Ufologie & Paranormal

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« Bêtes Féroces » de France (Partie-1)

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Caparzo
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Nombre de messages : 436

« Bêtes Féroces » de France (Partie-1)

Message par Caparzo le Dim 3 Aoû - 15:08

Article écrit par Mikerynos
Introduction

De nos jours, des « Bêtes » apparaissent toujours dans les campagnes françaises, mais
elles ne tuent que des moutons ou d'autres animaux. La plus célèbre a été la Bête des
Vosges, en 1977. Chiens errants, fauves évadés, animaux dressés par de mauvais
plaisants, parfois loups sauvages, expliquent ces affaires.
Les vieux démons ne sont pas près de mourir. L'arrivée de loups italiens dans le Parc
National du Mercantour a provoqué une levée de boucliers de la part des éleveurs,
chasseurs, etc., qui n'ont pas craint d'invoquer la mise en danger de la vie... humaine.
Car une Bête monstrueuse, dans l'inconscient collectif, se profile toujours derrière les loups,
avec lesquelles elle n'avait pourtant rien à voir.



Il y a eu en France, au cours des siècles, d'autres affaires comparables, bien que moins
meurtrières. Leur solution est manifestement du même ordre.
Classiquement, donc, les loups étaient tenus pour les coupables. Or, tous les zoologistes
s'accordent à dire que le loup n'attaque pratiquement jamais l'homme. Bien au contraire, il le
fuit. Le thème du loup mangeur d'hommes étant essentiellement français, d'aucuns en sont
venus à imaginer que seuls les loups de France avaient manifesté un tel comportement ! De
même, le thème du loup-garou, homme changé en loup, est surtout français (nous avons vu
qu'il pouvait exister de vrais loups-garous, cannibales atteints de lycanthropie). Celui de la
Bête, qui recoupe ces deux thèmes, est également, nous l'avons dit, très français.
Bref, c'est la peur de la nature sauvage qui transparaît dans ces thèmes, une peur qui s'est
particulièrement cristallisée sur certaines espèces comme le loup.

Toute attaque animale qui échappe aux explications rationnelles suscite rapidement des
rumeurs. La bête du Gévaudan n’est pas le seul animal à avoir semé la terreur en France.
On peut citer la bête d’Evreux (1632-1633), la bête de Brives (1783), la bête du Cézailler
(1946-1951).

Les plus féroces semblent avoir été les bêtes de l’Auxerrois et du Vivarais. La première est
apparue en 1731 et a fait 28 victimes. Elle est décrite comme un tigre ou comme un loup.
nous faut signaler dès 1766 la « Bête féroce de Sarlat », dans le Périgord, dont la
particularité est de s'attaquer non aux femmes, mais aux hommes ! En 1814, c'est au tour de
la « Bête féroce d'Orléans » de connaître un certain succès : elle déchire et dévore les
pauvres habitants des campagnes, dévore des familles entières, abîme et détruit tout ce qui
se trouve à sa rencontre, et fait un carnage affreux, si l'on en croit la légende illustrant une
gravure de l'époque. On écrit même une complainte à son propos ; le style n'en est pas
génial, mais il nous faut imaginer l'effroi de l'auditoire qui entendait de pareils couplets.
La disparition officielle du loup date de l’année 1937 où « le dernier loup » fut abattu dans le
Limousin. Plus précisément, le loup a été présumé éteint en temps que « population
reproductrice » entre 1930 et 1939.

De 1818 à 1829, plus de 14.000 loups sont tués en France chaque année. C’est l’époque
d’apparition du fusil à percussion (1830), puis des fusils à répétition et à canon basculant.
Les armes à feu sont désormais très accessibles et performantes. Les loups sont alors tués
à plus de 100m de distance. Le nombre de permis de chasse délivrés ne fait que croître.
Parallèlement, l’usage du poison se répand parmi les chasseurs de loups : aconit tue-loup
ajouté à du verre pilé, des éponges frites et des bulbes de colchique, décoction de lichen de
mélèze, ciguë aquatique, noix vomique...

La « Bête » du Gévaudan.

C'est au début de l'été 1764 que la Bête faisait son entrée dans l'histoire, en s'attaquant à
une bergère des environs de Langogne, heureusement secourue par ses bœufs.
Dès lors, et durant trois longues années, la Bête allait semer la terreur dans toute une région
constituée essentiellement du Gévaudan, mais également d'une partie du Vivarais, de
l'Auvergne et du Rouergue, commettant des crimes plus odieux les uns que les autres.
En tout, ce sont quelques 250 attaques qui furent perpétrées, avec, pour résultat, plus de
130 morts, dont une quinzaine par décapitation, et 70 blessés. Les femmes et les enfants
constituèrent les proies privilégiées de la Bête ; néanmoins, il y eut plusieurs cas où ce furent
des hommes adultes qui subirent ses assauts et ne durent la vie sauve qu'à leurs armes ou
à l'arrivée de secours providentiels.
Aucun effort ne fut épargné pour venir à bout de la terrible Bête. C'est d'abord au Capitaine
Duhamel et à ses 56 dragons qu'incomba la tâche de tuer l'animal. Mais malgré toute leur
bonne volonté et l'organisation d'immenses battues réunissant jusqu'à 20.000 hommes, on
ne put que constater leur échec. Ils furent alors remplacés par Martin Denneval, le plus
grand louvetier du royaume, lui-même relevé, après avoir failli à sa mission, par François
Antoine de Beauterne, le lieutenant des chasses et porte-arquebuse du Roi Louis XV.
Finalement, c'est un chasseur local, Jean Chastel, qui mettra fin aux jours du monstre, lors
de la fameuse chasse du 19 juin 1767. Mais quel était donc ce singulier animal qui fut
pendant longtemps invulnérable aux balles et aux coups de lames ? Il est évidant de nos
jours qu’il ne s’agissait pas de loups.


Les « sœurs » de la Bête du Gévaudan.
Qui sans avoir connu la même renommée, ont néanmoins laissé des traces dans l'histoire de
France.
- La bête de Benais : 1633 - 1634
- La bête du Gevaudan : 1764 - 1767 (130 ans aprés Benais)
- La bête de Sarlat : 1766 (en même temps que le Gevaudan)
- La bête du Vivarais : 1809 - 1817 (53 ans aprés Sarlat et 55 ans aprés le Gevaudan)
- La bête de Venelles : 1819 - 1970 (2 ans aprés le Vivarais)



La « Bête » de Cinglais
Ou la « Bête de’Evreux »

Ayant établi son repaire dans le Calvados et dans la forêt de Cinglais à une quinzaine de
kilomètres au sud de la ville de Caen. En 1632, Elle ne tarde pas à semer la terreur et l’effroi
en Normandie où elle tue une quinzaine de personnes en un mois de temps. Ceux qui ont
réchappé à ses attaques meurtrières la décrivent comme ayant la forme d’un « Grand
dogue » très rapide et d’une agilité extraordinaire.
Son aventure se termine au bout d’an, après avoir fait plusieurs dizaines de victimes. La
« Bête » poursuivi pendant trois jours lors d’une battu ( de 5 à 6000 personnes) organisée le
21 juin 1633 par le Comte de la Suze, finira par succombé à un coup d’arquebuse.


La « Bête » de Benais.
Cette « Bête féroce dont personne ne connut le nom, mais d’une hardiesse et d’une férocité
inouïes » qui à sévit en Touraine, dans la forêt de Benais non loin de village du même nom,
et plus précisément dans les bois de Vau et de Moligeon situés dans la partie Nord de la
forêt de benais et situés sur la commune de continvoir.
Les premières attaquent débutes en 1693 et se répandent dans toute la région de Couléon à
Langeais, de la vallée de la Loire à Avrillé et ce jusqu’en 1694.
Les battues organisées à diverses reprises n’eurent guère de résultat. Le clergé local
multiplia les prières, et au début du mois d’Aout 1694 le carnage cessa.
Le nombre de ses victimes est de loin supérieur à celle de la « Bête du Gévaudant » (qui fit
en moyenne trois victimes par mois) puis qu’il y a eu 200 victimes en un an et demi, ce qui
représente une dizaine de morts par mois.
La Touraine à connut d’autres « bêtes » en 1751 dans le nord du département, en 1808
dans le Richelais et en 1814 sur la commune de Cravant-Les-Coteaux. Mais celles-ci, par
contre sont bien des loups.


La « Bête » de Trucy.
Appelée aussi « La Bête de l’Auxerrois » qui début du XVIIIe siècle, en 1731 apparaît
dans les bois, proche de Trucy situé au Sud d’Auxerre dans l’Yonne, une épouvantable «
Bête » qui va bientôt semer la terreur dans toute la région. Sa première attaque a eu lieu au
mois de novembre 1731, un garçon de 12 ans est attaqué près de Trucy-Yonne. Les
victimes vont se succéder. Les habitants ne sortent plus qu'armés de fourches. Louis XV fait
annoncer qu'il offre une prime de « 200 livres à celui qui tuera la Beste ».
A Mailly-la-Ville, le prédateur arrache des mains d'une nourrice un jeune enfant. Il ressort
que 17 victimes ont moins de 12 ans, en trois ans que dure l'affaire.Dès lors la « Bête » va
se livrer à un véritable carnage et le nombre des victimes ne cessera d’augmenter jusqu’en
1734, date à laquelle la « Bête » disparaîtra. On trouve en effet dans les registres de la
commune toute proche de Fouronne la mention suivante : "L'an de grâce 1732, fut dévorée
par une bête féroce Jeanne Bonnotte, âgée d'environ 13 ans" : c'est signé de Witie, prêtre,
curé de Fouronne.
En 1734 fut inhumé dans la paroisse de Mailly un enfant dévoré par les « bestes », âgé
d'environ six ans. Malgré les battues organisées et la prime de 200 livres offerte à quiconque
tuerait la bête, personne ne put découvrir son repaire. Elle dévora en trois ans une trentaine
de personnes. En 1817, une autre bête féroce terrorisa Mailly. Pour tenter de s'en
débarrasser, on plaça des moutons empoisonnés à proximité du lieu où elle accomplissait
ses tueries. On n'en entendit plus jamais parler et l'on pensa qu'il s'agissait d'un loup de
grande taille, particulièrement féroce.
Toutes les battues organisées pour mettre fin à cette hécatombe se solderont par des
échecs. Elle est décrite comme un tigre ou comme un loup. La « Bête » tuera 28 personnes,
dont 9 enfants, 9 femmes et 10 hommes. Elle ne fut jamais capturée ou tuée.
En 1817, cette même forêt de Trucy abritera une autre « bête mystérieuse » qui ne sévira
que quelques mois.


La « Bête » de Veyreau.
Région située non loin du Gévaudant, dans le « Causse Noir » contrée déserte et sauvage
faisant partie du département de l’Aveyron. Cette « Bête féroce qui rempli tous les habitants
d’une grande frayeur » sévit à partir de 1799 faisant des dizaines de victimes. Les
Caussenard avaient un moment, pensé qu’il s’agissait de la même « Bête » venue touf droit
de la Lozère commettre ses forfaits jusque chez eux.


La « Bête » du Vivarais.
Le Vivarais était, avant 1789, une province appartenant à la province de Languedoc. Elle
s'étendait sur un territoire correspondant, de façon approximative, au département de
l'Ardèche. Cette « Bête » ou encore appelée « Bête des Cevennes » sema la terreur aux
confins des départements de la Lozère, du Grand Gard et de l’Ardèche pendant plus de sept
ans, de 1809 à 1817.
Plus audacieuse que la « Bête du Gévaudant » elle n’hésitera pas à pénétrer jusqu'à
l’intérieur même des maisons. Elle est décrite comme un loup mais avec la taille d’un âne,
avec un pelage brun, une crinière noire et de grosses mamelles. Il s’agissait probablement
d’un fauve échappé d’un cirque. En tout, ce sont 29 personnes, principalement des femmes
et des enfants qui périrent officiellement sous ses dents meurtrières. Parmi les victimes de la
« Bête », six furent décapitées. Cette « Bête » ne fut jamais capturée ou tuée.


La « Bête » de Sarlat.
Périgord Noir, Dordogne.
La Bête de Sarlat, terrorisa le Périgord au XVIIIème siècle. Sa première apparition remonte à
mars 1766, elle commit alors une dizaine de meurtres dans les localités avoisinantes. On
imagine la terreur qu'elle provoqua. C'est à partir de cette époque que naquit son mythe
d'énorme bête assoiffée de sang humain.
Mais, au mois d'Août 1766, elle finit par être reconnue comme un loup porteur de la rage. Le
peuple ne suivit guère cette explication, il faut dire qu'entre temps, elle avait encore occis au
moins 18 personnes. On l'apercevait en tous lieux, même dans les venelles sombres de
Sarlat et, l'exasperation et la peur étant à leur comble, la légende de la Bête s'enfla à tel
point que les braves gens du pays n'osaient plus sortir à l'approche de la nuit tombante.
Dès lors, paysans et seigneurs se regroupèrent à plus d'une centaine de fusils et se mirent
en battue. La bête fut trouvée, pousuivie et tirée. Cette mort constatée par tant d'yeux réjouis
sembla débarrasser définitivement les gens de l'endroit de leurs craintes justifiées. Nous
savons bien que le loup et l'homme enragés, paraissent pris de folie ; écumant, bavant et
mordant ils sont terrifiants à voir et dangereux à approcher. Il n'empêche que le souffle de la
légende, point ne disparut et qu'à Sarlat et dans sa région, on parle encore de la Bête
comme d'un garou.


La « Bête » du Valais.
C'est en 1946 que la Bête baptisée aussi Monstre du Valais fit son apparition en Suisse. Le
26 avril, treize moutons furent découverts sans vie, égorgés. Un étrange rôdeur fut
immédiatement accusé du fait puis, très vite, ce fut un chien à qui on fit endosser la tuerie.
Ce chien errant et féroce révéla après avoir été abattu, qu'il avait une grande quantité de
laine dans son estomac. Et cela continua. Des semaines plus tard, en comptant un troupeau
sans gardien, on s'aperçut que plusieurs moutons manquaient à l'appel. C'est en juillet qu'un
nombre important de chèvres et de moutons disparut des pâturages de montagnes. Au fil
des mois il y eut de nombreuses disparitions d'animaux.
La presse s'empara de ces faits extraordinaires et à son habitude les monta en épingle. De
folles hypothèses furent lancées, successivement les auteurs des faits étaients des lynx, des
ours, des panthères, des fauves non identifiés échappés d 'un zoo et bien entendu de
loups... A l'époque aucune observation précise ne fut faite. Veaux, chèvres, disparaissaient
de plus belle. Des battues furent organisées sans succés. Au mois d'août, des patrouilles
composées de chasseurs et de gendarmes revinrent toutes bredouilles. Nouveauté, des
cochons disparaissaient aussi.
Alors on prit de grandes décisions. On fit venir des voyantes, des astrologues, qui assurèrent
que le coupable était un homme. Un radiesthésiste jura par son pendule qu'il avait localisé
sur une carte, la tanière du monstre.
En désespoir de cause on envoya, escorté de quelques gendarmes, un dompteur réputé
dans les alpages. L'homme de l'art prétendit avoir aperçu la Bête déclarant qu'il s'agissait
d'une créature jaunâtre, tachetée. Les gendarmes qui n'avaient rien vu ou si peu, rédigèrent
un procès-verbal reconnaissant que le monstre avait l'aspect d'une étrange panthère et qu'il
devait s'être enfui d'un zoo bombardé en Italie qui possédait, croit-on, de semblables bêtes.
A la suite du rapport on construisit des pièges et des trappes en quantité industrielle. Le
dompteur, devenu l'homme providentiel, imprégna ces appâts d'un philtre magique capable
d'attirer tous les fauves possibles, dans un rayon de 2 km. Et le bétail disparaissait.
Cela continua pendant toute l'année 1947. On demanda au zoo de Bâle des empreintes de
lion afin de les comparer à celles que laissait la peu identifiable Bête.
Bien que l'on ait tué quelques loups au passage, l'affaire tomba en quenouille et l'épais
mystère qui la recouvrait ne fut jamais éclairci que par des solutions aussi peu probantes
que fumeuses. Un gros loup dont rien ne prouva qu'il était mélé à l'histoire fut tué. On dit
alors que l'énigme était officiellement résolue mais tout continua comme avant.
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