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Conscience de la mort et créativité

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Schattenjäger
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Conscience de la mort et créativité

Message par Schattenjäger le Ven 14 Aoû - 11:54

La créativité a permis à l’homme, depuis Homo Sapiens, une accélération fantastique de son évolution en doublant l’évolution biologique de l’évolution culturelle. L’évolution biologique est extrêmement lente et procède par sauts qualitatifs qui sont, sans doute, le résultat du croisement de potentiels de hasards et de nécessités. L’évolution culturelle est quasi exponentielle, chaque terme rendant le suivant plus proche et plus probable. De la maîtrise du feu à la maîtrise de l’uranium il y a un battement de cil en terme d’évolution.

Les premières traces de créativité apparaissent, aussi bien sur le plan de la technique que de l’art, au même moment que les premières sépultures. La créativité serait ainsi liée à la conscience de la mort que l’homme semble être le seul à posséder. L’angoisse de la connaissance de sa propre fin est un facteur déterminant du développement humain.

Ajouter de l’information à la matière

Tailler un silex pour le rendre coupant et pointu c’est ajouter de l’information à la matière inanimée, c’est transformer un caillou en arme, en couteau, entre les deux il y a de l’intelligence, le passage de l’un à l’autre c’est la créativité. La créativité semble toujours répondre au besoin de calmer l’angoisse de la mort, aujourd’hui plus que jamais. La pierre taillée a permis de lutter contre le danger de mort des grand fauves et de lutter contre la famine par une chasse plus efficace. Les peintures rupestres de Lascaux et d’Altamira sont toujours là, des milliers d’années après la disparition de leurs auteurs. Aujourd’hui, si l’on a fait reculer de façon considérable l’immédiateté du danger de mort, l’angoisse de la mort, toujours présente, demeure un moteur de la créativité, même si son expression a changé. Très tôt les sociétés organisées ont su canaliser à leur profit cette énergie par des idéologies, religieuses, économiques ou politiques ce qui leur a permis de garder le contrôle de leurs populations. La créativité était ainsi habillement détournée de son objectif individuel pour être dirigée sur des axes collectifs qui ne risquaient pas de remettre en cause les fondements de la société. C’est ainsi que l’on a fait des croisades, que l’on a construit des cathédrales, que plus tard on a construit des usines, et aujourd’hui, les hypermarchés qui sont les temples de la société de consommation où l’on apprend à se libérer, très provisoirement, de l’angoisse de mort en se noyant dans une consommation inutile (quoique pas pour tout le monde !). On invente l’airbag ou le frein à disque pour lutter contre les dangers de la route, mais d’abord et avant tout pour lutter contre la chute des ventes et la mort d’une marque ! La vraie créativité, celle dont nous aurions besoin pour passer à un niveau supérieur d’organisation du monde, ne peut quasiment plus s’exprimer sans être immédiatement récupérée et transformée à son profit par le système, elle ne peut le faire qu’à son propre compte, or des structures économiques et sociales existantes...

Le terme "créativité" est absent du Larousse en 3 volumes de 1972, et dans le Dictionnaire Hachette de 1992, vingt ans plus tard, la définition évoque, de façon lapidaire, la capacité de créer, d’inventer. Et créer c’est "tirer du néant, donner l’être à" ...

Sortir du néant

Créer, c’est sortir du néant. Notre cerveau ne cesse de mettre de l’ordre, de tirer du néant, le monde qui se présente à nous. L’hémisphère droit capte en permanence des millions de perceptions dont la grande majorité n’est pas traitée, seules quelques informations jugées utiles sont prises en compte et émergent au conscient via l’hémisphère gauche. L’hémisphère droit aime traiter les systèmes complexes, pas l’hémisphère gauche, et les informations qui lui parviennent doivent avoir une cohérence acceptable pour lui. C’est ainsi que nous créons en permanence, sans le savoir, de façon complètement inconsciente, une vision du monde dans laquelle il nous est possible de vivre. Toutefois cette perception du monde n’est pas la réalité, ce n’en est qu’une image partielle, une interprétation.

Voir l’inconnu

"Créer c’est tirer du néant" le néant étant, ici, ce qui ne nous est pas accessible, perceptible, intelligible. Le créateur est en quelque sorte celui qui s’aventure dans la zone d’ombre de la réalité. Il nous donne à voir une facette du monde jusque là inconnue, non parce qu’elle n’existe pas, mais parce que nous ne sommes pas à même de la percevoir. Notre hémisphère droit nous donne accès à une perception globale du monde, mais nous le voyons un peu comme si nous étions très myopes, nous en gardons une sensation générale sans en percevoir les détails. Les créatifs, en développant leur faculté de perception, se dotent de lunettes qui leur permettent d’accéder aux détails qui ne nous sont pas perceptibles. Pour eux comme pour nous, tant que la perception reste au niveau de l’hémisphère droit elle n’est pas directement disponible, elle demeure dans l’ordre de la rêverie vague, il faut un véritable effort pour la concrétiser. Là il y a plusieurs voies.

Se connecter avec l’hémisphère droit

Soit l’expression de la création se traduit directement dans un domaine de compétence de l’hémisphère droit, comme le dessin ou la musique, soit elle fait l’objet d’une traduction de l’hémisphère gauche. Dans le dessin, par exemple, l’expression créative n’a pas besoin de passer par l’analyse et le contrôle de l’hémisphère gauche pour exister, au contraire, moins ce dernier interviendra plus l’expression sera vivante. Dans le cas de l’écriture, au contraire, le créateur devra s’immerger dans la vision que lui propose l’hémisphère droit et la faire accéder à l’état de conscience, par une traduction de l’hémisphère gauche, une mise en forme de l’image en langage. Dans les deux cas, le créatif devra trouver le moyen de se connecter directement avec son hémisphère droit, ce qui correspond, la plupart du temps, à faire taire son l’hémisphère gauche, à lui faire lâcher prise du contrôle permanent qu’il exerce autrement, et à rester dans cet état particulier tout au long du processus de création.
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Schattenjäger
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Re: Conscience de la mort et créativité

Message par Schattenjäger le Ven 14 Aoû - 11:55

Le rituel comme mode d’accès

Si tout le monde rêve, tout le monde ne traduit pas ses rêveries en création, et, sans justifier forcément tous les excès, il semble bien indispensable pour les créatifs de retrouver à chaque fois un état particulier qui leur permet d’exercer leur art. Le moyen d’y parvenir est différent pour chacun. La plupart du temps, la connexion avec l’hémisphère droit se fait au travers de rituels. Tel écrivain doit tailler deux ou trois crayons de papiers, et les disposer selon un ordre précis par rapport à la feuille blanche avant de pouvoir écrire le premier mot, tel peintre doit se préparer pendant une heure avant de pouvoir toucher son pinceau, en écoutant un morceau de musique précis, en se préparant un thé, en s’habillant avec des vêtements spécifiques. Tel photographe va user plusieurs pellicules avant de commencer à faire une vraie photographie. Tous ces rituels, abondamment décrits dans les biographies des grands artistes, témoignent de la difficulté que tous éprouvent à trouver cet état spécifique qui leur permet d’exercer leur talent. Le rituel, nous l’avons vu, est un type d’expression qui permet de traduire l’énergie brute d’une forme de violence profonde de l’individu dans une dimension sacrée. La violence, le sacré sont des domaines de compétence de l’hémisphère droit. Dans ce cadre le rituel sert à conjurer la crainte fondamentale de tout artiste de ne plus avoir accès à son talent. C’est une sorte de superstition qui n’épargne aucun auteur, même ceux qui sont conscients de l’absurdité de la chose. Par ailleurs, le rituel est répétitif et cet aspect est très important dans le rôle qu’il joue pour faire capituler l’hémisphère gauche, très peu patient, et laisser s’exprimer l’hémisphère droit.

L’intuition

Le processus créatif n’est pas une exclusivité du domaine de l’art tel que nous le définissons. Beaucoup de savants disent avoir eu, comme dans un rêve, l’intuition ou l’image soudaine de la solution à un problème qu’ils cherchaient depuis longtemps. Cette solution se présente à eux en un instant, elle est évidente et globale. Elle est de type intuitive. Il leur faut ensuite des semaines, des mois et parfois des années pour démontrer avec les mots de la logique et de la raison, avec l’hémisphère gauche, ce que l’hémisphère droit leur a révélé en une fraction de seconde. C’est ainsi, par exemple, qu’Auguste Kékulé découvre en 1865 la structure de la molécule de benzène à la suite d’un rêve où il voyait une chaîne d’atomes de carbone se refermer sur elle même "comme un serpent se mort la queue". La molécule de benzène est en effet composée de six atomes de carbone disposés en cercle. C’est en prenant un bain qu’Archimède poussa son fameux cri : "Eurêka" lorsqu’il compris en une fraction de seconde que l’on pouvait calculer le poids d’un objet par le volume d’eau qu’il déplace.

Les nombres premiers

Les jumeaux suivis par Oliver Sacks, considérés comme autistes avec un QI de 60, jubilaient en échangeant des nombres premiers de 12 chiffres qu’aucun ordinateur de l’époque ne pouvait calculer. Ils étaient incapable d’effectuer l’addition la plus simple, et encore moins une soustraction, une multiplication ou une division. Pourtant, Sacks raconte qu’une des premières fois qu’il les vit dans son cabinet, une boite d’allumette se renversa sur le sol. Aussitôt les jumeaux se penchèrent sur les allumettes répandues et dirent instantanément :"111", puis se regardant en souriant, expression très rare chez eux, l’un dit :"37, 37" et l’autre ajouta :"37". Sacks ramassa les allumettes et en dénombra 111, il lui fallu plusieurs minutes pour effectuer l’opération. Les jumeaux les avaient dénombrées en un dixième de seconde, sans avoir besoin d’y toucher, d’un seul regard, et ils avaient décomposé le nombre trouvé en un produit de nombres premiers : 3 et 37. Les autistes, plus que quiconque, sont des obsessionnels de l’ordre. L’expression d’un chaos, comme des allumettes renversées, peut être une source d’angoisses très profondes pour eux. Pour se protéger ils sont capables d’inventer des stratagèmes extrêmement sophistiqués. Il leur faut à tout pris tirer un ordre du chaos. Les jumeaux de Sacks déchiffrent le monde à l’aide de nombres premiers, ils mettent de l’ordre en déchiffrant l’accident comme 3 groupes de 37 allumettes. Mais c’est assurément aussi une approche de leur cerveau qui leur permet en un coup d’oeil de déceler l’harmonie du monde et d’en jubiler. Ce qui prend des proportions dramatiques chez les autistes ou les obsessionnels n’en est pas moins vrai pour chacun d’entre nous. Quelque chose en nous ne supporte pas le désordre, le chaos, le néant. Notre Hémisphère gauche passe son temps à nous proposer des explications du monde, les "images du monde", qui nous donnent la sensation de l’ordre, de la continuité, de la stabilité. Une autre partie de notre cerveau nous donne sûrement à voir le monde comme une harmonie, mais cette perception atteint très rarement la conscience.

Traduire la vision

On pourrait, sans doute aujourd’hui, proposer une approche de définition de la créativité comme étant le passage au conscient, la mise à jour pour tous, et non plus pour soi seul, du décryptage du monde. Pour créer, il n’est pas suffisant d’avoir accès à la vision, encore faut il faire l’effort de la traduire dans le conscient, dans un aller et retour permanent d’intuitions et de compréhensions. Les créatifs sont, dans tous les domaines d’activité, ceux ou celles qui ont des structures cognitives souples, c’est-à-dire capable de s’adapter facilement aux changements, variations de mode, modifications de stimuli etc. et de les traduire dans un conscient lisible, compréhensible par tous. Ce sont ceux dont "l’image du monde" consciente, celle que propose l’hémisphère gauche, est capable de voler en éclats avec joie pour se reconstruire sur les nouvelles bases proposées par la vie et directement perçues par l’hémisphère droit. Etre créatif c’est en quelque sorte permettre que le conscient élaboré par l’hémisphère gauche soit en permanence nourri par les images de l’hémisphère droit. L’hémisphère droit est en effet capable de visualiser intérieurement une image qui n’est pas directement accessible dans le présent. C’est l’imaginaire. Cette capacité, a priori, accessible à tout le monde, nécessite d’être développée, travaillée et nourrie en permanence pour devenir un vrai talent, et ceci dès le plus jeune âge. Le directeur artistique va analyser le monde en termes esthétiques, le compositeur va percevoir le monde à travers les sonorités de la vie quotidienne, et les souvenirs du "nez" seront peuplés de parfums inaccessibles aux autres. Chacun dans son domaine aura développé, très tôt, une acuité de perception hors du commun, il va voir, entendre, sentir des choses que les autres ne perçoivent pas. Cette finesse particulière de perception n’est toutefois pas suffisante pour devenir acte de création. Il faut encore, par une alchimie originale, réussir à la concrétiser dans une oeuvre, un livre, une mise en page, un parfum, une architecture ou une symphonie de façon à la rendre perceptible à tous.

Notre société qui traite tout par la raison, la logique, la séquence temporelle, a considérablement développé le mode de traitement cérébral de l’hémisphère gauche, comme le montre de façon dramatique notre système éducatif. Le mode de l’hémisphère gauche, devenu dominant, inhibe totalement ou partiellement le traitement de l’information de l’hémisphère droit. Jerre Levy, un chercheur américain, pense même que le système éducatif de son pays, de la maternelle au doctorat est susceptible de détruire complètement l’hémisphère droit. L’hémisphère gauche semble ne jamais récupérer complètement d’une longue période d’inactivité. On connaît les conséquences d’une pratique insuffisante des facultés verbales et arithmétiques qui, passé l’adolescence, peuvent rester un handicap à vie. Comme Betty Edwards dans son livre "Dessiner avec le cerveau droit", on peut se demander ce qu’il advient de l’hémisphère droit qui lui ne bénéficie d’aucune pratique dans le système éducatif actuel.

Esotérisme, la connaissance cachée.

Les récentes découvertes sur les fonctions cognitives de l’hémisphère droit donnent un éclairage nouveau sur ce que l’on appelle l’ésotérisme. L’Astrologie,on l’oublie très souvent, fut jusqu’à la fin du moyen âge enseignée à la Sorbonne. L’Eglise fit tout pour mettre cet enseignement à l’index, et réussit. Pendant des siècles la transmission de ce savoir se fit de maître à élève, sous le sceau du secret, mais n’en continua pas moins à exister et se développer. L’ésotérisme a pris, dès lors, le sens de connaissance secrète, destinée aux initiés. L’ésotérisme n’est pas une connaissance secrète, mais une connaissance voilée, cachée, non par un quelconque pouvoir magique mais par une difficulté naturelle d’appréhension. Dans l’astrologie, par exemple, il y a deux types de savoir à maitriser, l’un est purement arithmétique, logique, rationnel et scientifique, c’est l’ensemble des règles qui permettent de construire un thème. Il s’agit là typiquement de données que l’hémisphère gauche sait parfaitement maitriser. L’autre type de savoir de l’astrologie est de type symbolique, c’est l’ensemble des interprétations que donne l’astrologie des signes, des maisons et des planètes.Si l’hémisphère gauche peut tout à fait gérer, organiser et classer ces différend éléments, ce type de langage , nous l’avons vu, parle surtout à l’hémisphère droit. Ces deux types de savoir sont indispensables pour pratiquer l’astrologie, mais ils ne suffisent pas à faire un astrologue. Les interprétations par ordinateur sont un excellent exemple de ce principe. L’ordinateur va traiter les données par itérations successives, les unes après les autres, il va pouvoir rapprocher deux voir trois données, planète, signe, maison mais ne saura pas replacer l’aspect qu’il étudie dans le contexte général du thème. Pour faire un astrologue il faut deux hémisphères qui communiquent bien. L’hémisphère gauche va construire le thème, repérer les aspects, les classer par importance, l’hémisphère droit, lui, va gérer la complexité des intéractions des aspects entre eux, tout en restant dans le contexte du thème. Cet aspect des choses est déjà difficile à atteindre car pour y arriver il faut que l’hémisphère gauche laisse l’hémisphère droit travailler ce qu’il ne fait jamais vraiment avec plaisir. Le traitement de l’hémisphère droit va donner à l’astrologue une sorte de vision générale qu’il va devoir ensuite analyser avec le langage, la parole ou l’écrit, et ce nouveau passage, ce retour, de l’hémisphère droit à l’hémisphère gauche pour l’accès au discours cohérent n’est pas plus facile. On voit donc bien ici que c’est un aller retour permanent entre les deux hémisphères qui permet un bon travail astrologique, et l’on sait aujourd’hui que cette souplesse n’est pas acquise d’emblée, mais nécessite un très gros travail.
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