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[Nasa] De l'eau coule encore sur Mars !

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Schattenjäger
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[Nasa] De l'eau coule encore sur Mars !

Message par Schattenjäger le Lun 28 Sep - 18:49





De l'eau coule encore sur Mars

Ces lignes noires d'environ 100 mètres de long sont formées par des écoulements d'eau salée durant la saison chaude. Ici, sur le cratère Horowitz. Une sonde de la Nasa a découvert une preuve indirecte que de l'eau salée s'écoule sur les flancs des reliefs de la planète rouge.

Mars n'est plus le monde mort et désertique que l'on pensait connaître depuis son survol par Mariner 4 en 1965, a claironné lundi soir la Nasa lors d'une grande conférence de presse. Des analyses réalisées par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), de l'agence spatiale américaine, viennent d'apporter la première preuve indirecte que de l'eau, sous forme liquide, coule encore régulièrement à la surface de la planète rouge. Des écoulements sur des flancs de cratères rendus possibles par une forte concentration en sels, qui permettent d'abaisser la température de fusion de l'eau.

Des traces d'écoulements sur des pentes martiennes avaient déjà été découvertes en 1997, mais on s'est depuis aperçu qu'ils étaient provoqués par de la glace carbonique et non pas par un quelconque liquide. Les écoulements aujourd'hui étudiés sont très différents: ils sont plus petits, ne creusent pas les pentes sur lesquelles ils descendent, et surtout, ils apparaissent en été et disparaissent en hiver, preuve que le phénomène est non seulement actif en ce moment même, mais aussi sensible aux variations de température. Ce qui fait penser à l'action d'un liquide, plutôt qu'à n'importe quel autre processus, que ce soit le vent ou de simples glissements de terrain superficiels.



Traces d'écoulement sur les flancs du cratère Garni.

Depuis la découverte de ces écoulements saisonniers en 2011 par l'équipe d'Alfred McEwen à l'université de Tucson (Arizona), sur des images à très haute résolution de MRO, la plupart des spécialistes pensaient bien que le liquide en question devait être de l'eau, mais sans en avoir aucune preuve. Et notamment, le spectromètre de MRO ne détecte pas la signature spectrale de l'eau dans ces régions. «Le problème est que ces coulées sombres qui apparaissent en été sur les pentes chaudes des cratères font au maximum 5 mètres de large, or le spectromètre CRISM avec lequel nous travaillons n'a qu'une résolution de 18 m de large, explique Marion Massé, post-doctorante au Laboratoire de planétologie et géodynamique de Nantes, et l'une des auteur de l'étude publiée lundi après-midi dans la revue Nature Geoscience. Il est donc théoriquement très difficile de dire si ce qu'on observe est bien réel ou dû à un artefact. Mon collègue Lujendra Ohja a résolu cette difficulté en observant le même point à des moments différents, ce qui permet de détecter les variations saisonnières.»

Comme dans un déshumidificateur

«C'est de cette manière qu'en plein été martien, pendant la période d'activité des écoulements, on détecte des sels hydratés, des perchlorates, qui disparaissent ensuite en hiver», précise Marion Massé. Une preuve indirecte que de l'eau très salée, de la saumure, s'écoule à ces endroits. «C'est une observation très intéressante, car la présence de sels explique comment de l'eau peut être liquide sur Mars, où la pression atmosphérique est beaucoup trop faible», commente Nicolas Mangold, spécialiste de la géologie martienne au Laboratoire de planétologie et géodynamique de Nantes. D'autre part, la détection de perchlorates est loin d'être absurde, car ces sels ont déjà été détectés directement dans le sol de Mars, par le rover Curiosity mais aussi l'atterrisseur Phoenix de la Nasa.»

Mais découvrir de l'eau sous forme liquide fait aussi naître bien des questions. En particulier, d'où cette eau provient-elle? L'hypothèse favorite de Lujendra Ohja et ses coauteurs est de faire appel à un phénomène de déliquescence: le sel contenu dans les sols absorberait l'humidité de l'atmosphère, comme le font les pastilles blanches que l'on utilise dans un déshumidificateur, et se met à couler sous forme d'eau salée quand il est saturé.

«Les cibles prioritaires des prochaines missions»

«C'est très intéressant, se réjouit Nicolas Thomas, spécialiste d'imagerie spatiale à l'université de Berne (Suisse), ces zones d'écoulements saisonniers sont clairement devenus les cibles prioritaires des prochaines missions martiennes.»
En revanche, en dépit de l'enthousiasme de la Nasa qui laisse entendre que ce type d'environnement humide pourrait héberger des formes de vie primitives, l'idée paraît très farfelue. Car les sels en question contiennent du chlore, un puissant antibactérien. De quoi «nettoyer» immédiatement toute forme de vie qui tenterait d'émerger.
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Schattenjäger
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Re: [Nasa] De l'eau coule encore sur Mars !

Message par Schattenjäger le Lun 28 Sep - 18:55

Il y a bien de l'eau liquide salée sur Mars !





La Nasa a ménagé le suspense en annonçant jeudi dernier, sur son site Internet, une «découverte majeure» à propos de la planète rouge.

A 17h30 (heure de Paris), l'agence spatiale américaine dira comment les chercheurs ont, comme elle l'affirme, «résolu un mystère» de Mars.

On sait depuis plus d'une décennie que Mars possède de l'eau glacée dans ses régions polaires. En revanche, il n'avait jamais été prouvé que de l'eau à l'état liquide, nécessaire à l'existence d'une vie potentielle, y coulait à sa surface. En 2011, Lujendra Ohja et son équipe avait émis cette hypothèse, sans toutefois pouvoir la valider. Interrogée par leParisien.fr, sa collègue, la chercheuse française Marion Massé explique comment les travaux qu'elle cosigne aujourd'hui ont vu le jour.

Quelles étapes ont-elles précédé votre découverte ?

Marion Massé. Dans le cadre de nos travaux publiés en décembre 2011, nous avions constaté qu'il se produisait, chaque année à la saison chaude, des écoulements linéaires sur de fortes pentes situées face au Soleil. La première chose que nous nous sommes dits, c'est qu'il devait s'agir d'écoulements liquides. Pour le prouver, nous avons voulu utiliser la spectroscopie : c'est une technique qui permet de repérer, sur une image, la présence d'un minéral en fonction de la quantité de lumière solaire qu'il réfléchit. Mais c'est très difficile de voir un liquide à la surface de Mars.

Sur les clichés dont nous disposions, un pixel équivaut à 18 mètres, tandis que la largeur des écoulements est estimée à 5 mètres. Par ailleurs, la thèse de l'eau liquide n'était pas des plus évidentes. Pour avoir de l'eau liquide en surface, il faut une température comprise entre 0 et 100°C, ce qui est par moment possible sur cette planète.

Mais pour qu'elle s'écoule, il faut aussi une pression suffisante. Or, la pression sur Mars est très basse et ne permet pas à l'eau liquide d'être stable. La solution, c'est d'ajouter du sel dans l'équation. De la même manière que le sel fait fondre la glace sur les routes en hiver, il peut permettre à l'eau de s'écouler avant qu'elle s'évapore. C'était une explication qui avait du sens, car il y a des sels partout sur Mars, notamment des sulfates. Nous n'avions cependant pas pu les détecter à l'époque.

Vous avez la preuve aujourd'hui de la présence de sels et d'eau liquide dans ces écoulements ?

Oui, nos derniers résultats confirment la présence de saumure, un mélange de sels et d'eau, à la surface de Mars. Pour y parvenir, nous avons observé les mêmes zones à des moments différents. En croisant les images, nous avons découvert que des sels, les perchlorates, apparaissent tous les ans pendant la période d'activité des écoulements. Nous pensons qu'ils se cristallisent alors, tandis que l'eau s'évapore.

D'où cette eau vient-elle ?

Il y a trois solutions. La première serait qu'elle provienne de la glace située sous la surface, le pergélisol [ou permafrost, comme en Sibérie, ndlr]. Mais si cette eau gelée fond partiellement tous les étés, il faut qu'elle puisse se reformer l'hiver. Et nous n'avons pas trouvé comment.

La deuxième solution serait du givre saisonnier qui se déposerait en hiver. Mais normalement, le givre disparaît au printemps et là, les écoulements ont lieu plus tard dans l'année. L'hypothèse que nous privilégions s'appelle la déliquescence : les sels absorberaient l'humidité atmosphérique qui se transformerait en liquide. Mais cette explication pose quand même un souci, car il n'y a pas beaucoup d'eau dans l'atmosphère martienne. On favorise quand même cette hypothèse car plusieurs modélisations montreraient que c'est possible.

Comment aller plus loin dans ces recherches ?

On pourrait imaginer une nouvelle mission en orbite avec un instrument ayant une meilleure résolution que l'outil de Mars Reconnaissance Orbiter. On pourrait aussi faire atterrir un robot à côté des écoulements. Mais la communauté scientifique ne veut pas contaminer les autres planètes. Si l'on envoie un robot avec une petite bactérie dans un endroit sec, ça va. En revanche, une bactérie dans un milieu liquide peut se développer. Pour l'instant, nous voulons reproduire le mécanisme en laboratoire, dans une chambre martienne, avec la même pression et la même température que sur Mars. Avec des perchlorates aussi, qui sont assez rares sur Terre. Cela permettrait de valider ou non nos hypothèses.

Que nous apprennent vos découvertes sur l'éventualité d'une forme de vie sur Mars ?

La brique essentielle à la vie, c'est l'eau. C'est pour ça que l'on est content quand on trouve de l'eau sur une planète. Mais pour l'instant, nous n'avons aucun moyen de dire s'il existe une forme de vie sur Mars. Le processus de déliquescence que nous décrivons se produit également dans le désert de l'Acatama, au Chili. Dans ces sels, il a été observé des communautés microbiennes. Un liquide salé n'est pas incompatible avec la vie. Mais sur Mars, les écoulements semblent durer seulement une ou deux heures, avant que l'eau s'évapore. Cela se répète peut-être plusieurs jours d'affilée, pendant les périodes les plus chaudes. Cela me parait compliqué qu'il y ait de la vie sur Mars, la pression étant très basse et l'atmosphère étant trop ténue pour protéger des organismes des rayonnements solaires.
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