Ufologie & Paranormal

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Quand la ’croyance’ se heurte à la ’réalité’ ?

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Robot U&P
Robot d'animation

Nombre de messages : 4530

Quand la ’croyance’ se heurte à la ’réalité’ ?

Message par Robot U&P le Sam 27 Déc - 13:34

Quand la ’croyance’ se heurte à la ’réalité’ ?





Je ne crois pas en une vie après la mort. C’est une non-​​croyance, autrement dit une forme de croyance. Je n’y ai jamais cru. C’est là que le bât blesse : croire ou ne pas croire en quelque chose n’empêche pas une chose d’exister. Ne pas croire en une vie après la mort ne me rend pas plus rationnel que mon voisin, catho­lique pra­ti­quant, convaincu par la réalité du Miracle. En fait, ne pas croire en une vie après la mort paraît aussi irra­tionnel que croire en une vie après la mort. La croyance ou non-​​croyance est liée à un contexte : éducation /​ culture /​ fan­tasme. Elle ne doit pas être confondue avec la conviction, qui découle de l’étude de fais­ceaux appa­rents de preuve dans un sens ou dans l’autre – car une preuve souvent s’interprète, notamment dans un domaine aussi flou, dif­ficile que le paranormal.

Ma non-​​croyance est de fait incom­pa­tible avec la volonté de défricher le terrain propre à la science – du moins ce que devrait être la science. Surtout, la non-​​croyance ne m’a été d’aucun secours quand il a fallu faire face à des événe­ments bizarres de 2009 à 2011 dans un appar­tement moderne à Cologne, Alle­magne : il a fallu se faire vio­lence pour envi­sager la pos­si­bilité de phé­no­mènes méta­psy­chiques autour de moi. Enfin, la confir­mation par une amie de la sen­sation de choses bizarres dans les lieux a été le coup de grâce. Cette épreuve a été per­tur­bante, désta­bi­li­sante, au point que j’ai dû voir un psy­cho­thé­ra­peute. Le fait de savoir que je n’étais pas tout seul à faire face à ce genre de choses étranges – objets qui dis­pa­raissent, éclatent, se déplacent, bruits étranges, sen­sation d’être suivi d’une pièce à l’autre- a été en partie réconfortant.

Je me suis inspiré de cette expé­rience – et de celles d’autres per­sonnes qui ont accepté de se confier sachant que j’allais res­pecter leur dis­crétion – pour établir, péni­blement j’avoue, une échelle de quan­ti­fi­cation des phé­no­mènes méta­psy­chiques. Echelle méta­psy­chique publiée sur le site dont je remercie cha­leu­reu­sement ses fon­da­teurs pour leur confiance, leur enthousiasme.

Je pensais en finir une bonne fois pour toutes avec l’étude menée en franc-​​tireur du ’para­normal’. Je pensais tourner la page. Il n’en est stric­tement rien, à mon grand désarroi. Je m’en éloigne et je suis rat­trapé. En premier lieu parce que, sans que je le demande, sans même que le contexte s’y prête, cer­taines per­sonnes se sont confiées à moi sur le sujet. En second lieu, je continue, de façon très spo­ra­dique de faire face à des choses que je qua­lifie de bizarres. Je ne suis cer­tai­nement pas le seul à le vivre, nous sommes peu nom­breux à oser en parler publi­quement, et une infime minorité à l’intégrer dans un pro­cessus de réflexion. Je disais dans la conclusion de mon travail sur l’échelle méta­psy­chique que je n’avais pas de légi­timité. Sans doute ai-​​je parlé trop vite : ma légi­timité vient du fait que j’ai été confronté à quelque chose qui a bousculé for­tement ma non-​​croyance. Je n’ai jamais, je pense, méprisé ceux qui croient : en une vie après la mort, aux fan­tômes etc. Mais j’ai tou­jours pensé que la confron­tation au para­normal, c’est le genre de chose qui n’arrive qu’aux autres. Pour intégrer ce que j’ai vécu, essayer de com­prendre à défaut de pouvoir conclure – je ne vois pas comment ce serait pos­sible en l’état des connais­sances actuelles, malgré les progrès réels-​​ je suis passé par la mise en place de cette échelle. Ma légi­timité vient de mon vécu. Tou­tefois, je ne vou­drais pas trop m’attarder sur ce point. Je m’aperçois à quel point il est dan­gereux de décréter si quelqu’un est légitime ou pas à faire quelque chose. Et il est assez vain de vouloir attendre une recon­nais­sance de légi­timité de la part, par exemple de per­sonnes pour qui le para­normal, somme toute, n’est qu’une grosse fadaise qui ne mérite pas qu’on s’y attarde. Il faut tenter d’avancer, malgré tout.

Je redis mon admi­ration pour les cher­cheurs qui s’attardent sur l’étude du ’para­normal’. Il en faut, ce travail com­pliqué est néces­saire. Tout comme il faut des cher­cheurs, des cher­cheuses qui consacrent jours et nuits à l’étude des maladies orphe­lines, des ano­malies cli­ma­tiques, de l’ufologie. Je n’accepte pas vraiment la vision roman­tique de la quête qui serait plus impor­tante que le résultat : il faut com­prendre le décou­ra­gement du cher­cheur quand le résultat probant tarde. Quand le doute sub­siste. Il n’y a pas de place pour le prêt-​​à-​​penser confor­table. Il faut laisser le prêt-​​à-​​penser à ceux et celles qui se contentent de croire /​ ne pas croire.

Si j’ai été suf­fi­samment aidé, encouragé, conseillé dans la pré­pa­ration de l’échelle, lorsque la publi­cation a été offi­cia­lisée, il y a eu …silence. Le site d’origine sur lequel l’échelle est parue est très visité, les sta­tis­tiques montrent bien qu’il y a des visites dans le monde entier : du Pérou au Japon, en passant par l’Allemagne, la Russie. L’intérêt est réel. Les com­men­taires en public, inexis­tants, tou­tefois. Et alors que je suis plei­nement disposé à recevoir de nou­veaux conseils, voire des cri­tiques cin­glantes, il ne s’est rien passé. Peut-​​être le fait que je vienne de ’nulle part’ et que je propose autour de l’échelle une réflexion per­son­nelle sur le para­normal sans doute trop ’inclas­sable’ (après dis­cus­sions à ce sujet avec des proches) n’a pas joué en ma faveur. Sans doute, il n’y a tout sim­plement rien à dire. Un col­lègue après avoir lu l’échelle m’a confié que c’était un travail de haute tenue mais que j’allais gêner beaucoup de per­sonnes car il n’est pas récu­pé­rable. Inutile de pré­ciser que ceux qui voient des fan­tômes partout, y compris dans les défaillances de leur congé­lateur et ceux qui s’obstinent dans un déni complet maquillé sous forme de doute – les zététiciens-​​ ont brillé par leur silence.

Ce manque de réac­tions, à l’exception notable de Projet22, m’a encouragé à continuer mon explo­ration en dilet­tante. Entendons-​​nous bien : je n’en veux à per­sonne. Je n’ai pas non plus la pos­si­bilité de consacrer des jours entiers à l’étude du para­normal. Je regrette sim­plement une cer­taine forme d’isolement. Nous sommes quelques uns, venus de dif­fé­rentes dis­ci­plines à se consacrer à ce sujet, mais j’ai le sen­timent qu’entre nous, les contacts sont rares, quand ils ont lieu, ils sont super­fi­ciels, parfois une sorte de concur­rence mal­saine s’installe. Je me rends compte à quel point aussi beaucoup trop de gens n’ont pas envie de ’savoir’. Bien sûr, l’envie de ne pas savoir ne concerne pas uni­quement le para­normal. J’ai trop vu, dans le milieu de la musique, le déni dans les­quels cer­tains artistes, pro­gram­ma­teurs, jour­na­listes culturels s’obstinaient à ne pas vouloir com­prendre la crise du disque, ses enjeux, les muta­tions, mais aussi les chan­ge­ments dans la fré­quen­tation des salles de concerts. On pourrait en dire autant dans l’approche des muta­tions cli­ma­tiques, des crises économiques.

Il est important de placer l’étude du para­normal dans une pers­pective plus large, ne pas laisser ça aux char­latans, aux fan­tas­meurs. Peut-​​être qu’une étude plus poussée des phé­no­mènes méta­psy­chiques donnera des résultats…médiocres. A des années-​​lumières de ce que cer­tains cher­cheurs attendent. Mais il y a suf­fi­samment de travaux pro­duits, d’études réa­lisées, d’hypothèses élaborées pour par­venir, je pense, à des esquisses de résultats. Il manque une sorte de déclic, une clef qui déblo­querait tout. Tout se passe comme si la réalité de nos 5 sens était une sorte de feuille opaque qui nous empêche d’accéder la plupart du temps à d’autres réalités-​​ dont l’existence est pro­posée par la phy­sique quantique.

Réalité de nos 5 sens couplée au contrat social dans une société occi­dentale qui évite soi­gneu­sement le sujet offi­ciel­lement, bien que chaque famille a son lot d’histoires para­nor­males. C’est assez dra­ma­tique car cela n’a pas tou­jours été le cas. Les cher­cheurs qui s’attardent sur le para­normal ne font peut-​​être que tenter de renouer avec le passé. Ranger les his­toires de fantôme dans du folklore est une paresse intel­lec­tuelle. Il est de bon ton chez cer­tains scep­tiques radicaux de dire qu’au moyen-​​âge il n’était pas étonnant que les peuples euro­péens prennent au sérieux ces his­toires, en invo­quant notamment la très faible alpha­bé­ti­sation qui expli­querait la très forte cré­dulité. Expli­cation incongrue : en 2014, par exemple, la majorité des citoyens français SONT alpha­bé­tisés, SAVENT lire, SAVENT écrire, SAVENT compter dans une société somme toute très car­té­sienne ; et pourtant les his­toires autour de phé­no­mènes para­normaux sont tou­jours aussi nom­breuses. Le tabou est plus fort…

J’évoquais à l’instant ces per­sonnes qui ne veulent pas savoir, parfois c’est pour une raison toute simple : si enfin, on par­vient à prouver/​expliquer les phé­no­mènes méta­psy­chiques, ces per­sonnes se disent ’mais alors il n’y aura plus de mystère ?’. C’est oublier qu’une fois une preuve obtenue, on aura envie d’en savoir tou­jours plus, d’aller plus loin dans la recherche. Le mystère évoluera, tout simplement.

Per­son­nel­lement, établir une échelle de quan­ti­fi­cation des phé­no­mènes méta­psy­chiques est une pre­mière étape avant d’aller plus loin. C’est une échelle qui possède de nom­breuses lacunes, j’en suis très conscient, mais elle constitue une base de départ. Le plus com­plexe est d’avoir une approche métho­do­lo­gique efficace pour aborder ces phé­no­mènes. Est-​​ce que les approches actuelles sont les bonnes ? Il y a en a cer­taines inté­res­santes, peut-​​être déran­geantes, ico­no­clastes, sur les­quelles je reviendrai pro­chai­nement. L’essentiel étant de garder un esprit libre, ouvert et de savoir douter. Lourde tâche.

Source - http://www.projet22.com/enquete-sur-le-paranormal/parapsychologie/article/quand-la-croyance-se-heurte-a-la
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Achim
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Re: Quand la ’croyance’ se heurte à la ’réalité’ ?

Message par Achim le Sam 27 Déc - 14:45

Voilà une pensée très saine !  
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casseron
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Re: Quand la ’croyance’ se heurte à la ’réalité’ ?

Message par casseron le Sam 27 Déc - 15:30

Qui a écrit ce texte ?
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Schattenjäger
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Re: Quand la ’croyance’ se heurte à la ’réalité’ ?

Message par Schattenjäger le Sam 27 Déc - 15:32

Un certains "Jann" le 20 Décembre 2014.

ICI
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Achim
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Re: Quand la ’croyance’ se heurte à la ’réalité’ ?

Message par Achim le Sam 27 Déc - 15:34

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pierre durand
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Re: Quand la ’croyance’ se heurte à la ’réalité’ ?

Message par pierre durand le Sam 27 Déc - 19:52

Vu la tirade j'avais d'abord cru à un bug de notre robot ...ouf que néni !What a Face
Noble pensée de ce Mr Halexander .


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