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Le mouvement de grève contre les réformes de Darcos/Pécresse s’étend... (silence des médias)

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Schattenjäger
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Le mouvement de grève contre les réformes de Darcos/Pécresse s’étend... (silence des médias)

Message par Schattenjäger le Sam 14 Mar - 11:28

Des manifestants ont défilé dans 21 villes, contre les réformes de Xavier Darcos et de Valérie Pécresse. C’est la deuxième plus importante mobilisation depuis le début du mouvement.

Entre 30.000 personnes selon la police et 60.000 selon les organisateurs ont de nouveau défilé, mercredi 11 mars, dans 21 villes, pour protester contre les réformes dans l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche, selon un décompte des bureaux de l’AFP. Tous les personnels de la maternelle à l’université étaient appelés à se mobiliser, pour la sixième journée de manifestations du mouvement entamé début février, par la FSU (première fédération de l’Education) et une intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche et de la coordination nationale des universités. Il s’agit de la deuxième journée ayant rassemblé le plus de manifestants, après celle du 10 février (43.000 à 100.000 personnes). Les autres journées avaient rassemblé 30.000 à 53.000 personnes le 5 février, 30.000 à 55.000 le 19 février, 17.000 à 33.000 le 26 février et 24.000 à 43.000 le 5 mars.



8.000 à 25.000 personnes à Paris

A Paris, entre 8.000 personnes selon la police et 25.000 selon les organisateurs, surtout des étudiants et des enseignants-chercheurs, ont défilé mercredi après-midi de la Place de la République jusqu’à la Place de la Nation. Sur la banderole en tête de cortège, on pouvait lire "Ensemble de la maternelle à l’enseignement supérieur et à la recherche : pour la défense du service public". La manifestation s’est dispersée sans incidents peu après 18h.



Manifestations à Toulouse, Rennes, Marseille...

A Toulouse, entre 2.300 et 4.000 personnes, selon les sources, ont défilé de la place du Capitole à la place Jeanne d’Arc.
"Il y a un mépris du gouvernement vis-à-vis des étudiants alors que nous avons nos propres inquiétudes", a indiqué à l’Associated Press Ludivine Labbé, présidente de l’UNEF Midi-Pyrénées, précisant que l’université Toulouse II-Le Mirail était toujours fermée mercredi et l’université Toulouse III-Paul Sabatier bloquée par des étudiants.
A Rennes, 2.500 à 3.000 personnes, selon les organisateurs, entre 2.000 et 2.500, selon la préfecture, ont manifesté. Les enseignants et les personnels administratifs étaient largement représentés dans le cortège, aux côtés des étudiants et de quelques bambins en poussettes.

Depuis près de deux mois, la capitale bretonne - 60.000 étudiants pour 210.000 habitants - vit au rythme des actions menées par quelques centaines d’étudiants, une à deux fois par semaine. L’université de Rennes II (Langues et sciences humaines) est toujours bloquée. L’IUT local a été fermé mardi par la direction et 37% des élèves ont voté le blocage de l’établissement mercredi. 1.000 personnes selon la police, 3.000 selon les organisateurs, ont également défilé mercredi dans les rues de Marseille.

Les enseignants-chercheurs de l’université de Provence (Aix-Marseille I) ont annoncé qu’ils remettraient jeudi matin leur lettre de démission administrative sur le bureau de Jean-Paul Caverni, président de l’université.
A Lyon, les manifestants étaient 2.500 à 4.000, à Caen ils étaient 2.700 à 3.000, 1.000 à 1.300 à Poitiers, etc.

Incidents à Strasbourg

A Strasbourg, de légers incidents ont opposé, peu avant 16h mercredi, étudiants et forces de l’ordre, alors que ces dernières les empêchaient de parvenir jusqu’à la Place de la gare, a-t-on appris de source policière. Le début de la manifestation regroupant à la fois étudiants et enseignants, 1.800 à 4.500, s’était déroulé dans le calme entre la faculté de droit et la place Kléber. Plusieurs centaines de jeunes avaient alors décidé de poursuivre le mouvement, avant d’être bloqués par les forces de l’ordre.
Les manifestations pour la défense de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche, ont par ailleurs regroupé 400 personnes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) et 300 à Besançon (Doubs), selon la police.

Les assistants de service social de l’Education en grève

Plusieurs syndicats d’assistants de service social de l’Education (FSU, CGT, Sud Education, FO) appelaient par ailleurs à la grève pour "exiger le retrait du dispositif des ’médiateurs de réussite scolaire’", annoncé par le ministre de l’Education Xavier Darcos en janvier.
Ces 5.000 "médiateurs", recrutés en emplois précaires (emplois aidés), ont pour mission de lutter contre l’absentéisme scolaire des élèves dans des quartiers ciblés.

Une quarantaine de facs bloquées

Le ministère de l’Education, pressé de toutes parts - présidents d’université, ensemble des syndicats - d’ouvrir des débats sur la réforme de la formation des enseignants des 1er et 2nd degrés, qui cristallise désormais la colère, devrait organiser une réunion.
Elle aura lieu cette semaine, a-t-on affirmé au ministère, qui n’a précisé ni le jour ni le cadre précis des discussions.
Selon la Conférence des présidents d’université (CPU), qui demande que soient présents Xavier Darcos, et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, la rencontre pourrait avoir lieu mercredi prochain.
Sur 70 des 79 universités de France métropolitaine pour lesquelles l’AFP a pu collecter des informations, 41 étaient touchées par la grève, totale ou partielle, et/ou des blocages, alors que 29 fonctionnaient normalement.

"Rien ne justifie de tels actes"

Les étudiants de l’université du Mirail (Sciences humaines, Lettres, Langues et Arts) bloquent les locaux de la faculté depuis vendredi dernier. Ceux de l’université Toulouse III-Paul Sabatier (Sciences) ont également tenté de bloquer mardi matin les locaux, a-ton appris auprès du rectorat. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a fermement condamné mardi les incidents qui se sont produits la veille à l’université de Toulouse-II-Le Mirail et estimé que "rien" ne justifiait "de tels actes".
Valérie Pécresse "condamne avec la plus grande fermeté la violence et les dégradations conséquentes qui ont eu lieu à l’Université de Toulouse-II-Le Mirail", indique un communiqué de son ministère. "Rien ne peut justifier de tels actes, qui sont contraires à l’esprit et à l’image de l’université", poursuit le texte.
Dans ce communiqué, la ministre "réaffirme son soutien à l’ensemble des présidents d’université et adresse plus particulièrement un message de sympathie et de soutien à l’ensemble de la communauté universitaire toulousaine".
A Montpellier II, le blocage de l’université a été voté mardi par une majorité d’étudiants réunis en assemblée générale.
Le blocage, jusqu’à mardi 17 mars, date d’une nouvelle assemblée générale, a été voté par 505 étudiants, 458 se prononçant contre. Une manifestation était prévue mercredi à Montpellier réunissant étudiants, professeurs, personnels administratifs et formateurs de l’IUFM "pour le retrait des réformes en cours".

"Nuits des écoles"

A Paris, mardi, quelques 200 personnes - enseignants, étudiants - selon le collectif Sauvons l’université, 150 selon la police, s’étaient rassemblées, à l’appel de Sud Education devant le rectorat, près de la Sorbonne, rue des écoles (Ve arr), en présence d’un important dispositif policier.
Par ailleurs des assemblées générales se sont tenues dans les universités. De même, plusieurs instituts universitaires de technologie (IUT) ont été bloqués, à "Rennes, Brest, Nantes, Montpellier, Toulouse, Nîmes, Valence, La Roche-sur-Yon", selon l’association des directeurs d’IUT (ADIUT).
Enfin des "nuits des écoles" (occupations, pique-niques), à l’initiative de divers collectifs, se sont tenues dans la soirée de mardi dans plusieurs régions de France. (Avec AP et AFP)
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Schattenjäger
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Re: Le mouvement de grève contre les réformes de Darcos/Pécresse s’étend... (silence des médias)

Message par Schattenjäger le Sam 14 Mar - 11:28

La Bibliothèque de l’Université ParisIV-Sorbonne est en grêve

Pourquoi sommes-nous solidaires des enseignants-chercheurs, des personnels administratifs et techniques et des étudiants ?

Les BIATOSS (Bibliothèques, Ingénieurs, Administratifs, Techniciens, Ouvriers de Santé et de Service) ne sont plus invisibles et muets, ils s’expriment.

Partie intégrante de l’Université, nous, personnels des bibliothèques du SCD de Paris-Sorbonne (Paris IV) sommes également concernés par les réformes relatives à la loi LRU (Loi Relative aux Libertés et Responsabilités des Universités) et à ses décrets d’application.

Nouveau statut des enseignants-chercheurs, diminution du nombre des postes, évaluation quantitative, externalisation de nos services, précarisation croissante, ne sont que les prémices du démantèlement du service public. Ces dernières mesures ne sont pas des « cas isolés » mais participent d’un projet politique cohérent et assumé : une vision de l’Université comme entreprise dirigée par un président « tout-puissant » et un enseignement soumis à des critères de pure rentabilité qui à terme sera réservé aux plus favorisés. Face à cette représentation idéologique et à ses présupposés (enseignants-chercheurs fainéants, université conservatrice, bibliothèques poussiéreuses…), il convient de rappeler quelques évidences :

GLOBALISATION DU BUDGET = PERSONNELS EN PERIL

Dans de nombreuses BU, les personnels titulaires sont en nombre insuffisant et assurent des tâches qui dépassent leurs missions statutaires sans que leur salaire ne soit pour autant augmenté.

La multiplication des contrats d’avenir, des emplois étudiants, très peu rémunérés et sans perspective, n’est qu’un pis-aller pour le non-renouvellement de postes de titulaires : les exigences du gouvernement d’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques ne s’accompagnent pas de création de postes... Bien qu’indispensables au bon fonctionnement des bibliothèques universitaires, il est à craindre que les personnels contractuels soient la variable d’ajustement budgétaire de l’université. C’est pourquoi nous réclamons la titularisation des personnels contractuels souvent présents dans les établissements depuis plusieurs années, formés aux mêmes tâches que les titulaires, dont l’administration se débarrasse aisément et sans état d’âme.

GLOBALISATION DU BUDGET = RESSOURCES DOCUMENTAIRES EN PERIL

Avec la loi LRU, le budget fléché pour les bibliothèques disparaît. Désormais, les ressources des BU sont fixées par les présidents des universités. La globalisation du budget des universités induit des choix budgétaires arbitraires. Dans un budget restreint avec des priorités à définir, comment garantir que l’université accorde une place de choix aux ressources documentaires ? Comment les bibliothécaires vont-ils pouvoir pallier le manque de moyens pour répondre aux besoins documentaires des étudiants et des enseignants ?

CRAINTE POUR L’AVENIR DES METIERS DE BIBLIOTHEQUE

L’évolution du monde des bibliothèques ces dernières années est préoccupante. Le recours de plus en plus répandu à l’externalisation des services sous traités par des entreprises privées (équipement des documents, catalogage….), la mécanisation du service public (systématisation des automates de prêts pour les nouvelles bibliothèques) contribue à une dégradation des services offerts aux utilisateurs des bibliothèques. Ces dispositions nient totalement la qualification et l’expertise qui incombent à ces postes.

Pour la défense d’un service public de qualité et accessible à tous, nous réclamons des moyens financiers, des créations de postes dans la filière bibliothèque et documentation, la titularisation du personnel contractuel, et nous nous associons aux motions votées par la coordination nationale des universités contre la loi LRU
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Schattenjäger
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Re: Le mouvement de grève contre les réformes de Darcos/Pécresse s’étend... (silence des médias)

Message par Schattenjäger le Sam 14 Mar - 11:29

Comité de grève de l’Université Paris Sorbonne

Fait inédit depuis la création de Paris IV et depuis Mai 1968, la Sorbonne est en grève depuis le 9 février... 2009 ! Le saviez-vous ?

Un front commun d’enseignants, d’étudiants et BIATOSS (personnels administratifs, techniques et de bibliothèque), syndiqués et non syndiqués, s’est mis en grève contre la loi LRU et les projets sinistres de la Ministre V. Pécresse.

Chose inouïe, les cours n’ont quasiment plus lieu, la Sorbonne est bloquée par des piquets de grève quotidiens... et personne, ou presque, ne le sait !!!

LIBERTÉ : Nous accusons le pouvoir de vouloir étouffer ce mouvement exceptionnel, dans son ampleur et sa durée. Depuis l’Appel solennel du 9 février lancé par Georges Molinié en amphi Richelieu, en Sorbonne, et rejoint depuis par une douzaine de présidents d’universités, les trois quarts des établissements d’enseignement supérieur sont en grève, mais un black out médiatique a été instauré dès le début du mouvement, selon des pratiques digne des régimes totalitaires. Aucune chaîne TV nationale ou radio (mise à part Europe 1) n’ont relaté sérieusement la grève et le mouvement d’action. Nous réclamons la liberté de l’information ! Nous condamnons la censure, ou pire l’autocensure LIBERTICIDE en vigueur dans les rédactions. Nous dénonçons les manipulations et les passages répétés de Mme Pécresse ou de M. Pitte qui caricature le Service public d’enseignement supérieur. Il est temps que le programme du CNR (Conseil national de la Résistance) pour une véritable démocratie de l’information soit instauré en France dans les médias.

TRAVAIL : Les BIATOSS accusent le ministère de saborder les services administratifs et techniques et de vouloir à tout prix externaliser ces services au secteur privé - très souvent défaillant - au nom de l’autonomie et d’une logique strictement comptable. Ils s’élèvent ainsi contre le mensonge d’économies budgétaires en supprimant des milliers d’emplois publics. Nous accusons le pouvoir en place de privatiser l’enseignement supérieur, d’augmenter à terme les frais d’inscription qui pénaliseront les familles les plus modestes, comme c’est le cas depuis 1995, avec pour conséquence la baisse des inscriptions dans le supérieur des enfants des familles d’ouvriers et d’employés.

Nous revendiquons un service public de qualité fondé sur l’équité pour garantir l’égalité des chances entre les classes sociales et garantir l’avenir de notre nation dans le monde et en Europe.

DIGNITÉ : Les personnels BIATOSS ont connu depuis 8 ans une baisse de pouvoir d’achat extraordinaire. L’Euro, l’inflation, des grilles salariales obsolètes, une diversité des corps dont la gestion est ubuesque et digne de l’Ancien Régime, ont contribué à ce que les personnels de catégorie C touchent un traitement oscillant entre 1 150 et 1 400 € par mois.

Nous revendiquons une augmentation immédiate avec effet au 1er janvier 2009 de 300 euros par mois pour compenser des salaires indigents, contribuant au développement de la précarité, de la misère. Cette mesure non négociable est la seule qui permettra à la plupart des agents de recouvrer une dignité tant vis-à-vis d’eux-mêmes que des leurs.

Nous appelons enseignants, étudiants et BIATOSS à développer le mouvement, à informer tous les degrés de l’éducation nationale et à continuer cette grève. Car si rien n’est obtenu de la part de Sarkozy, Fillon, Pécresse, c’est la mort de l’école laïque, gratuite et obligatoire, c’est la mort de nos emplois, ce sera l’enterrement en 1ere classe du modèle de Service public à la française, que remet pourtant à jour l’actuel Président des USA pour son propre pays...

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