Ufologie & Paranormal

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Maisons hantées : Entretien avec un Exorciste

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Schattenjäger
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Maisons hantées : Entretien avec un Exorciste

Message par Schattenjäger le Dim 11 Oct - 19:20

Entretien avec un Exorciste

Crains dans le mur aveugle un regard qui t’épie

Gérard de NERVAL

Entretien exclusif avec Monseigneur Franck-William SCHAFFNER



Enquêtant sur les phénomènes de hantise, que j’ai personnellement connus et reconnus à maintes reprises, mes recherches m’ont permis de rentrer en contact avec cet homme, véritable puits de culture et gentillesse.
Docteur en théologie, Archevêque Primat de l’Ordre Religieux de Saint André, Supérieur Général de l’Eglise Catholique Gallicane de France et surtout : Evêque exorciste.

Je vous livre ici le fruit de ces étonnants échanges.


Claude Jousseaume : Monseigneur, que pouvez vous dire sur les maisons hantées ?

Monseigneur SCHAFFNER : Dans l’enseignement de la tradition religieuse et dans l’expérience de la vie ecclésiastique, le phénomène des maisons hantées est vieux comme le monde, et les exemples ne manquent pas depuis des siècles pour attester la véracité de cette évidence.

C.J. : Certes, mais comment vous définissez ces phénomènes ?

Mgr : Dans la tradition religieuse, on distingue au niveau de l’exorcisme les cas relevant des phénomènes de la possession de l’envoutement et de l’obsession. Les cas de maisons hantées relevant des événements liés à l’obsession sur le plan religieux. Bien sur de nombreux films grand public comme le très justement nommé « l’exorciste », sans oublier, « la malédiction », « Damien » et « Amityville » ont popularisé dans l’inconscient collectif ces phénomènes ; mais en les déformant de façon à produire sur le plan cinématographique les effets recherchés, ce qui a pu soit effrayer, soit interroger mais dans tous les cas interpeller.
En fait, la réalité est à la fois plus vraie que ces films ne l’ont exposée, mais mois théâtrale, car par définition ces manifestations occultes ou étrangers n’ont pas pour effet de semer la peur ; mais c’est en investiguant ou en essayant de les contrer que l’on rencontre des difficultés qui déclenchent des phénomènes qui déstabilisent.
Pour en revenir aux maisons hantées, objet de votre questionnement, il faut observer avec sagacité les phénomènes qui se produisent dans un lieu, en analysant tous les paramètres qui permettent d’éliminer toutes les causes physiques, psychologiques ou scientifiquement avérées, avant de conclure à la manifestation de forces occultes.
Ensuit, une fois établie, avec tous les paramètres étudiés, la réalité du fait, il convient de l’évaluer et à cet effet la religion dispose de critères et de moyens d’investigations que je suis amener à utiliser dans le cadre de mon ministère ecclésial et épiscopal.*Les géobiologues ainsi que les métaphysiciens connaissent bien le phénomène de rémanences, par d’ailleurs étudiés par des scientifiques dans le cadre de recherches en parapsychologie, mais que le tradition religieuse place au cœur même des phénomènes liés à l’obsession et attachés à des lieux où l’empreinte d’un défunt s’exprime par des manifestations bien précises.
C’est le fait de relier ces phénomènes à l’effet de rémanence d’un lieu qui permet d’identifier une manifestation occulte qualifiée d’obsessionnelle, laquelle par sa prégnance permet à des personnes douées de perceptions cognitives de les déceler avec tous les signes sur leur corps qui attestent de la modification d’un champ magnétique, par la présence d’entités relevant du monde des désincarnés, de l’astral ou des autres plans parallèles à notre monde tangible et qu’on appelle l’au-delà.

C.J. : C’est bien intéressant mais pour un néophyte, plus prosaïquement c’est quoi une maison hantée ?

Mgr : Une maison dite hantée comme son nom l’indique selon l’expression populaire subit une hantise, soit la présence d’un défunt mal désincarné qui peut occasionner des manifestations paranormales. C’est la première phase.
Mais aussi une maison peut-être maléficiée, c'est-à-dire maudite avec prononciation adéquate de formules ancestrales de malédiction et donc être désignée à des entités du bas astral, à des esprits des règnes inférieurs dit infra-terrestres ou même à des esprits démoniaques. C’est la deuxième phase.
Egalement une maison peut avoir été le témoin de scènes d’une telle atrocité, d’une telle sauvagerie, que les lieux (meubles, objets meublants, tentures, rideaux jusqu’au plancher et même les murs) en sont tellement imprégné qu’ils agissent sous certaines conditions comme des miroirs en renvoyant comme par écho des ondes qui ne sont que la mémorisation des atrocités enregistrées par cette maison. Et à des dates anniversaires ou plus sensibles liées à la modification du champ magnétique et de l’activité géodésique du lieu, ces ondes porteuses de la mémoire du lieu entrent en résonance vibratoire avec le champ magnétique des visiteurs ou éventuels acquéreurs et lis ressentent vibratoirement la perturbation du lieu avec les phénomènes qui s’y rattachent. C’est la troisième phase liée à la rémanence du lieu.

CJ. : Fort bien en ces trois cas précis, comment agissez-vous en tant qu’exorciste qualifiée pour libérer les lieux ?

Mgr : Dans la première phase, il s’agit simplement d’une imprégnation d’une âme errante ou souffrante qui revient sur les lieux où elle était attachée par des souvenirs d’une grande force d’émotion ou d’une douleur. En ce cas, il convient de célébrer la messe des défunts en neuvaine, puis de procéder à l’exorcisme et à la bénédiction de la maison, avec un suivi sur le plan spirituel pour accompagner l’âme errante dans son trépas (les 3 pas) qui consiste à sortir du trouble émotionnel d’esprit récemment désincarné, puis de la détacher du lieu par des prières et rituels appropriés pour ensuite la faire changer de plan vibratoire, c'est-à-dire qu’elle doit quitter le monde des incarnés, passer les différents plans de l’astral et retrouver ses guides de Lumière et son Saint Ange Gardien qui la conduiront hors des plans terrestres et astraux dans ce que l’Eglise appelle la demeure du Père Eternel ou le Royaume de Paix, d’Harmonie, d’Amour et de Lumière que l’on a popularisé par le mot de Paradis.
Dans la deuxième phase, c’est plus compliqué, car il faut d’abord désimprégner le lieu avant de le nettoyer au sens spirituel et vibratoire sinon cela revient. Pour ce faire avec la radiesthésie et quelques fois le concours d’une personne dotée de facultés cognitives (comme les chamans par exemples ou plus prosaïquement certains médiums à effets physique ou spirites. A ce sujet, écoutez ma conférence sur les 7 degrés de la médiumnité), on arrive à localiser la prégnance du lieu, à établir son origine et le lien humain qui est rattaché à son action occulte pour établir la chaîne et la briser en amont et en aval, afin que les esprits invoqués ne puissent plus se manifester ou être réappelés, et que ceux qui ont fait cette profanation ne puissent plus être en demeure de la reproduire dans ce même endroit. Si cela vous intéresse je donne les rituels dans mon livre « l’Exorcisme Médecine de L’Ame » paru aux éditions jacques GRANCHER en 1991. Ensuite, il faut exorciser er bénir les lieux comme précédemment mais avec des variantes en adaptant le rituel le plus approprié pour la circonstance. Cela représente plusieurs semaines de travail tout de même et demande une technique rituélique bien en main pour éviter de prendre le choc en retour de l’opération.

Dans la phase trois, c’est encore plus compliqué, car nous avons à faire à des égrégores constitués auxquels se rajoute un mémoire qui au prorata des années, voire des siècles écoulés s’est à l’instar d’une pile qui est chargée, imprégnée au-delà du lieu même en absorbant les énergies alentour et cela constitue un champ vibratoire d’une grande force qu’il faut nécessairement appréhender avec prudence. En ce cas précis, je peux opérer en triangle avec trois de mes prêtres commençant le rituel approprié à une heure d’intervalle, et moi au milieu faisant office d’accumulateur pour de l’intérieur fragiliser ce champ d’énergie néfaste et le fragmenter puis le dissoudre selon la ritualité religieuse en usage dans ce genre de cas extrêmement fatiguant qui demande concentration, énergie, précision, et persévérance. Les risques de choc en retour sont nombreux si l’on ne sait pas se protéger et les conséquences tant pour la santé que pour les phénomènes étranges et dérangeants qui s’en suivent sont rédhibitoires pour tout néophyte qui s’engage dans cette terra incognita. Je le répète, ces cas sont réservés à des initiés dans la religion où l’occultisme qui sont habilités à les traiter, sinon danger absolu pour les apprentis sorciers.

C.J. : Ce n’est pas une sinécure de tout repos d’être exorciste ?

Mgr : A l’instar d’un guerrier qui défend sa patrie en cas de conflit armé, un exorciste est un combattant qui appréhende le monde invisible, les esprits et ressent les champs énergétiques avec toutes les hiérarchies vibratoires qui le composent ; et il détermine avec précision si les cas auxquels il est confronté relèvent de l’envoutement, de l’obsession, de la possession ou uniquement du paranormal sans connotation occulte ou maléficiante. En outre, l’humilité est de règle car on découvre des égrégores de personnes ou de lieu qui interpellent la conscience humaine. La création divine est harmonisée entre deux pôles à l’instar du jour et de la nuit il y a le bien et le mal et ceux qui le servent, mais les esprits angéliques et les esprits démoniaques peuvent soit invoqués, soit évoqués avec les conséquences bonnes ou mauvaise que cela engendrera. Et puis, il y a les bricoleurs de l’occulte qui achètent des livres et dans leur coin font leur petite cuisine avec imprudence. Alors le fait de croire en Dieu, d’être relié à un égrégore de Lumière par la fréquentation d’un lieu de culte ou d’un enseignement d’école de sagesse et de bien se comporter est une base. Etre doté de facultés cognitives en est une autre et maîtriser les rituels avec leurs conséquences vibratoires sur la conscience et le karma de l’évolution spirituelle en est une autre encore plus indispensable avant d’oser s’attaquer à ces forces obscures mais bien présentes. Dans tous les cas, il faut demander la guidance spirituelle et se rappeler que nous ne sommes que des créatures humaines, et qu’entre nous et le Créateur de l’Univers il existe un nombre infini de hiérarchies et de mondes inconnus ; alors ayant la sagesse d’élever notre conscience vers les hauteurs célestes par des comportements qui ennoblissent l’humanité et fassent descendre Paix, Harmonie et Amour en nous et autour de nous.


Claude JOUSSEAUME : Merci Monseigneur SCHAFFNER de ce magnifique exposé

Monseigneur : Merci à vous Claude et surtout j’espère avoir intéressé vos lecteurs.

Depuis Plaute dans sa Mostellaria jusqu‘a nos jours les manifestations de hantises n’ont jamais cessées d’interpeller les hommes. Certaines demeures seraient donc un réceptacle d’énergie ou se mélangerait souffrance douleur, et surtout envie de ne pas disparaître dans ce que certaines âmes désincarnées prennent souvent pour le néant, victimes de leurs peurs. La lecture du Bardo-Thodol nous apprend les difficultés rencontrée par l’esprit du défunt : As-tu reçu l'enseignement du sage guru initié au mystère du bardo ? Si tu l'as reçu, rappelle-le à ta mémoire et ne t'en laisse pas distraire par d'autres pensées. Conserve fermement ton esprit lucide. Si tu souffres, ne t'absorbe pas dans la sensation de la souffrance. Si tu éprouves un reposant engourdissement d'esprit, si tu te sens t'enfoncer dans une calme obscurité, un apaisant oubli, ne t'y abandonne pas. Demeure alerte…Tes consciences se séparent de ton corps et vont entrer dans le Bardo. Fais appel à ton énergie pour les voir en franchir le seuil en ta pleine connaissance. La clarté fulgurante de la Lumière sans couleur et vide va, plus rapide que l'éclair, t'apparaître et t'envelopper. Que l'effroi ne te fasse point reculer et perdre conscience. Plonge-toi dans cette lumière. Rejetant toute croyance en un ego, tout attachement à ton illusoire personnalité, dissous son Non-être dans l'Etre et sois libéré. Peu nombreux sont ceux qui, n'ayant pas été capables d'atteindre la Libération au cours de leur vie, l'atteignent à ce moment si fugitif qu'il peut être dit sans durée. Les autres, sous l'effet de l'effroi ressenti comme un choc mortel, perdent connaissance.

Et se réveillent peut-être dans un univers sensible et étrange, qu’ils ne connaissent pas ou plus. Ni tout à fait mort ! Ni tout à fait vivant ! Les manifestations que ces désincarnés provoquent ne seraient alors que les cris d’effroi d’enfants qui tremblent devant le terrible inconnu et réclament assistance
.
Et c’est là qu’interviendra l’exorciste véritable pontife au sens latin du terme permettant tel un guide indiquant un gué, le passage souverain vers la Grande Lumière des âmes souffrantes enfin libres !
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Re: Maisons hantées : Entretien avec un Exorciste

Message par Passiflore le Lun 12 Oct - 12:47

Dans la première phase, il s’agit simplement d’une imprégnation d’une âme errante ou souffrante qui revient sur les lieux où elle était attachée par des souvenirs d’une grande force d’émotion ou d’une douleur.

J'ai du mal à croire que quelqu'un qui a souffert à tel endroit y reste attaché...
Normalement, les fantômes hantent les lieux où ils ont été heureux, ce qui est normal, car ils restent humains, même désincarnés !
Mais je vois mal un homme demeurer, après sa mort, dans la cellule où il était prisonnier . Il faudrait être masochiste pour rester sur les lieux de son calvaire !
Selon moi, s'il se produit des phénomènes dans des endroits où il s'est passé des choses terribles, l'explication est ailleurs.
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Re: Maisons hantées : Entretien avec un Exorciste

Message par Schattenjäger le Lun 12 Oct - 18:05

Normalement, les fantômes hantent les lieux où ils ont été heureux, ce qui est normal, car ils restent humains, même désincarnés !
Certains disent qu'ils se trouvent sur les lieux de leur mort, en attendant de comprendre qu'ils le sont.
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Re: Maisons hantées : Entretien avec un Exorciste

Message par Passiflore le Lun 12 Oct - 18:12

C'est quelquefois vrai dans le cas d'une mort violente, car la personne n'a pas eu le temps de se préparer à sa mort.
Une fois désincarné, on n'a plus la même notion du temps, ni la même vision des choses, et ce que l'on croit prend l'apparence de la réalité.
La vision du monde qui nous entoure reflète notre état d'esprit, et donc n'est pas toujours fidèle à ce qui est.
C'est d'ailleurs le cas avec certains de ceux qui font un voyage astral, et qui racontent des histoires extravagantes...
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