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Légendaire Cotentin : Du château de Gratot à l'abbaye de Hambye

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Robot U&P
Robot d'animation

Nombre de messages : 4530

Légendaire Cotentin : Du château de Gratot à l'abbaye de Hambye

Message par Robot U&P le Dim 20 Oct - 14:19


Château de Gratot

Le château de Gratot

Voici le dernier jour de mon périple dans le Légendaire Cotentin.

Je visitais d’abord le château de Gratot, proche de Coutances, ville où je me rendis ensuite. Enfin, j’achevais mon voyage à l’abbaye de Hambye.

Stupéfiant château de féerie que celui de Gratot ! Je suis resté un bon moment à l’admirer, cette charmante ruine, posée là, au milieu d’une campagne ravissante.

Ce château du XIVe-XVIIIe siècle appartint durant cinq siècles à la famille d’Argouges, suite à l’union de Guillaume d’Argouges et Jeanne de Gratot. Laissé à l’abandon tout au long du XIXe siècle, il fut, en 1968, sauvé de la ruine complète par quelques bénévoles passionnés qui entreprirent sa longue restauration.

Et je m’aventurais dans ce merveilleux décor avec une certaine euphorie.

Avant d’entrer dans la Tour à la Fée, admirons sa bizarre architecture. Octogonale à sa base, cette tour date du XVe siècle. Mais pourquoi l’avoir affublée d’un tel nom ? Encore une fois, la réponse se trouve dans une légende.

 

Blason de la famille d'Argouges

 
En des temps très anciens, un seigneur d’Argouges, près de Bayeux, étant à la chasse, fit la rencontre d’une troupe de vingt femmes d’une rare beauté, toutes montées sur des chevaux blancs comme la neige. L’une d’entre elles paraissait être leur reine, et le seigneur d’Argouges en devint si subitement amoureux, qu’il lui offrit aussitôt de l’épouser. Cette dame était fée ; depuis longtemps elle protégeait, en secret, le sire d’Argouges ; elle lui avait même fait remporter la victoire dans un combat qu’il avait livré à un terrible géant. Comme elle aimait son protégé, elle voulut bien consentir à accepter sa foi, mais sous la condition expresse qu’il ne prononcerait jamais devant elle le nom de la Mort. Ce n’était pas une exigence à faire reculer un amoureux aussi passionné que le sire d’Argouges. Le mariage eut lieu sous les plus doux auspices ; de beaux enfants qui naquirent de leur union, vinrent bientôt augmenter la joie des deux époux. Le sire d’Argouges s’observait si bien, qu’après plusieurs années de bonheur le mot funeste ne s’était pas encore échappé de sa bouche. Hélas ! Il eut suffit qu’un jour où les deux époux devaient assister à un tournoi, la dame, occupée à sa toilette, se fit trop attendre au goût de son mari qui lui lança du bas de la tour : « Belle dame, vous êtes tellement lente en vos besogne qu’on pourrait penser que vous allez à la Mort ! » A peine eut-il regretté ses mots que la fée poussa un cri déchirant de souffrance, comme si on lui eut porté un coup mortel, puis elle disparut à jamais par la fenêtre. L’empreinte de son pied resta gravée sur le rebord. Depuis, les nuits de tempête, la fée hante les caves du château en poussant de longs gémissements parmi lesquels ressort ce cri funèbre : « La Mort ! La Mort ! »

 
La légende se raconte également dans les autres résidences des Argouges : Champagne, à Plomb (Manche), Rânes (Orne) et Vaux-sur-Aure (Calvados) où l’on retrouve également la fameuse tour octogonale dite « à la fée ».

L'escalier de la Tour à la Fée


Nous entrons. Les marches de l’escalier sont tout ce qu’il y a de plus petites et étroites : on les croirait taillées sur mesure pour la fée. Elles montent en colimaçons jusqu’à une petite chambre rectangulaire. Se serait donc de cette pièce que la fée Andaine aurait prit son envol pour l’éternité. Et, effectivement, sur le rebord de la fenêtre, le visiteur peut remarquer une petite entaille dans la pierre. De là à penser qu’il s’agisse de l’empreinte du pied de la fée : il n’y a qu’un pas !

Redescendons. Nous traversons la maison seigneuriale, à ciel ouvert, puis gravissons l’escalier de la tour ronde. Lui aussi fait partie de ces escaliers inoubliables ! Son rétrécissement imprévu permettait, jadis, de briser l’assaut des assaillants qui ne pouvait y faire passer qu’un seul homme à la fois.

Voici les caves, en bas de la tour. Elles sont magnifiques avec leurs voûtes en arêtes et leurs colonnes composées de pierres mises de chant. Je repensais tout à coup aux sentiments, aux visions troublantes qu’avait faites le chasseur de fantômes Erick Fearson dans ces caves. Dans son admirable carnet de voyage Hantise en Normandie, il écrivait : « J’ai l’impression très nette d’entendre encore les cris des suppliciés résonner entre les colonnes de pierre ». Mais l’Histoire officielle du château ne fait pas mention d’acte de torture ayant eut lieu dans ses caves… peut-être était-ce le cri de la fée d’Argouges ?


Caves du château de Gratot


Abbaye de Hambye


Abbaye de Hambye


Les ruines de l’abbaye de Hambye sont les plus belles que l’œil puisse admirer. Elles sont les plus surnaturelles, les plus intemporelles, celles dont la physionomie majestueuse, sublime, écroulée, s’accorde le mieux avec le paysage alentour. Elles sont là, quelque part, perdues on ne sait où, au milieu de cette vallée solitaire et verdoyante.

L’abbaye bénédictine d’Hambye fut fondée au XIIe siècle par Guillaume Paynel. Après son apogée au XIIIe siècle, elle déclina dès le XVIe siècle. En 1758, un seul moine occupait l’abbaye. Il mourut trois ans avant la Révolution. Louée par un fermier jusqu’en 1790 où elle devint bien national, elle fut vendue en 1810 comme carrière de pierres. Son arrêt de mort était signé. Heureusement, dans les années 50, elle fut rachetée par des particuliers et restaurée, pierre après pierre.

 

Abbaye de Hambye

 
J’appris qu’en 1933, des fouilles furent entreprises dans le transept de l’église. Elles révélèrent l’existence de deux sépultures dans la chapelle et le cœur de l’église : celle de Jeanne Paynel, dernière héritière des fondateurs d’Hambye, et de son mari, Louis d’Estouville. A leur côté étaient enfouis deux reliquaires en plomb, en forme de cœur. Dans l’un d’eux, on trouva un coffre plus petit qui contenait un cœur embaumé dans un linge, un parchemin et quelques grains d’encens.

Et je déambulais dans les ruines de l’église. Elles impressionnent. Elles frappent l’âme par leur vertigineuse beauté. Admirables avec ses voûtes à ciel ouvert et ses « vivants piliers » selon Baudelaire, elles dégagent une telle puissance, une telle énergie spirituelle qu’elles jettent dans l’âme un trouble profond.
 

Abbaye de Hambye


L’abbaye est-elle hantée comme on le laisse entendre ? Mme Beck, sa propriétaire, affirme avoir rencontré, une nuit, une forme humaine qui lui as dit : « Tant que tu seras à l’intérieur de l’abbaye, il ne t’arrivera rien » . Des visiteurs de passages auraient aussi était témoin de faits étranges. Parfois même, des chants grégoriens résonnent dans les collines, derrière les ruines…


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