Ufologie & Paranormal

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5 autres façons dont votre esprit vous manipule

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Robot U&P
Robot d'animation

Nombre de messages : 4530

5 autres façons dont votre esprit vous manipule

Message par Robot U&P le Jeu 1 Mai - 11:12

5 autres façons dont votre esprit vous manipule

[color=#333333][size=24]Les faux souvenirs

En 2003, le Dr Elizabeth Loftus confronta des étudiants qui avaient tous visité Disneyland dans leur enfance à un prospectus vantant les mérites du célèbre parc d’attractions. On pouvait y voir Bugs Bunny serrant la main d’un enfant. Quand on leur demanda d’évoquer leurs souvenirs du parc, 35% des étudiants se rappelèrent de leur rencontre avec Bugs Bunny, allant parfois jusqu’à préciser qu’il tenait une énorme carotte. Evidemment, Bugs Bunny étant un personnage de la Warner, il n’a jamais foulé le sol de Disneyland. La publicité était fausse, tout comme les souvenirs des participants. Cette expérience fait partie des nombreuses recherches qui mettent en avant le syndrome des faux souvenirs, cette tendance que nous avons à nous rappeler de choses que nous n’avons pas vécu. Si les conséquences de ce phénomène semblent anodines dans l’exemple mentionné, elles peuvent être bien plus graves lorsqu’elles s’appliquent à des témoignages de crimes, ou encore dans le cadre de la psychothérapie : certains praticiens peuvent influencer les patients à se souvenir de traumatismes imaginaires, qui permettent ensuite d’expliquer leurs troubles. Dans d’autres cas, des souvenirs réellement vécus peuvent être altérés voire transformés par l’environnement socio-culturel, ou par l’influence de personnes persuasives. Ainsi, on pense que les témoignages d’ordre surnaturel tels que les enlèvements d’extra-terrestres peuvent en partie découler du phénomène.

La cécité d’inattention




Dans une expérience célèbre, les psychologues Simons et Chabris demandèrent à des étudiants de regarder un petit film dans lequel deux équipes jouaient au basket. Leur tache consistait à compter le nombre de passes que se faisaient les joueurs. A la fin du film, les participants donnèrent pour la plupart un chiffre correct, mais lorsqu’on leur demanda s’il avaient remarqué quelque chose de bizarre dans la vidéo, quasiment personne ne mentionna le comédien déguisé en gorille qui avait traversé l’écran en s’arrêtant à mi-parcours pour se frapper la poitrine des deux poings. La cécité attentionnelle définit cette tendance parfois spectaculaire que nous avons à ignorer ce qui se trouve sous nos yeux lorsque notre attention est concentrée sur autre chose. De la même manière, notre cerveau est très peu compétent lorsqu’il s’agit de repérer des changements dans une scène après une coupure, comme lorsqu’on détourne le regard quelques instants : dans une expérience de Simons et Levin, l’expérimentateur demande son chemin à des inconnus dans la rue. Pendant qu’ils parlent, deux ouvriers passent entre l’expérimentateur et son cobaye avec un grand panneau. Un deuxième expérimentateur caché derrière le panneau en profite pour prendre la place du premier, qui s’en va discrètement avec les deux complices. Une fois le panneau passé, la plupart des passants testés continuent à renseigner leur interlocuteur comme si ce dernier n’avait pas changé. On parle alors de « cécité au changement ». Ces deux phénomènes impressionnants témoignent de la façon dont le cerveau n’enregistre qu’un petit nombre de détails pour fabriquer notre perception de la réalité, en privilégiant des blocs d’informations, sans quoi nous serions submergés. C’est aussi pour ça que vuos arrievz à lrie cette prhase fcailenmet, bein que les lerttes soeint dans le désrdore : vrote cevraeu lit cahque mot cmmoe un tout.

La croyance en la justice du monde




Face aux malheurs d’autrui, nous préférons parfois penser que rien n’arrive par hasard, et que ceux qui souffrent ont mérité leur sort. L’idée d’un monde injuste dans lequel nous pourrions souffrir sans raison est intolérable, et il est plus rassurant de croire que chacun est responsable de ce qu’il lui arrive. En psychologie, cette vision d’un destin prévisible en fonction de nos actes est appelé « croyance en la justice du monde ». En 1987, une expérience fut menée dans plusieurs hôpitaux : une infirmière demandait à différents patients s’ils voulaient bien prêter leur montre à d’autres malades qu’ils ne connaissaient pas. Les patients choisis étaient classés en 3 catégories distinctes : ceux qui allaient être opérés, ceux qui avaient déjà été opérés, et ceux qui ne savaient pas encore s’ils allaient être opérés ou non. Ce furent ces derniers, plongés dans l’incertitude, qui acceptèrent le plus largement de prêter leur montre, comme si l’altruisme pouvait influencer le sort en leur faveur. Ce concept de justice immanente nous rend le monde plus supportable, et nous donne une illusion de sécurité tant que nous agissons dans les règles. On le retrouve en religion à travers des idées telles que la punition divine, ou le karma. Malheureusement, c’est aussi cette croyance qui pousse certains à blâmer les victimes pour les malheurs qu’elles subissent, qu’il s’agisse de viols ou de maladies…

Les prophéties auto-réalisatrices




Imaginons que vous soupçonniez votre nouveau collègue de bureau d’être acariâtre et renfermé sur lui-même. Vous évitez alors de lui parler, lui disant à peine bonjour. En retour, votre collègue va se sentir indésirable et préférera rester à l’écart. Vous interprétez son attitude comme une confirmation de vos soupçons, sans réaliser que vous en êtes la cause. Lorsqu’une prédiction influence ainsi directement la réalisation de ce qu’elle prédit, on parle de prophétie auto-réalisatrice. On retrouve les effets pervers de ce phénomène dans de nombreux domaines, comme celui de la course aux armements : un pays redoute que son voisin prépare une attaque, et décide d’augmenter le nombre de ses missiles. En conséquence, le pays soupçonné va traduire cette attitude comme une menace, et va lui aussi accroitre son armement. Les deux protagonistes vont ainsi alimenter un cycle d’hostilité ou chacun verra ses doutes confirmés par la réaction de l’autre. Les prophéties auto-réalisatrices font partie des phénomènes qui, avec entre autres l’effet Forer, permettent d’expliquer l’efficacité apparente de l’astrologie ou de la voyance. Si vous lisez dans votre horoscope que la journée se passera mal, vous vous focaliserez probablement sur les événements négatifs, vous serez de mauvaise humeur, et la prédiction sera directement responsable de ce qu’elle annonçait. De la même façon, si une voyante vous prédit que vous rencontrerez l’âme sœur dans un délai de 3 semaines, vous aurez probablement une attitude beaucoup plus chaleureuse et engageante que d’habitude, facilitant par conséquent la réalisation de la prophétie. Le psychologue Richard Wiseman avance que le phénomène peut faire office d’effet placebo lorsqu’on se l’applique à soi-même : une personne qui est persuadée d’avoir de la chance saisira d’avantage d’opportunités et participera à plus de concours, augmentant ainsi nécessairement ses chances de réussite.

La connaissance rétrospective




Combien de fois avez-vous entendu des gens prétendre qu’ils connaissaient la bonne réponse après qu’elle ait été donnée ? « Je le savais déjà », « j’étais sur que ça se passerait comme ça », « je savais qu’il serait élu », « la crise était prévisible », autant de déclarations auxquelles nous somme confrontés quotidiennement. Vous-même, en lisant cet article, vous vous êtes peut-être dit que vous connaissiez déjà les phénomènes mentionnés. Si c’est le cas, vous pourriez être victime du biais de connaissance rétrospective. Cette illusion psychologique, liée à l’organisation de la mémoire, nous donne l’impression que nous savions depuis longtemps une information que nous venons d’apprendre. Dans une expérience qu’il mena en 1975, le psychologue Baruch Fishhoff fit lire à plusieurs groupes d’étudiants un article concernant la guerre qui opposa les Anglais aux Gurkas du Népal en 1814. Il raconta ensuite à chacun des groupes comment s’était terminée la guerre, en donnant à chaque fois une fin différente. Il demanda ensuite aux participant s’ils auraient pu deviner l’issue de cette guerre avant qu’elle ne leur soit révélée. Tous les étudiants affirmèrent qu’ils en auraient été capables, aussi bien ceux qui avaient été trompés que les autres. La connaissance rétrospective explique pourquoi les événements semblent si prévisibles à certains analystes une fois qu’ils sont arrivés, qu’il s’agisse d’économie, de politique ou de société…

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