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Sites archéologiques de Santorin : Fouilles d’Akrotiri

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Robot U&P
Robot d'animation

Nombre de messages : 4530

Sites archéologiques de Santorin : Fouilles d’Akrotiri

Message par Robot U&P le Mar 9 Mar - 12:11

(Source : santorini.com, trad. jsf)

Les fouilles à Akrotiri ont découvert certaines des plus importantes habitations préhistoriques de la mer Egée. La première habitation sur ce site date du néolithique tardif (au moins le 4ème siècle avant J.-C.)

Durant le début de l’Âge de Bronze (3ème millénaire avant J.-C.), une implantation non négligeable fut fondée et durant l’Âge de Bronze Moyen et Tardif (20ème-17ème siècles avant J.C.) il fut étendu et progressivement en un centre urbain et port majeur de la mer Égée.

L’étendue importante de cette implantation (20 hectares), le systèmes de drainage élaboré, les bâtiments multi-étages sophistiqués ayant de magnifiques peintures murales, mobiliers et vases, montre son développement et sa prospérité importante.


Localisation d’Akrotiri

Les objets divers importés, trouvés dans les bâtiments, montrent le large réseau et ses relations externes. Akrotiri était en contact avec la Crète mais communiquait aussi avec la Grèce continentale, l’archipel du Dodécanèse, Chypre, la Syrie et l’Egypte.

La vie de la ville s’est arrêtée brutalement au dernier quart du 17ème siècle avant J.C. lorsque les habitants furent obligés de l’abandonner après des tremblements de terre violents. Une éruption volcanique suivit. Les matières volcaniques couvrent presque toute l’ile et la ville elle-même, mais ont cependant protégé les bâtiments et leur contenu, comme à Pompeii.


Professeur Spyridon Marinatos - Archéologue : 1969 premières étapes des fouilles

Les preuves de la présence humaine à Akrotiri apparurent d’abord à la seconde partie du 19ème siècle. Cependant, les fouilles systématiques commençèrent bien plus tard, en 1967, par le professeur Spyridon Marinatos sous la tutelle de l’Archaeological Society at Athens. Il a décidé de fouiller à Akrotiri dans l’espoir de vérifier son ancienne théorie publiée en 1930 selon laquelle l’éruption du volcan Thira était responsable de la chute de la civilisation minoenne. Depuis sa mort en 1974, les fouilles ont continué sous la direction réussie du professeur Christos Doumas.


Plan d’Akrotiri

Les bâtiments les plus importants du site sont :


Déesse assise

Xeste 3 : Large édifice, d’au moins deux étages, avec quatorze chambres à chaque étage. Certaines chambres étaient reliées par de multiples portes et décorées de peintures murales magnifiques. Dans l’une d’elle se trouvait un "bassin lustral", qui est considéré comme un endroit sacré. On pourrait dire que Xeste 3 était utilisé pour réaliser une sorte de rituel.


Fresque des antilopes


Singes bleus

Secteur B : Comprend peut-être deux bâtiments séparés, l’un attaché à l’autre. Du premier étage du bâtiment ouest, provient les fameuses peintures murales des antilopes et des lutteurs. Le bâtiment Est contient la “Fresque des Singes”, une composition de singes grimpant sur les rochers près d’une rivière.


Fresque des papyrus

Maison des femmes : Ce grand bâtiment à deux étages fut nommé selon la fresque des Femmes et des Papyrus (Cyperus Papyrus), qui décorait son intérieur. La caractéristique architecturale la plus intéressante du bâtiment est un puits de lumière construit en son centre.


Frise de la flottille miniature


Fresque du pêcheur


Flottille

Maison de l’Ouest : Un bâtiment relativement petit, mais bien organisé. Au rez-de-chaussée se trouvent des magasins, ateliers, une cuisine et une fabrique-moulin. Le premier étage est occupé par de spacieuses pièces utilisées pour des activités de tissage, une pièce pour le stockage, principalement des vases en terre cuite, un lavabo et deux chambres, l’une près de l’autre, embellie de magnifiques peintures murales. La première est décorée par les deux fresques des pêcheurs, la fresque de la jeune Prêtresse et la fameuse frise de la flottille miniature. Cette dernière s’étend sur tous les quatre murs et montre un voyage par-delà la mer, au cours duquel la flotte visite plusieurs ports et villes.


Personnage masculin en procession

Xeste 4 : Un magnifique bâtiment à trois étages, le plus grand qui a été mis à jour jusqu’à présent. Toutes ses façades sont revêtues de blocs rectangulaires en pierre de taille ou de tuff. les fragments de fresque qui ont été mis à jour jusqu’ici font partie d’une composition qui ornait les murs de chaque côté d’un escalier à l’entrée du bâtiment, dépeignant des personnages masculins de taille nature grimpant les marches en procession. C’était de toute probabilité un bâtiment public, à en juger de ses dimensions anormalement grandes, de son extérieur impressionnant et de la décoration de ses murs.

Une chambre du bâtiment Est est décorée par la fresque du printemps : l’artiste représentait avec une sensibilité particulière un paysage rocailleux, planté de fleurs de lys, entre lesquelles des hirondelles volent de diverses manières. Des tablettes de l’écriture Linear A ont été récemment découvertes dans le même bâtiment. Tous les quatre bâtiments ont conduits à des découvertes intéressantes comme des poteries importées abondantes, des pierres précieuses et des objets en bronze.



Plus d’informations sur Akrotiri sur ce lien.

On doit la découverte des premiers vestiges d’Akrotiri à l’ouverture d’une carrière à l’occasion des travaux du canal de Suez, en 1860. En effet, les pierres ponces de l’île avaient été choisies par les ingénieurs de Ferdinand de Lesseps pour réaliser les parois du canal. Les fouilles systématiques ne démarrèrent cependant qu’en 1967 sous la direction de l’archéologue grec Spyridon Marinatos. Il mit à jour l’une des plus grandes sociétés égéennes du IIe millénaire avant notre ère, société qui apparaît avoir été fortement influencée par la civilisation minoenne présente en Crète à la même époque.

Des fouilles partielles avaient été réalisées entre 1895 et 1903, par l’archéologue allemand Hiller von Gaertringen, qui a dirigé une étude remarquable de la ville de Théra. À l’écart de la ville, il exhuma le principal édifice pré-héllénique de la ville, le temple d’Apollon Karnéios, ainsi que la palestre et l’aire sacrée qui les relie, remontant au VIe siècle av. J.-C..

Les signes les plus anciens d’occupation humaine remontent au néolithique tardif (IVe millénaire av. J.-C. ou plus tôt), et vers 2000 – 1650 av. J.-C. Akrotiri devint un des ports égéens majeur de l’âge du bronze. Certains des objets archéologiques qui y furent retrouvés provenaient en effet non seulement de la Crète voisine, mais également d’Anatolie, de Chypre, de Syrie, d’Égypte, du Dodécanèse et de Grèce continentale. Il a quelque 3 600 ans, une éruption désintégra le centre de ce territoire jadis circulaire. Elle ensevelit sous des tonnes de cendres la cité cosmopolite d’Akrotiri et provoqua un raz de marée qui détruisit les villes crétoises, anéantissant pratiquement la civilisation minoenne. Akrotiri est-elle à l’origine de la légende de l’Atlantide ?

Depuis le début des fouilles en 1967, le site a révélé des détails fascinants sur la vie urbaine pendant la période minoenne. Cette cité, dont l’architecture élaborée et les fresques remarquables démontrent un haut niveau de civilisation, fut figée dans le temps par la terrible éruption du volcan de l’île (comme Pompéi et Herculanum lors de l’éruption du Vésuve en -79 )

Beaucoup d’objets et d’installations, abandonnés par leurs propriétaires, demeurent visibles : l’absence de restes humains semble indiquer que les habitants eurent amplement le temps de fuir avant la catastrophe.

On pénètre dans la ville par son artère principale bordée de boutiques et d’entrepôts commerciaux : de grands vases de terre cuite, ou pithos, ont été découverts à cet endroit. Certains contenaient encore des traces d’huile d’olive, de poisson ou d’oignon.

Près de la sortie, la grande place triangulaire, dont les bâtiments sur deux étages délimitent un vaste espace de rassemblement, donne un aperçu de la taille et du caractère très urbain d’Akrotiri.


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