Ufologie & Paranormal

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Louis Mandrin : Robin des Bois ou voyou ?

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Apollyôn
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Louis Mandrin : Robin des Bois ou voyou ?

Message par Apollyôn le Dim 11 Aoû - 19:51

Une geôle de deux mètres sur deux aux murs noircis par les époques, les cris, les pleurs. Niché au n° 1 de la place du Présidial à Valence subsiste l’un des derniers vestiges, si ce n’est le dernier, du passage de Louis Mandrin, autoproclamé capitaine des contrebandiers. Né isérois, mort drômois, sa carrière de voyou aura duré moins de deux ans, mais aura fait parler la poudre. Au bout du fusil 30 morts, vols, extorsions de fonds en tous genres et même séquestration de séminaristes.

Une épopée dont le clap de fin sera donné le 26 mai 1755 sur la place des Clercs à Valence par le supplice de la roue.

La destinée de Louis Mandrin déroute, que l’on soit fan, détracteur et même historien. Bandit au grand cœur ou bandit tout court ? Son sens du panache, ou simplement son art bien personnel de porter le bicorne de la maréchaussée en font un personnage indéniablement déroutant.



Lui qui dans cette fameuse cellule recevait les femmes du monde en manque de frissons, en aura connus plus qu’un autre quand il se présenta flambeau à la main face à 6 000 personnes venues assister à son exécution ! La légende est toujours controversée, la faute sans doute à une absence de preuves : « Les notes concernant son jugement ont disparu, brûlées au moment de la Commune de Paris », raconte l’historien valentinois Alain Balsan. Unique témoin, une simple affichette que l’on apposait sur les arbres des villes, ancêtres de nos comptes rendus judiciaires d‘aujourd’hui. Au commencement, Louis Mandrin était un simple commerçant, mais sa propension à la contrebande de matières interdites - étoffes indiennes et tabac- l’ont rapidement plongé dans une spirale criminelle.

Alain Balsan respecte l’homme, mais n’en fait pas un héros pour autant : « C’était un résistant avec un petit r, on en a fait un résistant avec un grand R. Mais il est monté de lui-même à l’échafaud. Moi qui aie étudié les affaires criminelles, je le reconnais, il a été courageux ».

Huit coups lui seront portés sur le corps, tête exceptée, avant son exposition au sommet d’un poteau jusqu’à ce que mort s’ensuive. Monseigneur Milon de Mesne avait demandé à ce que Mandrin soit étranglé au bout de huit minutes afin d’abréger ses souffrances.

Deux cent cinquante-huit ans après, son homologue, évêque de Valence, Monseigneur Lagleize aime à se désigner comme « l e gardien de la cellule de Mandrin ». En effet, la geôle se situe dans un des niveaux inférieurs de l’évêché. « Quand Mandrin a été arrêté sur ordre de Louis XV il a été enfermé dans ce cachot. Comme beaucoup de monde, de Mandrin, je connais sa complainte » qu’il n’hésite pas à fredonner…



L’histoire raconte que lorsque le capitaine des contrebandiers est sorti du présidial il s’est dirigé vers la place du Pendentif, toute proche pour une ultime prière : “Je demande pardon à Dieu, au Roi et à la justice de tous mes crimes et attentats.”
source : http://www.ledauphine.com/drome/2013/08/10/louis-mandrin-robin-des-bois-ou-voyou#jimage=A61EA2B9-F5B0-4A3C-BDDF-674DE14A3DCB


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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Macha
Administrateur
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Nombre de messages : 7174

Re: Louis Mandrin : Robin des Bois ou voyou ?

Message par Macha le Dim 11 Aoû - 20:22

Pour rester dans le "ton" ! Very Happy



La Complainte de Mandrin"  

Nous étions vingt ou trente
Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc
A la mode des, vous m´entendez,
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands.

La première volerie
Que je fis dans ma vie,
C´est d´avoir goupillé
La bourse d´un, vous m´entendez,
C´est d´avoir goupillé
La bourse d´un curé.

J´entrai dedans sa chambre,
Mon Dieu, qu´elle était grande,
J´y trouvai mille écus,
Je mis la main, vous m´entendez,
J´y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.

J´entrai dedans une autre
Mon Dieu, qu´elle était haute,
De robes et de manteaux
J´en chargeai trois, vous m´entendez,
De robes et de manteaux
J´en chargeai trois chariots.

Je les portai pour vendre
A la foire de Hollande
J´les vendis bon marché
Ils m´avaient rien, vous m´entendez,
J´les vendis bon marché
Ils m´avaient rien coûté.

Ces messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes
Et leurs bonnets carrés
M´eurent bientôt, vous m´entendez,
Et leurs bonnets carrés
M´eurent bientôt jugé.

Ils m´ont jugé à pendre,
Que c´est dur à entendre
A pendre et étrangler
Sur la place du, vous m´entendez,
A pendre et étrangler
Sur la place du marché.

Monté sur la potence
Je regardai la France
Je vis mes compagnons
A l´ombre d´un, vous m´entendez,
Je vis mes compagnons
A l´ombre d´un buisson.

Compagnons de misère
Allez dire à ma mère
Qu´elle ne m´reverra plus
J´ suis un enfant, vous m´entendez,
Qu´elle ne m´reverra plus
J´suis un enfant perdu.
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