Ufologie & Paranormal

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Maisons hantées : quelques histoires de tūpapa’u

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Apollyôn
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Maisons hantées : quelques histoires de tūpapa’u

Message par Apollyôn le Sam 25 Jan - 13:51

Tahiti et ses îles ont leurs « jardins secrets » où se produisent des choses que l’on ne raconte pas toujours. C’est le cas des tūpapa’u, ces esprits que les Polynésiens craignent et respectent tout à la fois. Un phénomène qui, selon le grand Tahu’a Raymond Graffe, trouve ses origines lors de la colonisation.

A Tahiti, de vieilles demeures sont le siège d’étranges phénomènes. Cela commence le plus souvent par des bruits de parquet qui grince ou de poutres qui vibrent. On n’y prête pas toujours attention, car, souvent, la maison est ancienne et en bois et cela paraît normal. Ce n’est que lorsque les bruits prennent de l’ampleur que l’on commence à s’interroger.
Visitons quelques unes de ces maisons qui présentent ces étranges phénomènes.

Une habitation très provisoire
Il y a quelques années une famille dont la maison venait de brûler se voit proposer par l’OPH (Office polynésien de l’habitat) un logement provisoire du coté de Pamatai. Certes la maison est assez ancienne et un peu sombre, mais c’est avec un grand bonheur que les rescapés prennent possession des lieux. Le lendemain matin, complètement affolés ils expliquent que toute la nuit, ils ont entendu du bruit et senti comme des présences autour d’eux et qu’ils veulent changer au plus vite de logement. Quelques semaines plus tard une nouvelle famille de sinistrés est logée temporairement dans cette même maison et là encore les habitants quittent précipitamment la maison au milieu de la nuit pour s’installer un peu plus loin sous une bâche. L’office qui louait cette maison bien animée a vite résilié le bail.

Des habitants attachés à leur maison
Une envie de sérénité ? Ce n’est pas vraiment l’endroit. Un vieux couple habitait une belle demeure située en bord de route du coté de Paea depuis de longues années. Depuis combien de temps exactement ? Personne ne peut le dire car les voisins les ont toujours connus, avec les mêmes têtes, comme si le temps n’avait pas prise sur eux. Il y a cinq, six ans, la femme décéda, suivit comme souvent très rapidement par son époux. La maison a été mise en vente et acheté par un couple de gendarmes. Mais les « vieux » n'étaient certainement pas très heureux de cette intrusion et manifestaient leur présence jusqu'à rendre la vie impossible aux nouveaux occupants. Le parquet vétuste craquait comme si quelqu’un marchait alors qu'il n'y avait personne, et les portes s’ouvraient toutes seules.

Touche pas à mon lit
La Reine Marau Taaroa aimait se trouver à Papara dans la vieille maison familiale de son arrière-grand-père, le grand Tati. Cette maison construite à la façon des missionnaires anglais, à la chaux, avec des poutres apparentes, recouverte de pandanus se situait derrière le petit centre commercial actuel. Elle était peuplée de fantômes, dont le principal était Tati lui-même, noblesse oblige. On y avait conservé son lit, en tamanu massif, mais malheur à l'imprudent qui osait s'y installer, même pour une petite sieste. Immanquablement Tati apparaissait, flanqué de son garde du corps vêtu d'un tihere (cache sexe) tenant à la main une lance. Sur un signe de son chef, celui-ci se saisissait de l'intrus qui se retrouvait sur l'herbe du jardin, après avoir été brutalement jeté hors de la maison. Ces faits s'étant reproduits trop souvent, la grand-mère de la Reine, la princesse Ariitaimai se crut obligée de faire brûler ce lit. Depuis la maison a été démolie.

D’étranges effluves
Étrange vous dîtes, c’est bien le cas. La nuit, le marché de Papeete est en principe vide. Pourtant régulièrement le vigile, sentait une odeur de pitate (jasmin) dans l’air. Une fois, il a même vu dans la pénombre la silhouette d’une femme qui déambulait. Mais ce qui l’a vraiment effrayé, c’est le jour ou plutôt la nuit où quelqu’un l’a violemment bousculé. Depuis, il a demandé à être muté vers des lieux plus calmes. Vigile peut être, mais pas téméraire. Dans ce même marché, les nuits de lune rousse, les ascenseurs se mettent en marche tous seuls. Peut être que le nom même du bâtiment "MARCHE" influence ces évènements.
Visiblement, le marché est prêt pour être ouvert en nocturne.

Ne pas confondre maison et caveau
La grande maison en béton et d’un étage que l’on aperçoit coté montagne en franchissant le pont de la Taharu'u, était au dire des voisins habitée par un tupapa’u qui se manifestait par de grands bruits nocturnes. Dans cette construction récente en béton, ce ne pouvait pas être le plancher ou les vieilles poutres qui craquent. C'était autre chose, mais quoi ?
Depuis de nombreuses années les locataires et acheteurs se succédaient et ne dormaient, si l’on peut dire, qu’une seule nuit. Dès l'aube, ils s'enfuyaient sans rien demander, mais sans non plus donner d'explication. Le mystère persistait.
En 2007, la maison a enfin été vendue pour une bouchée de pain à une famille originaire des Tuamotu dont la grand-mère «savait» comment maîtriser ces phénomènes. Effectivement après de nombreuses investigations, on découvrit des ossements dans une fosse à côté de la maison. On leurs donna une sépulture plus digne et depuis tout ce petit monde semble reposer en paix.

Restons "septique"
Dans cette grande maison à étage construite par Doudoute à l’entrée de Papara de nombreux locataires se sont succédés sans jamais rester bien longtemps. En effet, ils étaient effrayés par des bruits ou les manifestations bizarres et quittaient au plus vite cette lugubre demeure. On disait dans le quartier que les habitants « vivaient avec le diable » ce qui était tout à fait explicite. Seul un locataire venant de Nouvelle Calédonie a pu vivre plusieurs années sans problème. Etait-il sourd ou hermétique à de telles manifestations ? Personne ne le saura.
On a longtemps cherché l’origine de ces mystérieux phénomènes avant de découvrir que la fosse septique, avait été magnifiquement réalisée avec un bel appareillage de pierres… provenant d’un marae voisin.


Rencontre avec le tahu’a Raymond Graffe
Raymond Graffe, bien connu pour ses marches sur le feu s’intéresse de près à la question des Tupapa’u. Régulièrement des gens font appel à lui pour « exorciser » ce qu’ils pensent être des « esprits malveillants » :

Comment se manifestent les tupapa’u dans les maisons ?
On peut noter différents degrés de manifestations. Cela commence le plus souvent par des bruits de parquet qui grince ou de poutres qui vibrent. On n’y prête pas toujours attention car souvent la maison est ancienne et en bois et cela paraît normal. Ce n’est que lorsque les bruits prennent de l’ampleur que l’on commence à s’interroger.
Le second phénomène souvent ressenti est un souffle d’air frais qui vous prend à la nuque alors qu’il n’y a pas le moindre vent. Quelquefois, c’est une chaleur lourde qui monte dans la nuit fraîche et qui cette fois vous prend à la gorge.
Parfois, la présence se manifeste de façon très particulière par une odeur qui rappelle un être cher. On ressent par exemple les effluves du parfum à la vanille de la grand-mère qui a pourtant disparu depuis plusieurs décennies.
Enfin, quelquefois les portes s’ouvrent toutes seules, des lumières s’éteignent ou se rallument toutes seules, les ordinateurs qui se mettent en activité de manière autonome, comme si une personne invisible partageait notre demeure.
C’est le plus souvent le soir que ces phénomènes se produisent. Mais c’est aussi selon des périodes bien précises du cycle lunaire que l’on retrouve dans le calendrier polynésien. Les pêcheurs ou les agriculteurs savent bien qu’il y a des nuits où il ne faut pas partir en mer par exemple.

Ces phénomènes ont-ils toujours existés ?
Pas du tout ! Les maisons hantées ou les dames-blanches par exemple n’existaient pas chez nous avant l’arrivée des premiers colons. C’était uniquement sur les marae qu’il y avait, si l’on peut dire, des phénomènes « paranormaux». Là oui ! sur les marae royaux, personne ne s’aventurait parce qu’il y avait des tabu, des limites et règles qui étaient sacrées. Il fallait retirer son vêtement du dessus du nombril pour montrer son respect et baisser la tête.
Ensuite on a construit un peu n’importe où, sans respecter ces lieux sacrés. Et c’est à partir de là que les phénomènes sont arrivés. Évidemment il y a eu aussi le mélange des religions et des croyances.
La grippe espagnole en 1918 a déclenché aussi ces phénomènes car on ne pouvait plus enterrer dignement les morts qui ont été entassés dans des fosses communes ou à la va vite un peu n’importe où. Ces esprits n’ont donc pas eu de repos et ils continuent à errer.
Certains empruntent des chemins connus des ancêtres, sur lesquels on évitait d’élever le moindre obstacle. Dans une maison de Papara, par exemple, les portes s’ouvrent d’abord côté montagne, puis on entend quelqu’un marcher puis c’est la porte côté mer qui s’ouvre à son tour. Les habitants vivent désormais les portes ouvertes. Cela s’expliquerait par le fait que la maison a été construite sur un passage des âmes.

Comment peut-on se protéger ?
Il existe divers moyens naturels pour se protéger. Tout d’abord des plantes comme le miri (basilic), le auti vert (cordyline) ou le atae à fleurs rouge (erythrina), le fameux arbre à baleines des australes. Monseigneur Le Cleach évêque aux Marquises conseillait d’ailleurs à ses fidèles de planter du miri pour se protéger des mauvais esprits. Le miri est utilisé dans la pharmacopée traditionnelle mais aussi dans la sorcellerie. Le auti vert est la meilleure protection car on utilise le mana de cette plante pour faire dormir le feu de la fournaise lors de la marche sur le feu. On va le chercher dans la montagne. Et alors que tout est immobile seuls deux ou trois bougent et ce sont ceux là que l’on doit prendre. Le bois de atae était utilisé dans les rites funéraires pour purifier l’air et servait à confectionner la palissade des fare tupapa’u (maison du mort)
Il existe aussi des messages naturels qui préviennent les initiés qu’un phénomène paranormal va survenir. L’apparition d’un vivi (une sorte de sauterelle) vert annonce une bonne nouvelle et celle d’un vivi marron signale l’arrivée d’une catastrophe.

Comment interviens-tu pour calmer ou faire disparaître ces phénomènes ?
Cela dépend des phénomènes. Mais en général, lorsqu’on fait appel à moi la première chose que je demande c’est le nom de la terre. Ensuite j’effectue des recherches dans les tomite en remontant jusqu’en 1852, pour connaître ses propriétaires successifs mais surtout analyser l’histoire de la terre, voir si elle a abrité un marae, des sépultures ou une simple pierre chargée de pouvoir. La seconde approche est la consultation des fichiers généalogiques pour connaître les différents descendants et leur histoire, savoir si l’un d’entre eux n’a pas fauté ou usurpé des terrains par exemple. Une fois que j’ai tout ça j’ai souvent des éléments pour répondre. Je découvre souvent des problèmes familiaux de revendications foncières qui durent depuis plusieurs générations, ou qu’un des enfants de la maison porte le même nom qu’un ancêtre qui a commis de grosses fautes. Dans ce cas, il suffit de changer le nom de l’enfant.
Il y a évidemment d’autres facteurs plus matériels. Pour cela, je vais marcher sur le terrain pieds nus pour essayer de capter des ondes pour voir ce qu’il se passe en dessous. On découvre souvent des pierres de marae ou un ti’i enterrés sous la maison. Il faut donc les sortir et entamer tout un processus de purification. Si tu sors la pierre ou le ti’i juste comme ça, tu ne fais que déplacer son pouvoir.
Il peut aussi y avoir des corps enterrés sous les maisons. Là également, il faut rassembler les restes des corps et leur donner une sépulture digne un peu plus loin.
Mais quelquefois, les phénomènes trop forts ou trop nombreux et la seule solution est de casser la maison. Il n’y a pas le choix. Il faut ensuite retirer ce qu’il y a dessous et agir. Ensuite le calme revient. Mais encore une fois ces rituels se font à certaines périodes de la lunes pour être efficaces.

Source : http://www.tahiti-infos.com/Maisons-hantees-quelques-histoires-de-t%C5%ABpapa-u_a86954.html

Pour la publication originale en PDF : http://www.calameo.com/read/0000758924c02ad5209dc


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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