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Jack talons à ressort

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Johnny Guoyot
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Jack talons à ressort

Message par Johnny Guoyot le Lun 8 Aoû - 20:54

Nous allons évoquer ici un des personnages du folklore britannique "Jack talons à ressort" ou "Spring-Heeled Jack" en version originale.
Les amateurs de jeux video l'ont surement rencontré dans "Assassin's Creed Syndicate".
Mais qui est donc ce personnage?
Tout d'abord, en guise d'introduction, évoquons cette curieuse rencontre relatée par l"Epsom Guardian" du 8 mars 2012:
http://www.epsomguardian.co.uk/news/9574836.Paranormal_experts_weigh_in_on_dark_figure_mystery/

Trois membres d'une meme famille et le chauffeur du taxi qui les transportent voient une silhouette traverser la route à grande vitesse et bondir à une hauteur de quatre mètres.

Une silhouette bondissante bien connue en Angleterre





Les premiers récits relatifs à Jack Talons-à-Ressort ont été faits à Londres en 1837 .
Le premier récit au sujet de Jack provient d'un homme d'affaires qui rentre chez lui un soir après sa journée de travail en septembre. Il dit avoir été soudainement choqué en voyant un individu mystérieux sauter sans difficultés les hautes grilles d'un cimetière. Aucune attaque n'est signalée mais la description de l'homme dérange : un individu musclé aux traits diaboliques, des oreilles et un nez larges et pointus et des yeux rougeoyants.

Plus tard, en octobre 1837, une fille nommée Mary Stevens marche sur la colline de Lavender, où elle est employée comme domestique, et revient d'une visite chez ses parents à Battersea. En passant par Clapham Common, selon ses déclarations, un étrange individu lui saute dessus dans une allée sombre. Après l'avoir immobilisée en lui tenant fermement les bras, il commence à baiser son visage, tout en déchirant ses vêtements et en touchant sa peau de ses griffes qui sont, selon sa déposition, « froides et moites comme celles d'un cadavre ». Sous l'effet de la panique, la jeune fille crie, poussant son agresseur à prendre la fuite. Le trouble pousse de nombreux riverains à se lancer dans une chasse à l'homme, mais leurs recherches restent vaines.

Le lendemain, le personnage bondissant semble choisir une victime toute différente, toujours dans le secteur de la maison de Mary Stevens, inaugurant un modus operandi qui se répétera les fois suivantes : il bondit sur le passage d'une voiture, provoquant la perte de contrôle du véhicule par son conducteur, qui produit un accident dans lequel il est sévèrement blessé. Plusieurs témoins affirment qu'il s'échappe en sautant par-dessus un mur de 2,70 mètres et en lançant un rire haut-perché et retentissant.
Peu après l'incident de la voiture. Jack accosta une femme près de l'église de Clapham. Le personnage a laissé 2 empreintes de pas profondes de 7,5 cm (3 pouces), laissant imaginer une sorte de mécanisme de "ressorts" dans les chaussures.
Peu à peu, les nouvelles au sujet de l'étrange personnage se répandent et bientôt la presse et le public lui donnent un nom : Jack Talons-à-Ressort.

Janvier 1938: Les autorités tentent d'ignorer le mystérieux homme bondissant mais un habitant de Peckham écrit à Sir John Cowan, le maire de Londres, et il faut bien lever le voile. Cowan déclare le personnage ennemi public, et une patrouille à cheval est rapidement formée pour fouiller de nuit la campagne. L'amiral Codrington offre une récompense - qui ne sera jamais réclamée. Le duc de Wellington lui-même - 70 ans - fixe des pistolets à l'arçon de sa selle et enfourche son cheval pour partir à la recherche de "Jack talons-à-ressorts" dans la nuit.
18 Février, 20 h 30 : Melle Scales, de Limehouse passe dans Green Dragon Alley (Londres), un passage mal éclairé près d'un cabaret. Quand elle voit une haute silhouette se cacher dans l'ombre, elle hésite et attend sa soeur restée en arrière. Cette dernière arrive et voit le personnage grand, mince et distingué qui a rejeté sa longue cape sur le côté et braqué une lanterne sur la jeune fille suffoquée. Elle n'a pas le temps de pousser une cri que Jack crache une flamme bleue au visage de sa victime qui tombe à terre évanouie. Jack s'éloigne alors calmement. Le sergent Charles Pritchel dira plus tard aux autorités qu'elle souffrait d'hystérie et de grande agitation, selon toute probabilité en raison de la peur.
20 Février, tard dans la nuit : A Old Ford (Londres), Jane Alsop, 18 ans, entend un violent coup de sonnette à la porte d'entrée et crier : Pour l'amour de Dieu, apportez-moi une lumière, parce que nous avons attrapé Jack talons-à-ressorts dans la ruelle ! En un instant, Alsop court dehors avec une bougie et se trouve confrontée avec la plus hideuse apparence de Jack. Il porte des vêtements brillants et une lampe flamboyante sur la poitrine. Ses yeux ressemblent à des boules de feu étincelantes : quand Melle Alsop pousse un cri, l'instrus l'attrape par le bras avec ses doigts comme des griffes. La soeur de la jeune fille se précipite à la rescousse pour ramèner sa soeur à l'intérieur. Le visiteur envoie un gaz brûlant (flammes bleues et blanches) à la figure de Jane, qui tombe évanouie. Curieusement, Jack frappe à la porte plusieurs fois et attend une réponse, avant de s'enfuit finalement lorsque les soeurs appellent à l'aide, laissant tomber sa cape qui est aussitôt ramassée par une autre ombre qui court après lui.

 28 Février : Dans Turner Street (Londres), Jack frappe à la porte de M. Ashworth et le demande. La servante qui ouvre la porte se met à crier et Jack s'enfuit.

Au début des années 1870, on signale Jack Talons-à-Ressort dans plusieurs endroits, souvent fort éloignés les uns des autres. En novembre 1872, News of the World rapporte que le quartier de Peckham est « en état de choc en raison d'un phénomène connu sous le nom de "fantôme de Peckham", un personnage mystérieux, dont l'apparence est plutôt alarmante ». Le journal fait remarquer que ce n'était rien d'autre que « Jack Talons-à-Ressort qui a terrifié la dernière génération». D'autres récits sont publiés dans The Illustrated Police News. En avril et en mai 1873, on signale plusieurs apparitions du fantôme de Park, à Sheffield, que certains rapprochent de Jack Talons-à-Ressort.

Ces événements sont suivis de nouveaux témoignages d'apparitions. En 1877, un des témoignages les plus spectaculaires concernant Jack Talons-à-Ressort provient d'un groupe de soldats cantonné aux baraquements d'Aldershot (Hampshire). Voici la version alors racontée : une sentinelle postée au camp nord scrutait l'obscurité quand son attention fut attirée par un individu qui traversait la route et s'approchait d'elle en bondissant dans un bruit métallique. Le soldat tenta d'intercepter la créature en se portant à sa hauteur, mais celle-ci disparut dans le noir au bout de quelques instants. Comme le soldat retournait à son poste, l'être étrange réapparut à ses côtés et lui administra plusieurs gifles au visage d'« une main froide comme celle d'un cadavre ». Attirés par les bruits, plusieurs hommes accoururent mais ils affirmèrent que la créature bondit de plus d'un mètre au-dessus de leur tête et atterrit derrière eux. Un des soldats lui tira dessus mais sans résultat autre que de mettre la créature en fureur ; selon certaines sources, les tirs étaient à blanc, comme ceux que l'on utilise pour les tirs de sommation. L'inconnu disparut alors dans l'obscurité environnante. Dans ses mémoires publiés en 192215, lord Ernest Hamilton évoque l'affaire d'Aldershot et l'associe au nom de Jack Talons-à-Ressort. Néanmoins, il la situe de façon erronée à l'hiver 1879 après que son régiment, les Fusiliers du 60e, est arrivé à Aldershot et que d'autres apparitions semblables ont été observées lorsque le régiment était cantonné à Colchester lors de l'hiver 1878. Il ajoute que la panique fut si grande à Aldershot que les sentinelles s'armaient et avaient reçu l'autorisation de tirer à vue sur « la terreur de la nuit », après quoi les apparitions finirent par disparaître. Selon Hamilton, ces apparitions étaient des farces réalisées par le lieutenant Alfrey.

À l'automne 1877, Jack Talons-à-Ressort est aperçu à Newport Arch, un monument romain de la ville de Lincoln, vêtu d'une peau de mouton. Une foule en colère l'aurait alors chassé et, acculé à un mur, comme à Aldershot quelque temps plus tôt, on lui aurait tiré dessus sans résultat. On rapporte qu'il aurait alors montré son habileté au saut en réalisant un bond prodigieux lui permettant d'échapper à la foule et de disparaître une fois de plus.

À la fin du XIXe siècle, Jack Talons-à-Ressort est généralement signalé dans l'ouest de l'Angleterre. Vers 1888, dans le district d'Everton (Liverpool), il serait apparu sur le toit de l'église Saint-François-Xavier, dans la rue de Salisbury. En 1904, c'est dans la rue William Henry qu'on l'aperçoit.




D'autres cas :
De nombreux cas d'apparitions signalés au XXe siècle présentent des caractéristiques similaires aux témoignages précédents. Ainsi, il existe en République tchèque un personnage légendaire du nom de Pérák (appelé aussi l'Homme-Sauteur de Prague), qui sévissait dans la Tchécoslovaquie des années 1939-1945. Comme Jack, il est devenu un héros du folklore et a fait l'objet de bande dessinée où il incarnait un super-héros chassant les nazis. Le réalisateur Jiří Trnka a fait de son histoire un court métrage d'animation, sorti en 1946 sous le titre L'Homme à ressorts et les SS.

Le 18 juin 1953, un individu ressemblant en tout point à Jack Talons-à-Ressort est aperçu sur un pacanier dans la cour d'un immeuble de Houston (États-Unis). Hilda Walker, Judy Meyers et Howard Phillips, témoins de l'apparition, décrivent un homme dans une « cape noire, un pantalon moulant et des bottes trois-quarts », qui portait des « vêtements moulants gris ou noir ».

Dans le South Herefordshire, non loin de la frontière galloise, un commerçant itinérant du nom de Marshall affirma longtemps et jusqu'en 1997 avoir rencontré en 1986 un individu ressemblant à Jack. L'homme faisait des bonds gigantesques, surhumains, et, en passant près de lui, il gifla Marshall. Le témoin décrit un homme vêtu d'une combinaison de ski noire et doté d'un menton très allongé.

Enfin, signalons les similitudes, tant dans l'apparence que dans le comportement – bien que Jack soit plus malicieux que malveillant – avec le dieu japonais du tonnerre, Raijin. On décrit Raijin comme doté d'une apparence noire, avec des yeux rouges et capable de faire des bonds extraordinaires. À la différence de Jack, toutefois, Raijin est un prédateur, se délectant des nombrils humains.

Un canular?
Des chercheurs sceptiques ont qualifié les récits relatifs à Jack Talons-à-Ressort de phénomène d'hystérie collective qui ont évolué au point de donner naissance à des récits de croque-mitaines ou de diables, tels qu'il en existe depuis des siècles. Il a toujours existé des légendes urbaines concernant des hommes errant sur les toits et affirmant être poursuivis par le diable D'autres estiment que des individus peuvent se trouver derrière ce genre d'apparitions et que les témoignages suivants ont affaire avec des imitateurs. Au XIXe siècle, Jack Talons-à-Ressort n'est pas considéré comme un personnage surnaturel, mais plutôt comme une ou plusieurs personnes dotées d'un sens de l'humour macabre. Cette idée est conforme à une lettre du Lord Mayor qui accuse un groupe de jeunes aristocrates qui se seraient lancés un pari stupide et irresponsable2. Dès 1840, la rumeur populaire met un nom sur le personnage de Jack : il s'agirait d'un aristocrate irlandais, Henry Beresford, marquis de Waterford2. Haining suppose que cette accusation repose sur les rapports négatifs entretenus par Beresford avec la police et les femmes.
Le marquis est régulièrement évoqué par la presse à la fin des années 1830. On l'accuse de bagarres d'ivrogne, de plaisanteries violentes et de vandalisme. On prétend qu'il est capable de relever des paris insensés. Ce comportement lunatique et son mépris des femmes contribuent ses contemporains à le désigner sous l'expression de « marquis fou ». De plus, sa présence à Londres est attestée à l'époque des premières apparitions de Jack. En 1880, Ebenezer Cobham Brewer l'accuse d'être Jack. Il écrit que le marquis « avait pour habitude de sauter par surprise sur les voyageurs, de les effrayer et, de temps en temps, certains suivaient son exemple stupide.
Ceci n'explique cependant pas les bonds extraordinaires, sinon en les mettant sur le compte d'une hysterie collective!

Mais bon, il faut bien que les sceptiques fassent ce qu'ils ont  à faire.
Alors, canular? Créature d'un autre monde?
Le mystere reste entier...


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Les soucoupes volantes et les extraterrestres, c'est comme la hausse du pouvoir d'achat et la baisse des impôts, on en parle tout le temps mais on ne les voit jamais venir!
          
                                                             
 
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Schattenjäger
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Re: Jack talons à ressort

Message par Schattenjäger le Lun 8 Aoû - 21:07

Les amateurs de jeux video l'ont surement rencontré dans "Assassin's Creed Syndicate".
Je confirme, ce fut même bien sympa comme petit scènario !
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