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L'incident de la passe Dyatlov

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Schattenjäger
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L'incident de la passe Dyatlov

Message par Schattenjäger le Dim 30 Aoû - 16:20

En février 1959, dans les Monts Oural en Union Soviétique, dix jeunes étudiants de l’Institut Polytechnique de l’Oural, 8 garçons et 2 filles menés par Igor Dyatlov, se lancèrent dans une randonnée à ski de deux semaines. L’un d’entre eux tomba malade et du rentrer : ce devait être le seul à revenir vivant.

Des semaines plus tard, les corps des neuf victimes furent retrouvés dispersés sur les collines glacées. Certains ne portaient que leur linge de corps, d’autres des morceaux de vêtements de leur camarade. Deux présentaient des blessures à la tête, deux autres de graves blessures internes à la poitrine. L’une des jeunes femmes n’avait plus de langue. Mais aucun d’entre eux ne portaient les marques de traumatismes externes. Des traces de radioactivité furent par la suite retrouvées sur certains vêtements, et, plus étrange encore, les proches des victimes témoignèrent lors des enterrements que leur peau présentait un hâle orangé et leurs cheveux une couleur grisâtre…



Igor Dyatlov, février 1959

En 1959, l’U.R.S.S. était dans une phase de dégel : après des années de répressions, le nouveau secrétaire du Parti Nikita Khrouchtchev relâchait un peu la pression stalinienne sur les populations. Avec la fin des années d’austérité, une des activités à la mode était le tourisme sportif, un mélange de randonnée, de ski et de découverte des endroits sauvages de l’Union Soviétique. Ce genre d’expédition était particulièrement apprécié des étudiants, leur permettant de se retrouver entre eux loin des contraintes étatiques.

Dyatlov et ses 9 compagnons avaient organisé leur randonnée au début de l’année 1959. Au départ de Sverdlosk, aujourd’hui Ekaterinbourg, à 1 900 km de Moscou, ils devaient atteindre le mont Otorten dans la partie septentrionale des Monts Oural, puis longer les montagnes vers le sud sur une centaine de kilomètres et enfin rejoindre la rivière Lozva avant de retourner vers leur point de départ. Cet itinéraire était classé en catégorie III - la plus dangereuse en cette saison - mais pour ces randonneurs endurcis cela n’avait rien d’exceptionnel.

En dehors de Dyatlov, respecté pour son expertise dans le ski de fond et l’alpinisme, le groupe était composé de Georgy Krivonischenko (24 ans), Yury Doroshenko (24 ans), Zina Kolmogorova (22 ans), Rustem Slobodin (23 ans), Nicolas Thibeaux-Brignolle (24 ans), Ludmila Dubinina (21 ans), Alexander Kolevatov (25 ans), Yuri Yudin et Alexander Zolotaryov (37 ans). Ils étaient tous étudiants de l’Institut et membres expérimentés du club de tourisme sportif, à l’exception de Zolotaryov, un guide professionnel qui avait rejoint cette randonnée pour s’entraîner et obtenir un diplôme d’instructeur.

Le 23 janvier 1959, les 10 randonneurs prenaient le train vers Ivdel, puis le camion vers Vizhay, le dernier village habité avant les collines de l’Oural. Le 27 janvier au matin, le groupe chaussait les skis et débutait son périple vers le mont Otorten. Le lendemain, Yudin devait rebrousser chemin suite à des problèmes de santé, laissant les neuf autres continuer sans lui. La suite des événements suivant son départ a pu être reconstituée d’après le journal et le rouleau de photographies retrouvés ensuite par les sauveteurs près de leur dernier campement.



Dubinina embrasse Yudin avant son retour

Dyatlov est à l'arrière-plan

Au cours des jours suivants, les neuf randonneurs traversèrent des paysages de collines glacées et de lacs gelés en suivant les pistes des Mansi, les habitants originels de la région. Le 31 janvier, ils atteignirent la rivière Auspia où ils établirent un camp de base pour entreposer de l’équipement et de la nourriture avant l’ascension de la montagne. Le 1er février, ils commencèrent leur progression le long de la passe vers le mont Otorten. Ils semblent avoir dévié de leur route, sans doute à cause d’une aggravation des conditions météorologiques, pour se retrouver sur les pentes de la montagne Kholat Syakhl à une altitude d’environ 1 100 m. Vers 17h, ils dressèrent leur campement pour passer la nuit : ils se trouvaient alors à environ 15 km de leur destination, et à 1,5 km à peine d’une forêt qui aurait pu leur fournir un bien meilleur abri.

Les dernières notes du journal indique que le groupe avait bon moral. Le jour suivant, ils avaient prévu de continuer 10 km vers le nord avant de retourner vers leur camp de base.



Le 1er février, les randonneurs dressent leur camp

Selon l’itinéraire laissé au club de tourisme sportif, les randonneurs devaient être de retour le 12 février à Vizhay, d’où ils enverraient un télégramme pour prévenir qu’ils étaient bien arrivés. Mais Dyatlov avait prévenu qu’ils pourraient avoir quelques jours de retard. Ce n’est que le 20 février que l’Institut donnait l’alerte et envoyait une équipe de secours. Devant l’absence de traces, l’armée fut alertée et dépêcha sur place des moyens aériens. Le 26 février, un pilote repéra le campement et les secours arrivèrent sur le site du Kholat Syakhl.

Ils découvrirent que le campement était abandonné mais toutes les affaires du groupe, y compris les chaussures, avaient été laissées sur place. La tente était à moitié effondrée et couverte de neige : elle avait été découpée de l’intérieur avec des entailles assez larges pour laisser sortir une personne. Des empreintes de pas furent retrouvées dans la neige profonde de 1 m : elles étaient encore assez bien conservées pour montrer qu’elles avaient été laissées par des personnes en chaussettes, avec une seule chaussure, voire même pieds nus. Il n’y avait pas de traces de lutte ou d’autres passages, et pas d’autres traces des randonneurs.



Découverte du campement le 26 février

La piste des empreintes descendait du camp en suivant la pente, mais elle disparaissait après 500 m. C’est à 1,5 km de la tente que devaient être trouvés les deux premiers corps. Georgy Krivonischenko et Yury Doroshenko, pieds nus et simplement habillés de leurs sous-vêtements, furent découverts à l’orée du bois, en dessous d’un grand pin. Leurs mains portaient des signes de brulures et les restes d’un feu se trouvaient non loin. Des branches du pin étaient cassées jusqu’à 5 m de hauteur, laissant à penser qu’un des étudiants avaient pu y grimper.



Le grand pin

Trois-cents mètres plus loin se trouvait le corps de Igor Dyatlov, sa main crispée sur une branche et le visage tourné en direction du camp. En direction de la tente, 180 m plus loin, les sauveteurs trouvèrent Rustem Slobodin, et à 150 m de lui, Zina Kolmogorova : tous deux semblaient avoir essayé de ramper vers le campement avec leurs dernières forces.

Les médecins-légistes déterminèrent qu’ils étaient tous les cinq morts d’hypothermie. Seul Slobodin présentait d’autres blessures que ses mains brûlées : il avait un traumatisme crânien, qui ne devait pas être considéré comme la cause de son décès.

Il fallut deux mois pour localiser les quatre derniers skieurs. Le 4 mai, leur corps furent retrouvés sous 4 m de neige dans un ravin de la forêt, à 75 m du grand pin. Nicolas Thibeaux-Brignolle, Ludmila Dubinina, Alexander Kolevatov et Alexander Zolotaryov avait succombé de mort violente : Tibeaux-Brignolle souffrait d’une fracture du crâne, Dubinina et Zolotarev d’un enfoncement de la cage thoracique. Dubinina n’avait plus de langue. Cependant, les corps ne présentaient pas de blessures externes.

Il était aussi visible que certains d’entre eux avaient du récupérer une partie des vêtements des autres pour se protéger du froid. Certains habits portaient des traces de déchirures, comme s’ils avaient été retirés de force. Zolotaryov portait le manteau et le chapeau de fourrure de Dubinina, alors qu’elle même avait les pieds enveloppés dans des morceaux du pantalon de laine de Krivonishenko. Thibeaux-Brignolle portait deux montres à son poignet : une affichait 8h14, l’autre 8h39.

Malgré les nombreuses questions laissées sans réponses, l’enquête devait être clôturer à la fin du mois. Certains documents furent classés Confidentiels et la zone fut interdite aux randonneurs pendant les 3 ans qui suivirent.



Equipe de recherche en mai 1959

En dépit des efforts des autorités pour garder le silence sur cette affaire, la disparition des neuf jeunes randonneurs suscita une vague d’émotion dans la région. Depuis, de nombreuses personnes ont essayé de comprendre ce qui s’était passé sur la pente du Kholat Syakhl dans la nuit du 1er au 2 février.

Une des premières pistes explorées par les enquêteurs fut celle d’une attaque par des nomades d’une tribu locale, les Mansi, pour punir une intrusion sur leurs territoires sacrés. Cette hypothèse se basait sur un précédent datant des années 30s, où des chamans Mansi étaient supposés avoir noyé une géologue russe pour avoir escaladé une montagne considérée comme interdite par la tribu.

Pourtant, si les collines de l’incident sont connues dans le folklore mansi, il ne s’agissait pas de terres sacrées. Par une coïncidence curieuse, Otorten signifie en langue mansi "n’allez pas là bas" et Kholat Syakhl, "la montagne des morts". Mais il s’agit plus de rappeler des accidents anciens que d’une sinistre malédiction. En outre, le village Mansi le plus proche se trouvait à 80 – 100 km plus à l’est ; la tribu avait de bonnes relations avec les autorités russes et n’avait pas pour habitude de se rendre dans la région du Kholat Syakhl en hiver, quand le climat était trop rude pour l’élevage de rennes ou la pêche.

D’autres hypothèses suggérant que le groupe aurait pu rencontrer des bandits ou des prisonniers en cavale furent aussi rapidement abandonnées, les pisteurs n’ayant relevé autour du campement que les traces des randonneurs. De plus, le docteur Boris Vozrozhdenny, qui avait examiné les corps, devait déclarer qu’il ne pensait pas que les blessures soient d’origine humaine parce que les impacts étaient trop forts et les tissus externes n’avaient pas été endommagés. Selon lui, c’était l’équivalent d’un accident de voiture.

D’autres théories plus fantastiques furent échafaudées. Dans leur journal, un passage a alerté les cryptozoologues : de ce jour, nous savons que les hommes des neiges existent. Ils peuvent être rencontrés dans le nord de l’Oural, près de la montagne Otorten.

Les légendes sur les abominables hommes des neiges abondent dans le folklore russe, mais il existe aussi de nombreux témoignages contemporains. Appelé Almas ou Kaptar, on les localise plutôt dans les montagnes du Caucase ou dans les steppes mongoles. Il était donc facile pour certains d’imaginer que ce serait une rencontre avec ces créatures qui aurait fait fuir en pleine nuit les étudiants, et que les blessures mortelles auraient été infligées par des anthropomorphes à la force surhumaine.

Pourtant, il ne semblait pas y avoir de traces de lutte autour du camp, et si les pisteurs n’avaient pas trouvé d’autres empreintes que celles des randonneurs, on peut douter que les traces d’hommes sauvages leur aient échappé. En outre, si les blessures étaient la conséquence d’un combat, il y aurait eu d’autres marques externes et ce n’était pas le cas. Quand au passage du journal de marche, vu son ton humoristique, il faudrait plutôt y voir une plaisanterie des randonneurs se moquant d’eux mêmes.



Les pentes du Kholat Syakhl

Le mystère des évènements de la nuit du 1er au 2 février 1959 sur les pentes du Kholat Syakhl restait entier : qu’est-ce qui avait pu pousser 9 randonneurs expérimentés à abandonner leur camp avec autant de précipitation, dans des conditions climatiques si difficiles qu’ils ne pouvaient ignorer qu’ils risquaient leur vie ?

L'article Wikipedia (anglais)

L'album photo (russe)
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Schattenjäger
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Re: L'incident de la passe Dyatlov

Message par Schattenjäger le Dim 30 Aoû - 16:23

Compte-tenu des éléments étranges, une autre approche fut envisagée dès 1959.


Igor Dyatlov, janvier 1959

A cette date, cela fait deux ans que l’Union Soviétique a placé le premier satellite artificiel dans l’espace à partir du cosmodrome de Baïkonour. Deux ans plus tard, Yuri Gagarin deviendrait le premier homme envoyé dans l’espace. De nouvelles technologies étaient développées et mises à l’essai dans un climat de secret typique de la Guerre Froide.



L’enquête officielle fut rapidement clôturée et, quand des journalistes et des parents cherchèrent à consulter ses éléments, ils s’aperçurent que certains documents n’étaient plus disponibles, peut-être classés secrets. De nombreuses personnes commencèrent à croire que la mort des jeunes randonneurs auraient pu avoir une origine humaine : ils auraient été les victimes des suites d’un test militaire.

C’est en particulier la conviction de Yuri Yudin, le seul rescapé. Sa conviction se fonde sur les éléments révélés au public lors du ré-examen du dossier en 1990 par des journalistes locaux.

Quand la mission de secours arriva sur le site du dernier campement, un des sauveteurs portait un appareil de mesure (dosimètre ou compteur Geiger selon les sources) qui détecta un quantité inhabituelle de radioactivité. Des traces de radioactivité devaient être aussi détecté sur certains vêtements des randonneurs.


Equipe de recherche, février 1959

Le dossier comprenait également plusieurs témoignages signalant des phénomènes lumineux étranges dans la région en février et mars 1959, avec des observations particulièrement nombreuses autour du 17 février. Un témoignage particulièrement important est celui d’un autre groupe de randonneurs, des étudiants en géographie, qui se trouvaient à 50 km au sud du groupe de Dyatlov la nuit du 1er février : ils déclarèrent avoir vu cette nuit-là des sphères lumineuses oranges, des boules de feu, flotter en direction du mont Kholat Syakhl.

Yudin aurait également eu accès à des documents militaires montrant que l’armée aurait lancé une enquête dès le 6 février, soit 14 jours avant la découverte du dernier campement. Il pensait également que les militaires étaient arrivés plus tôt : ayant du identifier tous les objets trouvés sur le site, il n’avait pas pu se prononcer sur une paire de lunettes, une paire de skis et un morceau de tissus ressemblant à ceux portés par les soldats.

Cependant la thèse de l’accident militaire souffre de nombreuses faiblesses. Les différentes équipes qui se succédèrent sur le site de février à mai 1959 ne relevèrent que les empreintes laissées par les étudiants, ni signes d’explosion, ni traces non identifiées. En 2007, une nouvelle recherche permettait de retrouver de nombreux débris métalliques, mais ceux-ci sont selon toute vraisemblance beaucoup plus récents, remontant probablement aux années 1970s quand fut mise en place une route aérienne au-dessus des montagnes de l’Oural.

Au moment de l’incident, la base aérienne la plus proche se trouvait près de Sverdlosk, soit à 600 km des pentes du Kholat Syakhl : à cette époque, aucun appareil n’avait une autonomie de vol de plus de 200 km. Un engin balistique tiré depuis le cosmodrome de Baïkonour aurait pu atteindre le nord de l’Oural, mais les archives indiquent qu’il n’y avait pas d’activités à ce moment. Le cosmodrome de Plesetsk se trouve plus près mais les premiers tests remontent à juillet 1959 et il ne fut déclaré opérationnel que le 15 décembre 1959.

La radioactivité détectée sur le site peut aussi être expliquée. En 1958, soit quelques mois avant le drame, un accident nucléaire majeur avait eu lieu à Sverdlovsk : une fuite dans un réacteur avait provoqué la création d’un important nuage radioactif qui s’était répandu sur la région. Quant à la radioactivité retrouvée sur les vêtements, il s’agissait de traces détectées sur le manteau en fourrures de Dubinina qui pourrait provenir de ses actvités d’étudiantes dans un laboratoire de l’Institut Polytechnique de l’Oural.

Malgré ces éléments, il ne faut pas oublier que la ville de Sverdlovsk était une cité fermée, partie intégrante du complexe militaro-industriel soviétique. En 1960, c’est en survolant le district de Sverdlovsk que fut abattu l’avion espion américain U-2 : selon la thèse officielle, il fut descendu par des salves de 14 missiles antiaériens, missiles qui ont du être déployés et testés.



Une autre hypothèse a été avancée par des proches de Dyatlov et des randonneurs chevronnés. Une coulée de neige aurait pu frapper le campement au milieu de la nuit, paniquant les étudiants au point de découper la tente et de fuir en toute hâte dans l’obscurité. Ils se seraient regroupés ensuite autour du grand pin, essayant d’allumer un feu pour survivre au froid. En escaladant l’arbre pour couper des branches, Slobodin serait tombé de 3 – 4m de hauteur, se blessant à la tête : ce serait compatible avec les traces relevées sur le tronc et l’examen de sa blessure.

Constatant qu’il ne s’agissait pas d’une grosse avalanche, Dyatlov, Slobodin et Kolmogorova auraient essayé de rejoindre leur campement pour récupérer du matériel de survie, malheureusement en vain.

Menacés par le froid et ne voyant personne revenir, Thibeaux-Brignolle, Dubinina, Kolevatov et Zolotaryov auraient décidé de rejoindre leur camp de base. Epuisés, ils auraient progressé dans l’obscurité jusqu’aux abords d’une ravine, peut-être partiellement cachée sous la neige. Selon un membre de l’équipe de secours, la hauteur de la ravine variait entre 3 et 5 m dans la zone où furent découverts les skieurs ; la pente avait une inclinaison d’environ 30 à 40° ; la pente opposée était plate ; la largeur de cette ravine était d’environ 40 m ; il est fort possible que les blessures relevées aient été provoquées par une chute soudaine.


Les sauveteurs et la ravine où furent découverts 4 corps

Restés près du feu, Krivonischenko et Doroshenko auraient vainement tenté de l’alimenter avant de succomber au froid…

L'aspect bizarre des corps, qui avait choqué des proches, pourraient s'expliquer par leur exposition prolongé aux conditions hivernales de l'Oural. de fait, les photographies des corps ne semblent pas révéler une allure anormale.

Cette théorie semble apporter une solution logique et plausible à l’incident. Pourtant, persiste certaines zones d’ombre.

Les différentes équipes qui se sont succédées sur les lieux n’ont relevé aucun signe d’avalanche. La tente, les empreintes laissées par les randonneurs et même les corps découverts entre le pin et le camp n’avaient été recouverts que par une couche de neige superficielle.

Les conditions propices à une avalanche se trouvent surtout en période de redoux, ce qui n’était pas le cas en février 1959. Il faut aussi des pentes assez raides, alors que la zone du campement était entourée de collines avec des pentes de l’ordre de 23 –25°, un endroit assez propice pour qu’un groupe de randonneurs expérimentés y dresse un campement.

Même si une avalanche s’était produite, les données géophysiques montrent qu’elle serait passée loin de la tente.

Enfin, au cours de la centaine d’expéditions sur ce secteur qui ont suivi l’incident, il n’a jamais été fait mention d’une avalanche…



Krivonischenko, Dubinina, Zolotarev et Kolmorogova, janvier 1959

Que s’est-il alors passé en février 1959 sur les pentes du mont Kholat Syakhl ? Il n’est pas encore possible de le dire avec certitude. Mais l’histoire tragique des neuf étudiants ne sera pas oublié : l’endroit où ils ont trouvé la mort a été renommé Passe de Dyatlov.

Site complet sur l'incident (anglais)

Site plus critique (anglais)
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