si on arrête le projet (et ne parlons même pas du phénomène de réchauffement accéléré que nous avons mentionné dans la partie précédente !).

Ces précautions mises en place, les conclusions du rapport sont claires : non seulement la géo-ingénierie ne saurait être qu’une procédure d’urgence, mais de nouvelles recherches sont nécessaires avant d’entreprendre la moindre action dans ce domaine.

“Il est clair qu’il n’existe pas de données suffisantes pour qu’il soit possible de prendre des décisions bien informées sur l’acceptabilité de toute technique de géo-ingénierie potentiellement susceptible d’apporter une contribution significative à la limitation des transformations anthropogéniques du climat (…). Bien plus de recherches sur la faisabilité, l’efficacité, le coût, les impacts environnementaux et les conséquences potentielles de toutes ces méthodes sont nécessaires avant de pouvoir les évaluer correctement”.

Pour certains cependant, même ces formulations prudentes vont déjà trop loin. Pour le groupe écologiste et activiste ETC : “toute expérience grandeur nature n’est rien moins que de la géopiraterie ; elle devrait donc être tout bonnement interdite”. Même l’idée de recherches “fondamentales” supplémentaires serait anathème :“La science est l’opium du décideur politique. Elle n’est jamais indépendante des valeurs et d’un contexte politico-économico-écologique. Au cours de la dernière décennie en particulier, les relations denses et imbriquées qui lient la science au monde des affaires, à la politique et à la société en général ont été mises en lumière, mettant fin à l’ère de “la foi aveugle envers les hommes en blouse blanche”.”

Pour ETC, toute idée, d’une pratique de la géo-ingénierie susceptible de nous faire gagner du temps est une simple manœuvre pour nous permettre de continuer à polluer plus, malgré l’insistance des auteurs du rapport (mais aussi de gens comme Cascio ou Loveloc, comme nous l’avons vu dans la première partie) sur la nécessité de mettre tout en œuvre pour éviter la pollution carbonique : il ne s’agit pour ETC que d’une excuse, d’une précaution oratoire, un “conte de fées”.

Même en dehors de groupes intransigeants comme l’ETC, nombreux sont ceux qui soulignent que le fait de s’interroger sur la possibilité d’utiliser la géo-ingénierie n’en vienne malgré tout à favoriser des attitudes imprudentes. Ainsi, Richard Jones, l’auteur de Soft Machines s’interroge sur les risques de hasard moral, expression d’assureur qui désigne le comportement de quelqu’un qui devient imprudent lorsqu’il pense bénéficier d’une protection relative. L’exemple type en est un motard qui va rouler plus vite parce qu’il possède un casque.

Comment la guerre du climat va commencer ?

Les effets des diverses techniques de manipulation du climat ne sont pas nécessairement distribuées de manière égale selon les régions du globe. Cela pourrait amener certaines nations à être “sacrifiées” pendant le processus. Par exemple, précise Jamais Cascio, l’envoi de sulfates dans la haute atmosphère pourrait laisser les températures estivales en Inde toujours aussi élevées, et même les augmenter ! … De telles conséquences impliquent que les techniques de géo-ingénierie pourraient, demain, être également utilisées comme armes.

Ce n’est pas la première fois qu’on essaie de manipuler le climat à des fins militaires. A la fin des années 70, l’opération Popeye lancée par le Pentagone avait déjà pour but d’augmenter la fréquence des moussons au Vietnam afin de gêner les partisans Vietcongs

Toujours selon Cascio : “L’usage offensif de la geo-ingénierie pourrait prendre plusieurs formes. La prolifération d’algues peut stériliser de vastes régions de l’océan, détruisant pêcheries et écosystèmes locaux. Le dioxyde de soufre peut provoquer des problèmes de santé s’il retombe de la stratosphère. Un projet envisage d’amener les eaux froides des profondeurs dans le but explicite de détourner la trajectoire des ouragans. Certains acteurs pourraient même développer des projets de contre-géo-ingénierie afin de ralentir ou altérer les effets d’autres entreprises.”

On le voit. Il suffirait d’un projet mal maîtrisé pour provoquer l’escalade.
Problème : la géo-ingénierie est accessible à (presque) tous !

Le problème du contrôle politique est accentué par le fait, que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, la géo-ingénierie ne coute pas si cher. Elle peut être entreprise unilatéralement par une petite nation, ou même par un individu très riche !

Du coup, pas la peine d’imaginer que le grand Satan américain serait seul à pouvoir se lancer dans l’entreprise démoniaque de changer le climat. Les initiatives peuvent venir de n’importe quelle nation, pour des motifs parfois futiles. La Chine avait ainsi sereinement envisagé en 2008 de manipuler la météo pour s’assurer que les Jeux olympiques de Pékin se déroulent agréablement sans chute intempestive de pluie ! Des canons étaient pointés vers le ciel, prêts à projeter sur les nuages de l’iodure d’argent et de la glace afin de faire tomber la pluie avant qu’elle n’inonde le stade. Les chercheurs chinois, sous la houlette de Zhang Qian, à la tête du Bureau de modification du Temps, envisageaient également d’injecter dans les nuages de l’azote liquide, afin de réduire la taille des gouttes d’eau, car plus celles-ci sont petites, moins la pluie à de chances de se produire.

Autre exemple, tout récemment, une compagnie nommée Climos s’est lancée dans une expérience de fertilisation des océans avec le soutien des gouvernements indiens et allemands. Le but était d’ensemencer avec des particules métalliques un espace de 300 km² près de l’Antarctique. Cette expérience pourtant limitée dans l’espace et le temps avait suscité inquiétude et contestation dans les milieux écologistes, car elle allait, selon eux, à l’encontre d’une directive de la conférence de l’ONU sur la biodiversité, qui avait décidé en 2008 d’un moratoire sur la fertilisation des océans. Cela n’a finalement pas empêché l’expédition d’avoir lieu, et, au final, les adversaires de la géo-ingénierie ont dû plutôt être satisfaits par les résultats des chercheurs, puisqu’il semble avoir été établi à cette occasion que l’efficacité de cette technologie dans le domaine de la réduction du CO² atmosphérique était en réalité négligeable.


Image : La capture du carbone par la technologie de fertilisation conduite par l’expédition Polarstern de Climos au large de
l’archipel du Crozet s’est révélée beaucoup moins efficace que prévue, rapporte Wired.

Suite de la partie 3 : http://www.internetactu.net/2009/11/13/geo-ingenierie-l%E2%80%99ultime-recours-33-ultimes-precautions/

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