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Des pochoirs vieux de 40 000 ans découverts en Indonésie

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Macha
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Des pochoirs vieux de 40 000 ans découverts en Indonésie

Message par Macha le Dim 12 Oct - 8:24

Des pochoirs vieux de 40 000 ans découverts en Indonésie



La revue Nature a révélé, mercredi 8 octobre, la découverte majeure que vient de faire une équipe d’archéologues dans des grottes de l’île de Célèbes (ou Sulawesi), en Indonésie. Des chercheurs australiens et indonésiens menés par Maxime Aubert et Adam Brumm ont en effet pu dater une série de douze pochoirs et de deux dessins vieux de près de 40 000 ans, ce qui en fait les contemporains des plus anciennes œuvres rupestres connues du monde, et situées en Europe. « Nous pouvons désormais démontrer que les hommes produisaient de l’art rupestre il y a environ 40 000 ans aux deux extrémités du monde eurasien du Pléistocène », affirme ainsi l’étude.

L’information bouscule notre représentation de la vie des premiers hommes modernes. « Les archéologues étaient depuis longtemps intrigués par l’apparition en Europe, il y a 35 000-40 000 ans d’un riche corpus d’œuvres sophistiquées et de la quasi-absence d’équivalent ailleurs, en particulier le long des routes de migration humaine vers l’Asie du Sud et de l’Est [dans la zone située entre l’Asie et l’Australie], où les Homo sapiens se sont installés il y a près de 50 000 ans », expliquent les scientifiques.

L’ensemble analysé avait été découvert dans les années 1950, dans cette zone où quelque 90 sites d’art pariétal sont répertoriés. Mais il paraissait jusqu’ici peu probable que les parois de roche calcaire leur ayant servi de support, dans cet environnement tropical, puissent avoir conservé des peintures aussi anciennes.

DEGRÉ DE DÉSINTÉGRATION RADIOACTIVE DE L’URANIUM

Pour leurs analyses, les scientifiques se sont fondés sur les spéléothèmes recouvrant les œuvres : l’eau riche en minéraux qui ruisselle le long des parois, dans les grottes, forme ces fines couches de calcite ressemblant à du pop-corn, et contenant des traces d’uranium. C’est le degré de désintégration radioactive de l’uranium qui informe sur le temps écoulé depuis sa formation, et permet de donner un âge minimal à l’œuvre que le calcite recouvre. L’équipe de chercheurs a pratiqué cette méthode de datation à partir de minuscules prélèvements, dont certains ont été faits jusqu’à la surface des pigments, d’autres sous cette surface, afin de fournir une échelle minimale et maximale.

Une trace de main réalisée en projetant des pigments humides autour d’une main appuyée contre une surface rocheuse s’est ainsi révélée vieille d’au moins 39 900 ans, ce qui en fait la plus ancienne connue à ce jour. Par ailleurs, les dessins de deux mammifères, dont un babiroussa (espèce de cochon avec des défenses), ont été réalisés  il y a au moins 35 400-35 700 ans.

NOUVELLES QUESTIONS SOULEVÉES

A quelque 13 000 km de là, en Europe, des techniques de datation comparables réalisées sur du calcite ont établi qu’un disque rouge d’El Castillo, dans le nord de l’Espagne, remontant à 40 800 ans, était le dessin le plus ancien connu. Sur le même site, l’empreinte d’une main réalisée en pochoir remonterait au minimum à 37 300 ans. Par ailleurs, le premier dessin figuratif connu est un rhinocéros de la Grotte Chauvet, en Ardèche, qui selon une datation au radiocarbone, serait vieux de 35 300 à 38 800 ans.

Cette contemporanéïté des pratiques soulève de nouvelles questions. L’art rupestre a-t-il été importé par l’homme moderne dans la région depuis l’Europe ? Ou bien de telles pratiques se sont-elles développées de façon indépendante ? Ce qui est certain, c’est qu’aucun art figuratif n’est antérieur à l’arrivée de l’Homo sapiens, originaire d’Afrique, en Asie et en Europe.

« La généralisation de la technique utilisée par Aubert et ses collègues, qui ne nécessite que d’infimes prélèvements de calcite, pourrait permettre de dater l’art rupestre du monde entier » sur des bases communes, réagit l’archéologue néerlandais Wil Roebroeks dans Nature, « et ainsi montrer où cet art est apparu pour la première fois et comment il s’est développé dans le temps et l’espace ». L’étude démontre aussi l’importance historique et culturelle de la zone Maros (sud de Célèbes), qui est menacée aussi bien par une accélération de sa dégradation que par des projets miniers.
http://www.lemonde.fr/arts/article/2014/10/08/l-homme-a-invente-l-art-en-europe-et-en-asie-a-la-meme-epoque_4502839_1655012.html
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