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Deux beaux salopards

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Robot U&P
Robot d'animation

Nombre de messages : 4530

Deux beaux salopards

Message par Robot U&P le Mar 16 Fév - 16:04

(Source : Vieux-jade.com)

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L’histoire offre parfois des ressemblances intrigantes lors de la reproduction d’événements éloignés dans le temps mais voisins dans le déroulement. Voici deux histoires de trahison, l’une très connue, puisqu’il s’agit de celle de Jésus-Christ par Judas, qui ne sera qu’évoquée, l’autre celle du dernier Parfait cathare Guillaume Bélibaste par le notaire Arnaud Sicre :

« Alors l’ennemi de Dieu, Satan, fit des corps d’homme dans lesquels il enferma ces esprits. (...). Ces esprits, quand ils sortent des tuniques, c’est à dire d’un corps, se sauvent tous nus, apeurés, et ils courent si vite, que si un esprit était sorti d’un corps à Valence et devait entrer dans un autre dans le comté de Foix, et qu’il plût abondamment sur tout le parcours, c’est à peine si trois gouttes de pluies l’atteindraient. Courant ainsi apeuré, il se pose dans le premier trou vide qu’il peut trouver, c’est à dire dans le ventre de tout animal qui porte un embryon encore sans vie : chienne, lapine, jument, ou n’importe autre animal, ou encore dans le ventre d’une femme, de telle sorte cependant que si cet esprit a mal agi dans son premier corps, il s’incorpore dans le corps d’une bête brute ; si au contraire il n’a pas fait de mal, il entre dans le corps d’une femme. Ainsi les esprits s’en vont de tunique en tunique jusqu’à ce qu’ils entrent dans une belle tunique, c’est à dire dans le corps d’une homme ou d’une femme qui a l’entendement du bien, que dans le corps ils soient sauvés, et qu’après être sortis de cette belle tunique, ils retournent au Père saint ».

Voilà comment Bélibaste voyait l’existence de l’âme humaine, dans une étonnante continuité avec les thèses de l’Orphisme : « Quand l’âme des bêtes et des oiseaux ailés a jailli hors du corps... elle voltige là-même, inutile, jusqu’à ce qu’un autre animal la ravisse, mêlée au souffle de l’air... Les mêmes, dans les demeures, deviennent les uns des pères et pères et fils et épouses aux beaux atours et mères et filles, par des générations qui se succèdent l’une l’autre... L’âme humaine, selon de certains cycles de temps, passe dans des animaux, de celui-ci en celui-là ; tantôt elle devient un cheval, tantôt un mouton, tantôt un oiseau terrible à voir... ou bien elle rampe sur la terre divine, rejeton des froids serpents ».

En italien, bastare signifie suffire, et Bel, Belenos, Belisama, son aspect féminin, est le dieu gaulois de la lumière. « Dieu suffit ».

Au printemps de 1321, au terme de la destruction de la société languedocienne et du massacre de milliers d’amants de la Lumière, il est dénoncé par un certain Arnaud Sicre, faux-frère uniquement désireux de récupérer son matrimoine confisqué en échange de ce forfait. Cet homme jusque là hésitant entre spiritualité et opportunisme et que l’histoire décrit comme un peu lâche sera brûlé la même année au château de Villerouge-Termenès, résidence de l’archevêque de Narbonne, sans avoir abjuré, ayant retrouvé toute sa dignité.

Cet assassinat signe la mort de l’église cathare occitane.

Il y a une vingtaine d’années, ayant remarqué la ressemblance entre ce patronyme Sicre, et le surnom de l’apôtre qui est censé avoir livré le Christ, Judas Iscariote, d’autant que les deux ont commis un crime identique, j’en avais informé l’historienne du catharisme Anne Brenon, par l’envoi d’un petit courrier à son éditeur, resté sans réponse. Peu importe. Maintenant que je m’y repenche, je trouve à nouveau que la ressemblance saute aux yeux et mérite d’être exposée :

« Les Zélotes (ou zélés, Qiniim en hébreu, de qina, jaloux, exclusif, sur la racine QYN, Caïn), sont les groupes qui combattent le pouvoir romain les armes à la main pendant la Première Guerre judéo-romaine. Révoltés au départ contre le recensement de Quirinius, qui permet l’impôt « par tête », ils se radicalisent et finissent par s’attaquer aussi bien à leurs compatriotes jugés timorés ou soupçonnés de collaborer avec les Romains, qu’aux païens qui - pensent-ils - souillent la Terre promise par leur seule présence. Selon les évangiles synoptiques, Judas l’Iscariote, dernier des douze Apôtres, assurait le rôle de trésorier. Le surnom de d’Iscariote est généralement traduit par l’homme de Qeriyyot, localité du pays de Juda, dont parle le livre de Josué 15(25). Mais il est également probable que le mot vienne du mot sicaire (du latin sicarius, le porteur de dagues), les sicaires étant un autre surnom des Zélotes. », dit Wiki.

Selon le site « Les Amis du Sabarthez » :

« Pour récupérer les biens de sa mère qui avait été spoliée comme tous les hérétiques, Arnaud Sicre joua un rôle d’agent double, de taupe, profitant de ses anciens amis pour s’immiscer à l’intérieur du dernier réseau de parfaits existant et capturer Guilhem Bélibaste. Pour mener à bien son forfait, il demande aux derniers croyants Tarasconnais où il pourrait trouver des parfaits en Espagne. Abusant de la renommée de sa mère auprès de la communauté cathare, il se glisse dans les maisons des derniers chrétiens et obtient d’eux ce qu’il voulait savoir : Il reste un Parfait en Catalogne, Guilhem Bélibaste. Ce Guilhem n’a pas la vocation ni le charisme d’un Pierre Authié, il est rustre et peu instruit et s’est engagé dans la foi cathare pour échapper à l’archevêque de Narbonne qui le poursuit pour meurtre. Mais pour Arnaud Sicre la capture de Bélibaste va le restituer dans ses droits pour la succession de sa mère et c’est tout ce qui lui importe. Pour arriver à ses fins, il use de stratagèmes, d’artifices et de fourberies (notamment la ruse pour emmener Bélibaste sur les terres de Castelbon qui appartenaient au comte de Foix afin de le faire arrêter en est un exemple) ».

Une belle saloperie, un coup de poignard dans le dos. Sicre portait bien son nom. Infortuné l’animal qui a par la suite logé sa vilaine âme. Pauvre bête.

L’exécré Sicre et l’Iscariote sont deux visages du traître éternel, descendants du meurtrier Caïn (je n’invente rien, c’est Wiki qui le mentionne). Si la réalité de la vie du Christ est parfois mise en doute, celle de Bélibaste est copieusement avérée par de nombreux documents originaux et ressemble à une confirmation et à une répétition de la première.

Deux crapules au nom identique d’assassin ont à 13 siècles d’écart envoyé à la mort deux Parfaits qui se dressaient et parlaient contre le mensonge et la crapulerie des pouvoirs en place, religieux et politiques.

Cette histoire se produit chaque jour. Et se reproduira jusqu’à ce qu’enfin « le nombre des âmes de ceux qui ont été égorgés pour la parole de Dieu et le témoignage rendu, et de leurs compagnons d’esclavage et leurs frères fût au complet » (Apocalypse de Jean, 6.9-11).

On aimerait bien que ça ne tarde pas trop.
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